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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:29

http://img.over-blog.com/460x520/4/23/42/31/42/memorial-dresse-en-hommage-aux-victimes-de-la-catastrophe-d.jpg

Depuis le plus grand accident industriel de l’histoire, en 1984, en Inde, la ville de Bhopal continue d’amasser des déchets toxiques. Des centaines d’habitants de la ville, dont des survivants de la catastrophe, ont ainsi défilé dans les rues lors d'une visite du ministre de l’Intérieur, P. Chidambaram.

Il y a 27 ans maintenant, dans la nuit du 3 décembre 1984, une fuite de gaz toxique à l'usine américaine de pesticides Union Carbide de Bophal (rachetée 15 ans plus tard par la société Dow Chemical) avait fait des milliers de victimes, aboutissant à un bilan colossal : 3.500 morts par suffocation dans les premiers jours, 15.000 décès des suites de maladies respiratoires et 800.000 autres personnes affectées d'une façon ou d'une autre au cours des années suivantes.

Malgré cette catastrophe, le site de l'usine de pesticides recèle aujourd'hui encore des déchets toxiques et n’a toujours pas été nettoyé. "Près de 20.000 tonnes de déchets toxiques reposent à ciel ouvert à Bhopal, présentant un danger sanitaire pour la population", dénonce auprès de l'AFP Nawab Khan, un des manifestants ayant apostrophé le ministre indien de l’Intérieur lors de sa visite dans la ville.

Or, "personne ne s'interroge aujourd'hui sur la façon de se débarrasser des produits chimiques toxiques", a-t-il ajouté. Le mois dernier, l'organisme public allemand d'aide au développement GIZ a indiqué être en pourparlers avec le gouvernement indien pour retraiter 350 tonnes de déchets de l'usine chimique. Mais aujourd'hui, aucune annonce concrète et officielle n'a encore été faite.

 




Source :

http://www.maxisciences.com

 

Aller plus loin :

La catastrophe de Bhopal (Docu+Article) [VF]

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:12


 

De la vérité engloutie, des pièces manquantes au puzzle remontent en surface. Désormais, les volumes communément acceptés d’Agent Orange déversés sur le Viêt Nam semblent réellement obsolètes.


http://belle.a.free.fr/menus/plan%20okinawa.jpg


Depuis la fin de la Guerre américaine au Viêt Nam (Laos et Cambodge), selon différentes recherches scientifiques au fil du temps, les estimations portant sur le volume d’ « Agent Orange » utilisé lors de cette guerre chimique ne cessèrent d’aller crescendo. Ces études avancèrent 42 millions de litres, ensuite 54, ultérieurement 72, puis 84, avant d’évoquer plus ou moins 100…**

 

En mai 1990, le rapport déposé par l’amiral Zumwalt confirme que de nombreuses utilisations d’herbicides n’étaient pas enregistrées dans l’opération Ranch Hand. L’amiral Zumwalt écrit que des unités combattantes, telle Brown Water Navy, ont souvent procédé à des épandages de façon officieuse : « En tant que commandant des forces navales US au Vietnam, j’étais au courant que l’Agent Orange délivré aux forces alliées était fréquemment utilisé dans des missions non enregistrées ».

 

En 2003, à partir d’archives de l’armée étasunienne, le rapport Stellman situe le pic d’utilisation d’Agent Orange durant l’année 1967, tandis que le rapport Zumwalt (rédigé d’après la situation réelle par ce haut responsable intègre) l’établit en 1969.

 

Entre ces deux rapports, aux Philippines, la fermeture des bases militaires américaines ne releva pas de la volonté des États-Unis, mais d’un refus du Sénat philippin de reconduire le bail en 1992. La décision fut facilitée par l’éruption du Pinatubo qui, un an plus tôt, avait détruit à moitié la base aérienne de Clark et celle de la marine à Subic Bay situées de part et d’autre du volcan. De fait, sans être abandonnées, elles restèrent en l’état, contaminées. La base de Subic Bay comptait 6 000 marins et employait 27 000 Philippins. Les autorités philippines exigèrent des anciens occupants une enquête de qualité environnementale (EQE), pour ce qui allait devenir la zone franche du port de Subic Bay : un vaste projet à destination industrielle et commerciale, financière et touristique comprenant un parc à thèmes pour enfants et générant plus du double d’emplois que la base de l’US Navy. Les résultats de cette étude menée par Clearwater Revival Company furent complètement remis en cause par Subic Bay Metropolitan Authority, et Environment Baseline Study qui démontrèrent qu’elle n’avait pas été réalisée dans les normes. Elle n’avait pas respecté le quadrillage des aires ni même les profondeurs de prélèvements et les échantillons ne provenaient pas des endroits les plus susceptibles d’être pollués. Elle fournissait des déclarations inexactes et des omissions nuisibles à la crédibilité des résultats. Aucune information sur l’historique des activités menées sur les sites sensibles ne fut livrée. Malgré cela, dans les 47 sites examinés, on retrouva de nombreux poisons se distillant dans les sols, la rivière, le port, la nappe phréatique, et donc dans la chaîne alimentaire. Le site N°24 révélait, entre autres, des composés chimiques accompagnant habituellement les dioxines, ce fantôme de l’Agent Orange. L’Agent Orange était aussi là, nous allons le voir plus loin.

 

L’année suivante, en 2004, éclatait un scandale en Nouvelle Zélande. Dans la ville de New Plymouth, et son quartier de Paritutu très précisément. Le gouvernement états-unien fit pression sur l’usine Ivon Watkins Dow (IWD) pour obtenir rapidement de grandes quantités de 2,4-D et de 2,4,5-T afin de pourvoir aux gigantesques besoins d’Agent Orange que les grandes compagnies chimiques US ne parvenaient plus à satisfaire. Car à la guerre s’ajoutait la forte demande intérieure de l’agriculture industrielle qui, si elle n’était pas satisfaite, risquait de remettre en cause la production de denrées alimentaires, menaçant du même coup de stimuler l’inflation, donc d’augmenter le mécontentement et la contestation du peuple américain. Mue par la même avidité que ses consœurs états-uniennes, IWD obtint l’exclusivité de la licence en Nouvelle-Zélande et demanda à ses responsables d’observer un mutisme absolu sur cette fabrication aussi soudaine qu’effrénée. Par souci de discrétion, IWD expédiait sa production au Mexique. De là, elle était acheminée vers les Philippines et livrée à la base navale de Subic Bay, pour ensuite rejoindre le Viêt Nam. Quand la pression des scientifiques et de l’opinion publique internationale obligea les USA à stopper l’utilisation de l’Agent Orange au Viêt Nam, IWD se retrouva avec un stock considérable sur les bras : des dizaines de milliers de gallons. L’entreprise acheta alors une ferme de 100 ha jouxtant son usine (qui en faisait 29), et y enfouit clandestinement ces surplus, son personnel étant plus que jamais tenu au secret. Plus tard, les habitants trouvèrent régulièrement des poissons morts, (surtout l’anguille qui vit sur les fonds), jusqu’à ce qu’il soit nécessaire d’organiser leur ramassage en grande quantité. En septembre 2004, le ministère de la Santé révéla des taux élevés de dioxine dans le sang des habitants de Paritutu. Le 11 janvier 2005, le New Zealand Herald publia un communiqué du ministère de la Défense confirmant les craintes de la population, avant qu’un ancien haut responsable d’IWD ne confesse ces enfouissements massifs d’Agent Orange. L’étendue de la contamination souterraine de la ville par la dioxine s’avéra considérable. Ainsi, les vétérans néo-zélandais du Viêt Nam, eux aussi victimes, subiront une mystification supplémentaire de la part de leur gouvernement.

 

Puis, en 2011, c’est au tour de la Corée du Sud. Un ancien combattant US a déclaré avoir participé en 1963-64 à l’enfouissement de « produits chimiques » à Camp Mercer, situé à Bucheron, près de la capitale sud-coréenne. Au mois de mai, deux vétérans états-uniens révélèrent que l’US Army avait enterré, en 1978, un reliquat d’Agent Orange (environ 50 000 litres) dans la base militaire US de Camp Carroll, à Chilgok, situé à 300 km au sud-est de Séoul. Malade, le vétéran Phil Steward fait une demande auprès du département des Anciens Combattants (VA) en 2005. Puis il entre en contact avec d’autres soldats américains ayant servi en Corée au cours des années 1960 et 70, tous ayant une expérience de l’utilisation de l'Agent Orange. "L’Agent Orange n’a pas seulement été utilisé sur la DMZ, il a été pulvérisé à travers un large éventail de zones de Corée du Sud. On nous a dit que c’était tout à fait sécuritaire et que cela était nullement nocif. Vous pouvez le boire, vous pouvez vous brosser les dents avec, vous pouvez vous baigner dedans qu’il ne se passera rien. C’étaient des mensonges", dit Steward. Il était en Corée avec Steve House, un autre vétéran américain qui a été le premier à révéler que l'Agent Orange avait fait l'objet de stockage à Camp Carroll, puis d’enfouissement : « À compter de Février 1978, nous avons reçu l'ordre de creuser des tranchées dans la zone D du camp Carroll et d'enterrer des centaines de barils d'Agent Orange. Plus tard, tous les légumes cultivés le long des crêtes avoisinantes se consumaient, il y avait des dizaines de lapins et d’oiseaux morts… » House indique : « les barils portaient l’étiquette « composé Orange, Vietnam ». Rouillés, les barils fuyaient et me provoquèrent, comme et mes compagnons, des éruptions cutanées douloureuses et une grosse toux. » House, qui a servi comme opérateur d’engins de travaux à Camp Carroll pendant un an, a ajouté que s’il pouvait se rendre sur place : « probablement je localiserais les lieux exacts…" Comme preuve, il a présenté une photo d’une des tranchées creusée à l'arrière de la base militaire américaine en 1978. House et Steward souffrent de diabète, de neuropathie périphérique, de glaucome, de chloracné et autres maladies connues pour être causées par l'Agent Orange : "Je n’ai plus beaucoup de temps...  C'est à vous de prendre la relève, afin que nous puissions obtenir des réponses pour les peuples coréen et américain qui ont été exposés à ce genre de chose », dit House devant la Chambre en essuyant ses larmes. « Déni, déni… jusqu’à ce qu’on soit tous morts » est un slogan des vétérans. Au printemps 2011, une enquête épidémiologique menée auprès des habitants de Chilgok montre une mortalité due aux cancers et maladies neurologiques élevée.

 

Aujourd’hui, c’est l’île d’Okinawa, située au sud du Japon, qui est visée. En réalité, cette île sous contrôle US depuis le traité de San Francisco, en 1952, fut le refuge de bases militaires étasuniennes ayant servi au stockage d’armes non conventionnelles, avant que son contrôle revienne au japonais en 1972. Dix ans plus tôt, l’US Air Force y effectua des essais d’armes biologiques sur des cultures de riz. En 1963, les navires étasuniens livrèrent 12 000 tonnes d’armes biochimiques. Mais, 6 ans plus tard, sur la base de Kadena Air Force, une fuite de gaz neurotoxique oblige l’hospitalisation de 23 membres des forces armées étasuniennes. En 1971, l’opération Red Hat transfère ces stocks sur l’île Johnston, perdue au beau milieu de l’océan Pacifique. 1998, des vétérans étasuniens d’Okinawa souffrant de pathologies liées à l’exposition de l’Agent Orange demanderont la prise en charge de leurs soins et des compensations au département des Anciens combattants (VA). Demandes rejetées : le gouvernement des États-Unis disant qu’il n’y a jamais eu d’Agent Orange à Okinawa. En juillet 2004, le général Richard Myers, chef d’état-major, déclare qu’ « aucun dossier contient la moindre information reliant l’utilisation ou le stockage de l’Agent Orange ou autre herbicide à Okinawa ». Cependant, en 2009, preuve est apportée à VA que l’opération Red Hat a bien transféré depuis Okinawa de l’Agent Orange vers l’île Johnston. The Japan Times révèlera les témoignages précis d’une trentaine de vétérans étasuniens ayant déchargé des containers cerclé d’une bande orange dans les années 60 jusqu’au début des années 70, comme de ceux qui ont assisté aux pulvérisations sur les côtes et le long des routes d’Okinawa. Récemment, un employé des services VA montre des documents prouvant que les États-Unis ont menés des tests ultrasecrets d’Agent Orange sur cette île en 1962, ceci dans le cadre du programme « Agile » développant des techniques de guerre non conventionnelles, faits confirmés plus tard par un ancien haut fonctionnaire étasunien. Une employée de VA, Michelle Gatz, est parvenue (dans le cadre du Freedom of Information Act, FOIA) à mettre la main sur des documents (comprenant entre autre le journal de bord d’un navire), ordres de déploiement de l’armée et dossiers gouvernementaux. Le journal de bord du navire révèle des bons de transports « classifiés ». Ce navire de la marine marchande est le « SS Schuyler Bland Otis ».

 

Navire marchand SS Schuyler Bland Otis

 

Le journal de bord stipule qu’il effectuait le transport de marchandises classifiées entre les USA et Okinawa, et qu’il y était déchargé sous le contrôle de gardes armés à White Beach (port de l’US Navy sur la côte Est de l’île), notamment le 25 avril 1962. Ce navire de propriété civile, régulièrement employé par l’US Navy pour le transport de défoliants incognito, était en mesure de contourner les contrôles douaniers des navires militaires dans les ports étrangers. Avant d’arriver à Okinawa, le cargo avait navigué au Viêt Nam du Sud pour une des premières livraisons de défoliants par le Pentagone. Gatz découvrira que le 267ème peloton de service chimique, jusque-là stationné en Alaska, à été réactivé en 1962 et transféré à Okinawa de façon inexpliquée. En septembre 2011, un haut responsable américain en retraite (souhaitant garder l’anonymat) brise l’omerta et affirme à The Times que le Pentagone avait testé des défoliants dans les jungles du Nord de l’île d’Okinawa, à proximité des villages de Kunigami et Higashi. Ce fonctionnaire déclare qu’Okinawa avait été choisi pour ces expériences en raison des similitudes de sa végétation avec celle du Viêt Nam et l’absence de règles de sécurité strictes qui avaient entravé ces essais potentiellement dangereux ailleurs. Maintenant il semble difficile à VA de repousser les 132 demandes récentes (qui ne sont que la pointe de l’iceberg) de vétérans d’Okinawa atteints de pathologies gravissimes, tout comme leur progéniture, en lien avec l’Agent Orange. L’utilisation expérimentale de l’Agent Orange à Okinawa et son stockage clandestin pour la guerre du Viêt Nam ne fait plus guère de doute. Okinawa viendra s’ajouter à la centaine de lieux répertoriés dans le monde où furent fabriqués, expérimentés, stockés, et utilisés les défoliants de la guerre du Viêt Nam.            

 

Pour approvisionner la guerre chimique au Viêt Nam, une véritable ceinture d’entrepôts clandestins d’Agent Orange se dessine sur le Pacifique, du sud au nord, sites de production et de stockages n’apparaissant nulle part dans les archives.

 


 

 

Aller plus loin :

Le monde selon MONSANTO / Monsantoland (Docu+article) [VF]

 

Source :

http://mondialisation.ca

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 02:46

http://www.last-video.com/wp-content/uploads/2011/03/explosion-fukishima.jpg

 

C'est un général américain qui a sonné l'alarme : ce qui était à craindre est en train de se profiler à l'horizon, menaçant tout l'hémisphère nord.

Il s'appelle Albert N.Stubblebine, et ce général retraité de l'armée américaine a publié récemment un communiqué en tant que président de la NSF (Natural Solution Foundation), affirmant que la situation à Fukushima est en train d'empirer.

Que ce soit par l'évaporation de l'eau dans les piscines, ou en raison de l'effondrement possible de la structure, ce serait d'après lui tout l'hémisphère nord qui pourrait devenir en grande partie inhabitable, si le pire arrivait. lien

Sa déclaration est sur cette vidéo

 

 

 

 

On se souvient de l'interview récente du diplomate Akio Matsumura qui déclarait comment la catastrophe en cours de la centrale de Fukushima pouvait finalement se transformer en un évènement capable de mettre en péril toute vie sur Terre. vidéo

D'ailleurs, pour Roland Desbordes, président de la CRIIRAD (commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité), « l'explosion de la centrale est encore possible parce que les combustibles sont présents en grande quantité ». lien

Le rédacteur en chef de « Natural News Com » dans un article en date du 6 mai 2012 nous informe que le 30 avril 2012, 72 ONG japonaises ont fait une demande urgente auprès du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et du gouvernement japonais afin que des mesures immédiates soient prises pour stabiliser la piscine du réacteur n°4 de Fukushima.

Toutes les piscines de Fukushima Daiichi contiennent 11 125 assemblages de combustible nucléaire, soit près de 4 fois autant de matière radioactive que dans le cœur des réacteurs de Fukushima Daiichi, dont le césium 137 correspond à 10 fois la quantité libérée au moment de la catastrophe de Tchernobyl, et la piscine du N°4 en contient 1535 assemblages, pour un poids total de 264 tonnes. lien

Kaori Izumi, de Shut Tomari s'est associé à cette demande, précisant « Fukushima Daïchi n'est plus seulement un problème japonais, mais un problème international. Il est impératif que le gouvernement japonais et la communauté internationale travaillent ensemble sur cette crise avant qu'il ne soit trop tard ». lien.

Les ONG se sont donné jusqu'au 20 mai pour récolter des appuis étrangers, et on peut lire l'intégralité de leur appel sur ce lien.

Auparavant, le sénateur américain Ron Wyden, après avoir visité le 6 avril dernier, la centrale nucléaire de Fukushima, avait publié un communiqué de presse 10 jours après, soulignant le risque catastrophique, et appelant à l'intervention du gouvernement des USA.

Il a également écrit à Ichiro Fujisaki, l'ambassadeur du Japon aux Etats Unis, demandant au Japon d'accepter l'aide internationale. lien

On se souvient que le 16 avril, Tepco s'était dit désolé d'avoir dû rejeter dans l'océan 11 500 tonnes d'eau hautement radioactive. lien

Malgré tout, les pêcheurs de Fukushima envisagent de reprendre partiellement le travail à partir de juin en tentant de limiter leur pêche aux espèces les moins contaminées.

Mais c'est le sort de la piscine du réacteur n°4 qui pose le plus de problème, puisque TEPCO affirme que le déplacement des barres de combustible sera fait dès que possible, mais pas avant 2014 (lien) ; Pour le sénateur américain Ron Wyden, il faudrait 10 ans pour enlever toutes les barres de combustible, et le risque est trop grand d'attendre si longtemps (lien), ce que confirme le docteur Koide, de l'université de Tokyo. lien

En effet, outre les assemblages qu'il faudra sortir de cette piscine, il faut noter que lors de l'explosion du réacteur n°3, de nombreux morceaux d'infrastructure sont tombés dans les piscines, dont une grue de 35 tonnes qui se trouve dans la piscine du n°3. lien

Sur ce lien, on peut découvrir 2 vidéos sous titrées particulièrement intéressante, l'une étant réalisée par ZDF, une chaine de télévision allemande lors d'une visite du site, et l'autre étant le témoignage de Nala Yukiteru, ingénieur spécialisé dans le nucléaire, et qui travaillait à Fukushima.

 

http://energie.lexpansion.com/partners/expansion/cacheDirectory/HTMLcontributions/img/vue-aerienne-centrale-nucleaire-fukushima.jpg

 

Revenons à la piscine du N°4.

D'une profondeur de 12 mètres, les assemblages sont placés sur le fond, dans des casiers sur une hauteur de 4 mètres, surmontés donc par 8 mètres d'eau, et plus le niveau d'eau baisse, censé absorber le rayonnement gamma, plus le rayonnement devient dangereux.

La paroi de la cuve était de 100-120 degrés, et pour accélérer le refroidissement TEPCO doit injecter 7 tonnes d'eau à l'heure.

Lors de la catastrophe le niveau d'eau de la piscine avait considérablement baissé, au point de laisser affleurer la partie supérieure des combustibles, provoquant une montée en température, un début de fonte des gaines, et d'importants rejets radioactifs et ce n'est que dix jours plus tard que la piscine a été refroidie. lien

Bertrand Barré, conseiller scientifique des services communication d'AREVA (lien) se veut rassurant, assurant que des piliers d'acier reposant sur le plancher du deuxième étage ont été installés pour consolider la piscine, et il est convaincu qu'elle pourrait résister à un puissant séisme. lien

Ce qui n'est pas l'avis de tous, puisque d'après un article paru chez « ENENEWS » la piscine pourrait s'effondrer, ce média annonçant que la première inspection a commencé le 17 mai.

Tepco affirme avoir renforcé la structure en augmentant sa marge de sécurité de 20%. lien

Les experts veulent vérifier si elle penche, en comparant de part et d'autre le niveau d'eau dans la piscine. lien

La piscine du réacteur n°4 n'est pas la seule à poser des problèmes, puisqu'une fuite s'est produit le 12 mai, provocant un déversement d'eau contaminée dans l'océan et faisant chuter le niveau d'eau au-dessous de la base des barres de combustible. lien

Des échantillons d'eau de mer prélevés aux abords de la centrale ont révélé des taux de césium à un niveau 18 000 fois supérieurs à la norme, et la fuite aurait été colmatée par une injection de béton.

En tout cas, à 230 km de la centrale sinistrée, dans la baie de Tokyo, on a découvert une augmentation du taux de césium de 70%.

Pour lutter contre la mévente, les maraichers en sont venus à tricher sur l'origine des légumes vendus, et ceux qui sont pris la main dans le sac, ne sont pas condamnés, l'administration leur enjoint seulement de respecter les règles d'étiquetages, sans autre forme de procès. lien

Ce qui n'a pas empêché le gouvernement japonais de lever l'interdiction d'habiter la zone sinistrée dans 3 des 11 communes touchées par la catastrophe, à condition de s'en tenir à y revenir, sans pour autant y passer la nuit.

Alors les habitants qui le souhaitent s'en tiennent à nettoyer et réparer leurs maisons dévastées par le tsunami, mais le port d'une combinaison radiologique, ou d'un simple masque n'est pas obligatoire.

Une partie de cette zone autorisée se trouve pourtant entre 20 et 50 mSv/an, notamment dans le secteur de Minami-Soma.

Cette décision est consécutive à la volonté d'un maire obnubilé par la levée de l'interdiction, Katsunobu Sakurai, puisque Kiyomi Sakuma, membre de la cellule chargée des réfugiés du nucléaires a affirmé que « seules les villes dont les maires étaient les plus motivés et les plus combatifs pour faire revivre leurs communes ont rouvert » ajoutant « le gouvernement attend d'être sollicité par les collectivités locales pour rouvrir une ville », façon habile de dégager ses responsabilités. lien

Le gouvernement japonais a demandé que les milliers de têtes de bétail vivant encore dans la zone d'exclusion soient abattues, avec le consentement de leurs propriétaires. lien

A la mairie de Minami-Soma, on est conscient que l'un des problèmes cruciaux est de trouver une zone pour stocker les déchets contaminés par la catastrophe, car s'il est vrai que le césium 134 a une demie vie de 2 ans, le césium 137 ne perd la moitié de sa dangerosité qu'au bout de 30 ans, et il faut donc compter un bon siècle pour que cette pollution soit moins préoccupante.

Pour endiguer l'exode, les autorités de Fukushima ont décidé de fournir une couverture médicale gratuite à toutes les personnes âgées de moins de 18 ans vivant dans la province, ce qui va coûter l'équivalent de 46 millions d'euros.

Selon le journal « Daily Yomiuri », à Minami-Soma, les bénévoles ne se battent pas pour aider à enlever les débris et nettoyer la zone ; Ils étaient beaucoup plus nombreux il y a un an et la population a diminué de 54% dans l'ex-zone d'évacuation.

En effet, que ce soit à Minami-Soma, Naraha, Hirono, Kawauchi, ou Tamura, sur les 59 000 personnes qui vivaient dans cette zone, 30 000 l'ont quitté. lien

Espérons que la communauté internationale se décidera enfin à s'investir à Fukushima afin d'éviter que le pire ne se produise.

En tout cas, avec peut-être un lien de cause à effet, les actions d'AREVA ont atteint historiquement leur niveau le plus bas chutant à 9,278 €. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « le monde est noir quand on a les yeux fermés ».

 

 


 

Source :

Olivier Cabanel
Agoravox
ven., 18 mai 2012 12:23 CDT

Trouvé sur :

http://fr.sott.net

 

Aller plus loin :

FUKUSHIMA : 85 fois plus de césium-137 que pour l'accident de Tchernobyl (Article)

Le mensonge de Fukushima (Docu + articles) [VOSTFR]

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 02:29

Le Conseil d’Etat (français) reconnaît le vaccin Pentacoq responsable d’un handicap à 95% chez un bébé de 5 mois, et condamne l’Etat à plus de 3 millions d’euros d’indemnités

 

Le vaccin Pentacoq, retiré du marché le 22 décembre 2005, mais depuis remplacé par un autre vaccin, était alors un vaccin utilisé contre 5 risques infectieux, la coqueluche, l’haemophilus de type b, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

 

En 1995, Inès, alors âgée de 5 mois, reçoit ce vaccin sur prescription médicale dans le cadre de la vaccination obligatoire. Une semaine plus tard, Inès est hospitalisée en urgence pour des troubles neurologiques graves qui ne seront pas mortels mais la laisseront handicapée à 95%, en cause une rhombomyélite aiguë « imputable à l’administration du vaccin Pentacoq », estime enfin le conseil d’Etat, après 17 années de procédure.

 

 

C’est l’Etat, et en particulier le Ministre de la Santé, puisque la vaccination était obligatoire, qui sont condamnés à verser plus de 3 millions d’euros à cette jeune fille dorénavant lourdement handicapée (et à la MSA qui a financé les frais d’hospitalisation) : en effet jusqu’en 2002, c’est l’Etat qui assumait ce risque lié aux vaccinations (L’ONIAM se charge de ces indemnisations depuis 2004). Le laboratoire Sanofi-Pasteur, fabriquant du Pentacoq, n’aura quant à lui rien à débourser.

 

Il aura fallu 17 ans à la justice pour mettre un terme à cette procédure, 17 ans pendant lesquels la victime et sa famille ont attendu une indemnisation de l’Etat, mais le Ministère de la Santé et des Sport, représenté aujourd’hui par Xavier Bertrand, a fait traîner le dossier, 17 ans pendant lesquels l’Etat et donc le contribuable, ont payé des avocats pour s’opposer à la famille de la victime et à la victime.

 

Le Conseil d’Etat accorde donc également aux parents et à la sœur de la victime un préjudice moral et une rente annuelle à la victime.


Source:

Conseil d’État, 24 Avril 2012 N° 327915

 

Trouvé sur :

http://lesmoutonsenrages.fr

 

Aller plus loin :

Les vaccins ont été basés sur une fraude médicale depuis plus de cent ans (Article)

Les fondements de la théorie vaccinale s’effritent car la science révèle l’inutilité des anticorps pour combattre les virus (Article)

Acharnement vaccinal: une maman saisit l'Ordre des Médecins (Article)

Aluminium, notre poison quotidien. [Docu VF]


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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 02:24

Deux évènement astronomiques en simultanés sont à surveiller ce week-end, plus précisément Dimanche le 20 Mai. D’abord l’éclipse annulaire…

Illustration: Space Weather

Alignement du 20 Mai 2012

Et pour la première fois en 26 000 ans, en simultané avec un alignement Terre, Lune, Soleil avec notre  soleil central « Alcyone » dans la constellation mystique des Pléiades.

SOURCE

Le blog des enculuminatis

 

Alignements Planétaires Mondiaux avec les Sites Sacrés

Maximum de l’Éclipse à 23:47 UT/GMT

Cette Éclipse va commencer à l’ouest de Hong Kong, puis elle passera au nord de Taïwan et ensuite sur Tokyo et le Mont Fuji. Elle va former un arc juste au sud des Iles Aléoutiennes et de l’Alaska, lorsque l’éclipse sera à son maximum (à 23:47 Universal Time = 14:47 AHDT / local time). Puis elle touchera la limite la plus au nord de la Faille de San Andreas. Elle passera au-dessus du Mont Shasta, puis elle traversera le Nevada et le Nouveau Mexique et se terminera juste à l’intérieur du Texas.


Passage de l’Eclipse du 20 Mai avec les alignements planétaires 


 

L’Éclipse Annulaire et les Grilles Énergétiques de la Terre

Il s’agit d’une Éclipse Annulaire, ce qui signifie que la Lune est plus éloignée de la Terre que pendant une Éclipse Totale, donc elle ne peut pas masquer complètement le Soleil. Elle laisse alors passer un anneau (annulus) de lumière solaire qui est visible autour du disque sombre de la Lune. Selon Fred Espenak de la NASA, « les éclipses annulaires ont un charme particulier. Pendant une éclipse annulaire, les rayons du soleil se transforment en petits anneaux de lumière. Le meilleur endroit pour la voir est d’être sous un arbre feuillu dans espace ensoleillé. On pourra alors voir des centaines d’ombres circulaires ».

Il apparaît que les Éclipses Solaires ont un effet important sur les grilles énergétiques subtiles de la Terre ainsi que sur les lignes telluriques. Tous les évènements puissants qui se produisent sur Terre laissent des empreintes mémorielles énergétiques dans les grilles d’énergie de la Terre. Ceci peut être amplifié et transmis au travers des grilles par les courants d’énergie qui sont diffusés grâce aux mouvements du Soleil, de la Lune et des planètes. Des empreintes négatives puissantes comme les conflits, les abus de pouvoir ou les traumatismes émotionnels peuvent bloquer le courant énergétique d’une région particulière de la planète et provoquer une distorsion d’énergie.

Les Éclipses donnent la possibilité de laisser partir les empreintes énergétiques négatives et permettent aux nouveaux modèles positifs de s’encoder dans les grilles de la Terre. Hamish Miller, le célèbre sourcier du Royaume-Uni, a constaté que lorsque l’ombre d’une éclipse se déplace, les lignes énergétiques subtiles de la Terre perdent pratiquement toute leur puissance et deviennent indiscernables aux radiesthésistes. Puis lorsque la lumière du Soleil revient, les grilles reprennent vie. C’est un peu comme d’effacer l’ancien programme d’un ordinateur, d’en charger un nouveau, puis de redémarrer le système. Les Éclipses Annulaires ont un effet très subtil sur les grilles énergétiques ; elles libèrent, transforment et guérissent le ‘modèle’ énergétique éthérique qui peut alors permettre aux nouveaux archétypes spirituels d’émerger dans la conscience collective humaine.

 

Le Serpent à Plumes & le Serpent Arc-en-Ciel

L’auteur Robert Coon décrit deux lignes Terrestres majeures, ou lignes du Dragon, qui encerclent la planète d’est en ouest. Ce sont les lignes du ‘Serpent à Plume’ ou ligne du Grand Dragon Masculin et le ‘Serpent Arc-en-Ciel’ ou ligne du Grand Dragon Féminin. Elles sont comme les deux ‘méridiens’ d’acupuncture principaux du système énergétique global, similaires aux deux principaux méridiens d’acupuncture yang et yin qui se trouvent dans le corps humain – Le Vaisseau Gouverneur et le Vaisseau Conception. Tout le reste des grilles énergétiques de la Terre est alimenté par ces deux vastes réservoirs d’énergies spirituelles de force vitale en mouvement.

Le passage de l’Éclipse Annulaire du 20 Mai croisera le Serpent à Plume – la ligne du Grand Dragon Masculin à deux endroits – le Mont Fuji au Japon et le Mont Shasta en Californie. L’Île Adak est le point pivot qui se trouve à peu près exactement à mi-chemin entre ces deux montagnes sacrées et l’endroit le plus proche du point maximum de l’éclipse.

L’Éclipse du 20 Mai croise le Serpent à Plume – la ligne du Grand Dragon Masculin – au Mont Fuji au Japon et au Mont Shasta.

Les Éclipses se produisent lorsque le Soleil et la Lune sont en conjonction avec le Nœud Nord ou le Nœud Sud de la Lune. Les Éclipses du Nœud Sud peuvent nous aider à laisser partir les schémas, les attitudes et les archétypes dépassés. Le Nœud Nord permet aux nouveaux modèles et archétypes de s’ancrer au sein de la conscience collective.

 

Se Libérer du Passé – Faire Germer le Futur

L’Éclipse du 20 Mai est une éclipse de Nœud Sud qui va permettre de libérer les ‘formes-pensées’ énergétiques et les archétypes patriarcaux qui datent d’au moins 5125¼ années et probablement de 25,626 années de la Grande Année Galactique. L’Éclipse va nous débarrasser des empreintes négatives venant de l’expression non-alignée du pouvoir masculin dans les grilles de l’Océan Pacifique et sur toute la longueur du Serpent à Plume – la ligne du Grand Dragon Masculin, qui entoure la Terre. Donc cela va affecter la conscience de la planète toute entière.

Dans les grilles de l’Océan Pacifique, l’utilisation du pouvoir masculin non-aligné s’est exprimé dans une des batailles les plus terribles de la Seconde Guerre Mondiale, en particulier dans un des points les plus important comme L’Île de Midway, qui se trouve au centre même de la grille du Pacifique Nord, tout comme Iwo Jima et Hawai avec le bombardement de Pearl Harbor. Les déséquilibres de la grille ont été fortement aggravés par le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Et bien sûr plus récemment, par le désastre de la centrale nucléaire de Fukushima

De 1946 à 1958, les États-Unis ont fait 67 essais nucléaires dans les Iles Marshall, qui sont un point d’ancrage essentiel de la Grille du Pacifique Nord. Le total de ces 67 tests a été l’équivalent de plus de 7000 bombes d’Hiroshima. Aux Iles Aléoutiennes, en 1969, les Etats-Unis ont fait explosé une arme nucléaire d’une mégatonne sur l’Ile d’Amchitka – le petit groupe de manifestants qui ont navigué vers cet endroit pour essayer d’empêcher cet évènement ont donné naissance au mouvement environnemental de Greenpeace.

Lors d’un voyage avec un petit groupe de personnes, vers Akutan dans les Aléoutiennes en 2005, nous avons pris conscience de l’ampleur de la souffrance qui restait au sein de ces grilles. Au début, il semblait que cela venait de la souffrance humaine, mais nous avons eu une expérience saisissante de la souffrance exprimée par la Terre elle-même au travers d’un des membres du groupe. Mis à part les abus relativement récent déjà mentionnés, il reste également la souffrance générée par l’imposition de systèmes religieux patriarcaux aux peuples autochtones à travers le Pacifique qui avaient une longue tradition et une profonde compréhension de la Terre qu’ils considéraient comme un Être sacré.

Désormais, c’est le temps de la guérison définitive de cette souffrance de longue date au sein des grilles énergétiques planétaires les plus essentielles de sorte que la planète puisse vraiment commencer à émerger vers la lumière après le Solstice du 21 Décembre 2012. Alors que l’éclipse va libérer les anciens schémas maintenus dans les grilles, il va y avoir la possibilité de faire naître une nouvelle expression du pouvoir masculin qui sera aligné avec le cœur, avec la volonté spirituelle et qui permettra la guérison sur un plan personnel et collectif. Cela va marquer le début d’un tout nouveau paradigme de conscience.

Les Pléiades – Faire germer une nouvelle conscience

L’importance de cette Éclipse est encore renforcée par la conjonction exacte du Soleil et de la Lune avec les Pléiades. Ce groupe d’étoiles bien connu, au-dessus du Taureau, a tenu une place importante dans la mythologie du monde à travers les âges. Pour les Maya, Les Pléiades représentent une poignée de graines de maïs à partir desquelles seraient nés les humains. Ces graines sont replantées symboliquement sur Terre au commencement de chaque nouveau cycle du ‘Soleil’ de 5,125¼ années. ( Cinq cycles du Soleil complètent un cycle entier de précession de 25,626 années).

Alors que les vieux schémas patriarcaux de ces 5125 ¼ dernières années seront libérés par l’Éclipse, les Pléiades – cachées par le Soleil éclipsé – vont planter les germes d’une nouvelle conscience qui initiera un nouveau cycle de 5125 ¼ années et qui commencera le 21 Décembre 2012 ; et le Soleil du Solstice émergera du centre de l’Équateur Galactique que les Maya perçoivent comme étant la ‘matrice de la Création’.

Cette Éclipse va marquer le ‘point de non-retour’ de notre chemin vers le Solstice de Décembre 2012. Plus nous serons tous en mesure de libérer les attachements émotionnels, les pensées et les idéologies qui nous empêchent d’expérimenter pleinement la conscience de notre connexion avec l’Unité de toute Vie, plus la transition sera facile pour nous. L’Éclipse de Mai va nous donner une opportunité en or afin de créer des Relations Justes dans tous les aspects de notre vie et d’affirmer le pouvoir de ce que nous sommes et de ce que nous croyons vraiment.

 


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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:03
Le Dr Moulinier, victime d'une chasse aux sorcières

Le docteur Didier Moulinier, Médecin cancérologue à Bordeaux, est convoqué le 12 juin par le Conseil National de L'Ordre des Médecins qui l'accuse de ne pas avoir suivi les recommandations justifiées des spécialistes et d'avoir proposé à ses malades gravement atteints de cancer des méthodes non conventionnelles, moins toxiques et plus efficaces que les protocoles prônés par la HAS (Haute autorité de santé) dont les malades ont pu apprécier les limites.

La plainte émane du docteur Jean-Jacques R., médecin conseil chef du service à l'échelon local du service médical Gironde et du docteur Michel C., médecin conseil chef du service à l'échelon local du service médical Lot et Garonne. Il est lamentable de constater l'acharnement de ses confrères qui ont adressé au Dr Moulinier des mémoires quasi identiques adressés par lettres recommandées séparées permettant ainsi d'exercer sur lui une véritable pression administrative puisqu'il a reçu un premier dossier le 13 décembre, le second le 16 décembre, le troisième le 19 décembre et le quatrième le 23 décembre 2011, alors qu'ils auraient pu être envoyés en même temps, évitant de ce fait des dépenses inconsidérées

Déjà, le 7 avril 2011, le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins avait interdit au Dr Moulinier, qui a fait appel, de donner des soins aux assurés sociaux pendant une durée d'un an à compter du 1er juillet 2011.

Cela est d'autant plus scandaleux que le docteur Moulinier n'est pas conventionné et n'a donc aucun compte à rendre à la sécurité sociale. De ce fait, aucun texte ne peut l'obliger à suivre les règles de prescription en accord avec les économies de santé publique exigées par les caisses de sécurité sociale.

Les experts ont dû appuyer leur travail uniquement sur des pièces fournies par la CPAM qui est la partie plaignante et a donc pu sélectionner les pièces de façon à orienter la conclusion des experts. Qui plus est, ces derniers peuvent d'autant moins être considérés comme impartiaux qu'ils ont été nommés et rémunérés directement par la CPAM. .

En outre, la Caisse s'arroge le droit d'obliger un médecin à appliquer des protocoles thérapeutiques qui, même s'ils sont en partie fixés par la Haute autorité de santé, ne sont pas exempts de critiques étant donné les nombreux scandales qui éclaboussent actuellement le monde médical. Malheureusement, trop nombreux sont les médecins à l'origine de la mise en place de ces protocoles qui n'ont pas respecté la législation en vigueur et n'ont pas fait état de leurs relations professionnelles avec les laboratoires pharmaceutiques permettant la mise en place de ces protocoles. Et il est tout à fait faux de la part de la CPAM de prétendre avoir vu les patients en examen car les expertises réalisées par des médecins experts ont été systématiquement menées sur pièces administratives sans aucun examen clinique ou par téléphone auprès des patients alors que la déontologie médicale ne permet pas pour l'instant de consultation par téléphone.

Il n'existe aucune plainte des confrères spécialisés en oncologie à l'encontre du docteur Moulinier, mais au contraire des attestations de ses compétences.

Les accusations fallacieuses des Dr Jean-Jacques R. et Michel C. reposent sur une volonté délibérée de la CPAM de nuire au docteur Moulinier qui est victime d'une véritable persécution administrative depuis plusieurs années par les services médicaux d'Aquitaine. Ainsi, en septembre 2007, la CPAM a déclaré de manière abusive et illégale que le Dr Didier Moulinier était interdit d'exercer auprès de toutes les pharmacies de la région Aquitaine.

Et depuis son installation qui remonte à 1985, le Dr Moulinier n'a jamais fait l'objet de la moindre plainte de la part de ses patients, bien au contraire. Ces derniers lui ont toujours témoigné leur confiance et n'ont pas hésité à l'exprimer à maintes reprises. Pour preuve, le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins, par l'intermédiaire du docteur F., a déjà reçu en courriers recommandés plus de 150 témoignages individuels.

Le docteur Moulinier a vécu de nombreux cas où ses prises de décision à l'opposé du comité pluridisciplinaire se sont avérées fort judicieuses.

Malheureusement, après plus de vingt ans d'exercice professionnel, le docteur Moulinier a en archives plusieurs centaines de cas similaires à ces quelques dossiers qui montrent à quel point il est difficile d'exercer l'art médical qui ne peut en aucune mesure se réduire à l'application stricte de protocoles stéréotypés mandatés par des administratifs nullement au contact quotidien du terrain, et jamais confrontés en direct au problème omniprésent de la mort potentielle en filigrane dans ce type de pathologies. Il prétend à juste titre défendre une médecine libérale, individualisée et assume fièrement sa prise de position de ne pas appliquer exclusivement des protocoles standardisés.




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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:00

Les JO d’été à venir transforment Londres en zone hautement militaire. Toutes sortes d’armements sont actuellement testés et déployés dans la ville, tels que des missiles terre-air, des avions de combat, des bateaux d’assaut amphibies et des mitrailleuses. Ces mesures extrêmement controversées ne sont pas les bienvenues parmi de nombreux londoniens car elles créent un inutile climat de peur et d’oppression dans la ville.

Les armes testées ne possèdent pas qu’un but militaire. De nouvelles armes de contrôle des foules seront déployées durant les JO, du style de  »pistolets soniques » puissants. Voici un article sur cette nouvelle arme.

* Des  »pistolets soniques » pour les JO britanniques

* L’armée britannique sera munie d’armes soniques non-léthales aux JO

* Un haut-parleur très puissant utilisé contre les pirates et les manifestants

* La Grande-Bretagne se prépare à sa plus grande opération de sécurité en temps de paix

Le haut-parleur, qui peut projeter un son perçant très douloureux physiquement sur des centaines de mètres, a déjà été utilisé durant les manifestations au sommet du G20 de Pittsburgh en 2009 et contre des pirates opérant sur la côte de Somalie.

Le ministère de la défense a déclaré qu’il devait se servir à l’origine du haut-parleur pour communiquer avec les bateaux qu’on veut stopper sur la Tamise.

Le chef de la défense a déjà engendré une controverse en annonçant des plans pour placer des missiles sol-air au sommet d’immeubles résidentiels près du site des jeux à l’est de Londres.

Des avions de combat ont grondé au-dessus de la capitale et on a vu des hélicoptères faire ce mois-ci du surplace en surplombant la Chambre du Parlement lors d’un exercice militaire de 9 jours pour se préparer à la plus grande opération de sécurité en temps de paix.

Le LRAD (Long Range Acoustic Device = appareil acoustique à longue portée), fabriqué par la société du même nom, peut être installé sur le flanc d’un navire ou au sommet d’un véhicule. Certaines versions ont à peu près la même taille et forme qu’un couvercle de poubelle.

Il peut générer des bruits jusqu’à environ 150 décibels, semblable à des coups de feu et possède une portée maximum de 3 km.

L’appareil peut aussi émettre une alarme qui ressemble à une sirène de police et  »peut empêcher l’usage préjudiciable ou mortel de la force », dit le LRAD sur son site web.

Les planificateurs de la police et de l’armée disent qu’ils se préparent à une variété de menaces sur la sécurité pour les JO, y compris des manifestants essayent d’interrompre le déroulement et des attaques par des avions détournés.

Ce seront environ 13.500 soldats qui aideront la police durant les Jeux, qui se dérouleront du 27 juillet au 12 août.

- Source: Reuters

Les tactiques policières autour des JO ne se sont pas simplement limitées au déploiement d’armes puissantes. Beaucoup de gens considérés comme  »suspects » ou  »indésirables » par les autorités britanniques auront leur accès refusé du pays ou seront bannis des jeux – certains juste parce qu’ils ont objecté à la construction d’installations olympiques près de leur résidence. Ces tactiques sont habituelles aux états policiers avec des civils punis pour des crimes par la pensée.

On peut dire au moins que ces jeux olympiques londoniens de 2012 seront très intéressants – et pas en raison des événements sportifs.

SOURCE

Via Le Bistro bar Blog

À lire aussi sur le site BBB l’excellent article de Vigilant Citizen publié l’année dernière sur le symbolisme de la flamme olympique

Londres 2012: Le relais de la Flamme Olympique et Prométhée

Ainsi que la signification du Logo et l’emplacement du site selon Rick Clay…


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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 14:52

 

Peu avant de faire ses cartons, le ministre de l’Intérieur a fait publier en urgence deux décrets majeurs sur le fichage des individus en France.

 

Claude Guéant veut laisser son empreinte avant de quitter la place Beauvau. Afin que la très controversée loi sur la sécurité Loppsi 2, voulue par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux, ne reste pas au fond des tiroirs – comme beaucoup de lois votées -, le ministre de l’Intérieur a fait paraître au Journal officiel du 8 mai le décret d’application d’une des mesures phares de la Loppsi 2, le “fichier d’analyse sérielle”. 

 

Derrière cette dénomination barbare se cache une véritable arme atomique contre la vie privée, puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’exploiter ensemble toutes les données dont disposent l’État et ses services sur un individu. Cela inclut les données qui peuvent être réclamées à des entreprises, par exemple l’ensemble de l’activité sur Facebook, les communications par email, les sites web consultés depuis un abonnement à Internet, etc.

 

Ce n’est pas le seul cadeau de départ de Claude Guéant. La Loppsi 2 prévoyait déjà de fusionner les fichiers de police (Stic) et de gendarmerie (Judex), et de conserver des données jusqu’à quarante ans, grâce à un décret lui aussi paru très opportunément au JO, dimanche 6 mai, jour de l’élection de François Hollande.

 

La loi permet donc désormais aux policiers et aux gendarmes des recoupements beaucoup plus précis, y compris avec des informations biométriques. Les abus dans les accès aux fichiers de police étant nombreux, y compris au profit d’officines extérieures à l’État, les défenseurs de la vie privée ont exprimé leurs plus vives inquiétudes.


Consensus à droite et à gauche

 

Le fichier d’analyse sérielle peut exploiter des photos permettant l’identification des individus, via l’empreinte de leur visage (distance entre les yeux, courbes, positionnement du nez, etc.). Couplé au réseau national de caméras de vidéosurveillance (ou de vidéoprotection, leur appellation officielle), l’État dispose d’une arme redoutable contre les criminels, mais aussi contre l’ensemble de la population.

 

Et c’est bien ce que dénoncent aussi les défenseurs de la vie privée pour qui, une nouvelle fois, au nom de la lutte contre le terrorisme, l’exécutif réduit drastiquement l’application de certaines libertés fondamentales.

 

Via ce nouvel outil, officiellement à la disposition des forces de police sous certaines conditions (de gravité de l’affaire, notamment), l’État se dote d’un arsenal de surveillance inquiétant. D’autant plus que, si certains décrets et lois devraient disparaître avec l’arrivée d’un gouvernement de gauche, les questions de sécurité ont toujours fait en France l’objet d’un consensus surprenant.

 

Le plan Vigipirate, qui prévoit un État d’exception (étape intermédiaire avant l’État d’urgence et l’État de siège) et donc des dérogations à la Constitution, est en vigueur depuis le milieu des années 1990. Des gouvernements de droite et de gauche se sont depuis succédé, sans jamais le remettre en question.

Il est donc peu probable qu’un changement de gouvernement remette en cause les “acquis” des lois sécuritaires face aux libertés fondamentales. On est bien loin de l’Allemagne, où le souvenir de la Gestapo puis de la Stasi a rendu les institutions allergiques à toute forme de fichage massif des citoyens.

 


Auteur :

LePoint

 

Source :

lemondeactualite.unblog.fr via Sos-Planète

 

Aller plus loin :

Traqués: Enquête sur les marchands d’armes numériques - ou comment la France à permis à Khadafhi de surveiller les opposants au pouvoir et bien plus.. (Vidéo)[VF]

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 00:48

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Les démocrates américains ont tenté vendredi de profiter électoralement des pertes sur les marchés de la banque d'affaires JPMorgan Chase, qui selon eux illustrent les méfaits du programme libéral du candidat républicain à la présidence Mitt Romney.

 

 

Les démocrates américains ont tenté vendredi de profiter électoralement des pertes sur les marchés de la banque d'affaires JPMorgan Chase, qui selon eux illustrent les méfaits du programme libéral du candidat républicain à la présidence Mitt Romney.

 

Les deux milliards de dollars perdus sur le marché des dérivés par la banque new-yorkaise ont poussé les sénateurs démocrates Jeff Merkley et Carl Levin à s'en prendre nommément à M. Romney.

"Nous avons un candidat à la présidence qui veut effacer toute la loi" de réforme de la régulation financière de 2010 (Dodd-Frank), a dit à la presse M. Levin, considéré comme interventionniste en économie. "Mitt Romney ne veut pas simplement créer un vide juridique [...] Il va bien au-delà. Il abrogerait Dodd-Frank", a-t-il ajouté.

L'intéressé, en campagne en Caroline du Nord (Sud-Est), est resté muet.

 

Chez les républicains, le sénateur Bob Corker, un modéré, a appelé à une audition parlementaire sur l'affaire JPMorgan, pour comprendre si les finances publiques sont protégées d'une éventuelle faillite de banque, et quelles défaillances ont mené à de telles pertes.

 

Pour les démocrates, JPMorgan est une cible idéale. Depuis le vote de la loi Dodd-Frank, son directeur général Jamie Dimon s'est posé en champion du laissez-faire dans la finance, critiquant plusieurs aspects de l'oeuvre des parlementaires démocrates en termes crus.

 

Le représentant Barney Frank, qui a donné son nom à la loi, a sauté sur l'occasion. "JPMorgan Chase, sans aucune aide de l'Etat, a perdu dans cet ensemble de transactions cinq fois le montant qu'il prétend que lui coûte la régulation financière", a-t-il ironisé dans un communiqué.

 

M. Levin a stigmatisé les prises de position politiques de M. Dimon.

 

"Il est en faveur de l'abrogation de Dodd-Frank. Il ne veut pas que les dérivés soient régulés. Il ne veut pas que les activités des banques comme JPMorgan soient régulées. [...] Et ces trois positions qui sont les siennes se sont, je pense, révélées spectaculairement erronées avec cette perte de deux milliards", a-t-il dit.

Pour son collègue Jeff Merkley, "c'est un cas d'école illustrant les raisons pour lesquelles nous avons besoin d'un pare-feu solide avec la réglementation Volcker".

 

Cette disposition de la loi de 2010, toujours pas entrée en vigueur, interdit aux banques de spéculer pour leur propre compte sur les marchés financiers.

Mais un ancien conseiller du président Ronald Reagan en matière financière, Peter Wallison, a contesté l'idée que ce texte aurait empêché la bévue de JPMorgan. "La règle interdit aux banques les transactions en compte propre, mais autorise expressément les opérations de couverture", or "JPMorgan a accusé ces pertes en ayant une stratégie de couverture", a-t-il noté.

 

Simon Johnson, un ancien économiste en chef du Fonds monétaire international qui a écrit un livre sur la montée des banquiers au sein du système politique, s'est inquiété d'une "faille fatale dans la pensée de Washington": les erreurs imprévues qu'aucun régulateur ne peut prévenir.

 

"Au printemps, JPMorgan a réussi haut la main les derniers tests de résistance" imposés par la banque centrale (Fed), mais "de telles banques sont devenues trop grandes et trop complexes pour contrôler ce qui s'y passe", a-t-il déploré. Il défend l'idée que "les grosses banques soient forcées de devenir plus petites: assez petites et assez simples pour faire faillite".

 

 


  Source :

AFP

 


 

 

JPMorgan: le débat sur la réglementation revient sur le devant de la scène

 

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La perte de 2 milliards de dollars causée par des paris risqués qui ont mal tourné chez JPMorgan Chase, première banque américaine, ravive le débat sur la sécurité du système financier mondial et ternit le bilan, jusqu'alors impeccable, de son PDG Jamie Dimon.

Le patron de JPMorgan, l'un des plus ardents pourfendeurs d'une réglementation accrue, doit aujourd'hui manger son chapeau alors que sa banque est à l'origine de la perte de courtage la plus grosse encaissée par une banque sur les marchés depuis la crise financière de 2008.

L'action du groupe financier plongeait de 9,3% à 36,93 dollars une heure avant la clôture de la séance, entraînant à la baisse la plupart des valeurs bancaires.

 

"C'est une énorme humiliation", constate Erik Oja, analyste de Standard and Poor's, interrogé par l'AFP.

 

JPMorgan Chase était considérée comme l'une des banques les mieux gérées des Etats-Unis, notamment grâce à sa gestion de la crise de 2008. Elle est même devenue la première banque du pays en termes d'actifs l'an dernier, supplantant Bank of America.

 

La loi de réforme financière Dodd-Frank, dont plusieurs dispositions ont été retardées, reçoit ainsi un coup de pouce paradoxal de la banque qui a mis le plus d'énergie à la combattre.

La coûteuse bévue de JPMorgan provient ironiquement du coeur de la réforme, la règle de Volker, qui prévoit d'interdire aux banques de faire du courtage en propre, et aussi de limiter drastiquement leurs activités dans les produits dérivés en raison de l'opacité de ce marché, mais n'est toujours pas appliquée.

 

Pour Barney Frank, l'un des architectes de la loi de 2010, "l'argument selon lequel les institutions financières n'ont pas besoin de nouvelles règles pour éviter des actions irresponsables comme celles qui ont mené à la crise de 2008 est aujourd'hui 2 milliards de dollars plus difficile à croire".

 

Les marchés digéraient le choc de cette annonce: "c'est un nouvel exemple du fait que les énormes paris spéculatifs faits avec l'argent des actionnaires sont un problème comportemental génétique pour les traders des grandes banques, qui se prennent pour les 'Maîtres de l'Univers'", a commenté la maison de courtage Miller Tabak.

"Financièrement, l'impact est très gérable", juge Erik Oja. Les estimations des analystes, en prenant en compte la perte annoncée, prévoient encore un bénéfice trimestriel de quelque 4 milliards de dollars après impôts pour le deuxième trimestre.

 

C'est plutôt la réputation de la banque qui va souffrir et "cela va probablement mener à une rédaction plus stricte de la réglementation issue de la règle de Volcker".

Les analystes s'inquiétaient aussi de l'aveu par la banque qu'elle n'avait pris la mesure du risque trop élevé dans ces paris qu'en lisant un article début avril dans le Wall Street Journal.

L'article décrivait l'étonnement des traders de Londres devant les position massives prises dans les dérivés de crédit par un trader français, Bruno Michel Iksil, surnommé "la baleine de Londres".

 

"Cela suggère que JPMorgan ne comprend pas la gestion du risque comme elle le devrait", constate l'analyste Dick Bove, de Rochdale Securities. "Quand vous êtes censé être la banque la mieux gérée du pays et qu'un problème comme cela est révélé, cela soulève une question: y a-t-il quelqu'un qui soit capable de gérer une banque de cette taille?".

"Ca n'aide personne à avoir confiance dans le système financier. Citibank et Bank of America vont probablement devoir dévoiler plus d'informations sur ce qu'elles font" sur les marchés, renchérit Erik Oja.

 

Une source proche du dossier a en tout cas affirmé que les autorités boursières américaines (SEC) et britanniques (FSA) avaient été mises au courant de la perte. Le Wall Street Journal affirme que la SEC examine les transactions au coeur du problème, le gendarme des marchés américains n'a pas commenté.

 


 

  Source :

AFP

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 14:52

 

Pulvérisation de pesticides agricoles en France.

Pulvérisation de pesticides agricoles en France. LECARPENTIER/SIPA


SANTE - Un décret inscrit officiellement la maladie de Parkinson comme une maladie professionnelle pour les agriculteurs...


Encore une bataille gagnée pour les agriculteurs victimes des pesticides. Après la victoire de Paul François en justice contre le groupe Monsanto, un décret publié le 6 mai inscrit la maladie de Parkinson comme une maladie professionnelle, ouvrant ainsi le droit à une indemnisation pour les malades. Mais le principal progrès réside peut-être dans le lien fait entre l’usage des pesticides et cette maladie, qui n’avait encore jamais été reconnu.

«Il faut que les fabricants mettent la main à la poche»

«Cela va faciliter les démarches des malades, qui pour l’instant se voyaient opposer un refus de prise en charge par la mutuelle agricole dans quatre cas sur cinq, se félicite Paul François, président de l’association Phyto-victimes. Certains agriculteurs vont aussi peut-être maintenant faire le lien entre l’usage de pesticides et leurs troubles. La reconnaissance morale, enfin, est très importante pour les malades.» L’indemnisation, même si «elle ne guérit pas les gens», leur permettra d’embaucher du personnel pour les seconder dans leur exploitation lorsque la maladie est invalidante.

 

Lui-même victime de troubles neurologiques à la suite d’une intoxication au Lasso, Paul François pense que les firmes qui fabriquent les produits devraient prendre leur part de responsabilité. «C’est la mutuelle qui indemnise, donc ce sont nos cotisations et la société toute entière qui paye ces dégâts. Il faudrait demander aux fabricants de mettre la main à la poche.» En l’absence de lien scientifiquement établi entre les maladies et les pesticides, les agrochimistes comme Monsanto avaient une réponse toute faite: un produit n’est pas dangereux s’il est utilisé dans les conditions préconisées. «Mais est-ce qu’on pense aux riverains et aux consommateurs?», réplique l’agriculteur charentais.

 

Des homologations de produits plus draconiennes

 

Avec ce décret, ce sont maintenant les molécules elles-mêmes qui sont incriminées: «Plutôt que de penser en volume, comme le propose le plan Ecophyto, il faut simplement retirer ces produits de la vente», demande Paul François, qui milite également pour que les homologations des produits ne soient plus données uniquement par le ministère de l’Agriculture mais aussi par celui de la Santé.

 

La prise de conscience devra aussi se faire du côté des agriculteurs: «Ceux qui étaient encore sceptiques prennent conscience qu’on ne peut plus utiliser n’importe quoi, qu’il faut diminuer les intrants. Malheureusement, on entend encore dire "On ne peut pas faire autrement" et ce discours est largement amplifié par les lobbyistes des firmes», déplore Paul François. «Il faut que ceux qui veulent faire du bio soient aidés et que les autres passent à une agronomie qui n’utilise la chimie qu’en dernier recours.»

 

Difficile de connaître le nombre de victimes

 

Quant à savoir combien d’agriculteurs ont été touchés par la maladie de Parkinson, difficile d’obtenir des chiffres. Selon Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la Mutuelle de la santé des agriculteurs (MSA), interrogé par Le Monde, vingt cas ont été rapportés aux comités de reconnaissance des maladies professionnelles en dix ans. Mais Paul François est convaincu qu’un plus grand nombre de paysans est atteint: «On constate une recrudescence de la maladie de Parkinson, en particulier chez les jeunes», témoigne-t-il. «Maintenant, il faudrait reconnaître aussi le cancer de la vessie et de la prostate chez les viticulteurs et les arboriculteurs, les cancers du sang et leucémies, et les cancers du cerveau.» La guerre contre les pesticides est encore loin d’être gagnée.

 

Audrey Chauvet

SOurce :
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 14:44
Selon les intervenants, les policiers étaient mal préparés... (Photo: Le Soleil)

Selon les intervenants, les policiers étaient mal préparés à la présence de milliers de manifestants devant le centre des congrès. Photo: Le Soleil

Émilie Bilodeau
La Presse

D’autres voix s’élèvent pour demander une enquête publique sur l’intervention policière lors de l’émeute qui a eu lieu à Victoriaville vendredi dernier. La Ligue des droits et libertés, les organisateurs de la manifestation et des infirmières qui ont soigné des blessés sur le terrain se questionnent sur le travail de la Sûreté du Québec.

Selon les intervenants, les policiers étaient mal préparés à la présence de milliers de manifestants devant le centre des congrès, ce qui a contribué à l’escalade de violence. En conférence de presse, ils ont dénoncé le fait que la plupart des manifestants n’ont pas entendu l’avis d’attroupement illégal, qu’une trop grande quantité de gaz irritant a été utilisée et que des balles de plastique ont été tirées lors de cette intervention.

«Plusieurs témoignages nous indiquent que ces balles ont été tirées à travers des gaz lacrymogènes. Quand on entend que ces projectiles ne doivent pas être lancés sur la tête ou sur des organes vitaux, comment peut-on s’assurer de ne pas cibler ces parties du corps à travers un nuage de gaz?» a dit Jeanne Reynolds, porte-parole de la CLASSE, qui demande aussi une commission d’enquête publique. Plus tôt en journée, le Parti québécois et Québec solidaire ont aussi fait cette demande.

La CLASSE a d’ailleurs présenté une vidéo qui pourrait laisser croire que c’est une balle de plastique qui a été tirée en direction d’Alexandre Allard, cet étudiant qui a frôlé la mort vendredi. Sur les images, un policier pointe une arme vers lui tandis qu’un autre le montre du doigt. La caméra se déplace une seconde et, lorsqu’elle revient sur M. Allard, le jeune homme est étendu au sol, inconscient, une plaie près de l’oreille.

L’une des organisatrices de la manifestation, Johanne Nasstrom, de la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires, trouve que les policiers ont manqué de communication avant et après les dérapages. «J’ai demandé aux manifestants et aux policiers qui se faisaient face de laisser passer une ambulance puisqu’il y avait un blessé grave. Les manifestants se sont écartés, mais un des policiers m’a visée de son fusil, et un autre a enlevé son casque et m’a répondu: « Tu as juste a l’emmener ici, ton malade »», a-t-elle raconté, encore ébranlée.

Journalistes hués

Des journalistes ont posé des questions qui ont déplu aux personnes qui assistaient à la conférence de presse. Certains, accusés de défendre le travail de la police, ont même été hués lorsqu’ils ont tenté de prendre la parole. 

La Ligue des droits et libertés a d’ailleurs été la seule à déplorer que des manifestants aient lancé des boules de billard, des briques et des morceaux d’asphalte aux policiers. 

«C’est clair, pour nous, que la liberté d’expression ne comprend pas le droit de commettre des délits et des infractions. Des manifestants dans certaines circonstances peuvent effectivement commettre des actes qui sont répréhensibles. Ils en portent la responsabilité. Mais on ne peut pas ensuite brimer les droits de l’ensemble des manifestants qui sont pour l’ensemble pacifiques», a dit Dominique Peschard, président de la Ligue.

La Presse.ca

À lire aussi…

Les balles pleuvaient à Victoriaville

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont tiré 30 balles de plastique et de caoutchouc en deux heures et demie à peine lors de l’émeute de Victoriaville, vendredi dernier, soit environ 1 pour 60 manifestants. Du jamais vu depuis le sommet des Amériques.

Une balle en coutchouc, c’est ça:


Source :

La Presse.ca

 

Trouvé sur :

http://leveil2011.syl20jonathan.net/

 

Aller plus loin :

De la servitude moderne - Les Temps Bouleversés par Jean-François Brient (Docu + article + pdf) [VF]

Québec : l’état policier persiste et signe ! (N.O.M / N.W.O se met en place, allez vous les laisser faire ?) (Vidéos)

Le ministère de la defense embauche...des civils (Article)

«EuroGendFor» – l’armée privée de l’UE, prête au départ pour la Grèce (Article)

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:43

 

 

  http://www.lecosmographe.com/blog/wp-content/gallery/super-pleine-lune_1/supermoon_marion-haligowski.jpg

Dans la nuit du 5 au 6 mai, une "super pleine Lune" a illuminé le ciel des quatre coins du globe.


La super pleine Lune n'en finit pas de surprendre. Encore cette année, l'astre gros et brillant à offert aux habitants du monde entier un spectacle sans pareil. Le phénomène, qui s'est déroulé dans la nuit de samedi au dimanche, découle de l'orbite elliptique que décrit la Lune en tournant autour de la Terre. Ce parcours passe en un point appelé "périgée" et décrit comme étant le plus proche de la Terre (à environ 50.000 kilomètres de sa surface).

 

Lorsque la Lune est à son périgée et qu'elle est de plus dans une phase pleine, elle apparait alors pour l’œil humain 14% plus grande que la normale et 30% plus brillante que d'habitude. Un phénomène également accentué par les effets d'optiques qui se jouent lorsque la Lune arrive à l'horizon.

 

La "super Lune" de périgée se produit de manière relativement fréquente, avec une moyenne d'environ une fois par an. La dernière en date remonte au 11 mars 2011. L'astre était alors à une distance exceptionnellement plus proche de nous d'environ 400 kilomètres.

 

Photographies :

 

 

Une étonnante image de la super pleine Lune saisie à Paris sous la pluie.
Une étonnante image de la super Pleine Lune saisie à Paris sous la pluie. © VegaStar Carpentier

 

Ce très beau montage montre le coucher de la plus grosse Pleine Lune de l'année 2012 depuis la pointe du Finistère. © Alexandre Croisier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce très beau montage montre le coucher de la plus grosse Pleine Lune de l'année 2012 depuis la pointe du Finistère. © Alexandre Croisier

 

Choisissez judicieusement votre premier plan pour rendre original le lever de la plus grosse Pleine Lune de l'année 2012. © Jean-Baptiste Feldmann
Pleine Lune de l'année 2012. © Jean-Baptiste Feldmann

 

 

La «super lune» éclaire le Corcovado et la statue du Christ rédempteur, à Rio de Janeiro, Brésil.
La «super lune» éclaire le Corcovado et la statue du Christ rédempteur, à Rio de Janeiro, Brésil. Crédits photo : Victor R. Caivano/AP

 

 

Le bidonville de Rio de Janeiro baigné par la lumière de la «super pleine lune», dimanche 6 mai 2012.
Le bidonville de Rio de Janeiro baigné par la lumière de la «super pleine lune», dimanche 6 mai 2012. Crédits photo : Victor R. Caivano/AP
http://rstorage.filemobile.com/storage/6485944/1085Voici la pleine lune du 5 mai 2012 prise de Beauvoir

 

Voilà pour les clichés, désolé pour la mise en page un peu chaotique au passage.. plus de photographies de la pleine lune du 5/6 mai 2012 sur ce LIEN.

 


 

Source :

http://www.maxisciences.com

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:48

C’est peut-être le scandale financier du siècle. Un des coupables, la banque UBS, a lâché le morceau. Les plus grandes banques du monde se seraient entendues pour manipuler le Libor, le principal taux d’intérêt de la planète finance. Il y en aurait pour des milliers de milliards de dollars.

 

 

 

«Libor» : l’acronyme ne vous dit peut-être pas grand-chose. Derrière ces cinq lettres se cache pourtant l’un des plus grands scandales financiers présumés de l’histoire. Plusieurs grandes banques internationales sont soupçonnées d’avoir manipulé le London Interbank Offered Rate (Libor en abrégé) afin de camoufler leurs difficultés de financement lors de la crise financière.
 
Parmi elles, que des grands noms de la finance mondiale : Bank of America, Barclays, Citibank, Crédit Suisse, Deutsche Bank, HSBC, JP Morgan, Royal Bank of Scotland, UBS… L’enjeu est colossal. Le Libor est étroitement lié au fonctionnement de l’un des plus grands marchés monétaires du monde : le marché interbancaire (celui où les banques se prêtent entre elles), dont la taille est estimée à 90.000 milliards de dollars.
 
Dans le collimateur de plusieurs autorités de contrôle (aux Etats-Unis, en Grande Bretagne, au Japon et en Suisse, notamment), ces établissements financiers appartiennent en fait au «club» des 16 banques qui participent à la fixation quotidienne du Libor, le taux interbancaire offert à Londres.
 
«Trafiquer» le niveau réel du Libor peut avoir des conséquences considérables sur les coûts de financement des entreprises et des particuliers. Crise ou pas, «la manœuvre est double, souffle un vieux briscard de la finance internationale. Il s’agit de tirer vers le bas les taux à court terme sur les dépôts tout en gonflant les taux à plus long terme pour les grands crédits syndiqués aux entreprises.» Sans oublier que tirer les taux à court terme vers le bas permet de se refinancer à bon compte tout en rassurant les marchés sur sa solidité financière. Intéressant quand on a de gros besoin de liquidités.
 
L’opacité qui entoure cette affaire de manipulation de taux témoigne de l’âpreté du combat mené Londres pour éviter toute régulation. Face aux récentes propositions de directives européennes visant à maîtriser la finance de l’ombre, les banquiers anglo-saxons resserrent les rangs.

Les secrets du scandale du Libor

Seize grandes banques sont soupçonnées d'avoir faussé le niveau du Libor, série de taux référents sur le marché financier.

L'évolution du taux du Libor à 3 mois paraît s'être déréglé depuis la crise. (c) DR

L'évolution du taux du Libor à 3 mois paraît s'être déréglé depuis la crise. (c) DR

Après la révélation d'une entente sur le lait, la lessive, les croquettes pour chiens, des soupçons portent sur les taux interbancaires. Le Libor est ainsi soupçonné par les régulateurs du monde entier d'avoir été volontairement faussé. Il aurait été maintenu artificiellement bas entre 2006 et 2009 par les grands établissements bancaires, qui fournissent les données servant à son calcul.

 

Le Libor est un taux servant de référence sur le marché financier, reflet des conditions auxquelles les banques se prêtent entre elles. Il est fixé chaque jour à 11 heures précises (à Londres), à partir d'un sondage auprès d'un panel de banques interrogées sur les taux qu'elles pratiquent ce jour. Puis il est publié par l'association des banques britanniques, la respectable British Bankers' Association. Le Libor se décline sur les dix plus grandes devises mondiales et quinze maturités, d'un jour à douze mois. Soit 150 chiffres quotidiens.

 

Le scandale a éclaté l'été dernier, quand UBS a brisé l'omerta. L'établissement suisse annonce avoir obtenu du régulateur américain la promesse de bénéficier de la clémence des autorités en échange de sa coopération. L'affaire monte en puissance quand le courtier américain Charles Schwab accuse onze banques d'avoir violé les lois antitrust. Mi-février, le Financial Times révèle qu'UBS a suspendu des traders à Zurich, dont un responsable de l'activité taux. Des traders sont remerciés à JPMorgan Chase, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland. Peu à peu apparaissent les pièces d'un puzzle géant met tant en cause seize des plus grands établissements bancaires dans le monde entier.

Les enquêteurs soupçonnent deux types d'entorses: des manipulations de cours et une atteinte aux règles de la concurrence. D'où l'implication à la fois de gendarmes des marchés, comme la FSA britannique, et de régulateurs chargés de s'assurer du respect des règles de la concurrence. Sur le seul territoire américain, le ministère de la Justice, le régulateur des matières premières et le FBI se partagent ainsi la tâche.

Enjeu colossal

Quel aurait été l'intérêt des banques à fausser le baromètre de la finance mondiale? Plusieurs hypothèses sont avancées. La première est liée à la crise de liquidités. En plein maelström financier, les banques avaient intérêt à ce que le Libor ne monte pas vers les sommets afin de ne pas paraître vulnérables. Autre piste, la manipulation de cours aurait permis à des traders de s'assurer de belles plus-values dans leurs portefeuilles.

 

L'enjeu est colossal: maints produits dérivés échangés sur les marchés de matières premières (Liffe, marché de Chicago) utilisent le Libor comme base de calcul. Les taux de cet indice servent également d'index à un grand nombre de taux d'intérêt, que ce soit dans les financements ou les crédits aux particuliers. « Si elle était prouvée, une manipulation de ces taux d'intérêt impliquerait un coût très important pour l'économie européenne », a jugé le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia. Sur la sellette, la British Bankers' Association a annoncé qu'elle était en train de passer en revue sa méthodologie.


Entente sur le Libor: 6 questions autour d’un scandale financier

 

DECRYPTAGE Le taux d’intérêt qui sert d’étalon à la finance mondiale aurait été maintenu artificiellement bas entre 2007 et 2011 par les grandes banques. Une dizaine de régulateurs enquêtent.

 

En ce printemps radieux, les cartels fleurissent. Après la révélation d’une entente sur le lait, les œufs, la lessive, les croquettes pour chien, des soupçons portent sur les taux interbancaires. Une dizaine de régulateurs enquêtent sur un énorme scandale financier, révélé par la presse suisse et britannique. 

 

1. De quoi s’agit-il ?

Le Libor, un baromètre du marché monétaire mondial, est soupçonné d’avoir été volontairement faussé. Ce taux d’intérêt qui sert d’étalon à la finance mondiale, aurait été maintenu artificiellement bas entre 2007 et 2011 par les grandes banques qui fournissent les données servant à son calcul.

 

UBS, Credit Suisse, Deutsche Bank, Société Générale, Barclays, Citigroup, dix très grands établissements financiers au total, font actuellement l’objet d’une enquête auprès des principaux régulateurs mondiaux. L’affaire est partie de la banque suisse UBS, première à avoir brisé l’omerta. L’établissement suisse, devenu coutumier des scandales financiers, a obtenu de deux régulateurs la promesse de bénéficier de la clémence des autorités en échange de sa coopération. Le 3 février, la commission de la concurrence suisse (Comco) a annoncé l’ouverture d’une enquête sur des soupçons de manipulations de taux interbancaires. Le Libor (London Interbank Offered Rate) mais aussi le Tibor (Tokyo Interbank Offered Rate) et l’Euribor sont concernés.

 

Deux semaines plus tard, le Financial Times révélait que la banque UBS avait suspendu plusieurs traders à Zurich, dont un responsable de l’activité taux. Dans la foulée, d’autres traders ont été remerciés chez JPMorgan Chase, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland (RBS).

 

2. Quel serait l’intérêt des banques à s’entendre ?


Plusieurs hypothèses sont avancées. La première est liée à la crise de liquidités. En plein maelstrom financier, les banques avaient intérêt à ce que le Libor reste bas pour ne pas paraître vulnérables. Selon une autre hypothèse, des traders auraient eu intérêt à manipuler les cours pour s’assurer des plus-values dans leurs portefeuilles.

 

3. Qu’est ce que le Libor ?


Le Libor est un ensemble de taux servant de référence au marché monétaire. Calculés chaque jour à Londres, à 11 heures précises (heure de Londres), ces taux sont publiés par l’association des banques britanniques, la respectable British Bankers’ Association.

 

Tandis que les taux des banques centrales (Banque d’Angleterre, Réserve fédérale américaine, Banque centrale européenne, etc), sont donnés sur une base mensuelle, le Libor reflète les taux auxquels les plus grands établissements privés empruntent quotidiennement entre eux. Il est publié pour les 10 plus grandes devises mondiales et pour 15 maturités, allant d’un jour à 12 mois. Soit 150 chiffres publiés chaque jour.

 

4. Comment est-il calculé ?


Le calcul du Libor est effectué chaque jour à 11 heures (heure de Londres) par Thomson Reuters, qui interroge les banques. Thomson communique le taux le plus bas et le plus élevé, et calcule ensuite une moyenne, qui sert de référence.

Les banques qui participent à ce calcul ne sont pas nécessairement basées à Londres ni membres de la British Bankers’ Association. Elles sont sélectionnées en fonction du volume de leurs activités sur les marchés.

Sur la sellette, la British Bankers’ Association a annoncé qu’elle était en train de réviser en profondeur la manière dont le Libor est calculé.

 

5. Quelle est son importance ?


Une série de produits dérivés échangés sur les marchés de matières premières (Liffe, marché de Chicago) utilisent le Libor comme base de calcul, pour des transactions estimées à 350.000 milliards de dollars. Les taux du Libor servent également à établir un grand nombre de taux d’intérêt, immobiliers ou commerciaux.

"Si elle était prouvée, une manipulation de ces taux d’intérêt impliquerait un coût très important pour l’économie européenne", a affirmé le commissaire européen chargé de la concurrence, Joaquin Almunia.

 

6. Pourra-t-on prouver que les banques se sont entendues ?


La tâche sera loin d’être aisée. Car l’affaire est un puzzle géant, dont il sera extrêmement complexe d’assembler les morceaux. Entamées il y a dix-huit mois, les enquêtes impliquent une dizaine de régulateurs dans le monde entier. Sur le seul territoire américain, plusieurs agences de contrôle se partagent la tâche : le ministère de la Justice, le régulateur des matières premières (CFTC) et le célèbre FBI (Federal Bureau of Investigation). Au Royaume-Uni, la banque Barclays a alerté à la fois le régulateur britannique et la Commission européenne.

 

Si ces procédures aboutissent, les banques encourent des sanctions importantes, tant règlementaires que financières et elles s’exposent à des actions groupées en justice.

 


Sources :
Trouvé sur :
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L'Argent Dette 1 et 2 : promesses chimériques (Docus+Article)
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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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