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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:59

Source : Challenges

 

DECRYPTAGE Le gouvernement lance une consultation nationale sur cette grande intégration entre les deux rives de l'Atlantique ardemment défendue par Bruxelles, Washington et Berlin.

 

 

Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur (AFP)

 

Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur (AFP)

 

Le forcing de Bruxelles et Washington semble avoir convaincu Paris. Nicole Bricq a lancé une consultation auprès des entreprises hexagonales sur le projet de construction d'une vaste zone de libre échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis

 

"Un tel accord transatlantique serait particulièrement ambitieux, justifie la ministre du Commerce extérieur. A eux deux, l'UE et les Etats-Unis représentent 40% du PIB mondial, 25% des exportations et 32% des importations." La consultation nationale, ouverte jusqu'au 1er mars, est accessible sur le site du ministère

 

Une idée qui "fascine" Angela Merkel


L'idée remonte aux années 90. En témoigne cet article du New York Times, daté du 21 juin 1995, qui fait état de discussions informelles entre le secrétaire américain au Commerce de l'époque et plusieurs responsables politiques européens sur une éventuelle "Transatlantic free trade area". Mais le lancement, à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), du cycle de Doha en 2001 repousse le projet dans les armoires.


Jusqu'à ce que les négociations de l'OMC s'enlisent. Il est déterré le 30 avril 2007 par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président américain George W. Bush et, au nom du Conseil européen, la chancelière allemande Angela Merkel, qui déclare un jour trouver cette idée "fascinante".


Les trois dirigeants signent une déclaration appelant à une plus grande intégration entre les deux rives de l'Atlantique, qui "bénéficiera aux citoyens de nos pays et à la compétitivité de nos économies". Conscients de l'immensité de la tâche, ils créent à cette occasion un "Conseil économique transatlantique" chargé de préparer le terrain. Il est aujourd'hui coprésidé par Michael Froman, un conseiller de Barack Obama, et Karel de Gucht, le très libéral commissaire européen au Commerce.


Les lobbys sont à l'oeuvre, Bruxelles veut aboutir en 2014


Le 30 mai 2012, ce dernier déclarait: "Je crois que l'Europe et les Etats-Unis doivent rebâtir leur relation économique par une initiative commerciale bilatérale globale. (...) Il doit aborder toutes les questions pertinentes, en particulier les points suivants: la suppression de tous les droits de douane, la libéralisation des services et l'accès aux marchés publics." Bref, un immense marché commun entre les deux zones occidentales.


Poussée par de multiples lobbys oeuvrant à Bruxelles et à Washington, comme le Centre for European strategy, le think tank New Direction (parrainé par Margaret Thatcher) ou le Center for transatlantic relations, l'idée de ce grand espace sans contrainte pourrait n'être encore qu'une vieille lune si Barack Obama en personne ne lui avait donné l'impulsion qui lui manquait. Le 28 novembre 2011, le président américain cosigne avec les dirigeants européens une déclaration par laquelle une étape est franchie, avec l'installation d'un nouvel organe appelé "High Level Working Group on Jobs and Growth". Les conclusions définitives de ce groupe de travail, coprésidé par Karel de Gucht, sont attendues dans quelques jours.

 

Si elles sont positives, "un mandat de négociation pourrait être rapidement proposé par la Commission, explique Nicole Bricq. Il appartiendra ensuite aux Etats membres de l'UE, conformément au Traité, d'autoriser ou non la Commission à lancer ces négociations en lui donnant une feuille de route claire." A Bruxelles, on espère que le projet deviendra une réalité dès la mi-2014.

 

Améliorer le PIB combiné de 180 milliards en 5 ans


L'argument en faveur du projet est simple: une alliance commerciale transatlantique est le meilleur remède à la crise. "Les conditions économiques sont telles, des deux côtés de l'Atlantique, qu'on a un vrai besoin de trouver des leviers de croissance, expliquait il y a quelques mois à Challenges la directrice de l'American Chamber of Commerce à Paris, Marina Niforos. On n'a pas d'autre choix que d'approfondir nos relations économiques. D'après nos études, avec ce projet, on peut attendre un gain de PIB combiné de 180 milliards d'euros en cinq ans. C'est très important pour la France en particulier, qui est la première destination des IDE (investissements directs à l'étranger) américains."

 

A la justification économique s'ajoute, parfois dans des termes messianiques, un objectif diplomatique assumé: ne pas se laisser assaillir par les puissances que sont devenus la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie... "Ce n'est pas le moment de battre en retraite pour les amis du libre-échange - oserais-je dire, pour les amis de l'humanité. C'est l'heure de montrer au reste du monde combien la richesse peut provenir de l'approfondissement des relations économiques et commerciales entre les nations", s'enflamme l'économiste Pedro Schwartz, du think tank New Direction.

 

Toutefois, les négociations, si elles s'ouvrent, promettent d'être délicates, car elles touchent à des sujets très sensibles. "Ce qu'espèrent les Etats-Unis de l'Europe, c'est plus d'ouverture sur le secteur agricole. Et les Européens attendent d'avoir davantage accès aux marchés publics américains", décode Marina Niforos. Autrement dit, que les Européens abandonnent leur PAC (Politique agricole commune) et les Américains leurs "Small Business Act" et "Buy American Act". Pas gagné.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 14:03

Source : BASTAMAG

 

http://s2.thingpic.com/images/c3/XuzzgjmvszFYZZ5DcsmmsErK.jpeg

 

" Pas de plantation sur nos Terres

Les fermes Herakles DEHORS !! "

 

Par Sophie Chapelle (31 janvier 2013)

 

Paul Biya, à la tête du Cameroun depuis 1982, était à l’Elysée le 30 janvier. L’occasion pour plusieurs organisations écologistes de dénoncer le silence du gouvernement camerounais sur le projet d’Herakles Farms. Ou comment raser plus de 73 000 hectares de forêts pour les convertir en une gigantesque plantation industrielle de palmiers à huile. 25 000 camerounais risquent d’être dépossédés de leurs terres, à cause de ce projet de la société SG Sustainable Oils Cameroon PLC (SGSOC), filiale du groupe américain Herakles Farms. La région concernée, dans le sud-ouest du pays, est considérée comme cruciale pour la biodiversité de la planète. Le contrat, signé en 2009 entre le gouvernement et la compagnie, accorde un bail foncier de... 99 ans !

 

Malgré les nombreuses irrégularités relevées dans l’étude d’impact environnemental, la destruction de la forêt a déjà commencé. Alors même que le chef de l’État n’a pas signé l’autorisation d’exploitation. Perte des moyens de subsistance, bénéfices limités pour les communautés locales, déforestation massive, sont autant d’effets négatifs pointés par un rapport de l’Institut Oakland, mené en collaboration avec Greenpeace. « Les villageois et la société civile se mobilisent contre Herakles mais ils n’ont droit qu’à intimidations, répression, voire emprisonnement », souligne Fréderic Amiel, chargé de campagne Forêts pour Greenpeace France.

 

« La convention d’établissement, passée entre le gouvernement et la compagnie, viole les conventions internationales relatives aux droits de l’Homme », relèvent le Centre pour l’environnement et le développement (CED) et le Réseau de lutte contre la faim (RELUFA) [1]. La convention passe au-dessus des lois nationales, pointent ces associations camerounaises. Et d’ajouter que « le soutien à l’agriculture familiale permettrait de lutter plus efficacement contre la pauvreté rurale et de renforcer la souveraineté alimentaire nationale ». Greenpeace organise le 2 février à Paris un événement pour mobiliser contre ce projet d’Herakles Farms. Un projet similaire de plantations d’huile de palme au Libéria, provoquant accaparement des terres, a été révélé par une enquête de Basta !lire ici).

Notes

[1] Lire le rapport Le treizième travail d’Héraklès ?


 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

 


 

Aller plus loin :

 

 

Afrique : les dernières frontières de l'huile de palme (Article Greenpeace)


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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 23:15

Source : Conscience Citoyenne responsable

Trouvé sur : Syti.net

 

L'ENTOURLOUPE DES ACCORDS DE WAGRAM dans travail, emploi, chomage wagram-300x224

 

Ne croyez pas les grandes phrases des médias qui encensent l’Accord National Interprofessionnel (ANI) dit « Accords de Wagram ». Comme avec les contrats d’assurance, il faut bien lire ce qu’il y a d’inscrit en tout petit. Ils mettent beaucoup de beurre sur la tartine mais c’est en la croquant qu’on découvre qu’elle est moisie. Alors lisez, lisez. Ne vous contentez pas d’une présentation superficielle. Dés qu’on prend le temps de les lire, on perçoit la nature réelle de cet accord, on est effaré. Dans la continuité du « pacte de compétitivité » et du cadeau de 20 milliards d’euros au patronat, le gouvernement a fait de l’accord pour « un nouveau modèle économique et social », signé vendredi 11 janvier par le Medef et trois syndicats, l’enjeu central de sa politique. Encore une fois,  cela consiste à faire payer l’essentiel des « sacrifices » aux salariés, avec des contreparties bidon …


Les prétendues contreparties ne sont qu’un enfumage servant d’alibi aux syndicats signataires (CFDT, CFTC, CGC) à travers une mise en scène grossière. Le patronat au dernier moment « recule », concède une taxation partielle des CDD ne concernant ni l’intérim ni les contrats saisonniers et CDD de remplacement. L’aide à l’embauche en CDI d’un moins de 26 ans est une nouvelle exonération de cotisations permettant de compenser cette taxation. La généralisation de la complémentaire santé n’est qu’une des faces de la privatisation de la protection sociale, mutuelles et assurances privées prenant la place de la Sécurité Sociale. Les mesures concernant les chômeurs, déjà en discussion dans le cadre de l’Unedic, seront encadrées par l’équilibre financier de l’assurance-chômage. Les autres contreparties ne sont que des mesurettes censées faire un contrepoids acceptable aux reculs… pour un triomphe du Medef.


Les attaques sont d’une toute autre ampleur. Tout d’abord la possibilité d’accords dits de « maintien dans l’emploi », d’une durée maximale de deux ans, prévoyant une baisse de salaire et / ou une augmentation du temps de travail, en échange d’un engagement de maintien de l’emploi sur sa durée. Les procédures de licenciement économique sont profondément modifiées : un accord majoritaire peut s’affranchir du droit du travail concernant le contenu du plan social. La durée de la négociation est préfixée et il est possible d’engager les reclassements internes avant la fin de la procédure. L’accord doit être contesté dans les trois mois, et le salarié n’a qu’un an pour contester son licenciement. Les entreprises qui lancent une réorganisation assortie de mobilité interne sans licenciement n’ont plus à engager une procédure de plan social mais une négociation sur « les conditions de mobilité professionnelle ou géographique interne », portant notamment sur des mesures d’accompagnement. En cas de refus, le salarié ne bénéficie pas des mesures de reclassement prévues lors d’un licenciement économique, car celui-ci est considéré comme ayant un motif personnel.


La flexibilité c’est l’ennemi de l’emploi. Plus il y a de flexibilité, plus il y a de chômage et de travailleurs pauvres, ça marche toujours ensemble. En France, chaque fois que les licenciements ont été facilités, le chômage a augmenté. Partout où la flexibilité a augmenté, le chômage a progressé, y compris dans les pays scandinaves pris à tort comme « modèle » : la mise en place de la prétendue « flexisécurité » a permis de passer d’un taux de chômage de 3 à 7,8 % au Danemark, 7,9 % en Finlande, 8,1 % en Suède soit une augmentation moyenne de 3 à 8 % (+ 266 %). C’est quand les salariés sont bien formés, bien traités, bien payés qu’ils sont le plus « compétitifs », pas quand ils sont flexibles !


Ne vous laissez pas décourager, ni démobiliser : la victoire des exigences du Medef contenues dans l’accord n’est pas acquise. Car rien de tout cela n’aboutira avant le mois de mai 2013 : il y faut le temps des ratifications de l’accord, le temps d’écriture des lois, le temps du Conseil d’Etat, celui du conseil des ministres, et celui des débats aux Assemblées puis des recours.


Donc la majorité du salariat de ce pays a le temps d’expliquer, de combattre et de gagner ! Il existe une alternative : reconstruire le droit du travail pour garantir l’emploi, les salaires, l’état de droit dans les entreprises, la santé, l’hygiène, la sécurité sociale, les droits syndicaux et ceux des institutions représentatives du personnel.


D’après Robert PELLETIER et Gérard FILOCHE



Voici cet article sous forme de tract pour sensibiliser autour de vous :

 


fichier pdf les accords de Wagram

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 23:07

Trouvé sur : Syti.net

Source : Bilan.ch

 

http://1.bp.blogspot.com/_ZkSSURCm3FI/TE_UYoVpBYI/AAAAAAAAI_c/zzNI2mATcnk/s640/Stuart_Carlson_Goldman_Sachs.png

 

"Or en Sacs" anciennement "Goldman Sachs"

"900 000 dollars de moyenne pour les salariés"

- Et bien, le changement de nom reflète mieux leur position actuelle...

 

De : Myret Zaki

 

 

A l'heure où Goldman Sachs publie des bénéfices en hausse de 191% sur 2012, il est intéressant de se pencher sur la nature et le contexte de ces profits records. Pour une bonne part, ils sont dus au leadership incontestable de la banque, imbattable en matière de fusions et acquisitions, de trading, d’émissions et de négoce de titres. Mais ces profits sont essentiellement aidés par une main un peu trop visible. D’une part, on sait qu’en 2008 la plus grande banque d’affaires a obtenu, après avoir modifié son statut en holding, la protection de l’agence fédérale d’assurance des dépôts, jusque-là réservée uniquement aux banques d’épargne.

 

Cette même année, le Trésor prenait une participation de 10 milliards de dollars dans le capital de Goldman Sachs, à titre d’aide, payant 3,5 milliards de plus que ce que valaient réellement les actions, comme l’a plus tard révélé le Congrès. Pourtant, en 2008, Goldman Sachs dégageait 2,3 milliards de profits et versait 4,82 milliards de bonus.

 

Détails non divulgués

 

Outre ces renforts pour le moins munificents, obtenus grâce à l’ex-président de Goldman Sachs, Henry Paulson, alors secrétaire au Trésor, on sait aussi que le 10 août 2012 la justice américaine renonçait à des poursuites pénales contre la banque, n’ayant pu réunir de preuves sur ce que tout le monde sait, à savoir qu’elle pariait contre ses propres clients, et que c’est ainsi qu’elle a dégagé ses 11 milliards de bénéfices surréalistes en 2007.

 

Curieusement peu repentante, Goldman Sachs continue de poursuivre, aujourd’hui, les mêmes pratiques spéculatives pour propre compte, mises en cause dans la crise, et interdites désormais par la loi Volcker incluse dans le Dodd-Frank Act de 2010. Comme l’a révélé Bloomberg, la banque contourne aisément ces règles, et génère encore beaucoup d’argent sur le «proprietary trading», activité ultralucrative, qu’il serait dommage d’abandonner en si bon chemin, avec des taux d’intérêt zéro qui lui sont si favorables.

 

Dès lors, tout en bénéficiant du soutien étatique, des subventions de la Fed, des garanties offertes par le contribuable, et d’une impunité au plan juridique, elle mène des paris avec l’argent de la banque, éloignés du service à la clientèle.

Dans ses comptes 2012, on voit ainsi que près de 6 milliards de revenus proviennent de «principal transactions», c’est-à-dire de transactions pour propre compte. Tout comme UBS n’avait jamais publié le détail de ses activités menées sur le marché le plus lucratif du moment, celui du subprime entre 2004 et 2007, Goldman Sachs ne publie actuellement pas de détails au sujet de ces investissements «nostro», qui sont probablement les plus lucratifs de l’établissement.

 

Tout au plus peut-on apprendre, dans les états financiers des dernières années, que les placements pour compte propre de Goldman Sachs incluent des instruments de dette – le marché le plus spéculatif du moment –, y compris du crédit titrisé sur de l’immobilier commercial, d’autres produits de crédit non spécifiés, mais aussi une part élevée de private equity (participations dans des entreprises privées), cette activité opaque ayant dernièrement connu un essor notable chez les fonds sophistiqués de Wall Street et de la City, aux dépens des stratégies alternatives, plus banalisées.

 

En juillet dernier, le CEO Lloyd Blankfein assurait devant 400 personnes que les traders de Goldman Sachs avaient cessé de spéculer avec l’argent de la banque: «Nous avons clôturé cette activité.» Au même moment, une unité de la banque, décrite comme un hedge fund interne, pariait au moins 1 milliard de dollars sur le marché pour le compte de l’établissement.

 

Le problème, c’est que tout cela a été rendu légal. Car la loi Volcker a été vidée de son sens. Dans sa version originale, elle interdisait toutes les transactions pour compte propre. Mais sa version actuelle n’interdit plus que les transactions à «court terme», défi nies de façon très restrictive comme s’étalant sur 60 jours, et non celles à «long terme», ce qui ouvre un océan de possibilités.

 

Dans pareil contexte, n’est-il pas décevant que Goldman Sachs ait seulement triplé ses profits?

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 21:24

Via : jacques mafaity (Facebook)

 

http://img.over-blog.com/500x243/1/68/42/70/Le-Meilleur-des-Mondes/05loganrun1.jpg

 

 

Cette fripouille d'Attali, très au courant de ce qui se trame en ce moment...

"Attali avoue que la dénaturation du mariage n'est qu'une étape vers un monde unisexe.

"nous allons lentement vers une humanité unisexe, où les hommes et les femmes seront égaux sur tous les plans, y compris celui de la procréation, qui ne sera plus le privilège, ou le fardeau, des femmes. [...]

La sexualité se séparera de plus en plus de la procréation [...]. Plus généralement, l’apologie de la liberté individuelle conduira inévitablement à celle de la précarité; y compris celle des contrats. Et donc à l’apologie de la déloyauté, au nom même de la loyauté: rompre pour ne pas tromper l’autre. Telle est l’ironie des temps présents: pendant qu’on glorifie le devoir de fidélité, on généralise le droit à la déloyauté. Pendant qu’on se bat pour le mariage pour tous, c’est en fait le mariage de personne qui se généralise. [...]

Les progrès techniques découlent en effet de ces valeurs et s’orientent dans le sens qu’elles exigent: en matière de sexualité, cela a commencé par la pilule, puis la procréation médicalement assistée, puis la gestation pour autrui. Ces questions de bioéthique ne découlent évidemment pas des demandes d'égalité venant des couples homosexuels et concernent toutes les formes de reproduction, y compris -et surtout- «hétérosexuelles». [...] La convergence de ces trois tendances est claire: nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu’une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu’ils mettront en commun pour faire naitre des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. Sans même que nul ne les conçoive si on se laisse aller au vertige du clonage."

 


Source : Slate

 

Plutôt que de nous opposer à une évolution banale et naturelle du mariage, il est urgent de nous préoccuper de permettre à l’humanité de définir et de protéger le sanctuaire de son identité.


Londres, 2007. REUTERS/Alessia Pierdomenico

 

 

Comme toujours, quand s’annonce une réforme majeure, il faut comprendre dans quelle évolution de long terme elle s’inscrit.

 

Et la légalisation, en France après d’autres pays, du mariage entre deux adultes homosexuels, s’inscrit comme une anecdote sans importance, dans une évolution commencée depuis très longtemps, et dont on débat trop peu: après avoir connu d’innombrables formes d’organisations sociales, dont la famille nucléaire n’est qu’un des avatars les plus récents, et tout aussi provisoire que ceux qui l’ont précédé, nous allons lentement vers une humanité unisexe, où les hommes et les femmes seront égaux sur tous les plans, y compris celui de la procréation, qui ne sera plus le privilège, ou le fardeau, des femmes.

 

Bien des forces y conduisent, issues de demandes parfois contradictoires.

 

1. La demande d’égalité. D’abord entre les hommes et les femmes. Puis entre les hétérosexuels et les homosexuels.

 

Chacun veut, et c’est naturel, avoir les mêmes droits: travailler, voter, se marier, avoir des enfants. Et rien ne résistera, à juste titre, à cette tendance multiséculaire. Mais cette égalité ne conduit pas nécessairement à l’uniformité: les  hommes et les femmes restent différents, quelles que soient leurs préférences sexuelles.

 

2. La demande de liberté. Elle a conduit à l’émergence des droits de l’homme et de la démocratie. Elle pousse à refuser toute contrainte; elle implique, au-delà du droit au mariage, les mêmes droits au divorce. Et au-delà, elle conduira les hommes et les femmes, quelles que soient leurs orientations sexuelles, à vouloir vivre leurs relations amoureuses et sexuelles libres de toute contrainte, de tout engagement.

 

La sexualité se séparera de plus en plus de la procréation et sera de plus en plus un plaisir en soi, une  source de découverte de soi, et de l’autre. Plus généralement, l’apologie de la liberté individuelle conduira inévitablement à celle de la précarité; y compris celle des contrats. Et donc à l’apologie de la déloyauté, au nom même de la loyauté: rompre pour ne pas tromper l’autre.

 

Telle est l’ironie des temps présents: pendant qu’on glorifie le devoir de fidélité, on généralise le droit à la déloyauté. Pendant qu’on se bat pour le mariage pour tous, c’est en fait le mariage de personne qui se généralise.

 

3. La demande d’immortalité, qui pousse à accepter toutes mutations sociales ou scientifiques permettant de lutter contre la mort, ou au moins de la retarder.

 

 

 

 

4. Les progrès techniques découlent en effet de ces valeurs et s’orientent dans le sens qu’elles exigent: en matière de sexualité, cela a commencé par la pilule, puis la procréation médicalement assistée, puis la gestation pour autrui. Ces questions de bioéthique ne découlent évidemment pas des demandes d'égalité venant des couples homosexuels et concernent toutes les formes de reproduction, y compris -et surtout- «hétérosexuelles». Le vrai danger viendra si l’on n’y prend garde, du clonage et de la matrice artificielle, qui permettra de concevoir et de faire naitre des enfants hors de toute matrice maternelle. Et il sera tres difficile de l’empêcher, puisque cela sera toujours au service de l’égalité, de la liberté, ou de l’immortalité.

 

5. La convergence de ces trois tendances est claire: nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu’une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu’ils mettront en commun pour faire naitre des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. Sans même que nul ne les conçoive si on se laisse aller au vertige du clonage.

 

 

6. Accessoirement, cela résoudrait un problème majeur qui freine l’évolution de l’humanité: l’accumulation de connaissances et des capacités cognitives est limitée par la taille du cerveau, elle-même limitée par le mode de naissance: si l’enfant naissait d’une matrice artificielle, la taille de son cerveau n’aurait plus de limite. Après le passage à la station verticale, qui a permis à l’humanité de surgir, ce serait une autre évolution radicale, à laquelle  tout ce qui se passe aujourd’hui nous prépare. Telle est l’humanité que nous préparons, indépendamment de notre sexualité, par l’addition implicite de nos désirs individuels.  

 

Alors, au lieu de s’opposer à une évolution banale et naturelle du mariage laïc, qui ne les concerne pas, les Eglises devraient plutôt se préoccuper de réfléchir, avec les laïcs, à ces sujets bien plus importants: comment permettre à l’humanité de définir et de protéger le sanctuaire de son identité? Comment poser les barrières qui lui permettront de ne pas se transformer en une collection d’artefacts producteurs d’artefacts? Comment faire de l’amour et de l’altruisme le vrai moteur de l’Histoire ?

 

Jacques Attali

 


 

Aller plus loin :

 

Davos 2013 : extra-terrestres, super-pouvoirs et immortalité

 


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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 20:27

Source : blog de Paul Jorion

 

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/01/imgscan-contrepoints-672-Bruxelles-1024x792.jpg

 

L’économiste allemand Hans-Werner Sinn et l’économiste suisse Harald Hau ont signé avant-hier une tribune libre dans le Financial Times, intitulée : « L’union bancaire de la zone euro est profondément viciée ». Elle traite un thème qui m’est cher et sur lequel il est toujours bon de revenir : que le mécanisme du prêt et de l’emprunt est aujourd’hui faussé du fait que le défaut, soupape nécessaire d’une économie fondée sur une répartition très inégale de la richesse, a été mis hors-jeu. Tout défaut, toute somme qui n’est pas remboursée par un emprunteur à un prêteur, est depuis 2007 prise à charge par l’État, c’est-à-dire par le contribuable, le cas princeps étant celui de la faillite de l’assureur américain AIG en septembre 2008 : le contribuable américain a (à son corps défendant bien entendu) réglé l’entièreté des 182,5 milliards de dollars nécessaires à rembourser rubis sur l’ongle l’ensemble des créanciers.

 

Dans ce domaine, l’Europe met en ce moment les bouchées doubles. Sinn et Hau écrivent très justement à propos du projet d’union bancaire européenne qu’il « pourrait constituer une nouvelle étape dans le transfert de dettes privées douteuses au bilan des États – ce qui réjouit le marché des capitaux et explique sans doute sa confiance retrouvée ».

Les principales composantes du taux d’intérêt sont la prime de liquidité (le prix à payer pour le temps qui s’écoulera avant le remboursement), l’expression du rapport de force entre prêteurs et emprunteurs dans une conjoncture particulière de l’économie, et la prime de risque faite pour absorber statistiquement le défaut s’il a lieu. Or maintenant que le risque a cessé d’exister, la prime de risque incluse dans le taux d’intérêt exigé constitue une simple aubaine. À propos du Mécanisme européen de stabilité (MES) Sinn et Hau font observer qu’il « met en avant des mesures protégeant les investisseurs contre les conséquences de leurs mauvaises décisions ».

 

Pour justifier son profit, le prêteur invoque – et le plus souvent à hauts cris – le risque auquel il est exposé. Mais le risque de non-remboursement a aujourd’hui disparu : le versement des sommes dues a été verrouillé, aux frais de la communauté. Si celle-ci proteste : dit qu’elle a du mal à payer, il lui est répondu sans vergogne – venant d’en haut – que ses difficultés actuelles proviennent du fait qu’« elle a vécu autrefois au-dessus de ses moyens ! ».

 

Les exilés et autres optimiseurs fiscaux expliquent à qui veut les entendre que leur attitude se justifie par le fait que la solidarité fiscale s’exerce systématiquement à leurs dépens. Certains d’entre eux – peut-être même de bonne foi – continuent de l’affirmer. Ils peuvent cependant être rassurés : depuis 2007, et dans l’ensemble des pays occidentaux en tout cas, c’est désormais à eux que la solidarité fiscale bénéficie essentiellement.

 

Il faut que les États cessent immédiatement de prendre à leur charge la totalité des défauts qui se manifestent dans l’économie : le défaut est une soupape assurant le désendettement sans que l’économie ne s’effondre pour autant. L’assurance contre le défaut existe d’ores et déjà : c’est la prime de risque incluse dans le taux, faite précisément pour absorber statistiquement un non-remboursement éventuel. Si le défaut d’une firme spécifique devait constituer par sa nature-même un risque systémique, cette firme doit être immédiatement démantelée en unités non-systémiques.

 

Les mesures assurant la disparition du risque pour le prêteur ont été mises au point conjointement par les entreprises transnationales et les grandes firmes d’audit avant d’être proposées clé-en-main aux États par leurs lobbyistes. J’ai rappelé cela lundi lors de la première réunion du « Groupe de réflexion sur l’économie positive », la fureur d’un participant au cœur de ce mécanisme en réponse à mon affirmation, m’a confirmé que j’avais visé juste.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 17:11

Source : la Voix de la Russie

 

http://www.jeanbernardcahoursdaspry.com/wp-content/uploads/voix-russie.png

 

Au sommaire de cette édition du 28 janvier 2013 :

- L’Europe de Bruxelles n’était qu’une étape vers la mondialisation
- Quand l’or part… les guerres arrivent…
- La diplomatie selon Sergeï Lavrov : incompréhensible pour un Laurent Fabius
- Le CRSC de Paris rend hommage à Vladimir Vyssotsky

En bref et en détail :

- La France et l’Allemagne fêtent les 50 ans du Traité de l’Élysée comme un vieux couple
- Solidarité Kosovo n’oublie pas les Serbes du Kosovo et de la Métochie
- Mali : la France paie l’addition libyenne
- Nigéria : le massacre des chrétiens continue

 

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:40

Source : le journal du siècle

 

Huw Pill

 

Interrogé par le Huffington Post sur une éventuelle solution pour sortir la France de la crise financière, Huw Pill, économiste en chef de Goldman Sachs en Europe, répond qu’il faudrait baisser la « moyenne salariale d’environ un tiers », précisant toute de même que ce serait « politiquement impossible à imposer ».

 

Si cette proposition est appliquée, le salaire minimum équivaudrait à un peu moins de 1 000 € par mois alors que dans le même temps, on parle de centaines de millions de dollars de bonus chez les actionnaires de Goldman Sachs en 2012.

 

Le PDG Lloyd Blankfein, lui, a vu sa propre rémunération augmenter de près de 15 % en 2011, atteignant la somme de 16,2 millions de dollars sur l’année.

 

Le deuxième volet de la politique miracle à appliquer, d’après l’économiste consiste à « déplacer l’emprise de l’Etat vers le secteur privé. » Car le problème « chronique » de la France serait « incarné par un secteur public bien trop important » ayant pour conséquence une faible exportation. Donc « un manque de compétitivité et des déséquilibres dans ses comptes ».

 

Mais l’économiste se veut également rassurant, au niveau européen : grâce à ses plans d’économie, l’Union devrait voir « une porte de sortie » de la crise d’ici 2015.


Sources : Huffington Post / Le Journal du Siècle

 

 

 


 

Aller plus loin :

 

Les nouveaux maîtres du monde - goldman sachs (docu) [vf]

 

Noire finance. La grande pompe à phynances & Le bal des vautours (Docu)[VF]

 

Europe : La fabrique de pauvres (Docu) [VF]

 

«L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique» par Myret Zaki et Etienne Chouard (Conférence) [VF]

 

Je travaille... mais je suis pauvre (Docu) [VF]

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 12:20

Source : Global Relay

 

http://www.monsterup.com/upload/1359543800691.jpg

 

 

Toutes les économies industrialisées qui pratiquent maintenant la course au bas prix par le dumping social dans un contexte d’endettement ne parviennent d’ailleurs pas à retrouver la croissance et subissent chômage de masse et forte misère sociale. Après la découverte par une Américaine d’un appel au secours d’un ouvrier-esclave chinois dans un colis importé, on peut s’interroger sur les conditions de travail en Chine et se convaincre définitivement que la bataille de la compétitivité avec ce concurrent est perdue d’avance, à moins que nous soyons prêts à travailler, comme l’indiquait la mystérieuse lettre, 15 heures par jour pour une poignée d’euros.

 

 

Se dessine alors aujourd’hui un système absurde où le niveau d’endettement privé des économies occidentales explose dans le cadre d’un modèle globalement fondé sur la consommation et un fort déséquilibre de la balance commerciale. En d’autres termes, un équilibre macroéconomique mondial précaire semble s’organiser autour d’un achat à crédit croissant par les pays industrialisés de produits au prix bas mais aux conditions de production qui relèvent d’un quasi-esclavage. 

 

 

L’absurdité de cette situation est d’autant plus forte qu’elle résulte finalement d’un coup de force intellectuel à propos de la loi de Say (dite « loi des débouchés »). Celle-ci explique notamment que « c’est la production qui ouvre des débouchés aux produits » (donc que l’offre crée sa demande), car en échange de la production, l’employeur verse une rémunération au salarié qui se mue ensuite en pouvoir d’achat dans les mains de ce salarié-consommateur. Empiriquement, cette loi a pu d’autant mieux fonctionner que les rémunérations étaient élevées, par exemple avec la politique salariale d’Henri Ford qui payait par choix ses ouvriers au-dessus de la moyenne des ouvriers américains, « five dollars a day », considérant, entre autres, qu’« un ouvrier bien payé est un excellent client ». Une partie du surplus de rémunération accordé à ses ouvriers lui revenait effectivement en bénéfices, même indirectement par la stimulation de l’économie environnante.

 

Mais aujourd’hui, cette loi de Say est travestie puisque la production croissante des économies émergentes est absorbée par une consommation à crédit des économies industrialisées (dont les dettes publiques ou privées sont parfois détenues par ces dites économies émergentes), autrement dit, de la richesse réelle, le produit, est échangée contre de la richesse illusoire dans le présent, la masse monétaire issue de l’endettement.

 

Pire encore, le consommateur occidental semble frappé de schizophrénie lorsque, se dirigeant en priorité vers les « prix bas », il stimule la production et donc l’emploi des économies émergentes au détriment de l’emploi national. Privilégier les « prix sacrifiés », revient ainsi à devenir à terme la véritable victime du sacrifice. Car schématiquement, les pays aux protections sociales très faibles sont de plus en plus producteurs lorsque ceux qui présentent des acquis sociaux plus importants tendent à se muer en consommateurs avant tout. Le risque à long terme est que la recherche de la compétitivité à tous prix ne débouche un jour sur la réduction de la protection des salariés dans un souci de rééquilibrage à la baisse.

 

C’est ainsi que les plus pauvres des pays riches enrichissent les plus riches des pays pauvres sans que nulle part les plus pauvres n’en bénéficient, les uns souffrant des délocalisations et du chômage à terme, les autres de conditions de travail toujours aussi misérables.


Face à ce constat d’un libéralisme qui met en concurrence des économies qui ne connaissent pas le même niveau de protection sociale, s’impose à nous la nécessité d’un protectionnisme stratégique comme le pratiquent toutes les autres sphères économiques du monde, y compris les économies émergentes. Mais en plus de ce protectionnisme intelligent, un changement profond des mentalités, notamment dans les habitudes de consommation et la législation sur le « fabriqué en France », est nécessaire pour encourager des relocalisations massives dans notre pays. Le patriotisme économique semble une partie des solutions à nos problèmes économiques, écologiques et sociaux.

Consommateurs de tout ce pays, unissez-vous !

 

Par de Lima

 

Chronique rédigée avec Gwenaël Le Sausse (AgoraVox)

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 12:16

Source : Inf’OGM

Trouvé sur : état du monde état d'être

 

 

L’industrie agroalimentaire utilise de très nombreux « artifices » pour donner du goût, une couleur appétissante ou la bonne consistance aux aliments qu’elle nous fait avaler. Que ces éléments soient introduits directement dans le produit ou simplement utilisés lors de la fabrication, font-ils l’objet d’évaluation et dans quelle mesure les consommateurs sont-ils informés de leur présence ? Mais surtout, les « auxiliaires technologiques » sont de plus en plus d’origine transgénique. Étiquetés ou pas ? Essayons d’y voir plus clair derrière les E250 et autres lécithine de soja, présents dans nos gâteaux préférés.

 

Lors de la transformation d’aliments, sont quasiment systématiquement incorporées des substances, « des agents alimentaires améliorants », qui ne sont pas des aliments en tant que tels, mais qui améliorent le produit ou lui donnent certaines caractéristiques : ce sont les additifs, arômes, enzymes et auxiliaires technologiques. Certains d’entre eux sont incorporés dans l’aliment et se retrouvent dans nos assiettes. C’est le cas des additifs, pour donner du goût ou une odeur à des aliments (arômes) ou pour d’autres fonctions : colorants, édulcorants, conservateurs, anti-oxydants, agents de textures… Les autres, les enzymes et auxiliaires technologiques [1], sont « simplement » utilisés lors du processus de fabrication mais ne sont pas présents dans le produit final ou seulement de façon involontaire. Les enzymes peuvent parfois avoir un effet dans le produit final, elles sont alors autorisées en tant qu’additif.

 

Dans le « paquet améliorant », ensemble de normes juridiques sur la question, la Commission européenne a souhaité encadrer les additifs, arômes alimentaires et enzymes. En revanche, pas de cadre particulier pour les auxiliaires : une telle réglementation est jugée « disproportionnée » par la Commission européenne, dans la mesure où le cadre général sur la sécurité des aliments s’applique.

 

Ainsi additifs, arômes et enzymes sont tous soumis à la même procédure d’évaluation et d’autorisation [2], procédure similaire à celle des OGM. Sur la base d’un avis de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (AESA), la Commission européenne propose d’autoriser ou non la substance. En bout de course, le Comité Permanent de la Chaîne alimentaire et de la sécurité alimentaire (CP CASA) se prononce sur l’autorisation.


À cette réglementation commune, s’ajoutent trois réglementations sectorielles [3] qui définissent des conditions d’utilisations particulières à chaque catégorie de substance, ainsi qu’une liste positive des substances autorisées [4]. Ainsi, une substance non inscrite sur l’une de ces trois listes n’est pas autorisée et ne peut être utilisée lors de la fabrication d’un aliment commercialisé dans l’Union européenne.

 

La présence d’additifs et arômes est obligatoirement signalée dans la liste des ingrédients par l’indication de leur nom. Ils peuvent également être signalés sous la forme de leur code européen (ex. E150 pour le colorant caramel ou FL02.015 pour l’arôme « menthol »).

 

 

Auxiliaires technologiques : pas évalués ni étiquetés


En ce qui concerne les auxiliaires technologiques, il n’existe pas d’harmonisation au niveau européen et ils ne sont pas considérés comme des ingrédients. Conséquence : pas d’évaluation, pas d’autorisation préalable et pas d’étiquetage puisqu’en principe, ils ne sont pas présents dans le produit fini. Ces derniers peuvent néanmoins subsister à l’état de trace : les opérateurs doivent s’assurer que ces résidus, présents dans les denrées, ne présentent pas de risques (règlement 178/2002 sur la sécurité alimentaire). Quelques traces d’agents antimousse ou solvants d’extraction ? Puisqu’on vous dit que c’est sans danger [5]…

 

La France est l’un des rares pays européens (avec le Danemark) qui possède un dispositif national sur ces auxiliaires technologiques prévoyant les conditions de leur autorisation et utilisation [6]. Sont ainsi fixés les auxiliaires autorisés, les conditions de leur utilisation et la dose résiduelle maximale autorisée dans le produit final. A noter toutefois qu’en vertu du principe de reconnaissance mutuelle des législations des États membres, les auxiliaires légalement autorisés dans les autres États membres doivent être autorisés en France ou faire l’objet d’une procédure d’autorisation simplifiée.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, parmi ces agents améliorants, tout n’est pas « chimique ». Certains arômes notamment, peuvent être qualifiés de naturels à la condition que l’arôme en question ait été obtenu exclusivement ou au moins à hauteur de 95% d’une source végétale ou animale. Les codes européens des additifs cachent parfois des substances contenues naturellement dans les aliments ou consommées couramment depuis longtemps (par exemple l’acide citrique contenu dans le citron (E330), ou encore le curcuma utilisé comme colorant (E100)). Un arôme naturel pourrait-il être GM ? Interrogé par Inf’OGM, le Syndicat National des Industries Aromatiques Alimentaires (SNIAA) admet que la législation est « peu précise » sur ce point mais qu’il ne « semble pas envisageable, du strict point de vue commercial, de mettre sur le marché des arômes qualifiés de naturels qui dans le même temps comporteraient une déclaration de présence d’OGM ». Faisons donc confiance au commerce !


Mais force est de constater que l’utilisation d’agents améliorants génétiquement modifiés (GM) est de plus en plus courante. Additifs, arômes et enzymes, s’ils sont GM, doivent respecter la réglementation sur les OGM en vigueur et donc faire l’objet d’une autorisation spécifique en tant qu’agent améliorant GM à l’issue d’une évaluation. Les règles d’étiquetage s’appliquent également. S’ils sont volontairement introduits dans un aliment, leur présence doit être indiquée, quelle que soit la quantité dans le produit. Il existe cependant une petite nuance dans le droit européen, mais qui peut faire toute la différence. Sont concernés par l’obligation d’étiquetage, les aliments GM ou produits à partir d’un OGM [7] mais pas ceux produits à l’aide d’un OGM [8]. Sont donc seuls concernés par l’étiquetage les additifs (et enzymes utilisés comme additifs) et arômes GM ou produits à partir d’un OGM. En revanche, les additifs et arômes obtenus à l’aide d’un OGM ne sont pas concernés par l’étiquetage [9].

 

De même, les auxiliaires et les enzymes utilisés en tant qu’auxiliaires (c’est-à-dire utilisés lors du processus de fabrication), qui ne sont pas considérés comme des ingrédients, dans tous les cas, ne sont pas concernés par cet étiquetage [10].

 

 

Agent améliorant sans OGM : la perle rare


Autre difficulté : il serait de plus en plus difficile de trouver un certain nombre de ces agents améliorants qui ne soient pas issus d’OGM. C’est ce que nous révèle un rapport de mai 2012 de la Commission européenne sur l’application de la réglementation européenne sur l’agriculture biologique [11]. Dans le conventionnel, cela ne pose pas trop de problème, pour autant que le consommateur ne s’inquiète pas trop de la question : il ne s’agit pas ici d’OGM, ils sont produits par un OGM, donc pas d’étiquetage.


En revanche, pour les produits issus de l’agriculture biologique, cela peut s’avérer plus compliqué puisqu’il y a interdiction d’utiliser des OGM (avec une tolérance en cas de contamination jusqu’à 0,9% pour le label européen). En cas de non disponibilité sur le marché, la Commission européenne peut accorder certaines dérogations pour permettre l’utilisation de certaines substances, en principe interdites, sans la perte du label. Sur ce cas particulier, la Commission européenne précise n’avoir jamais accordé aucune exception de ce genre (cf. encadré ci-dessous).

Quid des consommateurs qui refusent les OGM dans leur alimentation, qu’ils soient produits à l’aide ou à partir d’OGM ?

 

Le texte français sur le « sans OGM » interdit en principe l’utilisation des arômes, additifs et auxiliaires technologiques, qu’ils soient GM, produits à partir ou à l’aide d’OGM, mais cette règle est assortie de possibilité de dérogation. Il faut néanmoins apporter ici quelques nuances et éviter les jugements trop rapides. Pour permettre un jour aux consommateurs de pouvoir véritablement manger sans OGM, encore faut-il que cela soit techniquement faisable par l’existence d’alternatives non génétiquement modifiées. Il faut donc rendre à nouveau possible la production de ces agents alimentaires hors modification génétique, avant qu’il ne soit trop tard…

 

 

NOTES :


[1] Les enzymes sont des protéines qui permettent de catalyser une réaction biochimique dans l’aliment (ex. chymosine, qui permet de transformer le lait en fromage) ; les auxiliaires sont utilisés lors du processus de fabrication, dans un but technologique, mais n’ont plus d’effet dans le produit fini (ex. agents de démoulage, agents désinfectants comme les sulfites dans le vin).

 

[2] Règlement 1331/2008 établissant une procédure d’autorisation uniforme pour les additifs, enzymes et arômes alimentaires

 

[3] Enzymes : règlement 1332/2008 ; additifs : règlement 1333/2008 ; arômes : règlement 1334/2008

 

[5] Les auxiliaires peuvent être présents à l’état de résidus dans les aliments sans que ne soit systématiquement défini précisément le seuil d’acceptabilité. Au niveau européen, seuls les agents d’extractions font l’objet d’un seuil résiduel maximal (directive 2009/32). Au niveau français, l’arrêté du 19 octobre 2006 définit également des seuils résiduels par type d’auxiliaire, mais pour beaucoup d’entre eux pas de seuil précis, mais une formulation plutôt vague : « Teneur techniquement inévitable ».

 

[6] Décret n°2011-509 du 11 mai 2011 fixant les conditions d’autorisation et d’utilisation des auxiliaires technologiques pouvant être employés dans la fabrication des denrées destinées à l’alimentation humaine. Arrêté du 8 octobre 2012 modifiant l’arrêté du 19 octobre 2006.

 

[7] Par exemple, une huile de colza GM est étiquetée GM même si la présence d’ADN GM n’est plus détectable du fait du raffinage.

 

[8] C’est ainsi qu’est considérée la viande issue d’un animal nourri aux OGM et c’est pour cette raison qu’elle échappe à tout étiquetage.

 

[9] Pour connaître les additifs produits à partir d’OGM et autorisés à la consommation humaine :http://ec.europa.eu/food/dyna/gm_re…

 

[10] La liste des auxiliaires technologiques est disponible dans l’annexe de l’Arrêté du 8 octobre 2012 relatif aux auxiliaires technologiques dans la fabrication de certaines denrées alimentaires. Cette liste précise lesquels sont issus de souches GM.

 

[11] Rapport de la Commission européenne au Parlement européen et au Conseil sur l’application du règlement 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques. « Il est toutefois connu que certaines substances comme les vitamines B2 (riboflavine) et B12 (cobalamine) et les enzymes chymosine (pour la fabrication du fromage) et les phytases (pour les aliments pour animaux) ne sont souvent disponibles que produites par des OGM. », http://ec.europa.eu/agriculture/org…

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 12:10

Source : Nature Alerte

 

http://4.bp.blogspot.com/-0ek-_TdOM1k/UQgPssVSeiI/AAAAAAAANRQ/ivUW0SPuxSU/s1600/gollf.jpg

 

Une importante fuite de pétrole continue de s’échapper dans le golf du Mexique depuis la catastrophe de "Deep water horizon" en 2010, une nappe importante de 10 km s'en dégage depuis quelques jours et fait craindre une nouvelle marée noire.

La région marine de Macombo en Louisaine est toujours irisée de pétrole à la surface de l'océan depuis l'automne dernier, sans qu'aucune explication de la part de BP ou des gardes côtes américains ait été fourni quant à son origine. Elle s'est dramatiquement élargie depuis quelques jours. Sa persistance, même après des semaines de mauvais temps, suggère que le débit de la fuite constatée est important. Les scientifiques qui l'ont échantillonné ont trouvé des preuves de la présence de produits synthétiques tels que la boue de forage dans les échantillons.

Le plus troublant reste que cette nappe que l'on avait remarqué en automne dernier, et qui se répandait perpétuellement sur une surface d'environ un demi-mile de la scène de l'explosion de Deepwater Horizon de 2010, est devenu beaucoup plus importante depuis quelques jours. Elle s'étend aujourd'hui sur plus de 10 km dans le sens sud-nord et elle frole même parfois la cote à moins de 2 km .

C'est grâce au travail incessant de l'association "On the Wings of care", qui continue depuis 2010 d'effectuer régulièrement  des survols de vigilance dans la région, que cette nouvelle marée noire a été rendu public.  Déjà en Août 2011 et à nouveau en Octobre 2012, elle avait des preuves photographiques qu'elle a rendu public, ces preuves ont forcé BP et les Gardes côtes américains à avouer et à reconnaître publiquement que la fuite de 2010 n'était pas correctement colmater et que des nouvelles observations de nappes de pétrole étaient constaté régulièrement prés de la plate-forme de BP.

Depuis, c'est le silence complet, sinon que la nappe c'est aujourd'hui gravement élargie et qu'une nouvelle marée noire est à craindre.

"Nous ne sommes toujours pas satisfait des réponses de BP à nos nombreuses questions face à cette nouvelle marée noire, et nous craignons le pire , à savoir que ce pétrole provient de fissures sous la mer."

 Une seule chose est indéniable, nous avons des preuves photographiques formelles: Du pétrole est toujours en fuite, et ce, 33 mois après l'explosion de "Deep Water Horizon".

© Nature Alerte

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 19:51

Source : rtbf.be

 

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Le site d’information britannique The Telegraph rend compte d’un rapport d’experts de "haut niveau" qui préconise d’instaurer un contrôle accru des médias par instances de supervision nationales qui rendraient compte à la Commission. Un rapport commandité suite au scandale "News of the World".

 

Le rapport en question, intitulé "Des médias libres et pluralistes pour soutenir la démocratie en Europe", a donc été demandé par la commissaire européenne Neelie Kroes suite au scandale soulevé par les écoutes téléphoniques illégales de feu le "News of the World".

 

Le rapport établit notamment que "tous les pays de l’UE devraient disposer d’un conseil indépendant des médias", conseil qui devraient "disposer de réels pouvoirs de sanction comme le fait d’imposer des amendes, d’ordonner la diffusion d’excuses publiques ou le retrait du statut de journaliste".

 

L’article du Telegraph consacré à ce rapport recommande également que les conseils des médias nationaux répondent à un certain nombre de standards européens et que la Commission soit la garante du respect de ces standards.

 

Une perspective qui donne visiblement du grain à moudre aux conservateurs (connus pour leur euroscepticisme outre-Manche). Ainsi le député conservateur britannique Douglas Carswell a-til déclaré que ce rapport illustre "le genre d’état d’esprit que je m’attendrais à rencontrer en Iran pas en Occident. Cette idée loufoque nous en dit un peu plus quant au futur de la réglementation de la presse. Elle laisse entendre que le projet européen est finalement incompatible avec la notion d’une société libre".

 

A lire sur The Telegraph.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 19:46

Source : OkeaNews

 

http://img.scoop.it/yoHkNbEXKkjzh54_Z359Sjl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJ

 

La récente révélation du journaliste de MEGA Giannis Pretenteris fait sensation. Ce dernier a indiqué qu’en 2010, lui et ses collègues auraient caché à leurs téléspectateurs et à leurs lecteurs la non-viabilité de la dette grecque - évènement qui a permis l’attaque de la troïka contre la Grèce.

 

Dans un entretien à iefimerida, Pretenteris laisse entendre qu’il a accepté des consignes spécifiques pour le faire, de la part d’individus qu’il ne mentionne pas.

 

 

Il explique de manière caractéristique dans l’entretien :

-"Nous savions tous dès le début que la dette n’était pas viable, mais ils nous ont dit de ne pas le dire, que ce n’était pas le bon moment. Le résultat, c’est que jusqu’à 2010, ils ont dit que la dette était viable et nous leur répondions 'non, elle ne l’est pas'."

Cette révélation a été faite, de manière symptomatique, moins de 24h avant le rassemblement de protestation prévu aujourd'hui devant le bâtiment de la chaîne MEGA.

 

 

Le communiqué -savoureux et non censuré- de l'initiative des travailleurs des médias pour le rassemblement  :

Les mass-médias ont été dans leur majorité les piliers idéologiques de la politique des mémorandums. Au moyen de reportages mensongers et intentionnellement effrayants, ils présentent la politique du choc comme voie à sens unique et calomnient tous ceux qui résistent à la barbarie sociale. Ils fonctionnent comme les porte-parole du gouvernement et font des reportages sur la base d'une inspiration goebbelsienne officieuse. Ils forgent des stéréotypes sur les immigrés, les fonctionnaires, les travailleurs, les syndicalistes, les activistes et incitent à l'automatisme social.

 

Ces derniers jours, nous avons vécu l'apogée du terrorisme médiatique, comparable aux jours sombres du YENED [ndlr :  service d'information des forces armées]. Ils ont rempli nos écrans de bouteilles de bière vides et ont pris pour cibles les espaces autogérés de la vie sociale [ndlr : raid de la police à Villa Amalia et dans le squat Lelas Karagiannis] pour légaliser la stratégie de la tension de Dendias [ndlr : ministre de l'ordre public], ils ont masqué les mobiles et la nature du meurtre raciste perpétré contre le Pakistanais de 27 ans à Petralona (ndlr : lire ou relire Qui était Shehzad Luqman), ils ont diffusé des montages vidéo pour traîner dans la boue des députés de gauche et des mouvements sociaux opposés à la commercialisation des espaces libres, ils ont calomnié la lutte des travailleurs dans les transports publics et ont  imposé les méthodes répressives de la réquisition forcée du personnel. Et ils continuent… Les employeurs de la presse, après avoir appliqué le mémorandum le plus dur à leurs employés, veulent protéger l'institution de la peur généralisée et de la paupérisation qu'ils ont créée en dressant des murs face à la société.

 

Assez. Nous, travailleurs de la presse, n'avons rien en commun avec les grands groupes et les grands journalistes amplement rémunérés et instrumentalisés. Nous ne faisons pas partie de leur coterie et de leurs affaires. Nous avons choisi notre camp. Aux côtés des habitants de Chalcidique[ndlr : en lutte contre la mine d'or] et contre les orpailleurs, aux côté des immigrés et contre les esclavagistes, contre les clôtures, contre les patrons du travail au noir, contre l’Aube dorée, aux côtés des manifestants et contre la répression, aux côtés des travailleurs des transports en commun, et contre la troïka intérieure et extérieure, aux côtés des fonctionnaires et contre la liquidation du patrimoine public. Nous sommes aux côtés de la société et nous luttons, ensemble, contre le mémorandum, le racisme et la censure.

Rassemblement de protestation mardi 29 janvier, à 7h devant la chaîne Mega. (Mesogeion 117)

L'année dernière déjà, un appel à manifester devant la chaîne Mega TV avait été lancé par des citoyens sur les réseaux sociaux. Les raisons ? Le ras le bol de subir la désinformation régulière de la chaîne, digne d'une propagande, car, entre autre, "Mega TV a falsifié le son des émeutes sur la vidéo  lors de l'assassinat  d'Alexis Grigoropoulos en 2008", "Mega TV a diffusé des images d'archives des émeutes au cours d'une démonstration pacifique le 17/11/2011", "Mega TV accuse les manifestants pacifiques d'être des voyous cagoulés" , "Mega TV a été la principale source de propagande sale et constante du soutien aux partis pro-austérité, en particulier à celui du PASOK".

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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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