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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:43

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Nous sommes ici pour nous éveiller

 

" Tu l'as ressenti toute ta vie, quelque chose ne va pas avec ce monde. Tu ne sais pas ce que c'est, mais c'est là, tel une éclisse dans ton esprit et ça te rend dingue. Sais tu de quoi je parle ? "

 

 

Mooji - L'Éveil, « ÇA » se déploie

 

Le monde tel que vous le percevez, la vie que vous pensez vivre et la personne que vous pensez être apparaissent au sein de la conscience que vous êtes véritablement. Comme conscience, vous êtes le témoin silencieux et impersonnel de tout ce qui se manifeste et apparaît. L'observation et l'expérience directe de cette vérité intemporelle est ce qu'on appelle la liberté ou l'éveil. Atma-vichara :Enquêter sur SA propre « NATURE », telle est l'invitation qui nous est lancée.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 22:17

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Cette vidéo est une des plus touchante que j'ai eu l'occasion de voir, pleine de tristesse et de vérité, toutes deux droit sorties de la bouche d'un vieil homme, moment fort à partager avec ses proches que ce soit sur internet ou autour de soi. Paix sur vous et sur l'humanité. Paix sur cet homme.

 





Aller plus loin :


Le Jeu de la mort (Documentaire) [VF]

 

Qui, je le suis sûr, vous permettra de comprendre la différence entre un humain et un esclave...

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 16:02

http://meridianes.files.wordpress.com/2012/03/mashco-piro-tribe-007.jpg

 

Dans l’Amazonie péruvienne, c’est la nouvelle attraction : des guides malintentionnés organisent des « safaris humains » pour permettre aux touristes de photographier des tribus indiennes isolées. Au risque de contribuer à leur extermination.

 

L’organisation de « safaris humains » suscite de nouvelles inquiétudes au Pérou où certains voyagistes exploitent les tribus indiennes isolées de la forêt amazonienne. L’augmentation de l’activité économique et touristique dans le parc national du Manu s’est traduite par une multiplication des rencontres avec les Mashco-Piro, une des 15 tribus indiennes du Pérou n’ayant pas de contact régulier avec le monde extérieur (et l’une des 100 dernières dans le monde).

 

La Fenamad, l’organisation de défense des droits des peuples indiens, a critiqué les tour-opérateurs qui profitent de la présence de ces tribus pour emmener les touristes « près des lieux » où elles ont été aperçues. Il est aujourd’hui vérifié que de plus en plus de voyageurs essaient d’entrer en contact avec ces Indiens. « Les tribus non contactées ne doivent pas être une attraction touristique, s’insurge Rebecca Spooner, de l’organisation de protection des peuples indiens Survival International. Ces soi-disant guides devraient le savoir. »

 

Les safaris humains suscitent de plus en plus d’interrogations depuis que The Observer a révélé la complicité des forces de police avec certains voyagistes proposant des séjours dans les îles Andaman pour apercevoir des membres de la tribu Jarawa, découverte à la fin des années 1990.

 

Au Pérou, les Mashco-Piro vivent dans le parc national du Manu dans la région de Madre de Dios, près de la frontière brésilienne. Il y a plus d’un siècle, les Mashco-Piro ont été repoussés au nord de la rivière du Manu par les sociétés chargées de fournir le caoutchouc pour la production d’automobiles et de vélos en Europe et aux Etats-Unis. Depuis, la tribu a été contrainte de s’enfoncer toujours plus loin dans la jungle.

 

Le mois dernier, Survival International a appelé à la protection de cette tribu tout en publiant quelques photos. Un représentant du Sernanp (l’agence péruvienne du Service national des aires naturelles protégées) a également appelé les gens à garder leurs distances avec « les communautés qui s’efforcent de rester isolées du reste du monde ». Les journalistes de The Observer ont toutefois confirmé que certains guides ne s’embarrassaient pas de ce genre de scrupules.

 

« Des membres de tribus non contactées ont été aperçus près de la rivière de Madre de Dios. Dites-moi combien de jours vous voulez passer là-bas et je vous proposerai un programme sur mesure », déclare l’un de ces guides contactés de manière anonyme par le journal britannique. « Nous ne pouvons pas être sûrs de les voir à cent pour cent. C’est une question de chance. En 2011, ils ont été aperçus en mai et en octobre », précise un autre.

 

« La meilleure période pour voir les tribus non contactées se situe à la fin de la saison sèche, quand les tortues commencent à pondre le long de la rivière, explique un troisième guide. On a le plus de chances de les voir entre juillet et septembre, au bord de la rivière. Le parcours offrant le plus de chances de les rencontrer est notre formule 8 jours/7 nuits qui commence et se termine à Cuzco dans le parc national du Manu. »

 

Tous les voyagistes ne répondent pas la même chose. « Nous n’offrons aucune possibilité de rencontrer cette tribu, explique-t-on dans l’agence Manu Nature Tours de Cuzco. Il est très dangereux d’essayer de les contacter. La transmission d’un simple rhume pourrait leur être fatale. Au Pérou et au Brésil, toute tentative de contact est passible d’une peine de prison. »

 

Même réaction chez Atalaya Tours. « Il est strictement interdit de contacter ces tribus. Nous proposons effectivement des tours dans le parc naturel du Manu, mais Atalaya respecte toutes les lois sur la protection des tribus non contactées et nous sommes contre les guides illégaux qui essaient de commercialiser ce genre d’activité. »

 

« L’inquiétude est d’autant plus grande que les Mashco-Piro sont très vulnérables, explique-t-on à la Fenamad. Outre leur sensibilité à certaines épidémies et maladies communes, ils ont été aperçus dans une zone découverte de la rivière où passent de nombreux bateaux commerciaux et touristiques. » D’après Glenn Shepard, anthropologue qui a travaillé dans le parc du Manu, les voyagistes s’approchent des Mashco-Piro pour que les touristes puissent « les prendre en photo comme des jaguars pendant un safari ».

 

En Inde, les touristes prennent la route pour s’enfoncer dans le territoire des Jawaras ; au Pérou, ils passent par la rivière de Madre de Dios – les Mashco-Piro ont été aperçus sur les deux rives. Une vidéo publiée l’année dernière montrait des voyageurs se livrant à « un véritable jeu du chat et de la souris avec des Indiens », se demandant s’ils ne devraient pas leur laisser des vêtements ou de la nourriture sur la rive. Aucun voyagiste ne propose ouvertement sur son site Internet de rencontrer des Mashco-Piro, mais plusieurs signalent la présence de tribus non contactées dans la forêt tropicale.

 

« Les gouvernements doivent prendre des mesures pour protéger les communautés indiennes, les voyagistes doivent respecter un code de conduite et les touristes doivent être informés et avertis », résume Mark Watson, directeur de Tourism Concern.

 

 

Vous devez vous connecter sur Youtube/google pour voir cette vidéo..

 


 

Auteur : David Hill

 

Source :

www.courrierinternational.com

 

publié par the Gardian via TerreSacrée

 

Trouvé sur :

http://lesmoutonsenrages.fr

 

Aller plus loin :

Mr Mondialisation - Mondialénation - Intro & Objectifs - N.O.M ? (Docu+article) [VF]

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:58

Vous êtes tous des terroristes potentiels. Peu importe que vous soyez en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou au Moyen orient. La citoyenneté a été abolie. Allumez votre ordinateur et le Centre National des Opérations du département US de Homeland Security peut surveiller non seulement si vous êtes en train de taper « al-qaeda », mais aussi « exercice », « entraînement », « vague », « initiative » et « organisation » : autant de mots sous surveillance. L'annonce faite par le gouvernement britannique de son intention de surveiller tous les courriers électroniques et conversations téléphoniques n'est que du réchauffé. Le système de surveillance par satellite appelé Echelon le fait depuis des années. Ce qui est nouveau, c'est que l'état de guerre permanente vient d'être déclarée par les Etats-Unis et un état policier est en train de gangrener les démocraties occidentales.

Alors comment comptez-vous réagir ?

En Grande-Bretagne, sur instructions de la CIA, des tribunaux secrets se chargeront des « terroristes présumés ». Le Habeas Corpus se meurt. La Cour Européenne des Droits de l'Homme a jugé que cinq hommes, dont trois citoyens britanniques, pouvaient être extradés vers les Etats-Unis bien qu'aucun d'entre eux, sauf un, n'ait été accusé d'un crime. Tous ont été emprisonnés pendant des années en vertu du Traité d'Extradition de 2003 entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis qui a été signé un mois après l'invasion criminelle de l'Irak. La Cour Européenne avait condamné le traité parce que ce dernier pouvait entraîner une « punition cruelle et inhabituelle ». Un des hommes, Babar Ahmad, a reçu une indemnisation de £63.000 pour 73 blessures constatées lors de sa détention par la Police Métropolitaine. L'abus sexuel, une signature du fascisme, n'était pas le moindre des maux subis. Un autre homme est un schizophrène qui a subi un effondrement psychologique total et se trouve dans l'hôpital prison de Broadmore ; un autre souffre de tendances suicidaires. Tous seront extradés vers le Pays de la Liberté - en compagnie du jeune Richard O'Dwyer qui risque 10 ans de prison, fers aux pieds et dans une tenue orange, sous l'accusation d'avoir violé les droits d'auteur US sur Internet.

Au fur et à mesure que la loi se politise et s'américanise, ces travestis de justice se banalisent. En confirmant la condamnation d'un étudiant d'université de Londres, Mohammed Gul, pour dissémination de « terrorisme » sur Internet, les juges de la Cour d'Appel ont jugé que « des actes... contre des forces armées de n'importe quel état dans le monde qui cherchent à influer sur un gouvernement et qui ont été accomplis pour des raisons politiques » sont désormais des crimes. Convoquez Thomas Paine, Aung San Suu Kyi, Nelson Mandela.

Alors comment comptez-vous réagir ?

Le diagnostic est désormais établi : la tumeur que Norman Mailer appelait le « pré-fascisme » s'est transformée en métastase. Le procureur US, Eric Holder, défend le « droit » de son gouvernement d'assassiner des citoyens américains. Israël, le protégé, est autorisé à pointer ses armes nucléaires vers l'Iran qui n'en possède pas. Dans ce monde fait d'illusions, le mensonge est partout. Le massacre de 17 civils afghans le 11 mars, dont au moins neuf enfants et quatre femmes, est attribué à un soldat américain « devenu fou ». L' « authenticité » de la chose est certifiée par le Président Obama lui-même, qui a « regardé une vidéo » et la considère comme « une preuve irréfutable ». Une enquête indépendante du parlement afghan a présenté des témoins oculaires qui ont fourni des éléments détaillés qui impliquent pas moins de 20 soldats, appuyés par un hélicoptère, qui ont ravagé leurs villages et se sont livrés à des meurtres et des viols : le mode opératoire habituel, quoique légèrement plus meurtrier, des forces spéciales US dans leurs « raids nocturnes ».

Faites abstraction des assassinats via la technologie des jeux vidéos - une contribution des Etats-Unis à la modernité - et le comportement devient somme toute banal. Baignant dans une culture d'autosatisfaction de bandes-dessinées, formés brutalement et à la va-vite, souvent racistes, obèses et dirigés par une classe d'officiers corrompus, les forces américaines délocalisent leurs homicides à domicile vers des pays lointains, là où ils ne comprennent absolument rien à ces luttes menées avec les moyens du bord. Dans une nation fondée sur le génocide de la population indienne, les habitudes ont la vie dure.

Le Vietnam lui aussi était un « pays indien » et ses « chinetoques » et « niakoués » devaient être « explosés ». L'explosion de centaines d'habitants du village vietnamien de My Lai en 1968, principalement des femmes et des enfants, était aussi un incident « isolé » et, de manière profane, une « tragédie américaine » (titre de la couverture du magazine Newsweek). Un seul des 26 accusés fut condamné et il fut ensuite libéré par le Président Richard Nixon. My Lai se trouve dans la province de Quang Ngai où, comme je l'ai appris en tant que reporter, environ 50.000 personnes ont été tuées par les troupes américaines, la plupart dans ce qu'on appelait « des zones de tir ». C'était ça le modèle de la guerre moderne : le meurtre à l'échelle industrielle.

A l'instar de l'Irak et de la Libye, l'Afghanistan est un parc d'attraction pour les profiteurs de la nouvelle guerre permanente des Etats-Unis : l'OTAN, les sociétés d'armement et de hautes technologies, les médias et l'industrie de « sécurité » dont les activités lucratives ont contaminé la vie quotidienne. La conquête ou la « pacification » d'un territoire est sans importance. L'important, c'est votre pacification à vous, la culture de votre indifférence.

Alors comment comptez-vous réagir ?

La descente vers le totalitarisme se produit par étapes. D'un jour à l'autre, la Cour Suprême de Londres décidera si le responsable de Wikileaks, Julian Assange, sera extradé vers la Suède. Si ce dernier appel devait échouer, celui qui a permis que la vérité soit révélée à une échelle sans précédant, et qui n'a été accusé d'aucun crime, risque la prison en isolement et des interrogatoires sur des accusations farfelues d'abus sexuels. Grâce à un accord secret entre les Etats-Unis et la Suède, il pourra être « extradé » vers le goulag américain à tout moment. Dans son propre pays, l'Australie, le premier ministre Julia Gillard a conspiré de concert avec ceux à Washington qu'elle appelle ses « véritables potes » pour s'assurer qu'un concitoyen innocent se retrouve dans une combinaison orange si d'aventure il rentrait chez lui. Au mois de février, son gouvernement a rajouté un « amendement Wikileaks » au traité d'extradition entre l'Australie et les Etats-Unis, amendement grâce auquel ses « potes » pourront facilement lui mettre le grappin dessus. Elle leur a même accordé le pouvoir de décision au détriment de la loi sur la liberté d'accès à l'information - ainsi ils pourront continuer à mentir au monde entier, comme ils en ont l'habitude.

Alors comment comptez-vous réagir ?



Source :

http://fr.sott.net

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:11

 

http://www.france5.fr/et-vous/userdata/c_bloc/5/5251/480_5251_vignette_Entrailles_de_NewYork13.jpg

 

 

New York, les entrailles de la ville : dans les tunnels et les stations de métro désaffectés, dans d’anciennes voies de chemin de fer et des égouts asséchés, une population de sans abris a trouvé refuge.

Les premiers habitants des tunnels sont arrivés là dans les années 1973. Ils étaient surtout des anciens de la guerre du Vietnam, suivis plus tard par des trafiquants de drogue, des clochards, des gangsters en cavale, des oubliés du rêve américain... Ils ont fondé une cour des miracles avec ses codes et ses lois.

Chez les hommes-taupes, il y a deux catégories : ceux qui remontent à la surface pour travailler et ceux qui ne remontent pratiquement plus.

 

 

 

 


 

 

Ce reportage me permet d'attirer votre attention sur la situation actuelle de l'empire US via cette autre vidéo : "Photographies artistiques de la ville de Detroit en ruine", des photographes français Yves Marchand et Romain Meffre qui ont capté des images très artistiques et saisissantes du déclin de la ville américaine de Détroit.

En décembre 2010, ils ont publié un livre nommé : « The Ruins of Detroit », dans lequel sont rassemblées différentes photos artistiques d’édifices délabrés et qui semblent s’être figés dans le temps.

 

 

 

Cette autre vidéo, en anglais, vous montrera d'une façon plus terre à terre les ruines de Détroit, ses écoles, ses manufactures, ses maisons, etc :

 

 

 


 

Un nombre record d'Américains survivent grâce aux bons alimentaires

 

 

Les bons alimentaires sont acceptés dans ce commerce de New York. (archives) Les bons alimentaires sont acceptés dans ce commerce de New York. (archives)   © AFP/Spencer Platt

 

Près de 46 millions d'Américains bénéficient du programme de bons alimentaires du ministère de l'Agriculture des États-Unis, selon un rapport dévoilé le 1er août.

 

Les données du mois de mai 2011, les plus élevées de l'histoire de ce programme, confirment une augmentation de 12,1 % du nombre de bénéficiaires par rapport à la même date l'an dernier.

 

Au Texas, pas moins de 3,9 millions de personnes doivent recourir aux bons alimentaires pour vivre. La Californie, avec ses 3,7 millions de bénéficiaires, n'est pas en reste, tout comme la Floride et l'État de New York (3 millions de personnes chacun).

 

Vingt-deux États américains ont connu une hausse d'au moins 10 % du nombre de bénéficiaires entre mai 2010 et mai 2011. L'Alabama, le New Jersey et la Caroline du Nord ont connu des hausses de plus de 20 %.

 

La plus forte hausse a été observée en Alabama, où deux fois plus de personnes ont dû recourir à l'aide alimentaire entre 2010 et 2011, passant de 800 000 à 1,7 million de personnes assistées, soit plus du tiers de la population.

 

La série de tornades qui a touché cet État en avril dernier, faisant 210 morts, plus de 1700 blessés et des destructions massives, serait responsable de cette forte augmentation.

 

Les bons alimentaires peuvent être échangés en supermarché contre certains produits alimentaires, à l'exception des produits préparés tels les sandwichs ou encore l'alcool.

 

Le montant moyen de cette allocation est de 300 $US et varie en fonction d'un plafond mensuel, selon la taille de la famille.

 

« Les hausses dans le programme d'assistance supplémentaire à l'alimentation indiquent que l'économie est encore en mauvais état et que pour beaucoup de gens, la récession n'est pas terminée », a indiqué Nicholas Colas, un spécialiste des marchés pour l'entreprise ConvergEx sur les ondes de la chaîne américaine ABC News. « Il est clair que le stigmate historique causé par l'aide alimentaire s'érode rapidement parce qu'il y a beaucoup de gens qui en bénéficient », a-t-il ajouté.

 

En 2010, le programme a coûté 68 milliards de dollars au Trésor américain, comparativement à 250 millions en 1969, ou 1,4 milliard en ajustant le montant selon l'inflation.

 

SOURCE :

http://www.radio-canada.ca

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 14:50

http://www.infowars.com/wp-content/uploads/2012/01/Julian_Assange.jpg

 

Interview sans concession du chef du Hezbollah (Liban), Hassan Nasrallah,  par Julian Assange qui change bien la façon dont nous percevons cette personne, les mots ont l'air sincère et Julian ne ménage pas Hassan que ce soit sur les questions de politique intérieur, de la Syrie, de la Palestine et d'Israël ou même de Dieu. Merci à tout les 2 pour ce grand moment de vérité et de révélations.  A voir et à partager.

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 03:01

 

Nicolas Picard et Serge Mazen étudient les contrôleurs électroniques des automobiles et élaborent des solutions pour les neutraliser grâce à des faisceaux d’ondes électromagnétiques. Le nom de ce projet mis au point pour et avec la police : « stop-voiture ». </br>Credit : photo?Thomas jouhannaud

Nicolas Picard et Serge Mazen étudient les contrôleurs électroniques des automobiles et élaborent des solutions pour les neutraliser grâce à des faisceaux d’ondes électromagnétiques. Le nom de ce projet mis au point pour et avec la police : « stop-voiture ».
Credit : photo?Thomas jouhannaud

Un canon à ondes électromagnétiques pour arrêter les criminels ? Ce n’est pas de la science-fiction et cela sort d’un labo de Limoges !

Sylvain Compère

 

Les affaires de « go fast » se sont multipliées ces dernières années. Les forces de l'ordre n'avaient à leur disposition que des barrages routiers, des herses posées au sol, des véhicules rapides ou des hélicoptères avec des commandos embarqués pour intercepter ces véhicules surpuissants chargés d'armes ou de drogue.

 

1 Canon à ondes.

Pour contrer cette criminalité d'un nouveau genre, l'université et l'École nationale d'ingénieur de Limoges (Ensil), par le biais du laboratoire XLIM, sont en train de mettre au point une arme secrète : le « stop-voiture », une sorte de canon à ondes très puissant.

 

« Désormais, nous sommes capables d'arrêter des véhicules avec des moyens de laboratoire qui ne sont pas mobiles, explique Nicolas Picard, doctorant. Mais l'objectif, à terme, est de réaliser un démonstrateur qui réponde à des critères de puissance et de mobilité. Il pourrait prendre la forme d'un pick-up ou d'un petit camion équipé d'une antenne et qui se poserait au bord de la route ou sur un pont. »

 

2 Neutralisation.

Le principe est simple : inonder les systèmes électroniques des grosses cylindrées employées dans les go fast de messages incohérents et obliger les calculateurs à se mettre en panne. Résultat : la voiture fonctionne en mode dégradé jusqu'à l'arrêt. Les appareils ne sont pas détruits, mais juste neutralisés. Dans l'incapacité de redémarrer, les suspects peuvent alors être interpellés sans qu'une dangereuse course-poursuite ne s'engage. Le principe est le même quand il s'agit d'intercepter un hors-bord surpuissant, ou « speed boat ».

 

3 Normes à respecter.

Nicolas Picard précise que le « stop-voiture n'est pas vraiment une arme, parce qu'il ne cause pas d'atteintes physiques aux personnes. Le dispositif d'illumination ( le tir avec des ondes, NDLR) doit respecter les normes en vigueur et ne pas agresser les occupants du véhicule, dont l'habitacle atténue nettement l'exposition. »

 

4 Tests.

L'Établissement central de logistique de la police nationale (ECLPN), situé en zone nord à Limoges, a contribué au développement du système en participant au financement des recherches (1) mettant ses véhicules et ses compétences en matière automobile à disposition des chercheurs. Les tests grandeur nature de cette technologie entièrement mise au point en Limousin ont été réalisés grâce à son concours. On devine l'intérêt de ceux qui en serait les premiers utilisateurs…

 

5 Dans le secret des bolides.

Serge Mazen, ingénieur de recherche à l'Ensil, participe au travail de l'équipe (2). Il souligne les difficultés rencontrées : « Il est très difficile d'avoir des renseignements sur les composants électroniques des voitures. Le secret est aussi grand que dans l'avionique ou l'armement… Il faut dire que les véhicules modernes contiennent plus d'un kilomètre de câbles et plusieurs dizaines de boîtiers électroniques, tous protégés des interférences extérieures. Notre mission était de percer ces protections, et nous y sommes parvenus. »

 

(1 Par le biais du service des technologies et des systèmes d'information (STSI), qui rassemble police et gendarmerie.


(2 Avec Joël Andrieu, Edson Martinod et Bruno Beillard, des IUT de Brive.


 

"

Après les Russes et les Américains, il ne manquait qu'un pays européen pour parfaire la diffusion de leurs nouvelles armes, oh joie, peuple français on a pensé à nous ! Sur moins de 2 mois c'est 3 pays qui annoncent la mise en place de ces technologies à micro-ondes, avec une mention spéciale pour l'arme russe qui "zombiefierait" les gens (reprise de leurs termes...). Un autre futur se dessine, qui n'a rien de bien folichon pour nous,  le peuple.. Car on parle bien ici d'armes destinées à la population, aux civils, pas d'armes de guerre..

"

 

http://liesidotorg.files.wordpress.com/2012/04/armeelectrorusse.jpg

"Douleur sans blessure" un système qui envoie une décharge électromagnétique "non létale" de micro-ondes qui causent une sensation de brulûre.

 

 

Le concept n’est pas nouveau. Depuis un certain temps technologues militaires ont travaillé sur les armes qui pourraient neutraliser l’ennemi en attaquant le système nerveux central ou d’endommager des organes internes. Des doses extrêmement élevées de micro-ondes pourraient arrêter le cœur de quelqu’un de coups ou se désintégrer ses globes oculaires, par exemple. Effectivement présentant ces armes pour le combat zone–or peut-être contre dissidents–well, qui pourrait être nouvelle (j’insiste, peut-être). Armes de micro-ondes dose inférieures ont déjà été utilisés en Russie pour le contrôle de la foule, et certains affirment qu’ils ont également essayer eux dans d’autres lieux.


 

http://www.jp-petit.org/Presse/ARMES/illustrations/arme_crowd_control1.jpg

Batterie Shériff avec émetteur de micro-ondes en 94 GHZ pour "dispersion de manifestants".

( via un article de 2005 )

"


 

Sources :

http://www.lamontagne.fr

http://liesidotorg.wordpress.com

http://www.jp-petit.org

 

Aller plus loin :

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL (article+vidéo)

Québec : l’état policier persiste et signe ! (N.O.M / N.W.O se met en place, allez vous les laisser faire ?) (Vidéos)

Europe et Nouvel Ordre Mondial, Pierre Hillard (Interview)

«EuroGendFor» – l’armée privée de l’UE, prête au départ pour la Grèce (Article)

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 18:52

http://images.madmoizelle.com/images_contenu/2009-03/cowboys_indiens.jpg

Les Etats-Unis ne voient pas d'un bon oeil que le sort des Indiens d’Amérique soit pour la première fois à l'ordre du jour des Nations-Unies. Car il s'agit de se pencher sur le sort d'une population de 2,7 millions d'habitants ravagés par une multitude de fléaux et dans des proportions effroyables. Mais qu'en attendre? Car la parole de ces exterminés est inaudible.


Photo John Miles / Survival
Photo John Miles / Survival

Un jour d'avril 1973, un militant noir américain pour les droits civiques, Ray Robinson, qui a longtemps suivi Martin Luther King, débarque à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud. Il souhaite apporter son soutien à la cause des "Native Americans", ainsi que l'on nomme les Indiens aux Etats-Unis, qui manifestent contre les injustices dont ils sont victimes dans le pays. Wounded Knee est un lieu emblématique et de sinistre mémoire. C'est là, en effet, que furent massacrés et jetés dans une fosse commune entre 150 et 300 hommes, femmes et enfants au matin du 29 décembre 1890, par le 7ème régiment de Cavalerie du Colonel James Forsyth. Sitôt arrivé dans ces lieux où résident toujours une petite communauté indienne, Ray Robinson appelle sa femme qui lui demande de rentrer à la maison, inquiète car elle sait que la situation sur place est explosive. Elle ne le reverra jamais. Après avoir reçue l'annonce de la mort de son époux, Cheryl n'a jamais pu savoir ce qui était arrivé à son mari ni où son corps avait été enterré. 

Voilà quelques jours, quarante ans plus tard, Cheryl a fait le voyage de Détroit à Sioux City pour témoigner de son histoire. Le gouvernement américain refuse toujours de communiquer sur le sort de son mari, officiellement parce que le cas est toujours en cours d'investigation par le bureau du FBI de Minneapolis. A Wounded Knee, plus personne ne se souvient de Ray Robinson. Une épisode parmi tant d'autres dans l'histoire des militants de la cause des Indiens d'Amérique, qui n'a jamais bénéficié d'un large soutien populaire et que beaucoup voudraientt voir s'éteindre.

Et de fait, cynisme et indifférence se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens presqu'entièrement anéantis en Amérique du Nord.

On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux ou les Esquimaux ne nous inspirent pas, la plupart du temps, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n'est rien comparé au pays du Western et de la Country. Pas plus que le Jazz ou le Blues ne suscitent leur part de tristesse chez leurs amateurs et ne réveillent chez eux les souvenirs tragiques des lynchages des Noirs, ces genres populaires ne renvoient à la réalité d'un génocide toujours en cours dans l'indifférence générale.

Lorsqu'un Américain de l'Illinois souhaite acheter ses cigarettes à bas prix (un paquet coûte ici actuellement 10 dollars), il prend la route du sud de l'Etat ou de l'Indiana voisin, pour s'approvisionner dans l'un des territoires octroyés aux tribus indiennes locales. Là, il paiera son paquet de cigarettes 4 dollars en moyenne. Dans un certain nombre de ces tribus, qui sont des milliers à travers les Etats-Unis, on peut également se procurer de l'alcool à bon marché, jouer au casino (dans 452 d'entre-elles) ou, si l'on se sent possédé par le mal (ce qui est très en vogue), consulter un shaman. Il est toujours très exotique de s'offrir une escapade dans ces drôles d'endroits. Pourtant, l'Américain moyen ne s'y risque pas trop.

En effet, 2,1 millions de ces Indiens, soit l'écrasante majorité, vivent largement sous le seuil de la pauvreté. La vision offerte par bien des campements tient purement du bidonville. Et une fois passé ses limites, c'est un voyage en enfer qui commence. L'alcoolisme y prend des proportions catastrophiques. Le chômage y bat tous les records du pays. La maladie s'y propage et tue comme dans les pires zones de la planète. Le suicide, celui des jeunes en particulier, crève le plafond des statistiques. Les Indiens vivant à l'extérieur des tribus n'y reviennent eux-mêmes que pour se faire soigner lorsqu’ils n'ont pas, chose courante, accès au système de santé américain. 

Anthony B. Bradley est Professeur de Théologie au King's College de New York et Spécialiste des questions raciales aux Etats-Unis. « Si quiconque pense que le gouvernement fédéral sait ce qui est bon pour les communautés locales, explique t-il, il ferait bien de visiter une Réserve Indienne Américaine. Les Natifs Americains [Indiens d'Amérique, NDA] sont aujourd'hui plongés dans le cauchemar de la privation de soins et d'économie qui est la conséquence directe des problemes crées par le Gouvernement lequel, en imposant des solutions sensees résoudre les problemes, rend ceux-ci bien pires en retirant aux communautées leur autonomie. »

Tel est le prix à payer pour les Indiens d'Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres, grâce aux concessions faites par le gouvernement fédéral. Pourtant, les Etats abritant ces réserves n'ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces.

Pire, une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d'Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l'esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique. 

L'une des plus graves violations des Droits de l'Homme dans le monde

Photo Fiona Watson / Survival
Photo Fiona Watson / Survival

En effet, peu rappellent le grand mouvement de délocalisation qui fut la conséquence de l'Indian Removal Act [Loi sur le Retrait Indien, NDA] lequel, au milieu du XIXe siecle, contraint les Indiens à délaisser leurs terres historiques au gouvernement pour se concentrer dans les zones qui leur étaient réservées en échange. En 1890, il était devenu interdit aux Indiens de sortir hors de leurs réserves afin de s'approvisionner en nourriture. Une étude du Professeur Jeffrey E.Holm, de l'Université de Médecine du Nord Dakota, a mis en évidence que le changement de régime alimentaire imposé durant des décennies aux tribus indiennes a engendré une surmortalité aujourd'hui toujours existante, en raison des pathologies qu'elles ont engendrées pour des peuples qui ne pouvaient plus se nourrir comme ils l'avaient fait durant des millénaires.

En 2010, les Etats-Unis, dans la foulée du Canada, fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l'Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n'est pour en offrir une version idéalisée. Mais en l'espèce, il est impossible d'idéaliser la réalité sur laquelle s'est construite l'Amérique. En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes.

Mais ce n'est pas tant cette réalité historique qui rend ces jours-ci le rôle du Professeur James Anaya complexe, en tant que Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les Peuples indigènes. Bien que, pour la première fois de leur histoire, l'organisation se penche, du 23 avril au 4 mai, sur le sort des Indiens d'Amérique, ce qui en soit est déjà un événement notable, c'est avant tout pour regarder en face une réalité qui n'est pas celle du passé mais celle du présent.

Cette réalité concerne les 2,7 millions d'Indiens vivant actuellement sur le territoire des Etats-Unis, et qui constitue l’un des cas de violation des droits de l'homme a grande échelle le plus emblématique de toutes les nations développées.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes:

  • Les Indiens d'Amérique vivent en moyenne 6 ans de moins que les autres Américains
  • Ils ont 770% de risques en plus de mourir d'alcoolisme
  • Ils ont 665% de risques en plus de mourir de Tuberculose
  • Ils ont 420% de risques en plus de mourir de Diabète
  • Ils ont 280% de risques en plus de mourir d'accidents
  • Ils ont 52% de risques en plus de mourir de Pneumonie et de Grippe
 
(Source: Commission des Etats-Unis sur les Droits Civils, 2004:8)

Un Apartheid constitutionnel

Répartition des Réserves Indiennes aux Etats-Unis (Source: National Atlas)
Répartition des Réserves Indiennes aux Etats-Unis (Source: National Atlas)
Les Indiens d'Amérique se sont vus accorder la citoyenneté américaine en 1924. Mais ils ont pour longtemps encore été exposes au même sort que les Noirs américains, empêchés d'accéder à l'enseignement scolaire, victimes de la ségrégation.

Ce n'est qu'en 1969 qu'ils se sont organises, dans la foulée de la loi sur les Droits civils des Indiens votée l'année précédente. C'est à cette époque qu'ils ont obtenu ce dont les Américains blancs jouissaient depuis deux siècles: la liberté d'expression et d'information, la protection contre les recherches et les arrestations arbitraires, le droit d'engager un avocat pour se défendre, la protection contre les punitions inhumaines et dégradantes, contre les cautions excessives, l'abolition de la peine systématique d'un an d'emprisonnement ou de 5000 dollars d'amende quel que soit le délit commis, le droit d'être jug
é par un jury, et ainsi de suite.

Mais à l'heure actuelle, aucun Indien d'Amérique, citoyen des Etats-Unis, n'a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains. Une réalité qui peut prendre des aspects accablants pour l'Administration américaine. Ainsi, le 6 novembre 2008, le Gouverneur du Dakota du Sud, Michael Rounds, décrète l'état d'urgence car son Etat est recouvert par une épaisse couche de neige et de glace qui le paralyse. Mais les réserves indiennes seront exclues du dispositif. 

La guerre des Etats contre les Tribus

Mais le pire pour ces tribus à l'heure actuelle vient probablement de la pression des Etats pour s'accaparer leurs terres. Les conflits sont nombreux à travers tout le pays. Ils sont allumes sous divers motifs, comme la volonté du Gouverneur de New York, en 2007, d'étendre la taxation de l'Etat aux territoires de la Nation des Seneca, ce qui a engendre une violente bagarre juridique. Et bien que les territoires laisses aux Indiens soient pour la majorité pauvres en ressources et difficiles d'accès, leur contestation par les Etats qui les abritent sont de plus en plus courantes. 

Toutefois, la pente naturelle démographique et sociologique suivie par cette population dont la Constitution américaine fait fi devrait se résoudre par le procédé le plus naturel du monde dans les décennies qui viennent: l'extinction. 


Lire le rapport de l'Organisation Survival


Rédigé par Stephane Trano le Jeudi 26 Avril 2012

 

SOURCE :

http://www.marianne2.fr

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 14:11

http://interobjectif.net/wp-content/uploads/Thrive.jpg

 

Film sorti le 11 Novembre 2011 aux Etats-Unis

Réalisé par Steve Gagné & Kimberly Carter Gamble et présenté par Foster Gamble son mari (Procter & Gamble)

Gamble suggère que le tore est la forme la plus importante dans l’Univers. Par ailleurs le film couvre : les théories du complot relatifs à la censure de l’énergie libre, les ovnis, le système de réserve fractionnaire, et les crop circles.

Ce documentaire non-conventionnel de plus de 2 heures lève le voile sur ce qui se passe « réellement » dans ce Monde ; en suivant notamment l’argent qui nous gouverne actuellement et en remontant à sa source – la découverte de la consolidation mondiale du Pouvoir dans presque chaque aspect de nos vies.

Les remèdes à ces conditionnements contre-nature ? Commençons par tisser des liens plus avancées entre la véritable Science, la Conscience, le militantisme… car NOUS sommes la Solution… et THRIVE nous propose des idées concrètes, l’autonomisation, des stratégies audacieuses sans précédents, afin de récupérer le Pouvoir sur nos vies et notre avenir.

 

Lorsque vous alignez toutes ces affirmations présentées comme véridiques, il est difficile de ne pas penser à une sorte de blague. En dépit de son aspect éditorial décousu, de répétitions et du manque de données probantes actuelles, ce film bientôt culte rassemble néanmoins beaucoup de monde autour de lui (lorsque l’on prend connaissance de l’intégralité de son message).

Le Monde se réveille… pour enfin prospérer !

 

 


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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:00
http://www.alterinfo.net/photo/art/default/4131183-6272142.jpg?v=1335441915
Il y a des articles après lecture desquels le lecteur se dit: «Ce n’est pas possible, je m’informe régulièrement et je pense être au courant des actualités la plupart du temps, pourquoi je ne sais rien de cela?» Le présent article est un tel article. Ceux qui pensent qu’il s’agit dans le contexte d’Euro-Gend-For d’un terme lié à la notion anglaise «gender» ­– définition artificielle et très à la mode du «genre», du «sexe social» – se trompent. Le nom est un morceau de magnificence issu du pouvoir d’innovation intellectuelle des Français: au lieu d’une troupe de l’UE de malfrats violents à la Rambo, ou des Bodyguards à la paie de Goldman-Sachs selon le modèle Blackwater, est née une armée privée dénommée «Force de gendarmerie européenne» (FGE). Les Allemands du camp d’Angela Merkel pourraient ainsi détourner sur les Français le «mécontentement» que l’Europe de l’euro, prétendument si amoureuse de la liberté, déclenche dans les pays où elle intervient. Mais cette mascarade se terminera au plus tard à l’arrivée en Grèce.

Cela fermente en Espagne, les protestations publiques augmentent de jour en jour. Tandis que les Allemands recommandent aux Méditerranéens de se lever plus tôt, de prendre moins de vacances et de travailler plus, la colère du peuple grec se décharge dans les rues du pays. Cela fermente et bouillonne partout, les hommes craignent des situations semblables à des guerres civiles déclenchées par la crise dans toute l’Europe. On s’en rend compte au bureau central de l’Union européenne, et depuis longtemps, l’on a pris des mesures correspondantes.


On prépare maintenant pour la première fois l’engagement de l’armée privée de l’UE qui s’apprête à partir pour la Grèce. A peine un Européen connaît cette unité secrète qui répond au nom d’«EuroGendFor». Le quartier général de cette unité d’intervention spéciale de 3000 hommes se trouve à Vicence en Italie. L’ancienne ministre française de la Défense Alliot-Marie a initié la fondation de cette troupe, après des troubles de plus en plus fréquents sous formes de batailles de rue et de pillages suscités par des adolescents musulmans immigrés en France. «EuroGendFor» est à la fois police, police judiciaire, armée et services secrets. Les compétences de cette unité sont pratiquement illimitées. Elle doit, en coopération étroite avec les militaires européens, garantir la «sécurité en territoires de crise européens». Sa tâche consiste surtout à réprimer des révoltes. De plus en plus d’Etats membres de l’UE adhèrent à «EuroGendFor».


Les gouvernements européens savent exactement ce qui les attend. Pour ne pas devoir utiliser leurs propres armées contre les citoyens du pays, la troupe paramilitaire «Force de gendarmerie européenne» a été fondée en secret – ni vu, ni connu. En théorie, on peut faire appel à la FGE partout où l’Union européenne voit une crise. C’est fixé ainsi dans le Traité de Velsen qui règle les interventions d’EuroGendFor. La devise dans les armoiries est la suivante: «Lex paciferat» – ce qui peut être traduit par: «Le droit apportera la paix». Il souligne «le principe du rapport étroit entre l’imposition des principes de droit et le rétablissement d’alentours sûrs et protégés». Un «conseil de guerre», sous forme de comité interministériel composé des ministres de la Défense et de la Sécurité des pays membres de l’UE participants, décide de la stratégie d’intervention. La troupe peut être mise en marche soit sur demande, soit après décision de l’UE.


Dans l’article 4 du Traité constitutif concernant les missions et les engagements on peut lire: «On peut recourir aux FGE pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics.» Les soldats de cette unité paramilitaire de l’Union européenne doivent certes respecter le droit en vigueur de l’Etat dans lequel ils interviennent et où ils sont déployés, mais: tous les bâtiments et tous les terrains qui sont pris par les troupes sont exterritorialisés et ne sont plus accessibles mêmes pour les autorités de l’Etat dans lequel la troupe intervient. Le monstre de l’Union européenne abroge ainsi le droit national aussi en cas de lutte anti-émeute.


«EuroGendFor» est une troupe policière paramilitaire et des services secrets qui peut être rapidement mise en place. Elle unit tous les pouvoirs et moyens militaires, policiers et de services secrets qu’elle peut exercer en collaboration avec des troupes nationales de police et d’armée, après être mandatée par une cellule de crise interministériel dans chaque lieu pour la lutte contre des troubles, contre des révoltes et contre de grandes manifestations. Le ministère fédéral de la Défense fait l’éloge de l’EuroGendFor sur ses sites Internet en disant: «Police ou Armée: Une gendarmerie européenne promet la solution.»


L’EuroGendFor est encore presque complètement inconnue et dans l’ombre. Cela ne restera pas ainsi. Plus les gens sont poussés dans la misère par la politique de gestion désespérée et erronée de la crise, plus cette troupe nantie de pouvoirs illimités devra «régler» la situation. Les chefs d’Etats européens se rendront compte avec gratitude qu’ils ne seront pas dans l’obligation d’utiliser leurs propres corps de police et d’armée contre leurs citoyens.   

 

Source: http://uhupardo.wordpress.com/2012/03/16eurogendfor-die-privatarmee-der-eu-bereit-zum-abmarsch-nach-griechenland   du 16/3/12  


(Traduction Horizons et débats)

 

 


 

Traité entre le Royaume d’Espagne, la République française, la République italienne, le Royaume des Pays-Bas et la République portugaise [ci-après dénommés parties contractuelles] établissant la European Gendarmerie Force «EuroGendFor», [Force de gendarme

Chapitre I

Dispositions générales

Article 1
Objet
1.    L’objet du présent Traité est d’instaurer une force de gendarmerie européenne opérationnelle, pré-organisée, robuste et disponible immédiatement. Elle est exclusivement constituée d’éléments des forces de police des parties, dotées du statut militaire, destinées à des missions de police dans le cadre d’opérations de gestion de crise.
[…]

Article 3
Définitions
[…]
b.    QUARTIER GENERAL PERMANENT [désigne] le quartier général permanent multinational et modulaire basé à Vicence (Italie). Son rôle, sa structure et sa participation à des opérations doivent être approuvés par le CIMIN (cf. g.)
[…]
g. CIMIN signifie Comité interministériel de haut niveau. C’est l’organe décisionnel qui dirige les FGE.
[…]

Chapitre II

Missions, engagements et déploiement

Article 4
Missions et tâches
1.    Conformément au mandat de chaque opération et en opérant indépendamment ou conjointement avec d’autres troupes, l’EuroGendFor doit être en mesure d’effectuer tout l’éventail des missions de police en se substituant à elles ou en les renforçant durant toutes les phases d’une opération de gestion de crise.
2.    Les FGE peuvent être subordonnées soit à des autorités civiles soit à un commandement militaire.
3.    On peut recourir aux FGE:
a)    pour des missions de sécurité et d’ordre public;
b)    pour surveiller, conseiller, encadrer et superviser les polices locales dans leur travail quotidien, notamment dans les enquêtes criminelles;
c)    pour surveiller l’espace public, régler la circulation, contrôler les frontières et effectuer des missions générales de renseignement;
d)    pour effectuer des enquêtes criminelles, notamment découvrir des délits, retrouver les délinquants et les livrer aux autorités judiciaires compétentes;
e)    pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics;
[…]

Chapitre III

Aspects institutionnels et juridiques

Article 7
CIMIN (Comité interministériel)
[…]
3.    Les missions du CIMIN sont les suivantes: […]
h)    élaborer le cadre des opérations menées par les FGE ou à la demande de l’UE, de l’ONU, de l’OSCE, de l’OTAN, d’autres organisations internationales ou d’une coalition ad hoc;
[…]

Source: www.eurogendfor.eu
(Traduction Horizons et débats)

Membres fondateurs

France (Gendarmerie nationale)
Espagne (Guardia Civil)
Portugal (Guarda Nacional Republicana)
Italie (Carabinieri)
Pays-Bas (Royal Marechaussee)

Autre membre:

Roumanie (Jandarmeria Romana)

Pays partenaires

Pologne (Military Gendarmerie)
Lituanie (Viesojo Saugumo Tarnyba)

Statut d’observateur

Turquie (Jandarma)

 

 


 

Les banques veulent de l’argent

Créanciers étrangers d’emprunts d’Etat grecs; situation en juin 2011, en milliards d’euros:

 

Créanciers étrangers

Valeur (en euro)

Banque centrale européenne 

49 Mrd.

FMS (Deutsche Hypo Real Estate)

6,3 Mrd.

BNP Paribas (France)

5 Mrd.

Dexia (Benelux, France)

3,5 Mrd.

Generali (Italie)

3,0 Mrd.

Commerzbank (Allemagne)

2,9 Mrd.

Societe Generale (France)

2,9 Mrd.

Groupama (France)

2 Mrd.

CNP (France)

2 Mrd.

AXA (France)

1,9 Mrd.

Deutsche Bank/ Deutsche Postbank

1,6 Mrd.

Landesbank Baden-Württemberg

1,4 Mrd.

(cf. Spiegel Online, «Wer die grössten
Griechen-Risiken trägt», 26/6/11)

 

Par les assurances-crédit qu’elles ont émises, les banques américaines et britanniques seraient sérieusement concernées par une insolvabilité de la Grèce.

(cf. Frankfurter Allgemeine Zeitung, «Kurseinbruch der griechischen Bankaktien», 24/10/11)

hd. Suite à la conversion de dette négociée fin mars et accompagnée par de nouveaux emprunts d’Etat, l’insolvabilité de la Grèce a été repoussée. Les grandes banques vont à l’avenir mieux assurer leurs créances et recouvrer leurs intérêts.


Source :
Aller plus loin :

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 00:53
Cette lettre ouverte au Président Sarkozy est le texte support d'une chaîne citoyenne pour la démocratie et contre l'oubli. Chacun est invité à la diffuser à tous ses contacts par courrier électronique et sur les réseaux sociaux.

Monsieur le Président,

Les citoyens français vous ont élu sur la foi et la sincérité d'un programme politique dont vous n'avez pas respecté les engagements et auquel vous avez maintes fois tourné le dos depuis votre élection, le 6 mai 2007.

Aujourd'hui vous vous présentez une nouvelle fois au suffrage du peuple français et vous menez une campagne reposant sur une double imposture : la promesse d'une nouvelle rupture et l'oubli de votre bilan. Bien plus, vous utilisez les services de l'État au bénéfice de votre campagne et vous n'hésitez pas à exploiter les événements politiques, économiques et sociaux à des fins électoralistes et avec le soutien de nombreux médias qui propagent une insidieuse politique de la peur sur laquelle vous espérer bâtir une popularité.

Cette lettre citoyenne entend simplement vous rappeler les trop nombreux engagements que vous n'avez pas tenus.

Vous aviez promis en 2007 de maintenir le droit à la retraite à 60 ans : vous l'avez repoussé autoritairement à 62 ans, contre l'avis de la majorité des Français et au terme du plus long conflit social que la France ait connu depuis très longtemps. Nous n'oublierons pas !

Vous avez souhaité dans vos propositions que « la formation initiale des enseignants soit assurée » : votre réforme a supprimé l'année de stage et conduit des milliers de jeunes enseignants non formés à exercer devant des élèves désemparés. Nous n'oublierons pas !

Vous avez voulu réformer en profondeur l'université et la recherche et vous prétendez que cette réforme est le succès de votre quinquennat : les milliards promis ne sont jamais arrivés et de nombreux établissements de l'Enseignement supérieur sont aujourd'hui en déficit tandis que les organismes de recherche sont démantelés. Nous n'oublierons pas !

Vous avez promis de « préserver l'excellence de notre système de santé » et d'«améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé ». Vous avez fait fermer des hôpitaux et des maternités, créé des déserts médicaux dans de nombreuses régions, supprimé des dizaines de milliers de postes de personnels de santé et détérioré gravement l'accès aux soins de millions de français. Nous n'oublierons pas !

Vous vous êtes engagé à « veiller rigoureusement à l'indépendance de la justice » : les nombreuses affaires en cours montrent crument l'exercice d'un pouvoir qui tend à privatiser la justice au service d'intérêts financiers, personnels ou politiques, et qui contrevient gravement au principe d'indépendance dont votre fonction vous fait pourtant le garant. Vos gouvernements successifs ont enfreint sous votre autorité l'Article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui dispose que la loi « doit être la même pour tous ». Nous n'oublierons pas !

Votre politique a ainsi ébranlé les trois socles de la République française : la Sécurité sociale, l'École et la Justice. Nous n'oublierons pas !

Au chapitre des Droits de l'Homme vous aviez promis à vos compatriotes de « franchir de nouvelles étapes dans la préservation et la conquête des libertés ». Les seules étapes que vous avez fait franchir à la société française constituent une inadmissible régression des Droits de l'Homme : votre politique sécuritaire et d'immigration, en flattant les idéologies d'extrême droite et en avivant les haines comme les peurs, a porté non seulement atteinte dans son application aux libertés démocratiques fondamentales, mais aussi aux principes intangibles des grands textes fondateurs de notre histoire, et que votre volonté politique a travaillé à déconstruire et à mettre en péril : La Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen, la loi de 1905, les valeurs issues du Conseil National de la Résistance. Nous n'oublierons pas !

Sous votre présidence plusieurs ministres condamnés ou mis en cause dans des procédures ou des informations judiciaires, ont continué impunément à exercer leurs fonctions alors que dans toute démocratie digne de ce nom ils auraient dû se mettre en retrait. Vous avez ainsi contribué à l'abaissement moral de la politique en la soumettant, soit à une idéologie condamnable, soit aux intérêts d'une oligarchie financière et d'un clan. Nous n'oublierons pas !

Aveuglé par votre hyperprésidence et votre conduite autoritaire des affaires de l'Etat, vous avez dévalorisé le rôle du gouvernement et du Parlement. En refusant obstinément de vous mettre à l'écoute des citoyens, en méprisant les associations et les organisations syndicales, vous avez délité les liens sociaux et provoqué une crise démocratique et institutionnelle sans précédent dont vous portez l'entière responsabilité. Responsabilité encore aggravée par le choix de la provoquer en une période de grave crise économique et financière, crise que vous exploitez et que votre politique alimente en choisissant d'accabler les plus pauvres et en ne cessant d'enrichir la classe des Français les plus aisés. En cinq années d'exercice de votre pouvoir, vos gouvernements ont considérablement aggravé les inégalités sociales et économiques. Nous n'oublierons pas !

Enfin, vous avez adopté à de multiples reprises un comportement public et fait des choix politiques qui ont rabaissé la fonction présidentielle ainsi que l'image, la culture et les valeurs de la France en Europe et dans le monde. Nous n'oublierons pas !

Pour toutes ces raisons, en allant voter les 22 avril et 6 mai prochains, nous n'oublierons pas que vous avez brisé le contrat social et politique qui vous unissait à nous. Vous avez perdu toute crédibilité.

Il est temps, Monsieur le Président, que vous redeveniez un citoyen et un justiciable ordinaires.

NE BRISONS PAS CETTE CHAINE CITOYENNE CONTRE L'OUBLI !

DEFENDONS TOUS ENSEMBLE LA DEMOCRATIE !

Cette lettre est une initiative participative et citoyenne. Son rédacteur souhaite simplement donner aux lecteurs de Mediapart qui pourraient la soutenir la possibilité de diffuser un texte d'intervention qui a trois fonctions principales. Souligner tout d'abord que l'élection présidentielle de 2012 comporte un enjeu exceptionnel : la défense de la démocratie dont les valeurs ont été mises à mal par cinq années de pouvoir autoritaire. Faire ensuite œuvre de mémoire en rappelant le terrible passif de ce quinquennat : aucun des engagements majeurs pris par le candidat de 2007 n'a été tenu. Cette lettre a enfin pour fonction d'apporter une possible contribution à la lutte contre l'abstention, qui, si elle devait être importante, pourrait faire le jeu du président-candidat. Or la démocratie est l'affaire de toutes et de tous.

Cette lettre ne s'adresse pas prioritairement au lectorat de Mediapart, très majoritairement conscient des enjeux de cette élection. Elle n'aura d'effet que si les lecteurs de Mediapart s'en emparent pour la diffuser en premier lieu aux électrices et aux électeurs qui, à tort ou à raison, doutent de la politique et s'apprêtent à ne pas aller voter, c'est-à-dire, potentiellement plus d'un tiers de nos concitoyens.

A cette fin chaque lecteur est invité à diffuser le texte de cette lettre à tous ses contacts par courrier électronique, en le copiant dans un message qui pourrait avoir l'objet suivant : LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT SARKOZY - NE BRISEZ PAS CETTE CHAINE CITOYENNE. Les réseaux sociaux peuvent être aussi un relais efficace.

Pascal Maillard
Mediapart
dim., 15 avr. 2012 13:52 CDT

"
En croisant les doigts pour plus voir sa tête..... 
"

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:44

http://unevieenauvergne.u.n.pic.centerblog.net/563e7e3a.jpg

 

Jean,

 

 

J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !

 

Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d'idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n'as que les titres d'une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l'heure est grave!

 

Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l'essentiel...

 

Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas? Qui pourrait le chanter maintenant ? Pas le rock français qui s'est vendu à la Première dame de France.Ecris nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tout ceux qui le soutiennent !

 

Jean, l'huma ne se vend plus aux bouches des métro, c'est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits. Maintenant, pour avoir l'info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs... Tu l'aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l'Elysée pour avoir l'honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu...

 

Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autre du sang de ces ingénieurs français. Lajustice avance péniblement grâce au courage de quelques uns, et l'on ose donner des leçons de civilisation au monde...

 

Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné. La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite "décomplexée".

 

Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux hormones mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique. Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique. Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.

 

Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques. Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l'industrie agroalimentaire. On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite... Finies les jacqueries!

 

Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe. Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ? Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable, vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade... Ici on massacre l'Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l'excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance mais on se moque du savoir et de la culture partagés...

 

Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue, j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante, exigeante, je l'aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d'elle même pour le plus pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en 54 par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de l'été. Je l'aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...

 

Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Philippe_Torreton_Cannes.jpg/220px-Philippe_Torreton_Cannes.jpg

Je t'embrasse.

Philippe Torreton

 


"

Profondément ému par cette lettre ouverte, j'ai ressenti le besoin de vous la partager, sans doute serait-il bon de votre part de faire de même avec vos proches.

"

 


Source : http://bernard-gensane.over-blog.com

Merci à SEB pour le lien !

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:11
Si nous comprenons les mécanismes et les motivations de la pensée de groupe, ne pouvons-nous pas contrôler et enrégimenter les masses selon notre volonté, sans qu’elles ne s’en doutent? La pratique récente de la propagande a prouvé que c’était possible, du moins jusqu’à un certain point. — Edward Bernays, Propaganda, 1928

 

Edward Louis Bernays Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux États-Unis, fut l'un des pères fondateurs des "relations publiques". Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Edward Louis Bernays est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l'industrie des relations publiques, dont il met au point les méthodes pour des firmes comme Lucky Strike. Il considère qu'une minorité intelligente doit avoir le pouvoir « démocratique » et que la masse populaire doit être modelée pour l'accepter. En combinant les idées de Gustave Le Bon et Wilfred Trotter sur la psychologie des foules avec les idées sur la psychanalyse de son oncle Sigmund Freud, Eddy Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l'opinion publique. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA. Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine. Et ou l’on apprend comment manipuler l'opinion en 
démocratie... 
 
 
Premières armes
 
Edward Bernays est né à Vienne, en 1891, mais à l’âge d’un an, il devient citoyen des Etats-Unis d’Amérique lorsque son papa Ely émigre à New York. Le petit Eddie est le neveu de Sigmund Freud, dont il lira les livres, qu’il admirera non seulement pour sa célébrité, mais aussi pour la profondeur de ses découvertes et avec lequel il conservera un contact privilégié. Il débute dans la carrière en s’occupant de la mise en marché d’une tournée américaine des Ballets Russes, puis devient l’impresario de Caruso, avec lequel il fait ses armes et grâce auquel il sera introduit au gratin du showbiz, ce qui lui servira par la suite. Il tente sans succès de s’engager dans l’armée de terre, qui le rejette en raison de ses lointaines origines autrichiennes. 
 
Qu’à cela ne tienne, on le retrouve à l’état major, où il aide à prêcher l’effort de guerre. Un de ses premiers clients est Mazaryk, le président de la toute nouvelle Tchécoslovaquie. En 1918, Bernays le persuade de retarder l’indépendance de son pays d’une journée, pour mieux s’assurer les premières pages des journaux. Edward Bernays force une rupture importante dans la façon de mettre un produit en marché en faisant réaliser à l’industrie qu’il est plus efficace de s’adresser indirectement au désir (inconscient) du client qu’à ses besoins. Jusqu’aux années 20, la compagnie Poupou Poulet Inc. proposait à Nathalie d’acheter les poulets de Poupou Poulet Inc en vantant leur durabilité, leur versatilité, la qualité de leur fabrication, et gnagnagna. À compter de Bernays, qui commence à expérimenter sur la gestion des masses en utilisant la stimulation du soi irrationnel, l’entreprise convainc plutôt Nathalie qu’il lui manque un pénis, et qu’elle peut remplacer ce pénis par un poulet de Poupou Poulet Inc. 
 
Dans les années 20, les grandes banques américaines fondent d’immenses chaînes de magasins et les truffent à craquer de produits innombrables. C’est la naissance de la société de consommation et, dorénavant, il n’y a plus rien de rationnel dans la relation entre le consommateur et le produit, puisque c’est à son inconscient qu’on s’adresse. L’ampleur du phénomène est ahurissante. C’est à compter de cette époque que les chaînes de restauration poussent comme des champignons, proposant principalement deux produits, le pénis (hot-dog) et le nichon (hamburger). 
 
Les Flambeaux de la liberté
 
Bernays raconte avec fierté comment il a réussi à faire fumer la cigarette aux femmes de la planète. American Tobacco payait depuis des années les grandes stars de l’opéra pour prétendre que les Lucky Strikes adoucissaient leur voix, reposaient leur gorge, magnifiaient leurs performances et purifiaient leur timbre. Une entreprise concurrente engage Bernays, qui recrute une armée de médecins et de spécialistes de la gorge et de la trachée, chargés d’exprimer l’idée qu’aucune preuve scientifique ne permet d’affirmer que les Lucky Strikes sont meilleures pour la santé que leurs concurrentes, qu’en fait, toutes les cigarettes sont également bénéfiques pour la gorge, la voix, et la santé en général, pas seulement les Lucky Strikes. 
 
Le résultat est immédiat. Et American Tobacco engage Bernays à l’année, n’exigeant au départ qu’une chose, qu’il ne travaille plus pour ses adversaires. Les compagnies de tabac américaines avaient frappé tout un coup de génie au cours de la première guerre mondiale, en faisant acheter par l’armée des milliards de cigarettes, qui étaient distribuées aux soldats parmi leurs rations. Jusqu’alors, les hommes leur préféraient le cigare, la pipe ou la chique, jugés plus virils, mais lorsque les GI reviennent du front en 1918, la cigarette est devenue synonyme de fraternité, de victoire, et de la domination de l’Amérique. Un problème persiste, la femme. D’une part, l’homme refuse de voir la femme fumer. De nombreux établissements interdisent carrément les fumoirs aux femmes. D’autre part, quant à la femme elle-même, elle trouve vulgaire l’idée de fumer en public, et les quelques rares fumeuses le font en cachette. Dans les années 20, Bernays analyse la situation, soumet ses observations à un psychiatre de New York qui confirme ses soupçons. Bernays orchestre un des grands coups de marketing de l’histoire en détournant une marche catholique (la procession de Pâques) pour en faire un évènement politique au profit des suffragettes. Une dizaine de jeunes premières, invitées par lui et soigneusement instruites du plan de bataille, se présentent au-devant de la procession, exhibent leurs cigarettes, et s’allument devant les caméras des journaux. 
 
Bernays lance le slogan aux journalistes présents: « elles allument des flambeaux pour la liberté ». Ça coule de source. Les journaux accordent la première page à la nouvelle. Les conservateurs vendent de la copie grâce à l’aspect scandaleux. Les progressistes sont charmés. Les féministes exultent, jubilent de l’ampleur du phénomène médiatique. Toute la société états-unienne est flattée sur la muqueuse par l’imparable évocation de la sacrosainte liberté. La femme éprise d’émancipation devra simplement fumer. Fumer c’est voter !
 

Tout le monde profite des photos sexy de ces jolies jeunes femmes. Tous y gagnent! C’est fantastique. Bernays avait compris que la femme de l’après-guerre avait bossé dans les usines pendant que les hommes étaient au front et il lui offrait un symbole phallique digne de l’ampleur de ses revendications, la clope. Les succès se poursuivent pour l’association Bernays American Tobacco. Histoire de mousser les ventes encore plus, Edward recrute différentes associations de médecins et finance leurs campagnes agressives pour la minceur chez la femme. La femme américaine en santé sera donc filiforme ! 
 
Les magasines spécialisés et les publications destinées aux médecins publient des articles, vantant les vertus de la maigreur féminine, mais aussi de la Lucky Strike, le choix des médecins, et toujours la meilleure pour la santé. Des publicités dans les journaux et les magazines, présentées par des regroupements de docteurs, de médecins de famille, de dentistes et d’instituts plus ou moins bidons (tous fondés par Bernays avec des fonds de American Tobacco) proposent ensuite carrément à la femme de tendre la main vers une cigarette plutôt que vers un bonbon, ce qui est tellement meilleur pour la santé. La campagne connaît un tel succès que les grands confiseurs et les producteurs de sucre attaquent American Tobacco en justice et réclament des dommages et intérêt. C’est un triomphe, la femme est maigre, elle est libre, elle respire la santé ! Bernays invente le concept de la bidirectionnalité du rapport entre le produit et le client. Eddie est le premier à proposer d’aller voir le consommateur en personne pour écouter sa voix. Les instituts de sondage naissent de ce nouveau besoin. Gallup est le tout premier, en 1935. 
 
C’est en tenant un des tous premiers focus groups que Bernays découvre un défaut majeur de la cigarette dans la conquête du public féminin, la couleur. Primo, la femme moderne veut porter du rouge à lèvres (on vient justement à peine de la convaincre que ses lèvres n’avaient pas la bonne teinte) et le rouge tache la cigarette. C’est pas beau. On lui offre donc premièrement des cigarettes mode, avec l’embout de couleur foncée. Ce n’est pas tout. Le paquet vert des Lucky Strikes déplaît aux dames, puisqu’il ne va avec rien de ce qu’elles portent. Bernays propose à American Tobacco de modifier la couleur du paquet pour qu’il s’agence avec les teintes de l’époque. Il affronte un refus catégorique. La marque a mis tellement d’énergie à imposer son image que c’est hors de question. Qu’à celà ne tienne. Eddie fait jouer ses contacts dans le milieu de la mode et des textiles (d’autres clients à lui) et parvient à imposer la couleur verte du paquet de Lucky Strikes. Le vert devient une des couleurs marquantes des années folles et, chose essentielle, la femme moderne peut sortir son paquet de Lucky Strikes n’importe où, il s’agence avec sa robe, le mur, les tentures, le piano, la lampe, le tapis. Et son teint. Détail marrant, au cours de la même période, l’association des producteurs de porcs des États-Unis engage Bernays. Celui-ci se rend comtpe que les américains se contentent pour la plus part d’un simple café ou d’un jus d’orange au petit-déjeuner. Eddy s’agite en tous sens, déniche quelques médecins prêts à tout pour un petit chèque, et entâme une campagne multi-azimuths pour convaincre les états-uniens de commencer la journée par des oeufs et du bacon. À cette époque, donc, une seule même entreprise de relations publiques, celle de Bernays, fait à la fois l’apologie de la maigreur et chante les vertus du bacon.
 
Teapot Dome 
 
Poison Ivy avait fait sa marque et son beurre grâce au massacre de Ludlow. C’est le scandale dit du Teapot Dome qui lance véritablement Bernays et lui fait mériter son surnom de Father of Spin (le père de la désinformation). Aux prises avec le scandale du Teapot Dome, le président Harding fait appel à Bernays. Celui-ci ne pourra pas l’empêcher d’être un peu assassiné. Il meurt empoisonné d’une embolie, d’une crise cardiaque et/ou d’un arrêt respiratoire compliqué par une étrange inaction des médecins, au cours d’un voyage en train. C’est l’occasion d’inaugurer une (autre) annexe au Mauvais Siècle, qui s’intitulera le Petit Manuel du Filoutage. Le vice-président Coolidge devient président à la place du président et Bernays poursuit son boulot de réparateur d’image. On vend dans un premier temps l’idée rassurante que Coolidge est un personnage drabe, ennuyant, un homme ordinaire, un bon mari (contrairement à Harding qui avait des copines), un petit potache sans l'envergure des crapules habituelles. Une fois que tout le monde a avalé cette idée, on s’attaque à son pseudo-caractère tristounet en le faisant passer pour un homme discrètement fascinant. Bernays organise des fêtes à la Maison Blanche avec tout le gratin d’Hollywood. 
 
Les journalistes accourent, les photographes se délectent. Coolidge devient cool tout court. Bernays est un membre à succès de la société New-Yorkaise, donnant parties sur soirées dans son chic appartement au Netherlands Hotel où il reçoit tant les stars que les politiciens, les riches, les grands de ce monde. Tout le monde est content. Plus personne ne se rappelle que le Teapot Dome était relié au parti de Coolidge, qui remporte l’élection. Keep cool with Coolidge ! C’est également au cours de ces années que Bernays développe l’idée du Soi consommateur. Walter Lippman (auteur en 1922 de l’expression « fabrication du consentement » —manufacturing consent) et Bernays (qui pousse plus loin avec « ingénierie du consentement »engineering consent) considèrent tous deux que la masse doit être contrôlée, guidée, restreinte. Ses espoirs, désirs, besoins et aspirations doivent être canalisés par l’élite, les bergers du troupeau. L’élite de la société américaine (les grands banquiers, les industriels et leurs valets) rêve d’une société stable, docile et profitable. 
 
Le consensus chez les historiens serait apparemment que Hoover manquait de charisme, ne s'y entendait pas en politique, n'avait pas beaucoup d'appuis chez les élus, ne pigeait rien à l'économie. Joli défi pour Bernays. Herbert Clark Hoover est élu président à la place de Coolidge en 1928. Il prend office le 4 mars 1929. Il avait été secrétaire du commerce sous Harding et Coolidge, donc le Teapot Dome avait été commis sous sa garde ! Qui s'en souvenait ? Qui s'en souçiait ?! Hoover garde Bernays à son emploi, lui confiant diverses missions. Dès le mois d'octobre de la première année du mandat de ce grotesque pazzi, c'est le crash. Bernays est donc au sommet de la tour durant ces années cruciales de la Grande Dépression, au cours desquelles les grandes banques américaines et internationales procèdent à leur immense arnaque. 
 
Savon, chimie, machin
 
En 1924, Procter & Gamble engage Bernays. Le problème ? Les enfants détestent le savon. Pourquoi ? Ça pique les yeux. Bernays lance un concours national de... sculpture dans le savon Ivory. Des millions d’enfants participent ! Ce faisant, ils apprivoisent le savon. 
De toute façon, chez Procter, on rigole bien, les écoles achètent des caisses de savon pour leurs cours d’art! On distribue même aux mères de familles des guides expliquant comment transformer les copeaux en savon à lessive. 
Bernays restera à l’emploi de Procter & Gamble pendant près de quarante ans. Les chapitres VI et XI de Mein Kampf sont directement inspirés de Cristallizing. 
 
Goebbels, d’abord rival, puis bras droit d’Hitler dans les années 20 et ministre de la propagande Nazi de 1933 à 1945, admirait ouvertement Bernays et s’inspira de ses livres et de ses exploits du début à la fin. Les nazis ont invité sans succès Bernays à venir travailler pour eux. Malgré qu’il partageait leur haine violente des communistes, Eddy, juif, patriote et progressiste, détestait le fascisme et a décliné. Pour Edward Bernays, l’élite devait effectivement dicter ses volontés au peuple, mais il prônait une manière douce et sophistiquée de mener le troupeau à l’enclos, contrairement à la méthode gourdin des Mussolinni, Franco et Salazar. Les Nazis étaient des gens ouverts, raisonnables, modernes ! ils se ménagèrent une méthode mixte, utilisant un peu de gourdin, un peu de chansonnette, et menèrent avec une belle vigueur le troupeau dans l’enclos, comme on le sait. 
 
Les Années Trente
 
Bernays convainc les architectes et designers d’intérieur des années trente d’encastrer des bibliothèques partout. Son client ? L’éditeur géant Simon & Schuster. Les jeunes mariés cherchent des livres pour garnir leurs bibliothèques. 
En 1931, dans le film Thirty Million Frenchmen, Maurice Chevalier chante une chanson dont un des vers est « You’ve got those ways, those fetching ways, that make me rush out to Cartier’s » (Ta façon charmante me donne envie de t’offrir une putain de montre de riche). Edward Bernays a payé les producteurs du film pour inclure ce vers dans le film. Le client de Eddie ? Cartier. De la même façon, faisant fi de tout réalisme historique, les cowboys d’Hollywood commencent à fumer des cigarettes à l’écran. Des scènes de clope sont ajoutées brutalement au moment du tournage, souvent montées un peu n’importe où. L’important est simplement de faire croire à une tradition associant l’homme, le vrai, à la cigarette. 
 
Le héros des films de westerns n’est presque jamais un cowboy (employé de ferme), mais presque toujours le sheriff. Sheriff = flic = autorité = civilisation. Il est donc l’élément de l’histoire représentant la volonté de l’élite de mettre de l’ordre, d’asservir le monde aux besoins de la cité. D’imposer la volonté de l’empire aux hommes libres. J’invite les parents parmi mes lecteurs à méditer sur les personnages et les actions du film Toy Story que leurs enfants ont regardé mille neuf cent soixante quatorze fois. Le leadership est assumé par l’armée et la police. La peau est blanche. Le sexe est masculin. Les inférieurs suivent, aident, font de leur mieux, collaborent. C’est ce qu’on leur demande. Le mal ultime (identifié par la meuzik) : modifier les produits industrialisés pour en faire quelque chose de nouveau (certainement ce qu’on pourrait appeler l’art). Les produits souffrent quand on leur manque de respect. Ce film est une preuve que Bernays est éternel. Une des grandes obsessions historiques de l’Amérique est Order out of Chaos (faire jaillir l’ordre du chaos). C’est une des phrases favorites de Rockefeller, qui pendant la conquête de l’Ouest faisait la conquête du Monde. 
 
C’est également une des expressions préférées de Edward Bernays, qui l’emploie souvent dans ses écrits. Ce sont les derniers mots de son bouquin de 1928,Propaganda. En 1936, Bernays est engagé par la compagnie Philco pour développer le marché états-unien de la radio, jusque-là stagnant. Ça a marché. 
 
New World Expo 
 
En 1939, Bernays participe de multiples façons à l’Expo Mondiale se déroulant à New York. Bernays est entiché par le lien entre la corporation et la démocratie. General Motors et Ford dominent l’exposition. GM, un des clients de Bernays, présente sa vision de l’Amérique du futur, avec son pavillon très couru, le Futurama, dans lequel on peut voir les dessins de ce qui deviendra l’Étendue, la Suburbia, un monde futuriste guidé par la puissance de la corporation. 
Une ville miniature fait partie des exhibitions, appelée "Democracity", montrant un noyau commercial et industriel encerclé d’immenses landes recouvertes de bungallows. La maquette ressemble à s’y méprendre à l’Amérique du Nord actuelle. L’oeuvre de véritables visionnaires. Ils avaient deviné le futur ! 
 
Il faut dire que les grands cartels banquiers avaient profité du Crash de 1929 pour reprendre aux fermiers d’immenses étendues de terre dans le mid-west. Le plan pour le développement de ces étendues arrivait à maturité. Certaines personnes croient que ce modèle de civilisation est le fruit du hasard, ou encore un avènement naturel. Ces personnes se forgent des opinions. Tant mieux. Certains observateurs attentifs remarquèrent l’absence de lieux de culte dans le modèle réduit. Avant qu’un scandale éclate, comme par magie, on y fixa quelques églises. Quelle importance ? Les habitants de la vraie Futuropolis ne seraient pas au pouvoir, mais plutôt leurs désirs inconscients. L’Allemagne était étonnamment absente de l’exposition, dans le sens qu’elle n’y louait pas de pavillon.
 
Par contre, sa présence se fit sentir tout au long des deux années de présentation, puisque les nations représentées à l’expo avaient une désopilante tendance à se faire annexer ou conquérir les unes après les autres par cette même discrète puissance teutonne. La Tchécoslovaquie, puis la Pologne, le Danemark, la Hollande, la Belgique, le Luxembourg, la France, la Norvège… Certains pavillons demeurèrent ouverts jusqu’à la fermeture des lieux en 1940, derniers vestiges de la souveraineté de leurs mères patries. Encore un de ces détails marrants, le pavillon de la Pologne était voisin de celui de l’Union Soviétique. En 1940, toute la section fut rasée au bulldozer pour faire place à un espace appelé la Commune Américaine. 
 
La Route
 
La compagnie Mack Trucks engage Bernays en 1949. Leur problème : ils ne peuvent pas vendre plus de camions. Ils ont saturé le marché. Eddie réalise que la concurrence ne vient pas des autres fabricants, mais bien du chemin de fer. Il parvient à imposer à son client une idée totalement folle, s’attaquer aux trains en faisant une promotion rageuse de l’autoroute. Une fortune est engloutie dans le projet. On forme des comités de citoyens bidons, de faux experts écrivent de vrais articles qui paraissent un peu partout, la pression populaire pèse sur des autorités déjà corrompues par des contributions non négligeables, c’est un véritable raz-de-marée qui prend d’assaut la campagne américaine ! On la couvre de routes ! 
Faut dire que General Motors est également client de Bernays, et que les tentacules supposément détachées de Standard Oil sont bel et bien là pour contribuer à l’effort. C'est juste si Bernays ne sort pas de sa manche un autre de ses Comités Nationaux des Médecins de Famille pour vanter les vertus de l'asphalte dans la lutte aux ongles incarnés. La civilisation de l’automobile prend son véritable essor. 
 
Bananas
 
Évidemment, Eddie travaille pour le gouvernement états-unien pendant la Seconde Guerre. D’abord comme promoteur de l’entrée en guerre, puis de l’effort industriel, mais éventuellement comme consultant pour l’OSS (l’organisation des services secrets), qui deviendra ensuite la CIA. Comme c’était secret, on ne connaît pas grand’chose des activités secrètes de Bernays pour les services secrets. Comme disait un grand philosophe, « si je te disais mon secret, je ne serais plus agent secret ».
 
Une rumeur court selon laquelle Eddie aurait participé à l’étude de la psyché nippone qui a mené a l’emploi de l’arme nucléaire contre le Japon. L’OSS aurait également caressé le projet de faire éclater les failles sismiques de l’île en bombardant les lisières des plaques techtoniques, mais ça, bon sang, ça serait sacrément dingue. C’est probablement au cours de son passage à l’OSS qu’Edward Bernays se lie d’amitié avec les sympathiques frères Dulles, John Foster et Allan. Ceux-ci sont avocats, politiciens et grands amateurs de fruits. Ils invitent Eddie à bosser pour une chouette entreprise dont ils sont les avocats et de laquelle ils sont d’importants actionnaires, United Fruit. 
 
Ces charmants messieurs feront l’objet d’un chapitre rien que pour eux, donc je ne m’étendrai pas trop sur les grandes oeuvres de leur charmante bizness. Toujours est-il qu’ils avaient beaucoup de bananes à vendre, que c’est la puissance de leur compagnie (et son obsession de la banane) qui a engendré l’expression « république de banane », et que Edward Bernays n’avait évidemment pas un immense défi devant lui lorsqu’on lui a demandé de vendre des bananes à l’inconscient du soi consommateur des occidentaux. Think big. Au plan de la politique extérieure, on ne fait pas d’omelette au bacon sans casser des couilles. Ça n’a pas toujours été sur des roulettes pour nos amis Dulles. Je n’évoquerai ici que le cas Arbenz, qui a fait date, parce que la chose fait partie des chefs-d’oeuvre de Bernays. Le plan monté pour cette opération a servi souvent par la suite et sert encore aujourd’hui. Je dirais même qu’il sera employé jusqu’à la fin des temps, si par malheur, on se rendait jusque là. 
 
 Le colonel Jacobo Arbez Guzman est élu président du Guatemala en 1950. C’est un modéré pragmatique, soucieux de développer le potentiel économique de son pays et d’en améliorer les conditions. Pour faire une histoire courte, Arbenz a l’idée d’acheter à United Fruit les énormes terres non cultivées que celle-ci possède au pays. Devant le refus du géant américain, une loi est promulguée, permettant aux paysans de faire l’acquisition des terres laissées à l’abandon par les grandes sociétés agricoles. Le problème est que la United Fruit a absolument besoin de ces terres pour s’assurer le contrôle de la production et éviter toute concurrence, ce qui lui permet de fixer les prix. 
 
Que les paysans crèvent de faim en regardant des champs où rien n’est planté ne fait pas partie de l’équation. United Fruit et Wall Street d’un côté, et le peuple du Guatemala et son gouvernement de l’autre, sont désormais à couteaux tirés. Mais l’empire du fruit possède une arme de persuasion massive. Bernays est chargé d’une campagne de salissage dans les médias américains au cours de laquelle le gouvernement guatemaltèque est qualifié de communiste et ses mesures en faveur des paysans sont montrées comme autant de preuves de la terrible influence de l’ogre soviétique, en pleine sphère d’influence états-unienne, dans la propre cour de l’Oncle Sam (le terme bidonnantbackyard). Le public lui-même finit par réclamer une intervention et l’armée Impérialiste arme et organise un coup d’état en 1954. Les fils de presse occidentaux annoncent triomphalement la bonne nouvelle de la libération du pays. Ces textes sortent directement du bureau d’Edward Bernays, renseigné heure après heure par son réseau d’espions et d’agents, mi-United Fruit, mi-CIA, infestant la capitale Guatemala Ciudad. Une junte militaire remplace le gouvernement démocratique, qui règne depuis sur le pays, en collaboration harmonieuse avec United Fruit et ses subséquentes incarnations, qui a repris tous ses droits. Il a malheureusement fallu exécuter, violer, torturer et emprisonner quelques centaines de milliers de personnes, mais c’est le prix à payer pour vivre dans un monde libre et sécuritaire. 
 
Ironie incroyable
 
Petit sous produit rigolo et inattendu de ce coup d’état, un jeune homme séjournait chez des potes au moment de la prise de la capitale. Ce jeune médecin beatnik, jusqu’à ce jour plutôt buveur, coureur de jupons et ennuyé par la politique, a été tellement sidéré par les évènements que sa vie a changé radicalement par la suite. Il s’appelait Ernesto Guevara Lynch de la Cerna. À la fin des années 40, l'armée américaine fabriquait des bombes. Beaucoup de bombes. Nucléaires. Un des sous-produits de cette industrie, le fluorure, était un violent poison. Ça coûtait cher de s'en débarrasser. En prévision des éventuelles poursuites que les victimes inévitables de ce fléau risquaient d'entreprendre, on commanda des études cuisinées destinées à faire croire que ce déchet toxique était une panacée... 
Bernays bossait sur le coup, et comme ses petits instituts dentaires étaient déjà en place, les mêmes qui recommandaient la cigarette depuis 20 ans, on décida que cette crisse de marde était bonne pour les dents et Eddie se chargea du boulot. Au lieu de dépenser des millions pour trouver une façon sécuritaire de disposer de ce caca industriel, on le VEND aux communautés, qui avec l'argent de leurs taxes, notre argent, le mélangent à l'eau potable. Montréal résiste encore, pour l'instant... Mais pas Laval, ni... Québec. Tiens, tiens, tiens... Si c'était vrai que ça rend idiot, ce truc... Ça expliquerait le but d'Alain Côté, CHOI, et la montée de Mariolinni ! 
 
Fin
 
Golda Meir a approché Bernays qui a ensuite pris en charge l’image publique d’Israël aux Etats-Unis. L’Inde l’a également engagé pour le même travail. Dans les deux cas, Bernays se rapportait fidèlement au Département d’État, donc à ses amis Dulles. Bernays a vécu jusqu’à l’âge de 105 ans. Il n’a jamais aimé la cigarette et n'a jamais fumé. 
Au courant depuis les années 30, comme ses employeurs de l’époque, des dangers du tabac, il convainquit même sa femme de cesser de fumer. Possiblement rongé par la culpabilité, il prêta ses talents à la lutte anti-tabac dès les années soixante, proposant même des campagnes si radicales qu’elles furent rejetées par les autorités. Partiellement conscient (un peu moins que Guy Debord, disons) des aspects néfastes du monstre qu’il avait engendré, il tenta pendant quarante ans de baliser les possibles excès de la propagande et des relations publiques, proposant des lois, des conseils, des ordres professionnels... Sans succès.
 
Bernays a dit : 
 
"Aucun sociologue sérieux ne croit désormais à cette idée absurde selon laquelle la voix du public représente une sorte d’idée divine, sage ou grandiose. La voix du peuple exprime la pensée du peuple et cette pensée est formée pour lui par ses meneurs et par les personnes qui comprennent la manipulation de l’opinion publique. Celle-ci est composée de préjugés traditionnels, de symboles, de clichés et de formules verbales inculqués au public par l’élite."
 
"Dans tous les gestes de nos vies quotidiennes, que ce soit dans la sphère politique ou économique, dans notre comportement en société ou notre réflexion éthique, nous sommes dominés par un petit nombre de personnes — une fraction infime de la société — qui comprennent les processus mentaux et les cadres sociaux régissant les masses."
 
"Il est relativement facile de faire changer les attitudes de millions de gens, alors qu’il est impossible de faire changer l’attitude d’une personne seule."
 
"Il est plus facile de faire accepter son point de vue en citant les autorités dignes de respect, en encadrant l’angle dans lequel notre idée a germé, et en faisant référence à la tradition qu’en disant à quelqu’un qu’il se trompe."
 
"Une phrase qui s’adresse au public ne devrait jamais compter plus de seize mots et une seule idée."
 
"La meilleure défense contre la propagande, plus de propagande."
 
"J’ai été choqué d’apprendre que mes livres ornaient les tablettes de la bibliothèque de Goebbels. Mais je savais que toute activité humaine peut servir des objectifs sociaux ou antisociaux. De toute évidence les attaques contre les juifs en Allemagne n’avaient rien d’une explosion émotive et tout de la campagne soigneusement et délibérément planifiée. - - - Je suis la victime, et non le bénéficiaire, de ma propre propagande."
 
"L’école publique devrait former l’éducateur et lui faire réaliser que son travail comprend deux volets : l’éducation en tant que professeur, et l’éducation en tant que propagandiste."
 
"Peut-on appeler ça le gouvernement par la propagande ? Si vous préférez, appelons cela le gouvernement par l’éducation. Cependant, l’éducation, dans le sens académique du mot, est insuffisante. Il faut une propagande experte et éclairée, à travers la création de circonstances, la mise en scène d’événements significatifs, et la dramatisation de certains sujets. L’homme d’état du futur sera ainsi capable de mobiliser la pensée du public autour de certains points politiques précis, et pourra enrégimenter une vaste étendue d’électeurs hétérogènes en leur offrant une compréhension claire de la situation, qui les mènera à des actions intelligentes."
 

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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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