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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 17:56

 

Vous en doutiez encore ?..

 

Source : initiative citoyenne.be

 

CORRUPTION-GAIA-HEALTH.jpg

 

Utilisant le vaccin Gardasil comme cas d’espèce, une enquête se penche sur le contrôle quasi total de Big Pharma  sur les décisions des agences gouvernementales, comme sur l’absence de réelle préoccupation des décideurs. En dépit de cette situation, des scientifiques ont décidé de prendre la parole, et voici ce qu’ils disent.

 

Des chercheurs parlent aujourd’hui ouvertement de corruption de la science en matière de vaccins. Ils sont certes minoritaires, mais leur compétence et les preuves solides qu’ils ont pu rassembler ont fini par être publiées dans des journaux médicaux.

 

Le problème des vaccinations qui ont causé des dommages à tant d’enfants est devenu le point central qui permet aujourd’hui de mieux éclairer la manière dont Big Pharma s’est accaparé la science au point de tomber dans la fraude pure et simple en vue de promouvoir ses produits.

 

Les scientifiques Lucija Tomljenovic, Christopher A.Shaw, Judy Wilyman,, Eva Vanamee et Toni Bark se sont penchés sur le Gardasil de Merck, le vaccin contre le papillomavirus humain, pour pouvoir démontrer que l’activisme déployé pour lancer le vaccin HPV n’est pas basé sur la science, mais plutôt sur de fausses interprétations de la science.

 

Dans une lettre, ces cinq scientifiques relèvent plusieurs failles par rapport aux prétentions des fabricants du Gardasil (Merck) et du Cervarix (Pfizer) [1]

 

1.  Il n’a jamais été démontré que les vaccins HPV pouvaient prévenir le cancer du col de l’utérus.

 

2.  Les paramètres utilisés dans les études sont basés sur des infections et des lésions qui guérissent habituellement spontanément. Dès lors comment peut-on démontrer l’efficacité  des vaccins dans la prévention du cancer plusieurs années plus tard ?

 

3.  Les essais manquent d’objectivité et produisent de faux négatifs. Ils ne permettent donc pas une estimation précise du risque de développer un cancer.

 

4.  Les méthodes passives de vaccinovigilance  ne permettent pas de refléter avec précision le nombre d’effets secondaires qui se produisent réellement.

 

5. Des estimations précises de la fréquence réelle des effets secondaires des vaccins contre le HPV ne peuvent évidemment être faites compte tenu que ces effets sont systématiquement rejetés, au prétexte qu’ils ne seraient pas liés au vaccin.

 

6.  Les femmes ne sont pas informées que, dans certains cas, les vaccins contre le HPV peuvent augmenter le développement des anomalies déjà existantes qui sont susceptibles de provoquer les cancers dont elles sont censées être protégées.

 

7.  Lorsque l’information sur les risques et les limites du vaccin contre le HPV n’est pas fournie aux femmes, celles-ci se trouvent dans l’impossibilité de prendre des décisions éclairées sur l’opportunité ou non de se faire vacciner.

 

8. Les autorités de Santé prennent des décisions basées sur des informations fournies par les mêmes compagnies qui espèrent en retirer du profit. Comment leur est-il dès lors possible de prendre des décisions rationnelles sur base de pareilles informations limitées et biaisées ?

 

Enquête sur les opérations troubles entre Merck et le gouvernement

 

« Le rôle des firmes pharmaceutiques dans l’élaboration des politiques officielles de vaccination » est une enquête sur le lobbying de Merck pour promouvoir le vaccin contre le HPV, le Gardasil.[2] Cette enquête stipule :

 

« Merck est engagé à des degrés divers dans le lobbying dans tous les pays que nous avons étudiés. Merck a, de manière proactive, contacté les législateurs pour discuter de stratégies en vue de maximiser l’adoption du Gardasil, soit directement par les salariés de l’entreprise, à l’aide de consultants locaux politiques, d’éminents médecins ou de cabinets de relations publiques.

 

De nombreuses personnes interrogées ont déclaré que les représentants des entreprises ont proposé une législation spécifique, souvent la rédaction de projets de loi et la recherche d’un sponsor. Dans la plupart des pays, les efforts se sont concentrés sur un mandat pour l’entrée à l’école. Les personnes interrogées ont souligné que les activités de Merck  ne sont pas inhabituelles, mais que le public semble ignorer que des entreprises privées ont joué un rôle dans le processus législatif. L’une des personnes interrogées a déclaré : «  Presque toutes les obligations vaccinales que nous avons obtenues récemment ont été le résultat, au moins partiellement, des efforts de l’industrie du médicament [souligné par l’auteur de l’article] »

 

On a demandé aux personnes interrogées parmi lesquelles on trouvait des législateurs, des officiels de la Santé, des professionnels médicaux, des organisations professionnelles, des journalistes, des assureurs dans le domaine de la Santé, des chercheurs en matière clinique, quel serait le rôle que devraient jouer les fabricants de produits pharmaceutiques. Les personnes interrogées ont estimé que les fabricants de produits pharmaceutiques devaient fournir des informations scientifiques sur leurs produits et qu’il était approprié que les représentants de Merck puissent participer à des groupes de travail et à des réunions. Pire encore, pas une seule personne n’a perçu que la participation de Merck à l’élaboration des lois posait problème!

 

Quand j’ai lu l’article, il m’est apparu que certaines personnes interrogées avaient tendance à se camoufler derrière le fait que Merck avait donné certains vaccins ; quelques-uns cependant avaient trouvé la participation de Merck inappropriée.

 

Les femmes du gouvernement (Women in Government (WIG) ont reçu un financement de Merck, chose qui fut largement approuvée par les personnes interrogées, même si certaines opinions variaient encore sur ce point. Il ne faut dès lors pas s’étonner que les femmes dans le gouvernement (WIG) ont fortement favorisé le lancement du vaccin Gardasil. [3]

 

Cette enquête a permis de documenter l’influence extrêmement inquiétante qu’exercent les compagnies pharmaceutiques sur les décisions en matière de santé qui nous concernent tous.

 

Réponse à l’enquête ayant trait à l’influence de Merck sur le gouvernement

 

« A qui profite l’acceptation non critique des estimations biaisées concernant l’efficacité et la sécurité du vaccin ? » [4] Cette question est capitale en ce qui concerne l’influence de Merck sur la politique vaccinale. Tomljenovic et Shaw répondent :

 

« …Un examen minutieux des essais cliniques réalisés pour le Gardasil montre que leur conception, la communication des données comme leur interprétation sont largement insuffisantes. »

 

Ils poursuivent en signalant que l’optimisme que susciteraient les avantages cliniques du Gardasil repose « sur une base extrêmement faible, se fondant sur un certain nombre d’hypothèses non vérifiées et une interprétation erronée des faits. »

 

Ils citent les exemples suivants :

 

  • Il n’existe aucune donnée clinique permettant d’affirmer que le Gardasil permettra une réduction de 70% des cancers du col de l’utérus.
  • L’affirmation selon laquelle l’administration de trois doses de vaccin permettra une protection à vie n’a en fait aucun fondement du fait que les études ont duré tout au plus cinq ans.
  • L’affirmation selon laquelle les effets néfastes du Gardasil seraient mineurs ne repose en fait que sur « une conception très imparfaite de la notion de sécurité ».
  • Ils soulignent également  qu’il existe «  des preuves de partialité et de communication sélective par rapport aux résultats des essais cliniques ».

Leur conclusion est la suivante :

 

« Gardant à l’esprit que «  l’intérêt principal d’une compagnie pharmaceutique est de mettre au point et de vendre ses produits », il convient de se demander si les décisions ayant trait à une politique rationnelle de vaccination devraient être fondées sur les conclusions tirées d’une acceptation non critique d’estimations imparfaites concernant  la sécurité et l’efficacité des vaccins, et fournies par le fabricant de vaccins lui-même. Négliger de se conformer aux principes d’une médecine fondée sur les preuves par rapport à la promotion et à l’élaboration des politiques de vaccination avec Gardasil, nous oblige à nous demander si nous avons tiré la moindre leçon du lamentable fiasco du Vioxx. »

 

En effet ! Il semble vraiment que rien n’a été appris de la désastreuse destruction de vies par Big Pharma. Combien de fois nous faudra-t-il passer par de telles souffrances ? Le lourd tribut qu’il a fallu payer pour le Gardasil a, en quelque sorte, été glissé sous le tapis, mais les preuves continuent de s’accumuler comme Tomljenovic et Shaw l’ont montré par leur recherche.

 

Combien d’autres personnes devront encore souffrir avant que nous décidions de prendre du recul par rapport au mastodonte pharmaceutique et que nous refusions de laisser manipuler et contrôler notre système de santé ?

 

 

  Heidi Stevenson

 

Source: Gaia Health

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 17:36
La bonne nouvelle du jour !!
Trouvé sur : Les moutons enragés
Le masque désormais emblématique du groupe d'hacktivistes Anonymous  
Le masque désormais emblématique du groupe d’hacktivistes Anonymous / Crédits : A.F.P. / Michael Gottschalk
La Réserve fédérale américaine a annoncé mardi que l’un de ses réseaux intranet avait été brièvement piraté, sans entraîner pour autant de dommages sur les fonctions clé de son système.

C’est un des réseaux les plus sensibles au monde. La Réserve fédérale américaine a pourtant annoncé mardi que l’un de ses réseaux intranet avait été brièvement piraté, sans entraîner pour autant de dommages sur les fonctions clé de son système informatique. “Nous sommes conscients que des informations ont été obtenues en exploitant une faille temporaire sur le site d’un fournisseur”, a déclaré une porte-parole de la Fed. “L’exposition a été résolue peu après sa découverte et ne pose plus problème. Cet incident n’a pas touché le cœur des opérations du système de la Réserve fédérale”, a-t-elle ajouté.

Cette annonce suit la revendication de pirates liés au réseau des Anonymous, qui affirment avoir réussi à pirater la Fed dimanche, et à accéder aux données personnelles de plus de 4.000 cadres de banques américaines qu’ils disent avoir ensuite publiées sur internet.

 


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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 17:30

Allez braves moutons, allez pleurer pour le mariage gay, crier votre haine dans les rues, mais comme d'habitube, pour cette nouvelle restez assis le cul vissé à vos fauteuils ! Le gouvernement vous en remercie !

 

 

Source: Le Figaro

Trouvé sur : les moutons enragés

 

http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/05/big-brother_1178405749.png

 

Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre “au plus près” les entreprises en difficulté afin d’anticiper une éventuelle “radicalisation” de mouvements sociaux, selon une note de service. “Dans un contexte économique dégradé qui touche l’ensemble des territoires, il est important de suivre au plus près la situation des entreprises et filières fragilisées, ou susceptibles de le devenir”, explique cette note du directeur central de la sécurité publique (DCSP), qui fixe les objectifs prioritaires de la sous-direction d’information générale (SDIG, ex-RG).

 

Ce document, daté du 30 janvier et transmis aux différents directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), souligne la nécessité “d’anticiper” les mobilisations, ainsi que “les risques d’incidents” ou d’éventuelles “menaces sur l’outil de production en cas de radicalisation d’un conflit”. Depuis plusieurs mois, le contexte social s’est détérioré en France, avec plusieurs annonces de suppressions de postes dans différents secteurs (PSA, Renault, Petroplus…). 


Les services de renseignement, selon des sources policières, craignent une “radicalisation” de salariés de ces entreprises en difficulté, qui pourrait notamment apparaître lors d’une manifestation le 12 février à Paris. Des réunions ont eu lieu à cet égard, notamment à la préfecture de police de Paris (PP), et ce mouvement, “s’il est confirmé”, est “suivi de très près”, selon les sources. La note “insiste” notamment sur la “nécessité de préserver et renforcer au besoin le potentiel d’analyse et de couverture des territoires dans ce domaine”.

 

Concernant les quartiers sensibles, la note précise que le travail de veille doit être “prioritairement” orienté vers les zones de sécurité prioritaires (ZSP) lancées par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Les fonctionnaires de la SDIG sont également invités, avec leurs homologues du renseignement intérieur, à détecter des “groupes ou individus à risque” qui graviteraient dans les milieux islamiques en France.

 

Parmi les groupes ou milieux à suivre “avec constance”, la note évoque “les sectes apocalyptiques, les groupes survivalistes, tout comme les nouvelles thérapies”. Les mouvements de défense de l’environnement, qui peuvent être amenées à conduire des “actions fortes” sur les thèmes du nucléaire ou du gaz de schiste, doivent également “faire l’objet d’une veille permanente”, explique cette note.

 

 

Et si vous n'avez toujours pas compris, Delamarche va vous le résumer en quelques mots...

 


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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:24

Source: http://www.guardian.co.uk/media/2013/jan/29/assange-allies-oxford-union

 

http://4.bp.blogspot.com/-h0vMSfsm1Xo/TmG4ll6qUiI/AAAAAAAAFKs/gAgYVmwh6Ks/s1600/Picture30.jpg

WikiLeaks a publié sur sa chaîne officielle Youtube la vidéo de l’intervention de Julian Assange à l’Oxford Union, le 23 janvier 2013. Celui-ci a parlé des publications de WikiLeaks, des documents de la guerre en Irak, de sa situation de réfugié politique à l’ambassade d’Équateur. Il a aussi évoqué les révélations pour 2013, des révélations qui concerneraient aussi le gouvernement du Royaume-Uni.

 

Dans la première version de la vidéo, l’Oxford Union a censuré le fond d’écran qui faisait apparaître, derrière Julian Assange, les images de la vidéo « Collateral Murder ». Pendant son discours, devaient ainsi apparaître les images de la guerre en Irak. WikiLeaks a dénoncé cette censure sur son compte Twitter. Désormais, la vidéo est disponible sur le compte officiel de WikiLeaks, dans sa version non-censurée.

 

Comme le rappelle le Guardian, si le journal a « difficilement trouvé des alliés » d’Assange à l’extérieur de la salle, l’Oxford Union était pourtant remplie de 400 personnes venues parfois de très loin pour l’écouter, pour le soutenir et pour en savoir plus que ce qu’on entend dans les médias officiels. Les personnes présentes à l’Oxford Union ont pu poser des questions à la fin du discours. Parmi ces 400 personnes, étaient présents à l’avant du public: les « Associés Sam Adams » pour l’intégrité dans le renseignement, Ann Wright, colonel de l’armée américaine à la retraite et agent du service extérieur du département d’Etat américain, Ray McGovern, analyste retraité de la CIA, Elizabeth Murray, analyste retraitée de la CIA, Coleen Rowley, agent retraitée du FBI, Annie Machon, ancien officier de renseignement du MI5 (Military Intelligence, section 5), Thomas Drake, ancien fonctionnaire de la NSA (National Security Agency), Craig Murray, ancien ambassadeur britannique, David MacMichael, analyste retraité de la CIA, Brady Kiesling, ancien officier du service extérieur, au département d’Etat américain, Todd Pierce, major de l’armée américaine à la retraite, juge-avocat, au conseil de la défense de Guantanamo.

 

Toutes ces personnes étaient venues assister à la remise du 10ème prix « Sam Adams Award » un prix remis par les « Associés Sam Adams » et qui récompense une personnalité du renseignement ayant défendu l’intégrité et l’éthique au cours de sa mission. Le nom de ce prix vient de Sam A. Adams, lanceur d’alerte de la CIA pendant la guerre du Vietnam. Cette année, le bénéficiaire du prix a été Thomas Fingar, pour son travail à la supervision de la National Intelligence Estimate, en 2007, qui a révélé l’absence d’un programme militaire nucléaire iranien depuis 2003.

 

 

 


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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 02:57

Source : Info Libre

 

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

Les liens:

 

Infos internationales

France

Économie

Santé

Environnement

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 15:00

Et allez en plus d'être en passe de devenir le premier pays obèse du monde, le Mexique, berceau, s'il en est du maïs, se voit "attaquer" par monsanto histoire d'en finir avec leur santé..

 

Mais-MONSANTO-79f05

 

Source : Combat Monsanto

 

L’Amérique latine subit, de la part des transnationales de l’agroalimentaire, une offensive d’une intensité extrême qui rappelle celle qui avait été vécue dans le cadre de la Révolution verte des années 1960 — la première —, ou lors du premier débarquement de transgéniques dans les années 1990.


D’un bout à l’autre du continent américain, et sous différentes formes, l’invasion par les transgéniques menace la possibilité, pour des millions de paysans, de peuples indigènes et de consommateurs et consommatrices, de cultiver la terre et de s’alimenter.

 

La liste inclut presque tous les pays et, pour ne mentionner que les cas les plus récents, commençons notre tour d’horizon dans le Sud avec le coup d’État parlementaire au Paraguay dont l’un des objectifs était d’obtenir l’autorisation de cultiver du maïs transgénique que le gouvernement tente en réalité déjà de mettre en œuvre. En Argentine, Monsanto veut construire la plus grande usine d’Amérique latine pour transformer le maïs transgénique ; il veut aussi modifier la loi sur les semences pour l’adapter à ses besoins. Dans la région andine, nous nous inquiétons des tentatives de rompre l’interdiction des OGM en Bolivie et en Équateur à l’aide d’arguments douteux. Au Costa Rica, la Comisión de Bioseguridad tente d’approuver un maïs transgénique. Ce n’est pas un hasard si presque partout, le maïs, notre maïs, est la principale cible de ces agressions. Il n’est pas fortuit non plus que le Mexique soit le foyer d’une des agressions les plus brutales.

 

L’avalanche arrive


Il se peut qu’avant la fin du mandat présidentiel de Felipe Calderón, ou dès le début de celui du nouveau président, Enrique Peña Nieto, on commence à cultiver du maïs transgénique à des fins commerciales sur plus de deux millions d’hectares du territoire mexicain, en commençant par les États de Sinaloa et de Tamaulipas ! C’est ce que documente, alarmé, le Groupe ETC :

 

"L’approbation des premières demandes des transnationales Monsanto et Pioneer (propriété de DuPont) pour planter du maïs à échelle commerciale au Mexique est à l’étude : un million quatre cent mille hectares dans le Sinaloa et plus d’un million d’hectares dans le Tamaulipas. Ce territoire est plus grand que tout l’État de Mexico, 17 fois plus grand que le district fédéral de Mexico et plus grand que le district fédéral et les États du Morelos, Tlaxcala, Colima et Aguascalientes réunis. Il est aussi bien plus grand que des dizaines de pays, comme le Salvador, le Koweït ou le Luxembourg."


Ils veulent planter, sur plus de la moitié de ces terres, le même type de maïs transgénique (avec le gène Mon603) qui a produit le cancer chez des rats dans l’expérience menée par le Professeur Séralini en France, dont les résultats ont été publiés en octobre 2012.

 

S’il est approuvé, ce maïs d’irrigation, semé dans les mois à venir, se répandra à travers le Mexique au milieu de l’année prochaine. Il inondera les grandes villes — la région métropolitaine du District fédéral, Tijuana, Monterrey, Guadalajara — et d’autres villes de taille moyenne, en suivant les voies de distribution habituelles, exposant ainsi la population à de graves dangers. Ce maïs sera consommé directement dans des aliments comme les tortillas, les atoles, les tamals ou pozols ou indirectement dans d’innombrables aliments transformés qui en contiendront sous forme d’édulcorant, d’émulsifiant, d’agent de stabilisation ou d’excipient. Il sera très difficile d’en retracer l’origine2.

 

Dans un premier document de soutien à la résistance contre cette agression, le Centro de Estudios para el Cambio en el Campo Mexicano (Ceccam, Centre d’études pour le changement dans la campagne mexicaine) insiste sur ce point en expliquant :

 

"Les sociétés de commercialisation comme Cargill et les entreprises industrielles comme Maseca, Minsa et ADM achètent le maïs aux agriculteurs. Cargill vend le maïs en grain pour la fabrication de la pâte3 aux moulins des villes, lesquels fournissent les fabricants de tortillas. Maseca et Minsa fabriquent de la farine de maïs qu’ils vendent aux fabricants de tortillas ; certains mélangent la farine avec de la pâte, d’autres utilisent seulement de la farine, par exemple ceux qui vendent leurs tortillas chez Walmart. Maseca et Minsa fabriquent aussi des tortillas et vendent de la farine de maïs au détail. ADM distribue le maïs en grains aux magasins Diconsa. Tous ces types de farine et de pâte sont préparés ou contaminés avec du maïs transgénique, car il n’y a aucun moyen de séparer le maïs transgénique de celui qui ne l’est pas."


De plus, le gouvernement du Mexique s’est toujours opposé à l’étiquetage des produits transgéniques de sorte que très bientôt, nous mangerons tous et toutes du maïs transgénique sans le savoir4.

 

Pourquoi une alerte rouge ?


Les communautés paysannes et indigènes, les habitants des quartiers de toutes les grandes villes et les organisations de la société civile sonnent une alerte rouge totale parce qu’ils considèrent qu’il s’agit d’une « contamination planifiée de manière tout à fait délibérée5 ». La superficie qui serait semée est si vaste que nous pouvons affirmer que c’est une véritable avalanche de maïs transgénique qui plane sur l’ensemble du pays, tant à la campagne, pour ce qui est des cultures, qu’à la ville, pour les gens qui consomment cette céréale.

 

Nous parlons d’une alerte rouge environnementale parce qu’elle signifiera l’érosion de l’immense variété des semences natives de maïs dans leur centre d’origine, centre qui dépasse largement la région mésoaméricaine. Les agences gouvernementales ont parlé de l’existence de « centres d’origine et de diversification du maïs » au Mexique (décrétant ainsi l’existence de régions où l’on pourrait semer n’importe quoi parce qu’elles « ne sont pas des centres d’origine ») ; mais les communautés et les organisations de la société civile insistent, avec des chercheurs et des experts de plusieurs régions du monde, sur le fait que :

 

La contamination est un sujet qui concerne le monde entier parce que le maïs est l’une de nos cultures alimentaires les plus importantes, et le Mexique un réservoir de sa diversité génétique, diversité dont nous dépendons tous et toutes. Les changements envisagés aujourd’hui depuis la politique pourraient faire jouer au gouvernement mexicain le tragique rôle historique d’avoir permis la destruction d’une ressource essentielle pour l’avenir mondial de la sécurité alimentaire et celui d’avoir mis en danger l’héritage le plus précieux des peuples indigènes et paysans du Mexique6.

 

Cette lettre a été publiée en 2003, peu de temps après que des centaines de communautés et d’organisations eurent démontré, de manière autonome, qu’il y avait déjà des foyers de contamination transgénique des variétés natives de maïs dans plusieurs États de la République.

 

De mars à mai 2009, plus de 762 organisations de 56 pays et des milliers de personnes ont signé une nouvelle lettre adressée au peuple du Mexique, au gouvernement mexicain, à la FAO, à la Convention sur la diversité biologique et à la Commission du développement durable des Nations Unies. Ils y dénonçaient le fait que le gouvernement mexicain mette fin au moratoire sur le maïs transgénique en vigueur depuis la fin de 1998 et le début de 1999 et prépare le terrain pour la plantation commerciale aujourd’hui sur le point d’être adoptée.

 

Dans cette lettre conjointe avec la Red en Defensa del Maíz (réseau de défense du maïs) — un regroupement pour la défense du maïs formé par plus de mille communautés de 22 États de la république mexicaine — les signataires ont insisté :

 

Le Mexique est un centre d’origine et de diversité du maïs. Il existe plus de 59 races reconnues et de milliers de variétés qui seraient irrémédiablement contaminées.

Ce sont les peuples indigènes et paysans qui ont créé et maintenu ce trésor génétique du maïs, l’une des principales cultures dont dépend l’alimentation humaine et animale sur la planète.

 

Le maïs est l’aliment de base de la population mexicaine. On n’a jamais évalué les effets de sa consommation quotidienne et massive comme c’est le cas ici. Des études scientifiques sur une consommation bien moins importante montrent que les transgéniques provoquent des allergies et d’autres effets sur la santé humaine et animale7.

 

En 2011, au cours de divers ateliers et de rencontres, les communautés ont réaffirmé qu’elles ne permettaient pas au gouvernement de tenter d’établir ces soi-disant « centres d’origine » qui laissent d’autres zones ouvertes aux cultures transgéniques. Le responsable de la Semarnat (Secrétariat de l’environnement et des ressources naturelles du Mexique), Juan Elvira, avait alors déclaré : « Nous considérons qu’on peut planter du maïs biotechnologique sur au moins 2 millions d’hectares, sans que cela n’ait d’effets sur nos variétés de maïs indigène, et en assurant la préservation du maïs indigène et de ses ancêtres, les teocintles, selon les critères scientifiques. » Le lendemain, il s’est rétracté8. Face à l’imminence de la plantation de semences transgéniques sur 2,4 millions d’hectares, et ce uniquement dans les États du Sinaloa et du Tamaulipas, la déclaration d’alors du secrétaire Juan Elvira n’était rien. À l’époque, déjà, les communautés lui avaient répondu :

 

Le Mexique dans son ensemble est un centre d’origine du maïs. Et même plus : toute la Mésoamérique et alentours (du sud des États-Unis au nord de l’Amérique du Sud) sont le territoire que nous considérons comme centre d’origine. Parce qu’en plus, le maïs n’a jamais été seul. Il fait toujours partie d’une profonde relation avec les peuples. Il est une communauté entre les communautés humaines et la communauté qu’il tisse avec d’autres cultures, plantes et animaux avec lesquels il a vécu pendant des millénaires. Les critères gouvernementaux qui exigent des preuves archéologiques de traces de maïs pour qu’un territoire soit considéré comme un centre d’origine sont insuffisants et biaisés. Si les experts ne trouvent rien, ils en concluent « qu’il n’y en a pas », sans tenir compte de la mémoire historique et de la présence vivante du maïs dans toutes les régions du Mexique9.


Effectivement, l’examen de la complexité semble confirmer qu’il existe une relation étroite entre ce qui est biologique et ce qui est social. Selon Paul Weatherwax, un des historiens du maïs, « lorsque le contact s’est fait entre le Nouveau et le Vieux Monde, le maïs était cultivé de 45 degrés de latitude nord — là où se trouve aujourd’hui Montréal, au Canada — jusqu’à 40 degrés de latitude sud, à presque mille kilomètres au sud de Santiago au Chili ». C’est ainsi qu’Arturo Warman — un chercheur et par la suite fonctionnaire — le cite dans son légendaire livre sur l’expansion du maïs dans le monde10.

 

Et ce n’est pas tout. Le rapporteur spécial sur l’alimentation, Olivier de Schutter, dans son rapport de mission au Mexique en 2011, a expressément recommandé que le moratoire sur l’ensemencement et la commercialisation du maïs transgénique soit rétabli11.

 

Récemment, l’Unión de Científicos Comprometidos con la Sociedad (UCCS, union des scientifiques engagés avec la société), liée à d’autres groupes semblables dans le monde entier, a lancé un appel à la communauté scientifique pour la défense du maïs dans son centre d’origine. Dans son invitation, elle déclarait :

 

Le Mexique est le centre d’origine et de diversification du maïs et de ses parents sauvages, avec plus de 59 races (variétés indigènes) de maïs distribuées partout dans le pays.


* Ces variétés natives de maïs représentent non seulement une réserve de diversité génétique fondamentale pour les efforts actuels et à venir pour améliorer l’agronomie, efforts qui contribueraient à s’adapter aux changements climatiques au niveau mondial, mais aussi au mode de vie de millions de paysans au Mexique.


* Les preuves scientifiques disponibles montrent qu’une fois que le maïs transgénique aura été semé n’importe où au Mexique, il sera impossible d’éviter les flux de transgènes vers les variétés natives, ce qui remettra en question, non seulement la viabilité du maïs natif mexicain, mais bouleversera également le mode de vie de millions de personnes, y compris les paysans, les producteurs agricoles à plus grande échelle et les consommateurs.

 

 

Pour toutes ces raisons, et face à la perspective que le gouvernement sortant désire laisser comme héritage l’imposition de la plantation de maïs transgénique dans notre pays, à travers un processus de déréglementation qui a ignoré toutes les preuves scientifiques sur les risques ainsi que les demandes de la société civile nationale et internationale, nous vous demandons d’adhérer à la Déclaration et à l’Appel à l’action suivants qui seront mis en avant auprès d’instances nationales et internationales par l’Unión de Científicos Comprometidos con la Sociedad12.


Il s’agit donc d’une alerte rouge mondiale qui concerne l’agriculture et la biodiversité, car la contamination transgénique irréversible de cet immense centre d’origine de la merveilleuse plante — l’une des quatre cultures essentielles pour l’humanité — signifie la destruction la plus brutale des stratégies de survie de l’humanité dont on aura jamais entendu parler, ainsi que celle de la subsistance, de la sécurité et de la souveraineté alimentaires véritables des populations urbaines et rurales. Jamais auparavant on a érodé à si grande échelle, sur un si vaste territoire et sur un volume si imposant, le patrimoine génétique d’une culture dans son centre d’origine, et jamais auparavant on a attenté de manière si directe et massive contre la vie d’un peuple qui consomme en moyenne « 115 kilos de maïs par personne par année » (comme l’indique Ana de Ita du Centro de Estudios para el Cambio en el Campo Mexicano-Ceccam)13.

 

Et qu’en est-il du principe de précaution ?


L’alarme générale s’explique en partie par le fait que les organisations sociales ressentent cet ensemencement comme une « attaque contre la subsistance la plus élémentaire et contre la santé de la population mexicaine », attaque qui « équivaudrait à un génocide14 », car de nombreuses expériences ont révélé les énormes risques qu’implique la consommation de ce maïs. Celui-ci peut provoquer des mutations, des tumeurs, des cancers, une possible dépression du système immunitaire général ou d’autres effets nocifs qui n’ont pas encore été identifiés. Naguère, ces profondes incertitudes constituaient le fondement du principe universel de précaution, selon lequel toute application dérivée de l’expérimentation ou de la théorie (en cas de doutes à propos de son innocuité), pouvait et devait être freinée jusqu’à obtention de preuves réelles qu’elle ne cause aucun tort. Aujourd’hui, la responsabilité de vérifier l’innocuité semble incomber à la société civile et les entreprises novatrices font la promotion d’innombrables applications dont l’innocuité n’a pas été démontrée (conformément à leur propre réglementation), sans aucun ménagement et avec une légèreté que l’on peut qualifier de criminelle.

 

Le problème de l’alimentation


Le Ceccam est l’une des organisations qui ont stimulé la résistance face à l’attitude aberrante des industries qui inondent la campagne et la ville de maïs transgénique sans même en comprendre pleinement le fonctionnement. Si cela avait lieu, le gouvernement et les corporations substitueraient la plantation de semences transgéniques aux activités des agriculteurs du Sinaloa et du Tamaulipas. Ana de Ita explique :

 

En septembre dernier, Monsanto a présenté les deux premières demandes de permis de plantation commerciale de 700 000 hectares de maïs dans le Sinaloa ; quelques semaines plus tard, Pioneer Hi-Bred International a présenté trois demandes de permis pour la plantation commerciale de 320 000 hectares dans le Tamaulipas.

 

En général, on plante dans le Sinaloa 300 000 hectares irriguées avec du maïs, mais Monsanto a demandé qu’on lui en approuve 700 000 pour le présent cycle automne-hiver. En décembre prochain, Monsanto prétend semer du maïs transgénique sur la totalité des hectares irrigués existants dans le Sinaloa (...)

 

Au Tamaulipas, Pioneer prévoit doubler les superficies de maïs (...)

 

Les agriculteurs du Sinaloa et du Tamaulipas qui produisent du maïs pour le marché utilisent des semences hybrides qu’ils achètent chaque année aux transnationales comme Monsanto, Pioneer, Dow, celles-là mêmes qui produisent les semences transgéniques et en font la promotion. Si ces entreprises décident de commercialiser uniquement des semences transgéniques, les agriculteurs n’auront plus le choix. De plus, ceux qui décideront de ne pas semer des transgéniques seront quand même contaminés par les cultures de leurs voisins et leur maïs sera mélangé lors du transport et dans les silos, les élévateurs et les entrepôts. Tout comme aux États-Unis, il sera alors impossible de séparer le maïs transgénique du maïs conventionnel et toute la récolte finira par être contaminée.

 

Étant donné que le maïs du Sinaloa est distribué dans presque tous les recoins du pays, la menace s’étend aux régions rurales où il contaminera également les races et les variétés locales en répandant les transgènes dans les maïs natifs15.

 

Il est particulièrement révélateur que le Sinaloa soit l’un des États visé pour ces plantations transgéniques. Le maïs du Sinaloa, qui pendant des décennies était distribué dans les villes, a été remplacé cette année de manière plus ou moins abrupte par des importations que le gouvernement mexicain a autorisé à plusieurs sociétés de commercialisation, en particulier Cargill et Archer Daniels Midland (elles ont décidé d’arrêter d’acheter aux agriculteurs mexicains du Sinaloa, et de privilégier les récoltes d’Afrique du Sud et des États-Unis). Cette décision a exposé les producteurs de maïs commercial mexicains à de sérieux risques et a compromis la sécurité alimentaire de la population mexicaine. Tout cela aurait pu être évité si l’État avait appuyé les producteurs pour que le prix de leur maïs soit plus avantageux que celui offert en Afrique du Sud. Mais « le Secrétariat de l’agriculture, qui confond la sécurité alimentaire et la politique agricole avec l’opportunité de faire des affaires, affirme qu’il ne dispose pas de ressources pour aider les producteurs à établir un plan de protection pour éviter la chute des prix courants, garantir la vente de la récolte nationale et créer une réserve technique. Il soutient au contraire que le fait d’aider les agriculteurs nationaux entraînerait des pertes. Il oublie que l’une des fonctions de l’État est de réguler les marchés de produits de base et de garantir la production nationale. 16 »

 

Mais les contradictions s’accumulent. En même temps qu’il existe un régime de faveurs pour les sociétés de commercialisation au détriment de la production nationale, qu’on prétend semer des OGM sur cette grande étendue de terres, un rapport de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL), de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) et de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) affirme que chaque année, le nombre d’hectares destinés à la production de maïs baisse et que le Mexique est le deuxième pays qui a le plus diminué sa superficie semée (environ 5 % en 5 ans), juste derrière le Guatemala17.

 

Enfin, permettre à Monsanto, Pioneer et Dow de « semer la mort » sur une si vaste superficie, que ce soit directement ou par contrat, ou par la vente de semences transgéniques comme source exclusive de semences pour ces espaces, c’est encourager un accaparement de terres brutal, la supplantation de la production nationale non transgénique et la promotion tout à fait directe d’une distribution et d’une commercialisation monopolistes et spéculatives des aliments dans les villes au profit d’ADM et de Cargill.

 

Et il n’est pas inutile de souligner que ce ne sont pas les agriculteurs qui demandent ces permis : « ce sont directement les transnationales des transgéniques qui deviennent explicitement les propriétaires de l’agroalimentaire mexicain en décidant ce qui est semé, où, les quantités, les prix, sous quels risques et pour qui18 ».

 

En réponse, les organisations paysannes, les espaces indigènes et les réseaux des organisations de la société civile commencent à se prononcer, font des piquets de grève, publient des communiqués, et produisent des affiches. Ainsi, en exigeant que le gouvernement refuse d’accorder à Monsanto de tels permis pour planter du maïs commercial, Olegario Carrillo Meza, président de l’Unión de Organizaciones Campesinas Autónomas (Unorca, union d’organisations paysannes autonomes), une organisation membre de Vía Campesina-Amérique du Nord, explique : «  Il n’existe aucune raison technologique, économique ou éthique qui profite à la population et à la majorité des producteurs agricoles pour justifier l’autorisation de la plantation commerciale du maïs transgénique sur au moins un million d’hectares dans les États du Sinaloa et du Tamaulipas. » Carrillo Meza ajoute : « Au cours du sexennat qui s’achève, le gouvernement fédéral, par le biais du Secrétariat de l’Agriculture et du Secrétariat de l’Environnement, a accordé 162 licences de culture expérimentale du maïs transgénique et de plantations pilotes, pour un total de 177 permis en plein champ. » Le président de l’Unorca souligne que le gouvernement fédéral a « l’obligation de rétablir le moratoire contre tous les types de culture de maïs transgénique dans le pays ». Si le gouvernement accorde les permis demandés, « ce sera un attentat contre le respect du droit à l’alimentation, car il réduira encore plus l’accès de la population à une alimentation saine, de qualité et en quantités suffisantes ; les prétentions des entreprises Monsanto et Pioneer constituent un danger pour la santé humaine, la biodiversité, la culture et la souveraineté du pays19 ».

 

Pourquoi une avalanche ?


Rappelons que pendant onze ans — depuis 2001 — en plus de ne pas empêcher la contamination, le gouvernement a minimisé son importance et l’a permise dans les faits. La très probable inondation par des transgéniques dans les communautés du centre et du sud du pays a été évitée parce que ces dernières ont pu tant bien que mal freiner l’entrée du maïs transgénique dans leurs territoires au moyen d’un moratoire de facto, toujours en vigueur, appliqué naturellement et sans déclarations fracassantes, mais avec une détermination et une conviction inébranlables. Ces mesures ont empêché que la contamination transgénique se propage au Mexique durant ces onze dernières années — contrairement à ce qui s’est produit dans d’autres pays. Le travail continu et affectueux de la Red en Defensa del Maíz (qui, comme nous l’avons déjà dit, regroupe plus de mille communautés dans quelque 22 entités fédératives du pays) a agi comme un véritable frein. Mais les gens des communautés paysannes du pays sont suffisamment clairvoyants pour savoir qu’une avalanche de cette ampleur finira irrémédiablement par contaminer les champs — même ceux qui sont éloignés des immenses plantations d’OGM — et que le maïs transgénique s’introduira sans retenue aucune dans l’alimentation de la population mexicaine.

 

Comme l’affirme l’affiche de soutien à la résistance qui circule déjà dans les quartiers d’un grand nombre de villes :

Il y a plus de onze ans, depuis que l’on a découvert la contamination du maïs transgénique, des centaines de communautés et d’organisations paysannes, dont beaucoup sont indigènes, luttent contre lui. Elles sensibilisent la population, améliorent leurs stratégies d’échange de semences, surveillent de plus près leurs champs, adoptent des règlements communautaires qui interdisent l’introduction du maïs transgénique et rejettent les semences des programmes gouvernementaux. Elles ont compris qu’il ne s’agit pas uniquement d’une lutte pour un aliment, une plante ou une parcelle de terre ; elles ont compris que c’est une lutte qui va de la semence aux territoires et à la possibilité d’exercer sa liberté matérielle et politique20.

 

Durant cette période, le gouvernement a mis en place, pas à pas, des lois, des règlements et des politiques publiques qui ont clairement encouragé l’entrée des organismes génétiquement modifiés. Il a d’abord inondé les espaces paysans indigènes avec du maïs importé (avec un pourcentage élevé de maïs transgénique mélangé et impossible à distinguer) par le biais des vingt-trois mille magasins paysans de la société paraétatique Diconsa, ce qui a créé des foyers de contamination dans des zones où l’expansion n’avait pu être généralisée. Les organisations et les spécialistes qui ont étudié ce processus sont convaincus que la contamination était et est toujours une stratégie délibérée des entreprises et des fonctionnaires techniques et politiques du gouvernement mexicain21.

 

Puis, les instances gouvernementales ont mis en avant l’idée que les Mexicains devaient apprendre à « coexister » avec les organismes génétiquement modifiés et que tout irait bien. C’est dans ce contexte que le congrès mexicain, réuni au grand complet (députés et sénateurs), a adopté la Ley de Bioseguridad y Organismos Genéticamente Modificados (LBOGM, loi sur la biosécurité et les organismes génétiquement modifiés) et diverses lois connexes, comme la Ley Federal de Producción, Certificación y Comercio de Semillas (loi fédérale sur la production, la certification et le commerce des semences), les règlements de ces deux lois et une batterie complète de mesures qui prévoit un véritable blindage pour entraver la justice.

 

Et puis, le gouvernement a misé sur la confusion, confusion à laquelle a contribué le règlement de la LBOGM sur le dénommé Régime spécial de protection du maïs. Le fait que ce ce dernier ait pratiquement disparu laisse planer un doute juridique qui persiste encore aujourd’hui : existe-t-il au Mexique des centres d’origine du maïs, et des endroits où il n’y aurait pas de tels centres ? Ou : l’ensemble du pays est un centre d’origine — comme le soutiennent d’innombrables organisations, communautés, collectifs, chercheurs et gens de bonne volonté.

 

Le fait que tout le Mexique et au-delà soit le centre d’origine du maïs pour le monde était et reste l’un des fondements du moratoire de fait qui a fonctionné de 1997 à 2009. Et c’est quelque chose que la Red en Defensa del Maíz continuera de revendiquer.

 

Profitant de la confusion, des plantations expérimentales et pilotes clandestines ont été installées dans le nord du pays. Face à cette situation, le gouvernement mexicain n’a pas réagi en vertu de ce que la loi prévoyait alors et a au contraire décrété la levée du moratoire le 6 mars 2009. Avec la levée du moratoire, un nouveau pas a été donné : à partir de ce moment, les agences responsables ont commencé à accorder des permis de plantation expérimentale et de plantation pilote dans le nord du pays, et ce avec l’appui de la loi. Dans le même temps, le gouvernement a réalisé des préparatifs pour commencer à surveiller les communautés dans le cadre de sa recherche de semences « non certifiées », « pirates », ce qui est un des signes les plus alarmants de la criminalisation de la biodiversité qui est aux mains des paysans et des indigènes, sous prétexte de protéger cette même biodiversité.

 

À partir de ce moment, le discours a changé. Le gouvernement a amorcé une stratégie double : d’un côté la promotion de lois étatiques qui prétendent défendre le maïs « natif » contre la contamination au moyen du registre, de la certification et de la vérification des semences, des producteurs et du processus agricole. De l’autre, la délimitation de soi-disant « centres d’origine » uniques sur le territoire national, permettant ainsi que le reste du pays devienne un immense espace pour la promotion de l’agriculture industrielle et des transgéniques.

 

Ces deux stratégies visent à laver l’image des politiques étatiques en prétendant que celles-ci visent à protéger le patrimoine génétique du pays, la multiculturalité des peuples originaires et la diversité des maïs alors qu’en réalité elles préparent l’éradication de tout ce qui, dans le domaine de l’agriculture, n’est pas soumis aux contrôles établis par les normes, les règlements, les lois et les réformes constitutionnelles d’un État mexicain étroitement associé aux grandes transnationales.

 

Cela fait onze ans que les communautés qui cultivent le maïs dans des systèmes complexes comme la milpa maintiennent que pour défendre le maïs, il faut le semer ; que pour défendre la liberté des semences, il faut continuer de les conserver et échanger ; que la toute première autonomie, c’est de semer ses propres aliments ; et que c’est sur cette base que l’on peut commencer la défense intégrale du territoire.

 

Les entreprises cherchent à briser la production alimentaire indépendante. Pour y parvenir, elles doivent rompre la relation des gens avec leurs sources de subsistance et pour ce faire, elles cherchent à détruire l’idée de communauté, de défense territoriale, d’autonomie des peuples. L’accaparement de la terre et de l’eau est le pas primordial pour ensuite changer l’utilisation du sol, l’inonder de monocultures, promouvoir des programmes autoritaires d’intensification des cultures avec la mécanisation et les produits agrotoxiques, expulsant ainsi la population vers les villes ou vers les projets agroindustriels pour ensuite envahir le territoire à la recherche de minerais ou de biodiversité, en pillant la forêt ou en spéculant avec l’achat-vente de bons d’air dans les bourses de valeurs internationales.

 

Ils cherchent maintenant à s’emparer de toute la chaîne alimentaire (depuis l’accaparement des terres jusqu’aux canaux de commercialisation des supermarchés), et ont donc décidé d’imposer les OGM. Ce qui est grave, c’est que l’enjeu n’est pas seulement l’agriculture sinon la subsistance même des gens. Cette attaque s’acharne aussi contre ceux et celles qui, sans produire leurs aliments, dépendent totalement des politiques du gouvernement et des entreprises. Et ces derniers ont décidé de courir le risque d’accentuer à l’extrême la menace contre la santé de toute la population urbaine du Mexique uniquement pour établir leur contrôle total sur les sources de production, la production elle-même ainsi que la transformation et la distribution.

 

L’autorisation de planter du maïs transgénique à des fins commerciales et dont la distribution serait destinée aux villes est le moment le plus critique de ce processus et mettra fin de manière autoritaire à un débat possible : une avalanche massive qu’il faut freiner totalement22.

 

La riposte


La population mexicaine ne se croise pas les bras. Une résistance visible commence à exercer une pression et à exiger le respect des normes préconisées par le gouvernement lui-même. Elle s’incarne dans des centaines d’organisations, de groupes de scientifiques, d’organismes de la société civile, de communautés, de groupes paysans, de peuples indigènes, d’avocats, d’organisations de quartier, d’organisations étudiantes et un long et caetera de plus en plus anonyme à mesure qu’elle se généralise dans tout le pays. Cette résistance commence à tisser des liens depuis de nombreux recoins, à socialiser l’information, à ouvrir des espaces pour adopter d’un commun accord des actions à court, moyen et très long terme (ateliers, rencontres, conférences, procès juridiques et de systématisation éthique devant les tribunaux de conscience, mobilisations, distribution de tracts, piquets de grève, ...). C’est une résistance méprisée qui surgit de milieux tellement marginalisés qu’elle n’apparaît même pas sur les cartes officielles, mais qui ne laissera pas passer une aussi grave menace contre la vie même.

 

Une résistance pacifique mais déterminée pour la subsistance du peuple mexicain (et sur tout le continent) qui défend le corps, la terre, l’environnement, les savoirs et les semences ; pour nos stratégies de survie et d’alimentation ; contre le génocide, le mépris, l’imposition et la destruction du maïs, du tlayolli, du yok-ixim ou kiximtik, du niza, du i-ku, et des nombreux autres noms qui, selon la langue originale de chaque peuple, permettent de communiquer sa force et les soins millénaires qu’il procure. Cette résistance pacifique apparaîtra dans les quartiers et les communautés, dans les échoppes, les écoles et les restaurants populaires, les ventes de tortilla et les moulins, dans les centres culturels et les communautés les plus reculées, mais elle sera évidente.

 

Elle s’exprime également au moyen d’une plainte déposée au Tribunal permanent des peuples, lequel siège au Mexique depuis octobre 2011 et y siégera jusqu’en 2014. C’est un tribunal de conscience à la trajectoire reconnue (héritier du Tribunal Russell) qui articule les diverses résistances à l’intérieur du Mexique contre les immenses torts de tous genres. La plainte déposée contre les transgéniques et l’exigence pour la sécurité et la souveraineté alimentaires regroupe déjà des milliers de communautés et des centaines d’organisations. Elle entreprend une systématisation globale de la problématique de la défense du territoire, de l’agriculture, de la production alimentaire indépendante, de la défense des semences natives et de l’urgence de la sécurité alimentaire de la population qui ne produit pas d’aliments23.

 

Plus tôt que tard, cette résistance au Mexique s’articulera avec les luttes déjà en cours au Costa Rica, en Colombie, en Équateur, en Bolivie, au Paraguay, en Argentine et au Chili et qui, sans jamais abandonner, cherchent à freiner les transgéniques, les lois sur la certification des semences et l’imposition de modèles agricoles qui favorisent les transnationales du système agroalimentaire industriel mondial contre l’agriculture paysanne, traditionnelle et contemporaine qui, comme nous le répétons sans cesse, peut parfaitement refroidir la planète. La souveraineté alimentaire est l’approche la plus décisive que l’on peut adopter depuis nos propres espaces pour éviter de dépendre des transnationales qui veulent décider ce que nous mangeons et nous imposer leurs prix. Fortes de leur compréhension des relations entre la campagne et la ville, les organisations comme la Red en Defensa del Maíz au Mexique insistent :

 

La défense du maïs au Mexique passe nécessairement par le respect de l’autodétermination et de l’autonomie des communautés et des peuples indigènes et paysans.

 

Nous rejetons une fois de plus toute plantation expérimentale, pilote ou commerciale, ainsi que la distribution, le stockage, la commercialisation d’organismes génétiquement modifiés n’importe où sur le territoire national (et dans le monde).

 

La souveraineté alimentaire sera toujours basée sur le respect du droit collectif de posséder, de conserver et d’échanger librement les semences natives sans l’imposition de mécanismes de contrôle étatique, fédéral ou commercial (que ce soit par la certification, l’inventaire, les banques de semences, les catalogues de variétés, les brevets, les dénominations d’origine ou les droits de sélectionneur).

 

La souveraineté alimentaire nécessite des conditions qui permettent la production alimentaire libre et autonome au niveau local, régional et national, le respect de nos territoires, menacés aujourd’hui par des projets miniers, hydroélectriques, pétroliers, routiers, par des projets de services environnementaux, de réserves de la biosphère, de privatisation des réservoirs aquifères ; des territoires menacés également par l’industrialisation et l’urbanisation sauvages et la politique environnementale de conservation officielle qui évacue les populations locales24.

 

Source GRAIN, 26 nov 2012


 

1 Silvia Ribeiro (Groupe ETC), « Invasión », La Jornada, 3 novembre 2012.

 

2 Pour de plus amples informations, voir Maíz transgénico : Ataque mortal a nuestra salud, a los pueblos, al campo, affiche préparée par le Movimiento Urbano Popular comme outil d’appui à des ateliers pour alerter la population, novembre 2012.

 

3 Au Mexique, la pâte à tortilla est préparée selon une méthode ancestrale, la « nixtamalisation », qui consiste à ajouter un peu de chaux aux grains de maïs durant leur cuisson. Cette méthode permet à l’organisme d’assimiler au maximum les nutriments du maïs.

 

4 Ceccam : « Alerta roja transgénica », document d’appui aux ateliers de conscientisation communautaire, octobre 2012.

 

5 Témoignages recueillis lors d’ateliers de formation et d’alerte du Movimiento Urbano Popular en octobre et novembre 2012.

 

6 « Carta a la opinión pública nacional e internacional firmada por 302 organizaciones de la sociedad civil de todo el mundo », « Lettre à l’attention de l’opinion publique nationale et interationale signée par 302 organisations de la société civile dans le monde entier », novembre 2003. El maíz no es una cosa, es un centro de origen, Colectivo por la Autonomía GRAIN, Centro de Análisis Social, Información y Formación Popular (Casifop), Editorial Ítaca-CS-Fund, México, 2012, pp. 93-94.

 

7 « Contra el fin de la moratoria », communiqué de la Red en Defensa del Maíz souscrit par des organisations, des universitaires, des personnalités et des chercheurs internationaux, mars-mai 2009. Voir El maíz no es una cosa, es un centro de origen, op. cit., pp. 179-182.

 

8 Greenpeace, 17 novembre 2011, www.greenpeace.org

 

9 Voir « Los pueblos indígenas de México defendemos todo México como cuna del maíz », Communiqué du Festival des semences du Centro Ecológico la Primavera de Organizaciones Campesinas et de l’Organización de Agricultores Biológicos, Tlacolula, Oaxaca, 27 novembre 2011, Ojarasca, numéro 176, La Jornada, 10 décembre 2011.

 

10 Arturo Warman, La historia de un bastardo : maíz y capitalismo. Fondo de Cultura Económica, México, 1988.

 

11 Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation : El derecho a la alimentación : informe de misión a México, 2011, Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, 2012.

 

12 Invitation à signer le communiqué de l’UCCS. www.unionccs.org. Liens pour lire et signer le document en espagnol : http://www.uccs.mx/doc/g/planting-gmo-corn_es, et en anglais : http://www.uccs.mx/doc/g/planting-gmo-corn

 

13 Ana de Ita, « Fe de ratas », La Jornada, 16 octobre 2012.

 

14 Témoignages recueillis lors d’ateliers de formation et d’alerte du Movimiento Urbano Popular, op. cit.

 

15 Ibidem.

 

16 Ana de Ita, « La seguridad alimentaria como negocio », La Jornada, 28 avril 2012

 

17 Voir « México, segundo país en AL que más redujo área para cultivar maíz », note de Susana González, La Jornada, 11 novembre 2012.

 

18 Silvia Ribeiro, « Invasión », op. cit.

 

19 Jair López Vega, « Campesinos demandan negar permisos para siembra de maíz transgénico », El Financiero, 6 novembre 2012.

 

20 Voir Maíz transgénico : Ataque mortal..., op. cit.

 

21 Voir El maíz no es una cosa, es un centro de origen, op. cit.

 

22 Voir l’histoire des onze années de cette lutte dans El maíz no es una cosa, es un centro de origen, op. cit.

 

23 Voir : Violencia contra el maíz, la soberanía alimentaria y los derechos y la autonomía de los pueblos, plainte présentée devant le Tribunal permanent des peuples, section du Mexique, 2012, www.tppmexico.org. Voir aussi « Les raisons du maïs » (en trois langues), www.grain.org

 

24 Communiqué de la Red en Defensa del Maíz, 17 mars 2011. www.redendefensadelmaiz.net

 

 


 

Aller plus loin :

 

L'affaire Coca-Cola (Docus) [VF]

 

Le monde selon Monsanto (Docu) [VF]

 

l'UE va garantir financièrement Monsanto. Et avec l'appui de l'ONU (FAO) étendre son modèle sur l'alimentation mondiale !!

 

Mauvais coton (Vidz sur Monsanto)

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:40

Partout, ils vont nous en mettre... partout.. Les textes de lois à peine signés, les préparatifs sont déjà en cours.. Plus de moyens pour plus de surveillance, elle est belle la "democratie" européenne..

 

Source : Voix de la Russie

 

беспилотник

 

© Flickr.com/Darren Olivier/cc-by-nc

 

Le ministre de la Défense d'Allemagne Thomas de Maizière a déclaré vendredi soutenir l'idée de développement conjoint avec la France de drones de combat ne cédant en rien à un avion ayant un équipage à son bord. « La décision d'utiliser et de ne pas utiliser un drone armée est toujours prise par l'homme », a-t-il ajouté.

 

A l'heure actuelle la Bundeswehr ne possède que deux drones utilisés à des fins de reconnaissance.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:21

Source : Pc Inpact

 

Hier soir, le groupe PS a voté une motion de renvoi en commission parlementaire de la proposition de loi visant à instaurer le « principe de précaution pour les risques résultant des ondes électromagnétiques ». Les promesses se sont multipliées en faveur d'un examen plus poussé sur ce sujet, qui en réalité est poliment mis sous cloche pour une durée indéterminée.


fleur pellerin 

 

Fleur Pellerin, hier soir à l'Assemblée nationale

 

Les mesures déposées par le groupe écologiste n’auront pas trouvé la grâce aux yeux de la majorité. Parmi elles, l’interdiction du Wi-Fi dans les crèches, des limitations sur la puissance des antennes de téléphonie mobile, la désactivation par défaut des connexions sans fil ou encore la présence obligatoire d’un bouton mécanique sur les box pour activer et désactiver ces liaisons.

Les peurs irrationnelles

La ministre déléguée à l’économie numérique, Fleur Pellerin, avait d’abord dénoncé des « peurs irrationnelles » dans cette proposition écologiste, estimant que la dangerosité de ces ondes « n’est pas scientifiquement étayée ». En face, plusieurs députés écolos ont dénoncé l’influence des opérateurs dans l’élagage puis l’enterrement parlementaire de cette proposition.

 

En Commission des affaires économiques, la PPL avait en effet été rabotée de plusieurs de ses dispositions phares notamment celles visant à l’encadrement des antennes de téléphonie mobiles. Le projet voulait mettre en œuvre un principe obligeant les opérateurs à exposer les riverains de ces installations à des niveaux aussi bas que possible. L’article visant à interdire le Wi-Fi « dans les structures d’accueil de la petite enfance » (crèche, etc.) avait tout autant été mis à la trappe.

 

Mais hier soir, soutenu par Fleur Pellerin, le groupe PS a voté une motion de renvoi en commission. Il n’y a eu aucune discussion des articles et la proposition a été renvoyée dans les instances préparatoires de l’Assemblée. En clair, le texte est enterré puisque le groupe écologiste n’a la maitrise de l’ordre du jour - liste des textes à discuter en hémicycle - qu’une journée par an. C’était hier et la prochaine sera dans un an.

Colère des écologistes

« Cet abandon s’inscrit en droite ligne des caricatures dont nous a abreuvés la ministre en charge de l’économie numérique. En laissant entendre que la question des ondes électromagnétiques se résumerait à une accumulation de « peurs irrationnelles », la ministre en charge de l’économie numérique sort de son rôle de garante de l’intérêt public pour revêtir les habits d’une défenseuse des intérêts bien compris des opérateurs de téléphonie mobile » estime Agir pour l'Environnement, qui souligne une question de santé publique. « Il est profondément scandaleux que le gouvernement opte pour un enterrement de première classe d’une proposition de loi pourtant nécessaire ».

 

L’expression des « peurs irrationnelles » de la ministre déléguée à l’économie numérique aura fait à elle seule couler beaucoup d’encre. « Une telle déclaration témoigne d’une méprise profonde sur le sens de la proposition de loi portée par les députés écologistes : il ne s’agit ni d’interdire ni de punir, mais de protéger et de prévenir, sur la base d’indications scientifiques concordantes » conteste EELV. « Les mots de Mme Pellerin rappellent par ailleurs ceux qu’on pouvait entendre, il y a encore peu, sur les dangers de l’amiante ou, plus récemment encore, du Mediator. La répétition des scandales de santé publique ces dernières années, ce qu’ils ont révélé du poids des lobbies, ce que les dérèglements et les aveuglements ont gâché de la vie des victimes : tout cela devrait inciter les responsables politiques à davantage de modestie et de prudence. »

 

La locataire de Bercy aura néanmoins pris soin hier soir, « en tant que mère », de trouver « absurde » de mettre du Wi-Fi dans les crèches.

 

Marc Rees


 

Aller plus loin :

 

• Resonance (Docu) [VF] MAJ

 

• Sous le feu des ondes (Docu) [VF]

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:17

Au cours d'un débat sur la situation catastrophique chez Arcelor Mittal Liège où des milliers d'emplois sont menacés par un terroriste industriel, le député indépendant Laurent LOUIS propose au Premier Ministre socialiste, Elio Di Rupo, de suivre l'exemple de l'Islande et de décréter l'état de nécessité afin de ne plus rembourser la dette qui s'élève aujourd'hui en Belgique à 100% du PIB. Une situation intenable pour le peuple belge ! Voyez la réponse d'un homme qui se dit démocrate...

 

 


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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 13:55

Trouvé sur : alterinfo

 

Le Forum économique mondial de Davos se déroule comme prévu, avec son lot de tapes amicales dans le dos et de discours d’auto-congratulation… Et puis il y a eu cette intervention du président islandais, Olafur Ragnar Grimson, interviewé par Stephen Cole d'Al-Jazeera. Il lui a expliqué la capacité du pays à faire des choix à contre-courant des politiques traditionnelles était ce qui expliquait la sortie de crise de l’Islande.

 

 

 

Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande a accompli des progrès et une relance très différente des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière », explique Grimson.


Le président pense que cette politique, et en particulier, le choix de laisser les banques faire faillites, aurait aussi pu marcher ailleurs en Europe : « Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l'économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable? La théorie que vous devez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, puis que les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des impôts et de l’austérité, et dans les démocraties éclairées, les gens ne l’accepteront pas sur le long terme ».

« L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens. Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire. Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du 21ème siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle».

Source : http://www.express.be/business/fr/economy/3-minutes-de-courage-politique-a-davos-nous-navons-pas-voulu-faire-comme-loccident-et-nous-avons-laisse-les-banques-faire-faillite/185219.htm

 


 

Aller plus loin :

 

Jacques Attali: Vers l’humanité unisexe

 

Davos 2013 : extra-terrestres, super-pouvoirs et immortalité

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 04:25

Source : News360X

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTYrHv_AuO-VSJvO-FH8KNl9nDvVzLZZckzS7VXz9QswIny6P5zYc2PIEHLeA

 

Des heurts violents ont eu lieu devant le ministère du Travail à Athènes ce mercredi. Quelques dizaines de syndicalistes et militants communistes ont tenté d’occuper le bâtiment avant d’en être violemment ejectés par la police.

 

A l’origine de leur colère, des révélations sur des faits de corruption et de clientélisme au sein du système de sécurité sociale grecque. Un système, qui selon le ministre du Travail, serait plein d’“exceptions et de cas particuliers”.

 

Au moins une personne a été blessée et une trentaines d’autres ont été arrêtées.

 

La tension économique et sociale reste très importante en Grèce, avec plusieurs réformes très sévères annoncées dans les retraites, les impôts sur le revenu, l‘éducation.

 

Le pays reste pour l’instant extrêmement dépendant des prêts accordés par le FMI et l’Union européenne.

 

Une grève de 24 heures est prévue pour ce jeudi dans les secteurs de l‘énergie et des transports.

 

Ce manifestant est excédé :


“Ils soutiennent les intérêts de l’oligarchie ! Ils veulent nous tuer, chaque jour ils nous frappent ! Regardez ce régime que nous avons là” !

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 01:23

C'est à se demander s'il existe encore un peu de bon sens dans ce bas monde...

 

Source : france Info

 

La France a été condamnée pour violation de la liberté de pensée, de conscience et de religion. Paris devra verser 3,6 millions d'euros à la secte du Mandarom, un peu plus de 387.000 euros à l'Eglise évangélique missionnaire et Salaûn, et près de 37.000 euros à l'Association des chevaliers du Lotus d'or.

 

 

La secte du Mandarom, à Castellane, dans les Alpes-de-Haute-Provence © Maxppp


L'article 9 de la Convention europénne des droits de l'Homme est très clair. Il garantit que "toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion". C'est parce que la France n'a pas respecté cet article que la Cour européenne des droits de l'Homme vient de la condamner, au profit de trois sectes.


En fait, les juges ont invalidé les procédures fiscales intentées contre ces sectes. Paris devra verser, pour "préjudice matériel", 3.599.551 euros à l'Association cultuelle du Temple Pyramide - connue sous le nom de secte du Mandarom -, 387.722 euros à l'Église évangélique missionnaire et Salaûn, et 36.886 euros à l'Association des chevaliers du Lotus d'or.


Le Mandarom, officiellement dissous en 1995, avait dû payer plus de 2,5 millions d'euros à l'issue de procédures fiscales ; l'Eglise évangélique, elle aussi dissoute, avait, elle, payé 37.000 euros. Elles s'étaient aussi vu appliquer une taxation d'office de 60% sur les dons qui apparaissaient dans leur comptabilité. La troisième s'était vu réclamer 280.000 euros.


Les parties disposent désormais de trois mois pour demander que ces affaires soient éventuellement réexaminées par l'instance suprême de la CEDH, la Grande Chambre.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:07

Source : Youphil

 

http://www.linternaute.com/voyage/afrique/photo/l-inde-a-la-reunion/image/victoire-lumiere-297695.jpg

Une véritable guerre des brevets a lieu en Inde entre le gouvernement et les grands laboratoires pharmaceutiques.

 

La pilule a du mal à passer pour l'entreprise pharmaceutique allemande Bayer. L'Inde va pouvoir fabriquer la version générique de l'un de ses médicaments. Le 9 mars 2012, les pouvoirs publics indiens ont pour la première fois émis une licence obligatoire sur l'un des produits brevetés par le géant de la chimie.

 

Cette mesure exceptionnelle permet aux pouvoirs publics d'un pays d'autoriser la fabrication et l'importation de la version générique d'un médicament pendant 20 ans. Elle est appliquée lorsque la santé publique d'un pays est menacée par le prix trop élevé d'un médicament, sans que les entreprises propriétaires du brevet puissent s'y opposer.

 

Et c'est là tout le problème pour Bayer. Cette dernière fabrique et vend en Inde le tosylate de sorafénib. Plus connu sous le nom de Nevaxar, ce médicament contre le cancer du foi se négocie à prix d'or: 4320 euros pour un traitement mensuel, alors que sa version générique ne coûte que "133 euros par mois, soit une réduction de prix de 97%", explique la délégation suisse de l'organisation Médecins sans frontières (MSF).

 

Ce n'est pas la première fois que l'Inde s'attaque aux lobbies pharmaceutiques, les "Big Pharma". Les autorités indiennes sont en procès depuis six ans avec Novartis. Le groupe suisse tente de breveter un médicament contre la leucémie myéloïde chronique vendu 2000 euros par mois, tout en interdisant la vente de son générique, qui se vend 154 euros seulement.

 

Instaurée par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la licence obligatoire est prévue depuis 1995 par l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touche au commerce (ADPIC).

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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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