Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 11:47

Source : Agoravox

Trouvé sur : 911NWO

 

Oui, vous ne rêvez pas, c’est bien l’ONU. Or, qui dit ONU dit Etats-Unis. Alors, la semaine prochaine, L’Union internationale des télécommunications (UIT, ou en anglais International Telecommunication Union ou ITU), organisme de l’ONU dont le siège est à Genève, en Suisse, se réunira à Dubaï, un des pays des Émirats arabes unis, pour plancher sur les moyens adéquats menant au contrôle de l’Internet. Les représentants de 193 pays participeront à cette réunion de près de deux semaine, selon la presse.

 

 

Le Secrétaire général de l’ITU, le malien Hamadoun Touré, a-t-il eu l’idée d’organiser cette conférence de négociation à Dubaï ? C’est moins sûr. Ce que l’on sait pour l’instant, c’est que les participants veulent plancher pour un nouveau traité en matière de communications en s’appuyant, semble-t-il, sur des… résolutions du Congrès américain qui, clairement, veut de la manière la plus brutale, censurer l’Internet.The Wall Street Journal a dit son inquiétude car, pour lui, ces gens-là, avec leurs propositions, ignorent comment fonctionne véritablement Internet. C’est une lapalissade.

 

Quand des bureaucrates veulent repenser Internet pour leurs intérêts, de peur que leurs mensonges ne soient révélés, chacun pouvant aujourd’hui se faire une certaine idée de l’information, ça déménage. C’est comme donner à un gorille de jouer sur un Stradivarius, tout comme la marche noble d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Internet c’est quand même 40.000 réseaux d’interconnexion entre 425.000 itinéraires mondiaux, ce qui permet à plus de deux milliards de personnes à travers le monde, de diffuser des messages et autres contenus numériques. Internet c’est aujourd’hui, près de 500.000 nouveaux utilisateurs par jour…Excusez du peu.

 

Le document sur lequel les participants à cette réunion discuteront comprend plus de 200 pages. Le contenu n’a pas encore été dévoilé, mais quelques fuites indiquent que, il y aura des propositions aussi saugrenues les unes que les autres. Il s’agira entre autres, d’appliquer à l’Internet semble-t-il, les règles de l’ITU en matière téléphonique longue distance. C’est-à-dire que l’Internet deviendrait payant, pour un utilisateur Français qui veut accéder à un site américain, ou un Africain qui veut accéder à un site français et vive-versa. Ensuite, une proposition serait la taxation dite « efficace » des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, Tumblr etc. et plus exactement, aussi, Google. Rien que ça.

 

Or, selon de nombreux observateurs, l’idée en elle-même est techniquement impossible parce que, contrairement au téléphone, l’Internet ne connaît pas de frontières nationales. Google a déjà pris position contre l’ITU, faisant savoir qu’il ne se laissera pas marcher sur les pieds en expliquant que : »Seuls les gouvernements ont une voix à l’ITU. Cela inclut les gouvernements qui ne supportent pas un Internet libre et ouvert. En revanche, les ingénieurs, les sociétés et des personnes qui construisent ou utilisent le Web n’ont pas voix au chapitre. »

 

Ainsi va le monde du mensonge étatique qu’on veut préserver par tous les moyens.

 

Source : allainjules.com

 

 


Partager cet article
Repost0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 10:56

Source : SOTT

 

 

http://fr.sott.net/image/image/s6/122716/full/616012_grace_puces_electroniqu.jpg

Grâce à ces puces électroniques, l'école texane compte obtenir davantage de financement, les écoles du Texas étant subventionnées en fonction du nombre d'élèves présents en classe chaque jour. Avec l'aide de cette technologie, l'école peut prouver l'assiduité de leurs élèves.
PHOTO STEVEN SENE, ARCHIVES AP

 

Une école secondaire du Texas oblige ses 4200 élèves à porter une puce électronique qui permet de déterminer leur position, une nouvelle politique qui soulève les critiques des groupes de défense des libertés individuelles, rapporte notre correspondant.

La puce est minuscule, plus petite que l'ongle de l'auriculaire. Insérée dans une épinglette, elle émet un signal qui permet à la direction de l'école secondaire John Jay High, à San Antonio, au Texas, de savoir où chacun de ses 4200 élèves se trouve dans le campus.

Implanté cet automne, le système est obligatoire. Plus tôt ce mois-ci, Andrea Hernandez, une élève de l'école, a été expulsée après avoir refusé de porter la puce sur elle pour des motifs religieux.

Selon John W. Whitehead, avocat et président-fondateur de l'Institut Rutherford, qui défend les libertés civiles et religieuses, le système baptisé Student Locator Project viole le droit à la vie privée des élèves.

«Obliger les élèves à porter une puce sur eux est un concept orwellien, a-t-il dit à La Presse. Et le refus de porter la puce est puni par l'expulsion. C'est incroyable. C'est comme si on venait d'entrer dans un univers parallèle.»

 

Une question d'argent

La raison de cette innovation est simple: augmenter les revenus de l'école.

Les écoles du Texas reçoivent du financement en fonction du nombre d'élèves présents en classe chaque jour. Les présences sont prises chaque matin, mais des élèves peuvent parfois être ailleurs dans l'établissement ou en retard. Avec la puce, on peut prouver que chaque élève est à l'école durant la journée, et donc recevoir les fonds.

Actuellement à l'étude dans une seule école, le projet pourrait bientôt s'étendre à l'ensemble des 112 établissements de la commission scolaire Northside Independent et toucher ainsi 100 000 élèves texans.

Les coûts du projet sont évalués à 500 000$. La commission scolaire estime pouvoir recevoir 1,7 million en fonds supplémentaires grâce à la prise de présence plus précise que permet le système.

Après avoir refusé de porter la puce, Andrea Hernandez s'est d'abord vu interdire l'accès à la bibliothèque et à la cafétéria. Son renvoi de l'école a été contesté en cour par Me Whitehead, qui a obtenu sa réinsertion temporaire.

Passage de la Bible

Pour Mlle Hernandez et sa famille, des chrétiens évangéliques, le port d'une puce contrevient à un passage du Livre de l'Apocalypse, dans lequel il est question du diable qui inscrit un numéro sur «la main droite ou le front» des gens.

La direction de l'école a offert à Mlle Hernandez de retirer discrètement la puce de son épinglette pour régler la question. L'élève a refusé.

La direction de l'école n'a pas rappelé La Presse, hier.

Me Whitehead note que les écoles de la commission scolaire sont déjà munies de caméras de surveillance, dont certaines transmettent des images en direct aux postes de police de la ville. Ses recherches lui ont montré que c'est l'entreprise texane AT&T qui fabrique les puces et qui obtiendrait le contrat d'une éventuelle production à grande échelle. Il s'agit d'un exemple de la façon dont les fonds publics sont redirigés pour profiter au secteur privé, affirme-t-il.

Il est prêt à faire la démonstration que le programme viole la liberté religieuse du Texas, de même que le premier et le quatrième amendement de la Constitution américaine, qui portent sur la liberté d'expression et la liberté d'être à l'abri des perquisitions.

«La commission scolaire dit que c'est pour la sécurité et le bien-être des élèves. Or, les écoles secondaires de San Antonio sont extrêmement sûres, plus sûres que la ville en général. Mon opinion, c'est que tout ça n'est finalement qu'une question d'argent.»

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 10:51

Source : Wikistrike

 

 

site-911-copie-2

 

Walter Pincus du Washington Post  révèle qu’une demande de construction d’un bunker en Israël est en cours, au-dehors de Tel-Aviv. Il se nommera étrangement 911. 

Le projet bizarrement nommé coûtera jusqu'à 100 millions de dollars, et sera construit en deux ans,  avec des travailleurs des deux pays  et avec des autorisations de sécurité appropriées. Les Palestiniens sont exclus de ces ouvriers.

Une fois terminé le complexe souterrain, très  bien gardé, sera composé de cinq niveaux avec six dépendances à l'intérieur du périmètre. 

 

D’environ 127.000 pieds carrés, les trois premiers étages abriteront des salles de classe, un auditorium, et un laboratoire, fermés par des portes massives ultra résistantes, y compris contre les rayonnements.

 

Une seule porte permettra l'entrée et la sortie des travailleurs au cours des travaux, qui sera surveillée par des soldats Israéliens.

 

Les deux étages inférieurs seront plus petits, selon ce schéma :  site armée d'acquisition d'entreprise Web , ils seront probablement destinés au stockage des équipements.

 

Pincus a également constaté cette description détaillée des mezuzahs qui orneront toutes les portes de l'établissement:

 

Ces mezuzas, note l'[ US Army ] «Les mots doivent écrits à l'encre indélébile sur un parchemin en cuir. La mention que nous devrons  y lire sera : "Titulaire d'une autorisation écrite conformément à la loi juive. L'écriture sera en Ashkenazik ou en Sepharadik mais ne pourra être un mélange, de plus, l’écriture devra être uniforme. »

 

Une autre demande va être lancée pour un 911, Phase 2,.toujours autour des 100 millions de dollars.

 

Joseph Kirchner pour WikiStrike

 

Source: businessinsider.com

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 10:41

Source : les moutons enragés

 

Les cours de l’or et de l’argent ont chuté sévèrement aujourd’hui, Mercredi 28 Novembre 2012.

 

L’or a chuté de 26,60 dollars en 1 minute entre 14h20 et 14h21 pour atteindre un point bas de 1705 dollars l’once avant de remonter légèrement.

 

Un ordre de vente massif d’or correspondant à 7800 contrats (24 tonnes d’or « papier ») a été enregistré à 14h20. En moins de 60 secondes 35% du volume quotidien a été échangé.

 

L’argent a touché un plus bas du jour à 32,83 dollars l’once avant de récupérer rapidement pour clôturer à 34,30 dollars l’once.

 

Une chute d’une telle ampleur en moins d’une minute, un jour après l’expiration des options, est difficilement explicable sur un marché prétendument libre de toute intervention.


1) Aucun trader ou fond d’investissement ne vend une telle quantité de contrats en espérant en obtenir le meilleur prix. Au contraire, une vente progressive permettant d’éviter un effondrement des cours est toujours envisagée. L’hypothèse d’une vente d’un fond ou d’un important trader (fat finger) afin de prendre des profits réalisés sur l’année 2012 n’a aucun sens.

 

 

2) On peut envisager une stratégie « short » (de baisse) d’un très gros player afin de faire chuter les cours et réaliser des profits en rachetant plus tard dans la journée sa position à un cours moins élevé. Mais quel intervenant a les poches aussi profondes pour vendre autant de contrats en 60 secondes ? Quel intervenant à part les plus grosses banques d’affaires (Bullion Bank), bloquées semble-t-il, avec des positions vendeuses massives (naked short) qu’elles tentent déséspérement de couvrir en organisant ce type de crash ?

 

3) Il est impossible qu’un crash de cette ampleur ait lieu sur deux marchés aussi importants que ceux de l’or et de l’argent simultanément. La CFTC, l’organisme de régulation US, donnera certainement une explication à cette chute…dans quelques années. Une enquête est en cours depuis maintenant 4 ans.

 

4) L’hypothèse chinoise d’une manipulation « organisée » afin de pouvoir acheter à un cours moins élevé des quantités physiques sur les marchés de Londres est également avancée (un ordre important concernant des contrats put (option de vente) à valeur Janvier 2013 a été enregistré hier soir). Mais la Chine et les acheteurs Asiatiques profitent déja de cours artificielement déprimés pour accumuler un maximum d’or et d’argent physique.

 

5) L’explication est peut être enfin liée aux problèmes rencontrés par le COMEX qui peinerait à livrer l’or physique adossé aux contrats de Décembre 2012 ? Faire peur aux investisseurs pour les dissuader de demander la livraison physique de leur or ?

 

Quelle que soit la ou les réalités derrière cette chute, manipulation ou non, nul doute que les investisseurs avisés profiteront de l’occasion pour acheter à nouveau du « physique » à un prix artificiellement déprimé.


Comme le dit Egon Von Greyerz (membre du conseil d’administration de Goldbroker.com) l’or n’est pas dans une bulle (voir son explication vidéo) alors qu’à peine 1% de l’épargne mondiale est investie en or.


Le comportement des acheteurs Asiatiques sur le marché de l’or et de l’argent physique à Londres ne laissera aucune chance à une correction de ce type de durer bien longtemps. La demande d’or et d’argent physique est tout simplement sans précédent et à la différence des années 80 elle est cette fois-ci mondiale.

 

L’or s’apprête à clôturer sa douzième année de hausse, patience et compréhension de tous les élements influençant le marché de l’or (et de l’argent) sont les clefs permettant de supporter une volatilité faussement interprétée comme propre aux actifs risqués.

 

L’or et l’argent ont été pour rappel, les 2 actifs les plus performants des 4 années du dernier mandat du Président Obama.

 

Source: Goldbroker

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 10:37

 

Source : BastaMag

 

Stéphanie L. est médecin. Elle était présente le week-end dernier à Notre-Dame-des-Landes, où elle a soigné de nombreux blessés. Alarmée par la situation, elle a adressé le 26 novembre une lettre au préfet. Elle estime qu’il doit être informé des blessures constatées et des retards des secours, bloqués par les forces de l’ordre, dont il est responsable en tant que chef de police. Professionnelle sous serment, elle souhaite témoigner de manière anonyme.

 

 

Monsieur le préfet,

 

En ma qualité de médecin, je suis intervenue à Notre-Dame-des-Landes samedi 24 et dimanche 25 novembre 2012. J’ai passé deux jours à soigner des blessés. Je tiens à porter à votre connaissance le nombre de blessés que nous avons eu à prendre en charge.

 

Pour le samedi 24 novembre :


11 blessures par flashball touchant :
- Le thorax pour 2 personnes avec un doute sur une lésion hépatique,
- La joue et la lèvre supérieure pour 1 personne avec probable lésion dentaire ou maxillaire,
- Le genou pour 2 personnes,
- Des doigts pour 2 personnes,
- La cuisse pour 2 personnes,
- Les côtes pour 1 personnes avec doute sur fracture de côtes,
- Le poignet pour 1 personne,

3 traumatismes de genoux,

2 traumatismes de poignets,

1 plaie tympanique,

1 choqué par gaz,

1 plaie de crâne suturée par 2 points,

1 plaie de crâne suturée par 15 points,

6 blessures par explosion de bombes assourdissantes dont :
- 3 impacts dans les cuisses de 3 personnes,
- 1 impact dans l’avant-bras d’1 personne,
- 1 impact dans la malléole d’1 personne,
- 10 impacts dans les jambes d’1 personne,
- 10 impacts dans les jambes d’1 personne avec probable lésion du nerf sciatique,
- 1 impact dans l’aine d’1 personne avec suspicion d’un corps étranger près de l’artère fémorale.

 

J’insiste sur la gravité de ces blessures par explosions. Les débris pénètrent profondément dans les chairs risquant de léser des artères, nerfs ou organes vitaux. Nous avons retiré des débris de 0,5 à 1 cm de diamètre, d’aspect métallique ou plastique très rigide et coupant. D’autres, très profondément enfouis, ont été laissés en place et nécessiteront des soins ultérieurs. Impossible de prévoir les lésions secondaires !

 

Les hospitalisations n’ont pas été simples. Mon collègue a contacté le SAMU et l’ambulance des pompiers a été retardée par les barrages des forces de l’ordre, ce qui est inadmissible ! J’ai donc amené moi-même un deuxième blessé devant être hospitalisé. J’ai ainsi pu avoir des nouvelles d’une troisième personne hospitalisée dans la journée.

 

Pour le dimanche 25 novembre :

Une blessure par bombe assourdissante avec ablation d’un débris dans le doigt,

1 réfection d’un pansement de cuisse,

1 fracture de cheville,

1 blessure de main,

1 impact de flashball au thorax avec suspicion de fracture de côte et lésion pulmonaire.

 

Je ne vous fais ici que la liste des patients les plus gravement blessés. Il semble que l’on dénombre une centaine de blessés durant ces deux jours. Je vous précise également que nous tenons à votre disposition les photos des lésions constatées.

 

En ma qualité de médecin, je souhaite attirer votre attention sur la gravité des blessures infligées par l’utilisation des armes des forces de l’ordre et cela en dehors de toute considération partisane.

 

Dans l’espoir que ma description permette un usage plus mesuré de la force, veuillez croire, monsieur le Préfet, en ma respectueuse considération.

Stéphanie L., le 26 novembre 2012

 

Copie aux parlementaires de Loire Atlantique

 

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L500xH686/Landes-2-533x731-2-9198c.jpghttp://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L510xH700/Landes-3b-533x731-cc5db.jpg

 

Lettre manuscrite publiée sur le blog Dormirajamais

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 10:34

Source : BastaMag

 Par Linda Maziz

Partout en France, l’accueil des usagers des caisses d’allocations familiales (CAF) est aussi déplorable que les conditions de travail de ses agents. Politique du chiffre, réductions d’effectifs, impuissance face à l’augmentation de la pauvreté, les salariés se sentent dépossédés du sens même de leur travail. Le malaise et la souffrance se répandent, des deux côtés du guichet.

 

 

Une file d’attente, des vigiles en guise de comité d’accueil. « Ça devient vraiment n’importe quoi », lâche une femme en arrivant ce 19 novembre devant la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) du 13e arrondissement de Paris. Devant elle, une soixantaine de personnes piétinent sur le trottoir. Découragés d’avance, certains font demi-tour. « Je suis venue ce matin à l’ouverture, c’était pareil, soupire une allocataire venue retenter sa chance pendant sa pause déjeuner. Encore foutu, il faut que je retourne bosser ». La semaine dernière, elle avait trouvé porte close. « Ils ont fermé une semaine, sans prévenir. Comment fait-on dans ce cas-là pour faire nos démarches ? » Par téléphone, c’est payant, et ils sont injoignables, expliquent les allocataires. « Et puis sur Internet le service est très limité. A part télécharger un justificatif de base, vous n’avez accès à rien. »


« Si on est là, ce n’est pas par plaisir, c’est parce qu’on y est obligé », soupire un jeune homme. Il n’a plus touché d’allocations logement depuis son déménagement. « Ça fait six mois, je ne m’en sors plus. » Une autre brandit deux courriers, adressés le même jour. « Dans l’un, ils me disent que je leur dois 800 euros, dans l’autre qu’ils m’en doivent 500... » Quant à sa voisine, elle s’est vu suspendre le versement de ses allocations, alors que sa situation n’a pas changé depuis deux ans. Dans la queue, la tension est palpable. Ici, deux hommes s’accrochent pour une histoire de cigarettes, là, des bébés pleurent. Une femme perd l’équilibre, déstabilisée par un coup de poussette involontaire. Les gens soupirent, regardent l’heure. Il y a aussi une femme enceinte et des personnes âgées qui, vu l’ambiance, n’ont pas osé faire état de leur droit d’accès prioritaire.

 

Remplir un formulaire à quatre pattes sur le trottoir


Des cris poussés devant la porte viennent ajouter encore au malaise. « Vous n’avez pas le droit de nous traiter comme des chiens », s’emporte une retraitée. A l’origine de l’altercation, le refus de l’agent de la CAF de la laisser entrer, même pour remplir un formulaire. « Il faut bien que je m’assois pour écrire ! Vous voulez que je me mette à quatre pattes sur le trottoir ? » L’agent se montre intransigeant. « Il y a 200 personnes à l’intérieur. C’est la capacité maximale. Pour des raisons de sécurité, on ne peut pas faire entrer davantage de monde. » Un rebord de fenêtre fera finalement l’affaire, mais, prévient la dame, ils auront de ses nouvelles. « C’est normal qu’on pète les plombs, soit vous êtes fermés, soit vous êtes débordés, plaide un homme, pour sa défense. On est tous en train de devenir fous. »

Le calvaire ne s’arrête pas là. Une fois entré, il faut refaire la queue pour accéder aux guichets. « C’est comme ça depuis 8h30. En temps normal, on reçoit mille personnes par jour, aujourd’hui ce sera au moins le double », estime l’agent, qui s’est vu confier la tâche ingrate de réguler les entrées au compte-goutte. « Les gens sont énervés, mais il faut se mettre à leur place. » Bien qu’en première ligne pour essuyer les mécontentements, il ne se considère pas comme le plus mal loti. « Je plains surtout les techniciens au guichet. Comment voulez-vous qu’ils fassent bien leur boulot ? »


163 000 dossiers en souffrance dans le Nord


Loin d’être exceptionnelle, cette situation n’est que la déclinaison locale d’un problème d’ampleur nationale. Sur tout le territoire, les fermetures des CAF au public sont devenus monnaie courante pour tenter de rattraper les retards. Dans les tiroirs des agents croupissent des documents parfois vieux de plusieurs mois. A Paris, près de 200 000 lettres, dossiers et documents seraient en attente de traitement selon une source syndicale. Les centres de gestion sont forcés de baisser régulièrement leur rideau.

 

Même scénario dans l’Aude, où l’accueil est fermé une semaine par mois. Dans les Bouches-du-Rhône, où le retard avoisine les 76 000 courriers. Ou encore dans les Yvelines ou dans la Vienne, où l’accueil est suspendu un jour par semaine. Avec 163 000 dossiers en souffrance, les huit antennes du Nord étaient inaccessibles au public du 19 au 23 novembre. En temps normal, ce sont 3 000 personnes qui fréquentent quotidiennement les accueils. Radicales, ces mesures n’en demeurent pas moins insuffisantes. Dans ce département, la précédente mise en sommeil de la CAF pendant dix jours n’avait permis de traiter que 52 000 dossiers, soit un tiers du stock accumulé.

 

Réduction des coûts et externalisations


Crise oblige, la demande sociale explose. Dans le Nord, les caisses enregistrent une hausse de 10 % de leur charge de travail. Même tendance au niveau national, où le nombre de pièces à traiter par les CAF a augmenté de 15,5 % entre 2008 et 2011 [1]. Les caisses ne sont pas armées pour faire face à cette augmentation d’activité. C’est même plutôt l’inverse. Soumises, comme tout service public, à la règle du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, elles accusent la suppression d’un millier de postes sur trois ans. « Il y a une inadéquation totale entre la charge de travail et les moyens mis en regard. On ne peut plus répondre aux besoins », observe Isabelle Lerat, secrétaire générale CGT des personnels de la CAF du Nord.

 

« Les CAF sont les grandes oubliées à un moment où elles se retrouvent en première ligne face aux effets de la crise », souligne Mohamed Lounas, responsable à la CGT. Pour « faire plus avec moins », le fonctionnement des CAF a dû s’inscrire dans une logique de productivité et de rentabilité. « Dans une optique de réduction des coûts, on n’entend plus parler que d’externalisation, de départementalisation, de mutualisation et de tout un tas de méthode qui nous permettrait soi-disant d’arriver à une "efficience des services". Mais sur le terrain, on ne voit que les dysfonctionnements », poursuit Isabelle Lerat.

 


Le service public, qui se veut de proximité, est en déliquescence. « Dans le Var, dix permanences d’accueil ont été fermées, contraignant les allocataires à des déplacements longs et coûteux », indique Frédéric Cotrone, élu au Comité d’entreprise et délégué syndical CGT de la CAF du Var. Dans les Alpes-Maritimes, le Vaucluse ou encore les Bouches-du-Rhône, les syndicats conduisent depuis plusieurs mois un mouvement social pour tenter de stopper l’hémorragie. « Les fermetures des accueils se banalisent, ce qui dans des territoires économiquement et socialement sinistrés est une véritable catastrophe », insiste Mohamed Lounas.

 

« On gère des humains, pas des boîtes de conserve ! »


Dans le cahier des charges des CAF, « l’efficience du service » passe aussi par la politique du chiffre. Les Caisses sont légalement obligées de respecter des délais dans le traitement des dossiers et l’accueil du public, via une Convention d’objectif et d’orientation (COG) signée avec l’État. Ainsi, la COG 2009-2012 impose, par exemple, que l’accueil des allocataires dans les agences n’excèdent pas 20 minutes, et que les demandes de minima sociaux soient traitées en moins de 15 jours. Des injonctions louables sur le papier, mais qui s’avèrent dans les conditions actuelles totalement intenables.

 

Aux fermetures ponctuelles, s’ajoute un recours massif aux contrats précaires et aux heures supplémentaires. A tous les niveaux, le personnel est soumis à une pression du chiffre et du rendement, parfois poussée jusqu’à l’absurde. « On nous impose un rythme de travail totalement incompatible avec l’aspect social de nos missions. On gère de l’humain, pas des boîtes de conserve ! Pourtant, on nous fait bosser à la chaîne, comme à l’usine », s’indigne une technicienne de la CAF de Lille. La performance des salariés ne se mesure plus qu’au chronomètre, quitte à devoir bâcler pour satisfaire aux exigences de productivité.

 

Des erreurs qui s’élèvent à 1,6 milliard d’euros


« Mieux vaut régler un appel en deux minutes sans apporter de réponse, en obligeant l’allocataire à se déplacer en agence ou à faire un courrier, que de prendre le temps de répondre », témoigne un conseiller de la plateforme téléphonique du Nord. « A l’accueil, on va considérer comme un bon point le fait de renseigner les allocataires en moins de 7 minutes. Mais c’est désolant, c’est le signe qu’au guichet, les salariés sont dans l’obligation de mal travailler », remarque Patrick Grèze, représentant CGT des caisses de la sécurité sociale de l’Aude.

 

« Avant, on avait le souci de bien ficeler les dossiers, avec une vraie conscience du travail social et de la qualité du service rendu, aujourd’hui on fait de l’abattage », se désole une agent de la CAF des Pyrénées Orientales, en poste depuis 20 ans. « Ils ont fait le choix de la quantité au mépris de la qualité du service, confirme un salarié de la CAF de Paris. L’essentiel, c’est d’augmenter les cadences pour continuer à tenir des objectifs devenus inaccessibles. Et tant pis si ça génère des erreurs. »


Mal travail et perte de sens


En juin 2012, la Cour des comptes a refusé de certifier les comptes de la CAF, chiffrant à 1,6 milliard d’euros le montant des erreurs dans les versements. Dans 17 % des cas, les agents sont jugés fautifs. « La Cour des comptes ne travaille pas dans les mêmes conditions que les agents, s’agace Jean-Louis Deroussen (CFDT), président du conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Le problème, c’est qu’on a complexifié les règles de calcul des droits au point de rendre le risque d’erreurs trop important. Ça pénalise l’agent qui a dû travailler trop vite pour remettre un dossier qui n’est pas abouti, et à l’autre bout de la chaîne, l’allocataire, bien sûr, qui est obligé de rembourser, de téléphoner ou d’écrire pour régulariser sa situation. »


Contraints de mal travailler, dépossédés du sens social de leur mission, les personnels souffrent de ne plus se reconnaître dans les valeurs de l’organisme. Une employée de la CAF du Nord se souvient de la gratification que pouvait apporter « une campagne d’appels sortants, où on contactait les gens qui ne bénéficiaient pas de l’intégralité des prestations auxquelles ils avaient droit. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le même état d’esprit, on lutte contre la fraude... » Le cadre de la CAF de Paris se rappelle lui aussi avec amertume de l’époque où les agents avaient le temps et les moyens d’aller « au-devant des besoins de l’allocataire ». Une période révolue. Pas étonnant que dans L’Envers de la fraude (aux éditions La Découverte), un collectif de chercheurs vienne de mettre en évidence que chaque année, 5,3 milliards d’euros de RSA et 4,7 milliards d’euros de prestations familiales et de logement ne sont pas versés à leurs destinataires. Cette stratégie vise-t-elle, sans l’avouer, à décourager les gens de faire valoir leurs droits ?

 

Un allocataire s’immole par le feu


Avec le retard dans le traitement des dossiers et la multiplication des erreurs, le mécontentement s’exprime de plus en plus souvent au guichet. « Les incivilités et les agressions se multiplient. La police est régulièrement appelée, des plaintes sont déposées. Dans les agences de Paris, les effectifs des agents de sécurité ont doublé, c’est un signe », note un cadre du département. « Le plus difficile à gérer, ce sont les appels d’allocataires en détresse, en très nette augmentation, estime le conseiller téléphonique de la CAF du Nord. Ce sont des situations bouleversantes, mais quand on n’a pas de solutions, il faut vite enchaîner avec la personne suivante ».

 

Même ressenti et même aveu d’impuissance du côté du personnel d’accueil. « Faut voir comme les gens sont malheureux et dépendants de leurs allocations. Quand vous n’avez que les ressources de la CAF pour survivre, une irrégularité dans le paiement peut avoir des conséquences catastrophiques », souligne Nicole Gennatiempo (CGT), à la CAF des Bouches-du Rhône. Ce n’est pas le drame survenu en août dernier qui va la contredire. Privé de son RSA depuis mai, un homme de 51 ans, à qui on réclamait pour la quatrième fois des pièces justificatives complémentaires, s’est immolé par le feu à l’accueil de la CAF de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines.

 

« Je me surprends à ne plus rien ressentir »


« Parfois, quand je rentre le soir chez moi, je repense à ma journée, à la détresse des gens, à leur misère et je me surprends à ne plus rien ressentir. J’ai l’impression de devenir une machine », confie un employé de la CAF de Lille. « La souffrance est là, mais elle est très difficile à exprimer. Les agents encaissent en silence, parce qu’ils ont conscience qu’au bout, c’est l’allocataire qui risque d’être pénalisé », observe Isabelle Lerat.

 

Aux dires des syndicats, les arrêts maladie et les dépressions se multiplient. Selon FO, l’absentéisme concernerait 15 % des personnels d’accueil cette année, contre 3 % pour l’ensemble du personnel. Dans l’Aude, une lettre anonyme envoyée fin octobre à la presse locale dénonce la dégradation des conditions de travail et le mal-être qui en découle. La conclusion est sans appel. « Si, dans les mois qui viennent, un membre du personnel se suicide, vous penserez à ce courrier. »


2 000 suppressions de postes envisagées


Partout en France, les CAF sont « au bord de l’explosion », résument les fédérations CGT, FO, CFE/CGC dans le communiqué appelant à la grève du 22 novembre, suivie par un quart du personnel. Venus manifester à Marseille, plus d’une centaine de grévistes ont envahi le palais des Congrès où s’étaient rassemblés les dirigeants des CAF pour aborder les futures orientations de la convention d’objectifs et de gestion (COG), qui doit préfigurer l’avenir de l’organisme jusqu’en 2016.

 

Les syndicats ont toutes les raisons de penser que la prochaine feuille de route va les envoyer dans le mur. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS ), encore confidentiel, indique qu’une nouvelle réduction de 2 000 postes serait envisagée sur les quatre prochaines années. « On ne peut pas supprimer de nouveaux emplois sans mettre en péril le service des CAF. Le traitement des dossiers et le paiement des minimas sociaux dans les délais ne sera plus possible. On est à la limite de la rupture. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités », avertit Jean-Louis Deroussen, le président de la CNAF.

 

« Il est où le changement ? »


Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, a proposé aux dirigeants des CAF de puiser dans les emplois d’avenir (CDD de trois ans maximum destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés) pour pallier les manques d’effectifs. Pas vraiment du goût des syndicats qui y voient « un cautère sur une jambe de bois ». « Ce n’est pas de ça dont les caisses ont besoin , souligne un cadre. Les techniciens conseils se recrutent aujourd’hui à Bac+2 et il faut compter au moins deux ans pour qu’ils soient véritablement opérationnels. » Pour les syndicats, recourir ainsi aux contrats aidés, c’est « scier la branche sur laquelle on est assis. On est encore sur des exonérations de cotisations sociales, donc toujours moins de moyens pour la sécurité sociale et pour les CAF. » Le gouvernement semble n’avoir pas entendu les appels au secours. Les syndicats envisagent de durcir leur mouvement pour faire entendre la voix des salariés avant la signature de la prochaine COG, prévue d’ici mars 2013.

 

Dans les files d’attente, les allocataires n’ont aucun mal à désigner le responsable des dysfonctionnements des Caisses. « Tout ça c’est de la faute de l’État. Les politiques, ils sont tous pareils. Regardez-nous ! On n’a plus de boulot, on n’arrive plus à nourrir nos familles. Il est où le changement ? On file des milliards aux banques, aux entreprises, et pour les pauvres, rien du tout, on nous laisse dans la misère », s’énerve une femme. Et son voisin de prévenir. « S’il continue comme ça, un jour où l’autre, il va y avoir une révolution. Il faut qu’il fasse attention. » Un accident est si vite arrivé lorsqu’on casse un amortisseur social.

 

Linda Maziz

Notes

[1] Et déjà de 5,2 %, entre 2011 et 2012, sur les huit premiers mois de l’année.

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 16:53

Source : Les moutons Enragés (Merci d'avoir fait cet article ;) )

 

C’est la grande question qui ferait l’effet d’une bombe en France, la possible fermeture ou non de l’AFPA, l’Association pour la Formation Professionnelle des Adultes. Cette institution qui dès 1949 a formé des personnes sans qualifications pour leur permettre de trouver plus aisément un emploi risque donc de déposer le bilan comme me l’a signalé Gabriel, un des lecteurs du blog: « Les centres de formation AFPA sont en grave déficit (250 000 000 d’euros) et l’administration parle d’une possible fermeture pour le 8 janvier 2013, les dirigeants, syndicats et formateurs se sont donc alliés pour une action le 22 novembre 2012 dont personne ne parle.. ».


L’AFPA, c’est 9300 salariés répartis sur tout le territoire, 160.000 stagiaires en 2011, dont 92.000 demandeurs d’emploi, et des millions de personnes ayant été aidées au fil des ans depuis sa création. L’AFPA, c’est 63 ans de formations, une institution indispensable et malheureusement sur-endettée, l’histoire risque fort de se terminer en 2013.


Déjà en septembre, le nouvel observateur et la tribune, entre autres quotidiens, avaient tiré la sonnette d’alarme, nous sommes en novembre et la menace est on ne peut plus présente. 2013 sera une année funeste pour ceux qui souhaitaient se recycler ou apprendre un métier d’avenir…


 

Fortement endettée et concurrencée par des offres locales, l’Association pour la formation professionnelle des adultes pourrait déposer le bilan en 2013.

 

Faut-il sauver l’Afpa ?


L’existence de l’Association pour la formation professionnelle des adultes est en effet menacée.


Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes dans une période où la montée du chômage et la perte de compétitivité font de la formation un enjeu majeur.


A ceci près que l’association a accumulé un lourd passif.


Depuis maintenant plus de cinq ans, elle enchaîne les déficits faute d’avoir su, ou pu, s’adapter à la nouvelle donne engendrée par la régionalisation de la formation professionnelle.


Résultat : si rien n’est fait d’ici à la fin de l’année, l’Afpa, qui emploie 9 300 salariés, pourrait bien déposer son bilan début 2013.

 

Source: alternatives-economiques.fr

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 16:15
par Le Dormeur doit s'éveiller., mercredi 21 novembre 2012, 04:24 ·

 

"Rien ne se perd, rien ne se crée... Tout se transforme". Cette citation d'Anaxagore de Clazomènes repris par Lavoisier, illustre à merveille la formule magique de cette logique comptable qui a inventé le concept de continuer à gagner de l'argent lorsque le résultat de son activité diminue...

 

Quelques produits financiers qui permettent de parier sur les pertes, sont prévus pour cela. Mais dans l'économie réelle il existe aussi les "garanties bancaires."

 

Ici Monsanto nous en décline un exemple scandaleux à souhait, en s'adressant aux fonds publics de l'Union européenne, pour couvrir à hauteur de 40 millions de dollars US, ses pertes éventuelles... En Bulgarie, Hongrie, Serbie et Ukraine. Mais aussi Turquie et... Russie. 

 

Mais l'ironie et le scandale sous-jacent monte encore d'un cran, quand on découvre, qu'il cherche à se couvrir vis-à-vis de refus à venir d'exploitants agricoles à honorer l'achat de ses produits mortifères... Mais cela va même plus loin. Trop loin...

 

Et là le scandale atteint son paroxysme, car il y a une toute autre dimension à tout cela. En effet, au-delà de ce point de départ où l'UE va financer Monsanto sur ses pertes à venir.... La suite s'écrit déjà à l'ONU via la F.A.O.

 

Qui vont docilement représenter et promouvoir le choix du modèle de  ce géant de l'Agroalimentaire pour l'alimentation mondiale. Vers tous les gouvernements concernés...

 

Les réunions à venir, sur ce sujet, sans les précisions qui fâchent, font déjà la Une du site de la F.A.O.

Et les documents sont prêts...

 

L'histoire commence donc dans les bureaux de Bruxelles, hors champ des caméras. Et va se dérouler en 3 étapes... Mais l'addition sera pour nous tous.

 

 

Voici le document initial, liens de preuves à l'appui... Avec quelques éléments complémentaires de forme et de contenu.

 

Bravo à ces associations et à ces internautes, qui par cette chaine de résistance me permettent de relayer tout ceci jusqu'à vous...

 

 

 

A) Monsanto négocie une garantie de 40 millions de dollars US, d'argent public européen en cas de pertes !!

 

C'est l'étonnante révélation faite par le réseau CEE Bankwatch Network dans un communiqué de presse du 19 novembre 2012. La Banque Euroépenne pour la reconstruction et le Développement (BERD) devra se prononcer en avril prochain sur une garantie financière de 40 millions de US dollars pour couvrir Monsanto...

 

Ceci au cas où les entreprises agricoles et des distributeurs qui se sont engagés à acheter des semences ou des produits agrochimiques à la firme ne pourraient pas payer !

 

Le soutien serait assuré par la BERD sur des contrats entre Monsanto et des grandes et moyennes exploitations agricoles en Bulgarie, Hongrie, Russie, Serbie, Turquie et Ukraine.

 

"Il est absolument scandaleux que la BERD envisage d'utiliser l'argent public pour soutenir un géant qui domine déjà le marché mondial des semences et des produits agrochimiques" a dit Ionut Apostol, du Réseau Bankwatch.

 

Bankwatch explique que selon la BERD, il n'y aura pas d'OGM dans ces contrats. Mais comment faire confiance à Monsanto ?

 

 

Via la BERD, des fonds publics européens en soutien d'une activité multipliant plaintes et procès...

 

Bankwatch a noté en effet qu'en Juillet-Août 2011, la Hongrie a du détruire entre 8500 et 9000 ha de maïs à cause de la contamination OGM de semences provenant de chez Monsanto (voir : GMO contamination from seeds originating from Monsanto ), ce qui a affecté 225 producteurs. Et Greenpeace a trouvé du colza GM GT73 (aussi nommé RT73) de Monsanto poussant en Suisse dans des friches à Basel, alors que la culture et l'importation d'OGM sont illégales en Suisse (voir :growing wild in Basel’s port area ) .

 

Bankwatch rappelle que Monsanto est en procès à divers endroits en raison de ses activités criminelles. En Inde, Monsanto est poursuivi en justice par le gouvernement indien pour bio-piraterie (voir : http://www.forbes.com/sites/williampentland/2011/08/12/india-sues-monsanto-over-genetically-modified-eggplant/).

 

Aux Etats-Unis, Monsanto est poursuivi en justice sur la question des brevets et des droits abusifs qu'ils octroient à la firme par une coalition d'agriculteurs représentant 300 000 personnes (voir : http://www.osgata.org/2012/organic-farmers-file-appeal-against-monsanto/).

 

Depuis 2009, une bataille juridique fait rage entre Monsanto et le Brésil concernant les royalties sur les semences GM exigées par et versées à la firme. En avril 2012, le juge de Rio Grande do Sul a ordonné à Monsanto de cesser de prélever des royalties et l'a condamné à reverser 2 milliards de dollars ! Monsanto a fait appel. (voir: http://www.nature.com/news/monsanto-may-lose-gm-soya-royalties-throughout-brazil-1.10837)

 

Monsanto par ailleurs n'a cessé de harceler en justice des agriculteurs aux USA, les accusant sans preuves d'avoir utilisé la semence GM de Monsanto sans payer de royalties.

 

Comment une firme privée avec de tels agissements pourrait-elle bénéficier du soutien de l'argent public ?

 

 

 

B) Un descriptif des raisons et objectifs du prêt en déni des conséquences constatées sur le terrain... Pour préparer de futurs prêts à d'autres structures similaires.

 

Sur le site de la BERD, http://www.ebrd.com/pages/project/psd/2012/43925.shtml, on trouve la description du projet de soutien financier dans lequel il est mentionné que cela permettrait à Monsanto d'augmenter sa capacité de prêt...

 

Très exactement il est dit : "permettant ainsi à un plus grand nombre d'agriculteurs de bénéficier des développements tels qu'une plus grande résistance aux maladies et aux nuisibles et de plus hauts rendements, ce qui améliorerait leurs profits et contribuerait à soulager les pays concernés de certains problèmes de sécurité alimentaire."

 

Non contente d'asséner cette propagande, la BERD affirme ensuite que ce projet va servir de vitrine pour démontrer tous les avantages du pré-financement des semences et intrants avec partage des risques aux agriculteurs des pays ciblés, les options de pré-financement étant très limitées dans ces pays.

 

Selon un communiqué de presse allemand de "Informationsdienst Gentechnik" du 16 novembre 2012,..., la BERD envisage "d'étendre ses services de garantie à d'autres firmes agro-chimiques. Elle a été en contact avec BASF et Syngenta, a dit la personne en charge au service de l'information en octobre."

 Ici : http://www.keine-gentechnik.de/

 

 

Plus de 150 organisations appellent la BERD à renoncer à ce soutien...

 

Dans une Lettre Ouverte à la BERD, plus de 150 organisations appellent la banque à renoncer à ce projet de soutien financier à Monsanto.

Ici : http://bankwatch.org/sites/default/files/letter-EBRD-Monsanto-19Nov2012.pdf

 

La lettre mentionne la longue saga du transfert par Monsanto de ses risques sur les gens et sur l'environnement et rappelle que le soutien à cette firme et au modèle agricole qu'elle représente est particulièrement inapproprié pour une banque de développement multilatéral dédiée dans ses statuts à la promotion d'un "développement réellement durable et viable pour l'environnement".

 

Les organisations interpellent la BERD sur plusieurs points :

 

- la banque est censée de part ses statuts soutenir le secteur privé seulement quand le demandeur ne peut obtenir de financement ou des facilités ailleurs à des conditions raisonnables. Monsanto est la première Cie mondiale de semences, et fait partie des 500 premières fortunes mondiales....

 

- la banque est censée encourager la compétition. Monsanto concentre déjà 27% du marché mondial des semences et 10% du marché mondial de l'agro-chimie...

 

- la banque invoque la sécurité alimentaire et de meilleures pratiques environnementales pour soutenir Monsanto. Les organisations rappellent que la production d'énormes volumes de nourriture à haut coût ne garantiront jamais la sécurité alimentaire et que les monocultures peuvent partager des mêmes traits (prétendument) bénéfiques mais qu'elles partagent aussi les mêmes faiblesses.

 

- la banque s'attend peut-être à ce que Monsanto change ses pratiques afin de répondre aux critères exigés ? les organisations affirment que NON ! Monsanto n'a jamais changé sa politique et a toujours nié ses conséquences. Il est donc plus que douteux que l'assurance donnée sur l'absence d'OGM dans les contrats soit valide. La BERD n'a de toute façon aucun moyen d'aller vérifier...

 

 

C) L'arbre qui cache la forêt, d'une implication de l'ONU via la FAO...

Pour privilégier ce modèle vers l'accaparement des terres, dans tout le secteur de l'alimentation mondiale.

 

Pour finir, un article du 14 septembre 2012, signé de plusieurs organisations et publié sur GRAIN, montre que cette attitude de la BERD vis à vis de Monsanto et consort participe d'un mouvement plus large.

Ici : http://www.grain.org/article/entries/4572-why-are-the-fao-and-the-ebrd-promoting-the-destruction-of-peasant-and-family-farming

 

Selon l'article, le Directeur Général de la FAO et le Président de la BERD auraient co-signé un papier dans le Wall Steet Journal le 6 septembre 2012, dans lequel ils appelaient les gouvernements et les organisations sociales à "adopter le secteur privé comme le moteur principal de la production mondiale de nourriture".

 

Les organisations mentionnent aussi que "Quand ils se réfèrent à l'Europe de l'Est et à l'Afrique du Nord, les dirigeants de ces deux agences internationales influents font un appel clair à l'augmentation de l'investissement dans le secteur privé et l'accaparement des terres dans le monde.

 

Ils disent que le secteur privé est efficace et dynamique et incitent les entreprises à "doubler les investissements sur la terre elle-même".

 

Vous vous demandiez encore à quoi sert l'argent public ? Maintenant vous savez qu'il n'y a plus aucunes limites à son utilisation ....A VOS DEPENS !

 

S. Escazaux

20 novembre 2012

 

                                                                      .../...

 

 

La F.A.O... Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Qui s'implique pour cautionner et amplifier un modèle privé qui conduit à ces désastres que nous connaissons. Vers la spoliation des terres... Qu'ils connaissent.

 

Sur le site de cette structure de la F.A.O. un article en "une"... "Le chef de la FAO: Agir pour briser le cycle de la faim dans les zones arides"

L'article complet ici : http://www.fao.org/news/story/fr/item/164369/icode/

 

Juste un extrait en 2 parties : 

"M Graziano Da Silva directeur général de la F.A.O. a appelé la communauté internationale à travailler en étroite collaboration avec les pays des zones arides pour briser le cycle de la faim [...]

 

«Le problème le plus urgent dont nous débattons aujourd'hui est peut-être la question des investissements dans l'agriculture», a dit M. Graziano da Silva, ajoutant que les investissements sont nécessaires pour «respecter les droits, les moyens de subsistance et les ressources de toutes les personnes concernées, notamment les plus vulnérables».

 

...???...

 

Qui sont ces hommes ?

 

 

Nous sommes la multitude... Dans l'ignorance.

Par le Savoir... Nous serons LEGION.

 

Le Dormeur doit s'éveiller.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes de l'auteur :

 

Lire : http://bankwatch.org/news-media/blog/european-public-development-money-monsanto-whatever-next

 

Lire à propos de la garantie de Monsanto sur la page BERD:

http://www.ebrd.com/pages/project/psd/2012/43925.shtml

 

Lire plus d'arguments contre cette facilité de partage des risques et le profil de

Monsanto:

 

http://bankwatch.org/news-media/blog/european-public-development-money-monsanto-whatever-next

 

Via Olivier Boulet "les indignés de France."

 

 

Notes additionnelles de ma part :

 

Sur l'influence et le rôle des lobbys dans le fonctionnement de l'institution européenne :

"The Brussels Business" en Français :

 

http://www.youtube.com/watch?v=37Bfmr8nRIM

 

Une mise en perspective du rôle de cet industrie Agro-alimentaire de Monsanto au seuil d'autres facteurs, déréglement climatique, intervention du Fmi etc... Sous forme d'un article dossier photo.

 

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=378589132161319&set=a.213584021995165.55943.201604039859830&type=3&src=https%3A%2F%2Ffbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net%2Fhphotos-ak-prn1%2F529292_378589132161319_1379993157_n.jpg&size=298%2C207

 

 

 

 

 

 

 

Photo : copiright FAO/Issouf Sanogo "Distribution de semences aux populations vulnérables du Sahel".

 Tous droits de reproduction réservés. Hors liens de partage vers les dossiers photos et articles...

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 16:13
Source : Bilan.ch



L’auditeur américain Thomas Myers parcourt le monde pour mobiliser une puissante coalition d’investisseurs, seule capable de forcer une réforme éthique à Wall Street. Rencontre.

 

«C’est un crime parfait.» C’est ainsi que Thomas Myers, associé principal du cabinet d’audit national T. A. Myers & Co, décrit le «pillage» du système financier global par les banques de Wall Street. Luttant aujourd’hui pour une «réforme éthique» du système financier, le juricomptable de la prestigieuse firme d’Aspen (Colorado) est l’un des très rares experts en instruments financiers complexes à mettre ses compétences au service d’une telle réforme. Analysant depuis trente ans des transactions ultrasophistiquées de quelque 2000 entités financières américaines, il a représenté depuis 2008 de nombreux clients face à Goldman Sachs, UBS, Merrill Lynch, Citigroup et Bear Stearns dans d’innombrables litiges liés à la crise des subprimes. Il a accédé à des documents hautement confidentiels qui lui ont permis d’acquérir une connaissance parfaite des mécanismes frauduleux incriminés.


Dans une lettre ouverte à Occupy Wall Street, il dénonce l’impunité des banquiers, devenus plus riches et influents que jamais, bien qu’ils aient commis la «plus grande fraude de l’histoire». Et en effet, aucun financier aux Etats-Unis n’a eu à répondre légalement pour le comportement des banques dans la crise des subprimes. Récemment, la justice américaine a renoncé à entamer des poursuites pénales contre Goldman Sachs ou ses employés, accusés d’avoir parié contre les mêmes titres subprimes qu’ils avaient vendus à leurs clients. La justice a estimé qu’il n’y avait «aucune base viable pour lancer des poursuites pénales» contre la banque.

 


 

«C’est une faillite des autorités de surveillance»



Comment expliquer cela? «Pour moi, répond Tom Myers, il est très clair que les régulateurs, les législateurs et les autorités de surveillance sont bien trop proches de Wall Street. La Fed, en particulier, ne réglemente pas Wall Street mais représente les grandes banques, opérant comme un cartel.» Il souligne combien le système juridique américain rend difficile toute démonstration de fraude ou d’intention de fraude. «La présence des lobbyistes est très forte. Ils ont fait échec au retour d’un Glass-Steagall Act qui aurait séparé les activités de banques d’affaires de celles de banques commerciales.»


Si la bulle spéculative précédant la crise a rapporté quelque 200 milliards de profits totaux aux banques de Wall Street sur quatre ans (2003-2007), les amendes qu’elles ont finalement payées représentent moins de 5% de ces profits. L’affaire est d’autant plus lucrative que ces banques sont en outre «entièrement subventionnées par la Fed». L’incitation est donc évidente pour ces firmes à poursuivre ces pratiques. De même, les agences de notation, certains responsables du gouvernement et les politiciens directement impliqués, ainsi que le Trésor, n’ont jamais eu à répondre de leurs manquements. Tom Myers souligne la gravité de l’aléa moral ainsi créé. «C’est une faillite des autorités de surveillance. La SEC (gendarme boursier américain, ndlr) est en sous-effectif, et le Congrès ne lui octroie pas les moyens nécessaires.» La vaste réglementation soutenue par Barack Obama (Dodd-Frank Act), réponse adéquate aux problèmes, s’est trouvée selon lui diluée dans le temps et ne sera jamais appliquée. «La Fed a joué un rôle central dans tout cela.»


Le gouvernement, déplore Tom Myers, «a échoué dans la mise en place d’une responsabilisation qui préviendrait un tel chaos financier à l’avenir». Seul point positif qu’il observe, les procureurs des Etats: «A New York, dans l’Ohio, au Massachusetts, les procureurs sont moins empêtrés dans leurs allégeances politiques.»

 

Un système «très incestueux»



Selon les chiffres officiels, les inégalités se creusent aux Etats-Unis. Le revenu des 0,1% les plus riches, qui travaillent essentiellement dans la finance et qui gagnent en moyenne 5,6 millions de dollars par an, a progressé de 385% entre 1970 et 2008, tandis que le revenu des 90% de la population, qui gagnent 31 000 dollars par année en moyenne, n’a connu aucune progression en trente-huit ans.


Pour l’auditeur américain, la pratique des banquiers d’affaires consistant à parier contre leurs clients est au cœur du problème: «Vendre à découvert les positions des investisseurs a été conçu non pas pour placer de façon sûre votre épargne, mais pour vous séparer de votre épargne.» Ensuite, il souligne que les possibilités de manipulation qu’offrent les dérivés financiers sont délétères. «Chaque crise majeure avait pour origine un type ou l’autre de dérivés, rappelle-t-il: dans le cas d’Enron, on a utilisé des swaps de matières premières pour dissimuler la dette de la société hors de son bilan. Dans le cas des subprimes, Goldman Sachs, UBS, Merrill Lynch, Citigroup et Bear Stearns ont utilisé des Credit Default Swaps (CDS) et des Synthetic Collateralized Debt Obligations (CDO synthétiques) pour shorter les papiers que leurs clients avaient achetés.» De même, Goldman Sachs a vendu des dérivés (Cross Currency Swaps) à la Grèce, et JP Morgan à l’Italie.


Enfin et surtout, Tom Myers décrit le système comme «très incestueux, miné par des conflits d’intérêts massifs et omniprésents». Pendant que les banques vendaient ces dérivés, Mario Draghi travaillait au département du Trésor italien; puis il est devenu responsable de Goldman Sachs Europe, puis président de la Banque centrale européenne. Et au beau milieu de la crise, Henry Paulson était secrétaire au Trésor américain, alors qu’il avait dirigé Goldman Sachs, leader dans le montage des instruments spéculatifs à l’origine de la crise. Tom Myers déplore le fait que Barack Obama ait ensuite recruté Tim Geithner comme secrétaire au Trésor, «un laquais de Wall Street» qui fut impliqué dans le sauvetage d’AIG à la Fed de New York, «opération unilatérale qui a redistribué de l’argent dans les poches du cartel de Wall Street, leur versant 100 cents pour 1 dollar avec l’argent du contribuable».

 

Pour une coalition d’investisseurs

 


Concernant les mérites d’une réélection d’Obama, Tom Myers ne se fait pas d’illusions: «J’aurais voulu qu’Obama reprenne en main plus fermement Wall Street, mais les banques contrôlent une grande part de l’agenda économique. Ben Bernanke est plus puissant que n’importe quel président, car il peut imprimer de l’argent comme bon lui semble. Mitt Romney est fait du même bois que Wall Street. Il est surprenant de voir combien le public a la mémoire courte.»


La réforme prônée par Tom Myers? Elle passe par une charte des droits des investisseurs (Institutional Investors Bill of Rights), à laquelle souscriraient les gros fonds de pension privés et publics de ce monde. «Seuls les investisseurs institutionnels, qui représentent collectivement 40 000 milliards de dollars, soit plus que le PIB des Etats-Unis et de l’Angleterre réunis, ont suffisamment de poids pour mettre sous pression les acteurs de la finance afin qu’ils changent leurs pratiques.» Les fonds de pension ont l’obligation de protéger les intérêts de leurs bénéficiaires. S’ils s’unissent, ils seraient en position de dicter des comportements plus appropriés aux acteurs des marchés. Tom Myers observe que le trading algorithmique à haute fréquence a pris une place centrale sur les marchés, «qui ne représentent plus vraiment les investisseurs». Wall Street ne fournit plus de capitaux pour les entreprises, mais elle est devenue une plate-forme de traders à haute fréquence. Or ces derniers n’ajoutent aucune valeur au système, tandis qu’ils ajoutent un gros risque systémique.


La charte pourrait insister sur des réglementations qui protègent les investisseurs et qui forcent Wall Street à créer du capital pour aider les entreprises à se lancer et à croître. En rejetant le «capitalisme de casino», les institutionnels inciteront les banques à cette réforme, espère Tom Myers. «Nous sommes peut-être à un point de non-retour; mais il ne faut jamais cesser d’essayer.» Tom Myers collabore avec l’Institut international du développement durable de Genève, l’Université de Harvard, et le Center for International Business Ethics de Pékin, en vue de créer cette coalition d’investisseurs de poids.


Crédits photos: Karen Bleier/AFP, Georges Gobet/AFP, Jewel Samad/afp, Paul J. Richards/ AFP,

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 15:11

Source : levif.be

 

Bosser jusqu'à 67 ans? Ok ! ok ! ok les technocrates aux mines d’enterrement! On sent bien que, entre la quête budgétaire effrénée du gouvernement, une troisième amnistie fiscale… unique et le refinancement multimilliardaire de banques aux comportements de joueurs compulsifs, l’affaire sera bientôt dans le sac au même titre que la fin du saut à l’élastique de l’index.


© Reporters

 

 

A titre tout à fait personnel -et de laudateur de l’âge prétendument blet (1)-, je suis peut-être prêt à me plier à ce nouveau théorème édicté, comme c'est farceur, par des quadras vibrionnants et de prétendus sages qui concurrencent allègrement Mathusalem. J’ai dit : peut-être… Car j’aimerais d’abord faire remarquer à ces nouveaux millénaristes que le drame n’est pas que la moitié de la population a déjà plus de 50 ans et que l’on ne sait plus, dès lors, comment financer la Sécu. Le drame, chères élites nées dirait-on ce matin, est que voilà grosso modo…. 50 ans que l’on sait pertinemment que l’on va droit dans le mur. Et que rien, si ce n’est peut-être la création d’un récent «Fonds de vieillissement » au pactole si convoité, n’a été fait à titre préventif (2).

 

Rien d’humainement essentiel, veux-je dire. Car enfin, sans tomber dans le gâtisme le plus réactionnaire, prenons, pour une fois, la question à l'endroit : travailler jusqu’à 66, 72 ou… 88 ans soit mais pour faire quoi au juste? Pour compenser l’imprévoyance, l’aveuglement ou le clientélisme des politiques ? Ceux–là même qui vous traiteraient de fous si vous preniez vos invalides sans avoir prévu une poire pour vos vieilles soifs ? C’est hors de question !


Mais à la vérité, il est de toute façon insensé et pour tout dire intolérable d’envisager l’allongement du temps de travail sans initier une réflexion sur l’aménagement du temps de chacun en fonction des âges de la vie, des forces, des compétences, des savoirs accumulés, des (petits) enfants à faire pousser, des énergies, des solidarités du moment, des habiletés physiques....

 

La vie, messieurs les grands comptables, est d’abord une succession de paliers où l'on fabrique, on crée, on voyage, on peine, on apprend on rêve, on souffre, on aime, on investit, on dépense et on déconne –mais oui !- différemment. Elle n’est pas une piste cyclable hollandaise, pas un parcours avec chien d'aveugle, pas un aller simple pour la tombe, pas une soumission, pas un tableau excel.


Ah ! nous l’entendons bien que nous sommes au bord de la catastrophe... Nous n’entendons hélas ni les regrets pour vos amnésies empilées ni les remèdes mobilisateurs. Au fond, votre « projet » est de nous user, de nous laisser décatir (avec ou sans Rolex) et puis de nous laisser clamser le plus vite possible au nom du bien commun.


Luc Delfosse (1950- ?)

 


(1) « Enfin vieux »
(2) http://www.fondsdevieillissement.be

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 15:03
 
Les symptomes de la transition qui se font de plus en plus ressentir chez les etres en eveil devraient aller en se dissipant d'ici fin 2012!
___________________________________________________________________

En effet plus la résonnance de Schumann grandit plus nos corps doivent s'adapter à cette nouvelle vibration associée à la baisse du champ magnétique (voir "l'eveil au point zero" de Greg Bradden)

Notre processus d'évolution s'accélère en résonance avec la vibration plus élevée des Nouvelles énergies de la Terre; nous éprouvons tous ces changements selon la façon et le moment qui nous sont propres, selon qui nous sommes et selon notre codage et notre plan d'avant la naissance. De plus, en général, notre processus d'ascension est relié à la façon dont nous dirigeons notre propre énergie individuelle, et à ce que sont nos croyances et nos expériences (autrement dit, à la façon dont nous sommes connectés et dont nous vibrons).

Ces choses peuvent être changées et vont aussi changer automatiquement au fur et à mesure que nous nous purifions et incorporons en nous davantage de lumière. Pour ceux qui sont hautement sensibles, psychiques, et pour ceux qui sont très ouverts aux royaumes supérieurs, le processus d'ascension peut être un peu plus éprouvant.

On ne peut pas attribuer tous ces symptômes au processus d'ascension. S'il vous plaît suivez votre propre guidance intérieure et consultez un professionnel de la santé si besoin

La sensation d'être dans une cocotte-minute ou dans une énergie intense
un sentiment de stress. Souvenez-vous, vous êtes en train de vous adapter à une vibration plus élevée et vous vous adapterez finalement . De vieux modèles, des comportements et des croyances sont aussi poussés vers la surface. Il y a beaucoup de choses qui se passent à l'intérieur de vous!

Une sensation de désorientation
 
ne pas savoir où vous êtes; une perte de sens de votre place. Vous n'êtes plus dans la 3D désormais, puisque vous êtes en mouvement ou dans le processus d'entrer dans les royaumes supérieurs.

Des douleurs et des maux peu courants
 
partout dans différentes parties de votre corps. Vous purifiez et libérez l'énergie bloquée vibrant en 3D tandis que vous vibrez dans une dimension plus élevée.

Se réveiller la nuit entre 2h00 et 4h00    
Au fur et à mesure que vous progressez, se réveiller à 5h00. Il se passe beaucoup de choses dans votre état de rêve. Vous ne pouvez pas y rester pendant très longtemps et vous avez besoin d'une pause. C'est aussi l'heure "du nettoyage et de la libération" .

Des pertes de mémoire. De la difficulté pour trouver les mots.    
Une grande propension à la perte de mémoire à court terme et seulement des souvenirs vagues de votre passé. Vous êtes dans plus d'une dimension à la fois, et aller et venir fait partie de la transition (vous faites l'expérience d'un "débranchement"). De plus, votre passé fait partie de l'Ancien, et l'Ancien est parti pour toujours. Etre dans le Maintenant est la voie du Monde Nouveau!

"Voir" et "entendre" des choses.
     
Vous faites l'expérience de dimensions différentes durant votre transition, tout cela en fonction de votre degré de sensibilité et de la façon dont vous êtes connectés.

Perte d'identité
Vous essayez d'avoir accès à votre Ancien vous, mais il n'est plus là. Vous ne pouvez pas savoir qui vous regardez dans le miroir! Vous avez purifié beaucoup de vos vieux modèles et maintenant vous incorporez beaucoup plus de lumière et un vous divin plus simple, plus épuré. Tout est en ordre...vous êtes OK.

Sensation d'être "hors de son corps".    
 
Vous pouvez avoir l'impression que quelqu'un parle, mais que ce n'est pas vous. Nos corps sont les derniers à se mettre à niveau et ils ne sont pas à la même place que le reste de nous. De plus, ce phénomène peut aussi se produire du fait que c'est notre mécanisme de défense naturel de survie quand nous sommes soumis à un stress aigu ou quand nous avons la sensation d'être traumatisés ou hors contrôle. Votre corps passe à travers beaucoup de choses et il se peut que vous ne vouliez pas y être. Une fois, mon guide d'ascension m'a dit que c'était une façon de faciliter le processus de transition et que je n'avais pas besoin d'éprouver ce par quoi mon corps passait.

Des périodes de sommeil profond.    
Vous vous reposez de tout ce à quoi vous devez vous acclimater et vous intégrez, en même temps que vous prenez des forces pour la phase suivante.

Une intensification de la Sensibilité à votre environnement.
La foule, le bruit, la nourriture, la TV, certaines voix humaines et diverses autres stimulations sont à peine tolérables. Vous êtes aussi très facilement accablés et devenez facilement surstimulés. Vous êtes en train de vous régler vers le haut! Sachez que finalement, cela passera.

Vertiges, pertes d'équilibre, douleurs dans le dos et dans le cou,
 
les oreilles qui bourdonnent, les yeux comme "pleins de sable", la vision trouble. (très courant), insomnie et palpitations cardiaques avec des difficultés pour respirer (aussi très courant). Maux de tête.

Pleurer à propos de n'importe quoi,    
     
que ce soit merveilleux ou triste.

La difficulté de se souvenir
 
ce que vous avez fait ou à qui vous avez parlé un jour ou parfois juste une heure auparavant. Dans les royaumes supérieurs, la réalité est beaucoup dans le moment. Si nous ne gardons pas quelque chose dans notre conscience, ça cesse simplement d'exister. Nous n'avons aucun attachement. Nous créons notre propre monde autour de nous par nos croyances et nos pensées et ce que nous "ne maintenons pas" n'existe pas. Tout est tout nouveau étant donné que nous recommençons complètement, d'instant en instant. A tout moment nous pouvons avoir accès à ce que nous choisissons , nous pouvons le créer et faire uniquement l'expérience de cela. Cet état va et vient, mais c'est un entraînement pour vivre dans les royaumes supérieurs.Ca peut avoir l'air un peu effrayant quand ça se produit.

Vous n'avez pas envie de faire quoi que ce soit.    
     
Vous êtes dans une période de repos, de "redémarrage". Votre corps sait de quoi il a besoin. De plus, quand vous commencez à atteindre les royaumes supérieurs, "faire" et "faire advenir des choses" devient désuet étant donné que les Nouvelles énergies soutiennent le féminin tel que prendre plaisir , recevoir, créer et prendre soin de soi-même. Demandez à l'Univers de vous "apporter" ce que vous voulez tandis que vous vous amusez et prenez du bon temps!

Une intolérance pour les choses (de la 3D) ayant des vibrations basses,
que ce soit reflété dans les conversations, les attitudes, les structures sociales, les systèmes de santé, etc . Ca vous fait littéralement vous sentir "malades" à l'intérieur. Vous êtes dans une vibration plus élevée et vos énergies ne sont plus dans l'alignement. Vous êtes "poussés" pour avancer...pour "être" et créer le Nouveau. De plus, vous pouvez avoir envie de rester à la maison ou simplement d'être seul puisque beaucoup de choses de "là-bas" ne correspondent plus à la vibration plus élevée en VOUS.

Une perte de désir pour la nourriture.
 
Votre corps s'ajuste à un nouvel état d'être plus élevé. Et une partie de vous ne veut plus désormais être ici dans l'Ancien.

La disparition soudaine d'amis,    
     
d'activités, d'habitudes, d'emplois et de résidences. Vous évoluez au-delà de ce que vous avez eu l'habitude d'être, et ces gens et cet environnement ne correspondent plus à votre vibration. Le Nouveau arrivera bientôt et on se sentira tellement, tellement mieux!

Vous ne pouvez absolument plus faire certaines choses désormais. Quand vous essayez de faire votre routine et vos activités habituelles, c'est tout bonnement terrible. Pareil que ci-dessus.

Des jours d' extrême fatigue.
 
 Votre corps perd de la densité et passe à travers une restructuration intense.

Un besoin de manger souvent    
 
avec ce qui ressemble à des crises de baisse du taux de glycémie. Gain de poids (particulièrement dans le secteur abdominal). Un besoin irrésistible de protéines. Il vous faut une énorme quantité de carburant pour ce processus d'ascension. Le gain de poids avec une incapacité à le perdre peu importe ce que vous faites est une des expériences les plus typiques. Ayez confiance que votre corps sait ce qu'il fait.

Note : le corps semble avoir besoin de ce poids supplémentaire pour effectuer le processus et tenir ces Nouvelles vibrations plus élevées. De plus, le foie passe à la vitesse supérieurs du fait qu'il traite et désintoxique rapidement . Un foie surmené peut entraîner un gain de poids abdominal et un réveil fréquent aux environs de 3h00 (l'heure du foie dans la médecine orientale). Ce qui soutient et peut être utile pour le foie, ce sont des promenades occasionnelles, respirer et avoir confiance dans l'avenir.
Éprouver des hauts et des bas émotionnels; pleurer. Nos émotions sont notre exutoire pour la libération et nous libérons beaucoup.

Un désir de rentrer à la Maison,    
 
comme si tout était FINI et comme si vous n'apparteniez plus à ce monde-ci désormais. Nous retournons à la Source. Tout EST fini. (Mais beaucoup d'entre nous restent pour éprouver et créer le Nouveau Monde). En outre, les vieux plans pour lesquels nous sommes venus ont été accomplis.

Le sentiment que vous devenez fous,    
ou que vous devez être en train de développer une quelconque maladie mentale . Vous faites rapidement l'expérience de plusieurs dimensions et d'une grande ouverture. Beaucoup de choses sont disponibles pour vous maintenant. Simplement vous n'y êtes pas habitués. Votre conscience s'est intensifiée et vos barrières sont parties. Cela passera et vous vous sentirez enfin vraiment à la maison comme vous ne l'avez jamais senti auparavant, car la Maison c'est ici et maintenant.

Anxiété, panique et sentiments d'hystérie
 
Votre ego perd une grande partie de lui-même et il a peur. Il peut avoir l'impression que tout est en train de se terminer (la plus grande partie est en train de se terminer!) .Votre système aussi est en surcharge. Il vous arrive des choses que vous ne pouvez pas comprendre. Vous êtes aussi en train de perdre les modèles de comportement de vibration inférieure que vous avez développés pour la survie en 3D. Il se peut que de ce fait vous vous sentiez vulnérables et impuissants. Ces modèles et comportements que vous perdez ne sont plus nécessaires dans les royaumes supérieurs. Cela passera et vous sentirez finalement tant d'amour, de sécurité et d'unité. Attendez juste !

Dépression.    
Le monde extérieur peut ne pas être en accord avec les vibrations plus élevées de votre Nouveau vous,. Il ne se sent pas très bien là-bas. Vous êtes aussi entrain de libérer des énergies plus basses et plus sombres et vous "voyez" à travers elles. Tenez bon!

Des rêves clairs, sauvages et parfois violents.
Vous libérez beaucoup, beaucoup de vies ayant une énergie de basse vibration. Beaucoup signalent maintenant qu'ils font l'expérience de beaux rêves. Votre état de rêve s'améliorera finalement et vous l'apprécierez à nouveau. Certains expérimentent cette libération alors qu'ils sont éveillés. Des sueurs nocturnes et des bouffées de chaleur. La température de votre corps "monte" pendant qu'il brûle des résidus.

Vos plans changent soudainement à mi-chemin et vont dans une direction complètement différente. Votre âme équilibre votre énergie. D'habitude c'est FORMIDABLE d'aller dans cette nouvelle direction, car votre âme sait mieux que vous! Ca casse vos choix et votre vibration "routiniers".

Vous avez créé une situation qui ressemble à votre pire cauchemar, avec beaucoup d'aspects "pires cauchemars". Votre âme vous guide et vous aide à vous "étirer" dans les aspects de vous où vous étiez dans le manque, ou à "adoucir" des aspects où vous étiez dans la surabondance. Votre énergie est juste en train de s'équilibrer. Trouver votre chemin vers la paix à travers cette situation est le test que vous avez mis en place pour vous-même. C'est VOTRE voyage et votre âme ne l'aurait pas mis en place si vous n'étiez pas prêts. Vous êtes celui qui trouve comment sortir et vous le ferez. Quand vous regarderez en arrière, vous aurez de la gratitude pour l'expérience et vous serez une personne différente.
David Jarry ©
Partager cet article
Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 14:24

Source : Express.be

 

http://media3.express.be/pictures/300@280/joker/Skype.jpg

 

Jusqu’à présent, la police et les autorités pouvaient difficilement exploiter les données des logiciels de voix sur IP (VoIP) comme Skype. Mais une nouvelle technologie pourrait fournir aux gouvernements un moyen d’interception en temps réel des conversations sur les logiciels de téléphonie en ligne, explique le Daily Mail.

 

Les services VoIP convertissent des signaux audio-analogiques envoyés en paquets de données numériques difficilement analysables par des tiers. Cette situation a poussé plusieurs pays comme l’Ethiopie et l’Oman à les bloquer tout simplement pour « des raisons de sécurité » ou à promulguer des lois visant à leur interdiction.

 

Récemment, le FBI avait demandé aux entreprises Internet de ne pas s'opposer à un projet de loi qui obligerait les entreprises, dont Microsoft, Facebook, Yahoo et Google, à construire des « portes dérobées » pour les écoutes du gouvernement américain.

 

Face à cette injonction, un homme d’affaires californien s’est empressé de développer une nouvelle technologie de surveillance. Dennis Chang, président de la société VoIP-PAL, un service semblable à Skype, a obtenu un brevet pour la technologie d’ « interception légale » qui permettrait aux gouvernements d’enregistrer les communications VoIP. Il affirme que son système permettrait aux autorités d'identifier et de surveiller « silencieusement » les suspects simplement en accédant à leur nom d'utilisateur et leurs données d'abonné. Par ailleurs, les utilisateurs pourraient également être identifiés grâce aux dossiers de facturation où figurent les noms et adresses associés au nom d'utilisateur. Cette technologie rend non seulement les conversations audio mais également «les autres flux de données telles que les données pures et /ou vidéo ou les données multimédia « ouvertes » disponibles pour l’interception » .

 

Les internautes suffisamment paranoïaques qui utilisent de fausses données d'abonné et qui masquent leurs adresses IP peuvent actuellement contourner l'identification. Mais le brevet obtenu par Chang est « révolutionnaire » dans le sens où il permet de restructurer l’architecture de base selon laquelle les données VoIP sont envoyées sur Internet de manière à les rendre plus faciles à suivre par les autorités. En outre, dans son communiqué de presse, la société de Chang a affirmé que le brevet de Microsoft possédait des « similitudes importantes » avec le sien. Chang insinue-t-il que Microsoft a copié son brevet ? Un journaliste de Slate lui a envoyé une série de questions à ce sujet auxquelles la compagnie n’a pas voulu répondre pour l’instant.

 

Les gouvernements du monde entier n’ont de cesse de chercher des moyens pour « pirater » les communications des citoyens sur les différents logiciels de conversation en ligne, explique le Daily Mail. Sur les réseaux mobiles 4G qui peuvent transporter de grandes quantités de données, les utilisateurs ont accès à des services VoIP bon marché ou gratuit presque partout dans le monde. Le nombre d’utilisateurs de ces services devrait atteindre les 410 millions d'ici 2015. Face à cette croissance, les autorités du Royaume-Uni, des Etats-Unis et d’autres pays cherchent à faire appliquer des lois permettant l’instauration de la technologie dite d’« interception légale » des conversations.

 

Le brevet de M. Chang est un pas de plus dans cette croisade pour le développement de technologies de surveillance en ligne. Toutefois, parallèlement, on constate un intérêt grandissant pour l’emploi des conversations cryptées permettant de contrer cette surveillance en ligne. Dernièrement, une application nommée « Silent Circle » a vu le jour. Cette dernière permet aux utilisateurs de téléphonie mobile de crypter leurs communications.

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 13:56

CYBERGUERRE – Les intrus qui se sont introduits dans les réseaux informatiques de l’Elysée en mai dernier ont subtilisé des notes secrètes et des plans stratégiques à partir des ordinateurs de proches conseillers de Nicolas Sarkozy.

 

C’est l’un des hold-up les plus audacieux réalisés contre l’Etat français. En mai dernier, quelques jours avant le second tour de l’élection présidentielle, des pirates ont réussi à s’introduire dans les réseaux informatiques de l’Elysée. Cette intrusion avait alors été soigneusement étouffée par le Château. Une omerta qui, jusqu’à présent, n’avait pas été brisée. Aucune information n’avait filtré sur la nature des agresseurs, ou même sur le préjudice subi. Pourtant, l’affaire est grave, d’autant qu’elle constituerait une cyberattaque sans précédent entre pays alliés. 

L’Express révéle que les intrus ont non seulement réussi à pénétrer au cœur même du pouvoir politique français, mais qu’ils ont pu fouiller les ordinateurs des proches conseillers de Nicolas Sarkozy. Des notes secrètes ont été récupérées sur des disques durs, mais aussi des plans stratégiques. Du vrai travail de pro, digne du dernier James Bond, Skyfall. Et, comme souvent dans ce type d’attaque, une négligence humaine est à l’origine de la catastrophe.


L’ordinateur du secrétaire général de l’Elysée pillé


Tout a commencé sur Facebook. Les assaillants ont d’abord identifié, sur le réseau social, le profil de personnes travaillant au palais présidentiel. Se faisant passer pour des amis, ils les ont ensuite invitées, par un message électronique, à se connecter sur l’intranet du Château. Sauf que ce lien menait à une fausse page Web – une réplique de celle de l’Elysée. Les victimes n’y ont vu que du feu ; et lorsque est apparu, à l’écran, un message leur demandant leur identifiant et leur mot de passe, elles les ont donnés en toute bonne foi. Une technique bien connue des hackers, qui leur a permis de récupérer les clefs numériques pour s’inviter en toute quiétude dans le saint des saints.

 

Une fois à l’intérieur, les pirates ont installé un logiciel espion qui s’est propagé d’un ordinateur à l’autre. Très élaboré, ce « ver » n’a infecté que quelques machines. Et pas n’importe lesquelles : celles des conseillers les plus influents du gouvernement… et du secrétaire général, Xavier Musca. Nicolas Sarkozy y a, lui, échappé. Et pour cause, il ne possédait pas de PC.

 

Malheureusement pour les assaillants, le code malveillant a laissé des empreintes. « Telles des marionnettes actionnées par des fils invisibles, les machines infectées communiquent avec leur maître pour prendre leurs ordres, décrypte un expert, Olivier Caleff, responsable sécurité du Cert-Devoteam, une société de sécurité informatique. Lorsque l’on essaie de remonter ces fils sur Internet, on arrive souvent sur des serveurs situés à l’étranger. »

 

C’est ce travail de fourmi qu’ont mené les enquêteurs français. Le degré de sophistication de l’attaque était tel que les suspects se limitaient, d’emblée, à une poignée de pays. Pour preuve, le cyberpompier de l’Etat, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), a mis plusieurs jours pour restaurer le réseau de l’Elysée. Difficile de trouver l’origine de l’offensive. Souvent, les assaillants brouillent les pistes en passant par des pays tiers. Autant de rebonds, sur des serveurs situés sur les cinq continents, qui rendent ce fil d’Ariane très compliqué à suivre, même pour les « cyberdétectives » de l’Etat mobilisés pour l’occasion. Mais, selon les informations recueillies par L’Express auprès de plusieurs sources, leurs conclusions, fondées sur un faisceau de présomptions, convergent vers le plus vieil allié de la France : les États-Unis.


Le virus porte la marque de son auteur


Le code malveillant utilisé affiche, en effet, les mêmes fonctionnalités qu’un ver informatique extrêmement puissant, baptisé Flame, identifié à la fin du mois de mai par une grande société russe d’antivirus, Kaspersky. « Très perfectionné, il peut collecter les fichiers présents sur une ma-chine, réaliser des captures d’écran et même activer le microphone d’un PC pour enregistrer les conversations, expli-que Vitaly Kamluk, spécialiste du sujet chez cet éditeur. Sa conception a demandé beaucoup d’argent et des moyens humains que seul un grand pays est en mesure de mobiliser. » Ou même deux : selon la presse anglo-saxonne, le ver aurait été créé par une équipe américano-israélienne, car il devait viser initialement des pays du Moyen-Orient (Iran, Egypte). Autre élément à charge : tel un peintre reconnaissable à son trait, un virus porte les marques du savoir-faire de son auteur. Janet Napolitano, secrétaire d’Etat à la Sécurité intérieure de l’administration Obama, n’a ni confirmé ni démenti nos informations.


 

Vers des attaques « pires que le 11 Septembre » ?


Dans une version du livre blanc sur la défense, actuellement en cours de rédaction, des auteurs ont soulevé les ambiguïtés de Washington. « Face à la difficulté d’utiliser les voies de droit, [les États-Unis] ont recours de plus en plus à l’action clandestine, ce qui peut poser une question de contrôle démocratique. »


Ironie du sort, le Congrès américain vient, le 14 novembre, de publier un rapport accablant sur l’ »acteur le plus menaçant du cyberespace », à savoir… la Chine. Leon Panetta, secrétaire d’Etat à la Défense, a même déclaré récemment que, par leur puissance numérique, « certains pays » seraient, d’ores et déjà, capables de provoquer un « cyber-Pearl Harbor » : « Ce serait pire que le 11 Septembre ! Des assaillants pourraient faire dérailler un train de voyageurs ou un convoi de produits chimiques dangereux. Ou, encore, contaminer les systèmes d’eau des grandes villes ou éteindre une grande partie du réseau électrique. » Le tout en se cachant derrière des écrans d’ordinateurs situés à des milliers de kilomètres…

 

Dans le monde virtuel, tous les coups sont permis


Leon Panetta sait de quoi il parle. L’Oncle Sam a déjà utilisé ces moyens. C’était en 2010, lors de l’opération « Jeux olympiques », lancée conjointement avec Israël contre l’Iran. Leur logiciel Stuxnet aurait endommagé un grand nombre des centrifugeuses utilisées par Téhéran pour enrichir de l’uranium. Spectaculaire, cette opération ne doit pas faire oublier que d’autres nations oeuvrent dans l’ombre. Dans le plus grand secret, de nombreux pays, démocratiques ou non, fourbissent leurs armes numériques. Des forces secrètes se constituent, des mercenaires vendent leurs services aux plus offrants. Sans foi ni loi. La Toile n’est pas un champ de bataille comme les autres. Oubliez les codes de l’honneur, les conventions internationales ou les alliances. Tous les coups sont permis. Et mieux vaut avoir les moyens de se battre. Dans le cyberespace, personne ne vous entendra crier.


Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre au quartier général de l’Otan, à Bruxelles. Toutes les nuits, vers 1 heure, c’est le même rituel, explique l’un des responsables européens de la sécurité au sein de l’organisation. « Sur une carte, à l’écran, on voit des dizaines de lumières s’allumer en Chine, explique-t-il. Ce sont les hackers qui, le matin, lancent des attaques lorsqu’ils arrivent au boulot. Et, le soir, elles s’éteignent quand ils rentrent chez eux. »


Même constat d’un proche de la NSA, l’agence de renseignement des Etats-Unis : « Parfois, nous enregistrons une baisse sensible des tentatives d’intrusion sur nos sites, témoigne-t-il. Invariablement, cela correspond à des jours fériés en Chine. » Mais l’image d’une « superagence » où des armées de pirates travailleraient en batterie pour ravir les secrets de l’Occident ne reflète pas la réalité. Selon ce même agent, « leur capacité offensive est beaucoup moins centralisée qu’on pourrait l’imaginer. De nombreuses régions ont mis en place leur propre dispositif, qui dépend du bureau politique local. Et il n’est pas rare que ces factions se combattent entre elles. »

 

Coût d’une attaque : quelques centaines de milliers d’euros


Un hacker, qui souhaite rester anonyme, pense, lui aussi, que l’on surestime un peu le « cyberpéril jaune ». « J’ai eu l’occasion de voir travailler les Chinois, ce ne sont pas les plus affûtés, dit-il. Leurs techniques sont assez rudimentaires par rapport à celles des Américains ou des Israéliens… »


A chaque pays sa spécificité. En Russie, le dispositif d’attaque est opaque. De nombreux spécialistes occidentaux du renseignement soupçonnent l’existence d’une relation triangulaire entre l’Etat, la mafia et certaines sociétés de conseil informatique qui seraient le bras armé du Kremlin. « Avez-vous déjà vu, en Russie, un hacker avoir des problèmes avec la police ? questionne Garry Kasparov, ancien champion du monde d’échecs, aujourd’hui l’un des opposants au président Poutine. Non, parce que l’on sait qui se trouve aux manettes, dans l’ombre… »


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Européens ne sont pas en reste. La France, c’est une surprise, dispose d’une force de frappe numérique. Mais on trouve aussi, sur l’échiquier mondial, des États moins avancés sur le plan technique, tels l’Iran et la Corée du Nord. Nul besoin, en effet, d’investir dans des infrastructures coûteuses. Il suffit d’un ordinateur, d’un accès à Internet et de quelques centaines de milliers d’euros pour monter une attaque. Car sur la Toile, comme dans la vraie guerre, on trouve toutes sortes d’armes sur le marché. Il suffit de frapper aux bonnes portes. Au lieu d’une kalachnikov, on repartira avec un logiciel malveillant (malware, dans le jargon) qui permettra de prendre le contrôle d’un système ennemi.

 

« C’est un enjeu de domination. En maîtrisant l’information, on contrôle tout », résume Jonathan Brossard. Ce hacker français renommé intervient aujourd’hui dans des groupes internationaux.


Son job consiste à s’introduire dans les systèmes informatiques pour en révéler les failles – et trouver des parades. Pour lui, les risques d’un cyberconflit existent, mais ils masquent une autre motivation, bien plus puissante : « Faire du business ! Être capable de griller un réseau électrique, c’est bien, mais le véritable enjeu, c’est surtout de gagner des parts de marché. » Connaître, dans le détail, la proposition d’un concurrent, lors d’un gros appel d’offres, donne un avantage décisif. Pour l’avoir négligé, certaines sociétés ont péri. Des pirates – chinois semble-t-il – ont pillé les secrets du géant canadien des télécoms Nortel pendant près de dix ans, au point de l’acculer à la faillite. De tels exemples abondent.


Et la France n’est, malheureusement, pas épargnée. Les grandes entreprises du CAC 40 compteraient même parmi les plus vulnérables d’Europe. Sur ce nouveau champ de bataille invisible, on ne compte pas les morts, mais les points de PIB perdus. Et, derrière, sans doute des emplois par milliers.


Sources : Le Journal du Siècle / L’Express

Partager cet article
Repost0

Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

Rechercher

Catégories

Vidéos du moment