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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 16:05

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2009/11/europe-contre-les-peuples-crit.jpg

 

1 – L’UE encourage le chômage de masse
2 – La création monétaire est abandonnée aux banques privées
3 – Liberté totale des mouvements de capitaux
4 – Soumission totale à l’OTAN
5 – Accumulation des pouvoirs exécutif et législatif
6 – Les exécutifs contrôlent la carrière des juges
7 – Les citoyens n’ont aucun moyen de résister
8 – Le pouvoir législatif est contrôlé par des organes non élus
9 – Les citoyens sont tenus à l’écart du processus constituant
10 – Les tenants du pouvoir s’écrivent les règles pour eux-mêmes

 

 


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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 13:23

 

http://www.the-savoisien.com/blog/public/img21/Hillard001.jpg

 

 

Pierre Hillard, diplômé en histoire et en sciences politiques, est professeur en relations internationales à l'ESCE et auteur de plusieurs ouvrages très documentés sur les thèmes de la construction européenne, le partenariat transatlantique, les relations avec le Proche-orient, la mondialisation et le mondialisme.
Sa dernière parution en date (2007) s'intitule "La marche irrésistible vers le Nouvel Ordre Mondial - Destination Babel".

Dans cette interview, il nous fait découvrir la face cachée de la construction européenne, de la fin de la seconde guerre mondiale à l?affaire EADS en passant par le traité de Lisbonne, ainsi que le rôle et la finalité de cette institution.

Il n'est pas question d'assister à un festival de théories douteuses, ici, toute affirmation est appuyée par des documents officiels parfaitement consultables.
Pour faire plus ample connaissance avec Pierre Hillard, vous pouvez également écouter cette interview réalisée par Radio Vraiment Libre.

Il paraît enfin intéressant de noter qu'il fait partie des auteurs du Manifeste pour une Europe des Peuples, ouvrage qui regroupe plusieurs auteurs sous la direction de Jean-Michel Vernochet.

J'espère que vous êtes confortablement installé(e), car c'est vraiment du costaud.


Durée de la vidéo : 1 heure

 

SOURCE : link
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 17:15

L'Argent Dette

 

 

Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits.
-- Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941 -- (réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque)  

 

 

 

 

 

L'Argent en tant que Dette

 

 

http://modem07.lesdemocrates.fr/files/2012/01/120128-La-dette.jpg

La Dette...

Deux grands mystères dominent notre vie. L'amour et l'argent.

"Qu'est-ce que l'amour ?" est une question qui a été infiniment explorée dans les histoires, les chansons, les livres, les films, et à la télévision. Mais on ne peut pas en dire autant pour la question "Qu'est-ce que l'argent ?". Il n'est pas étonnant que la théorie monétaire n'ait pas inspiré de films à gros budget. Mais on ne la mentionne même pas dans les écoles où la plupart d'entre nous sommes allés... Pour la plupart d'entre nous, la question "D'où vient la monnaie ?" évoque l'image d'un atelier imprimant des billets et frappant des pièces. Nous croyons que la monnaie est créée par le gouvernement. C'est vrai, mais seulement jusqu'à un certain point.

Ces valeurs symboliques de métal et de papier, que nous considérons comme la monnaie, sont effectivement produites par une agence gouvernementale, la "Mint". Mais la vaste majorité de l'argent n'est pas créée par cette agence, elle est créée, en quantité phénoménale, chaque jour, par des entreprises privées, connues sous le nom de banques.

La plupart d'entre nous croyons que les banques prêtent de l'argent leur ayant été confié par des dépositaires. Cela est facile à imaginer, mais ce n'est pas la réalité. En fait, les banques créent l'argent qu'elles prêtent non pas à partir des possessions des propriétaires, ni de l'argent déposé, mais directement à partir de la promesse des emprunteurs de les rembourser. La signature de l'emprunteur sur le contrat de prêt constitue une obligation de payer à la banque le montant de l'emprunt plus les intérêts, ou alors de perdre la maison, la voiture, ou tout bien ayant constitué la garantie. C'est donc un engagement important pour l'emprunteur. Qu'est-ce que cette même signature implique pour la banque ? La banque se doit de faire exister le montant du prêt et simplement le marquer sur compte de l'emprunteur. Ca paraît invraisemblable ? Assurément, ça ne peut être la vérité... Mais ça l'est.

 

Pour comprendre comment ce miracle de la banque moderne est apparu, considérons cette belle histoire :

La Légende de l'Orfèvre

http://www.polemia.com/img/img_doc/mini_louis-dor.jpgIl était une fois un temps où à peu près n'importe quoi pouvait servir de monnaie. Cela devait simplement être transportable, et assez de personnes devaient avoir la conviction que cela pourrait plus tard être échangé contre des choses d'une valeur réelle telles que de la nourriture, des habits, ou des abris. Coquillages, fèves de cacao, pierres précieuses, et mêmes des plumes, ont été utilisés comme monnaie. L'or et l'argent étaient attrayants, malléables, et facile à travailler. De fait certaines civilisations devinrent expertes avec ces métaux.

Les orfèvres rendirent le commerce bien plus facile en fabriquant des pièces, c'est-à-dire des unités standards de ces métaux, dont le poids et la pureté étaient certifiés. Pour protéger son or, l'orfèvre avait besoin d'un coffre. Et bientôt ses concitoyens vinrent frapper à sa porte, afin de louer un espace pour entreposer en sécurité leur propre or et leurs propres valeurs. Rapidement l'orfèvre loua tous les espaces de son coffre, et il gagnait un petit revenu de son affaire de location de coffre.

Les années passèrent, et l'orfèvre fit une observation avisée. Les dépositaires venaient rarement retirer leur or physiquement présent dans le coffre, et de plus ils ne venaient jamais en même temps. La raison était que les reçus que l'orfèvre avait donnés en échange de l'or, étaient échangés sur le marché comme si c'était l'or lui-même. Cette monnaie papier était bien plus pratique que les lourdes pièces, les montants pouvaient être simplement écrits au lieu d'être laborieusement comptés un par un pour chaque transaction.

En même temps l'orfèvre avait une autre affaire : il prêtait son propre or en faisant payer des intérêts. Comme ses reçus étaient unanimement acceptés, les emprunteurs demandaient pour les prêts des reçus en lieu et place d'or véritable. Au fur et à mesure que cette industrie se développait, de plus en plus de gens demandaient des prêts et cela donna à l'orfèvre une meilleure idée. Il savait que bien peu de ses dépositaires retiraient leur or, donc l'orfèvre se figura qu'il pouvait sans problème échanger des reçus contre l'or de ses dépositaires, en plus du sien. Aussi longtemps que les prêts étaient remboursés, ses dépositaires n'en sauraient rien, sans dommage pour eux.

Et l'orfèvre, désormais plus banquier qu'artisan, faisait un profit supérieur à ce qu'il aurait pu obtenir en ne prêtant que son propre or. Pendant des années l'orfèvre profita discrètement du revenu confortable des intérêts des prêts de l'or de ses dépositaires. Maintenant, en tant que prêteur proéminent, il était plus riche que ses concitoyens, et il l'affichait ostentatoirement. Des soupçons s'élevèrent selon lesquels l'orfèvre dépensait l'argent des dépositaires. Les dépositaires se rassemblèrent et menacèrent l'orfèvre de retirer leur or si celui-ci n'expliquait pas l'origine de sa récente fortune. Contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, cela ne tourna pas au désastre pour l'orfèvre. Malgré le caractère intrinsèquement frauduleux de sa démarche, son idée marchait parfaitement. Les dépositaires n'avaient rien perdu. Leur or était en sécurité dans le coffre de l'orfèvre.

Au lieu de retirer leur or, les dépositaires exigèrent que l'orfèvre, dorénavant leur banquier, partage ses profits avec eux en leur payant une partie des intérêts. Ce fut le début du système bancaire. Le banquier payait un faible taux d'intérêt sur les dépôts d'argent des clients, qu'il prêtait ensuite à un taux plus élevé. La différence couvrait les coûts des opérations ainsi que les profits. La logique du système était simple et cela semblait un moyen raisonnable de satisfaire les demandes de crédit.

Cependant ce n'est pas la façon dont le système bancaire fonctionne aujourd'hui. Notre orfèvre-banquier n'était pas satisfait de ses marges après avoir partagé les intérêts des prêts avec les dépositaires. De plus la demande de crédits s'accroissait rapidement car les Européens émigraient partout dans le monde. Mais les prêts étaient limités par le montant d'or que les clients avaient déposé. Et c'est là qu'il eut une idée bien plus subtile. Comme personne d'autre que lui ne savait ce que contenait le coffre, il pouvait prêter des reçus sur de l'or qui n'existait pas réellement. Aussi longtemps que les détenteurs de reçus ne venaient pas tous simultanément demander leur or, comment cela pourrait-il se savoir ?

Ce nouveau schéma fonctionna parfaitement, et le banquier devient immensément riche grâce aux intérêts sur des prêts d'or qui n'existaient pas. L'idée que le banquier puisse créer de l'argent à partir de rien était trop inimaginable pour être crue. Donc pendant longtemps cette pensée ne traversa pas l'esprit des gens. Mais le pouvoir d'inventer de l'argent monta à la tête du banquier comme vous pouvez tous l'imaginer. Finalement l'ampleur des prêts accordés et sa richesse affichée déclencha à nouveau des suspicions. Certains emprunteurs commencèrent à demander de l'or véritable à la place des représentations papier. Les rumeurs se propagèrent. Un jour beaucoup de riches dépositaires vinrent simultanément retirer leur or. C'en était fini.

Un océan de titulaires de reçus déferla dans les rues jouxtant les portes closes de la banque. Hélas le banquier n'avait pas assez d'or et d'argent pour honorer tous les reçus qu'il avait placés dans leurs mains. C'est ce qu'on appelle l'assaut de la banque, et c'est ce que chaque banquier redoute. Ce phénomène d'assaut a ruiné des banques individuelles, et, peu étonnamment, a fortement détérioré la confiance publique envers les banquiers. Il eût été simple de rendre illégale la pratique de la création d'argent ex nihilo mais les larges volumes de crédit que les banquiers offraient étaient devenus essentiels au succès de l'expansion commerciale de l'Europe, donc à la place cette pratique a été légalisée et régulée. Les banquiers ont accepté de limiter la quantité d'argent fictif de prêts pouvant être mis à disposition.

La limite était quand même bien supérieure à la valeur totale de l'or et l'argent entreposés dans le coffre ; souvent le rapport était de 9 dollars fictifs pour 1 dollar réel d'or. Ces régulations étaient soutenues par des inspections surprises. Il était également convenu que dans le cas d'un assaut des banques centrales aideraient les banques locales avec des transfusions d'urgence d'or. C'est seulement en cas d'assaut simultané sur plusieurs banques, que la bulle de crédit imploserait et que le système serait anéanti.

 

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2011/08/planche_a_billet.jpg?dbc0e3

Le système monétaire aujourd'hui

Avec les années le système de réserves fractionnaires, avec son réseau intégré de banques soutenues par une banque centrale, est devenu le système monétaire dominant dans le monde. Dans le même temps la fraction d'or soutenant l'argent des dettes s'est invariablement réduit à néant.

La nature même de la monnaie a changé. Autrefois le dollar papier était vraiment un reçu qui pouvait être échangé contre un montant fixe d'or ou d'argent. Actuellement un dollar papier ou numérique ne peut être échangé que contre un autre dollar papier ou numérique. Avant, les crédits créés par les banques privées n'existaient que sous forme de document bancaire privé que les gens avaient le droit de refuser de même qu'aujourd'hui nous pouvons refuser un chèque privé.

A présent, un crédit bancaire privé est légalement convertible en monnaie fiduciaire issue par le gouvernement : les dollars, euros, livres, etc, que nous voyons habituellement comme de la monnaie. La monnaie fiduciaire est une devise créée par ordonnance ou décret gouvernemental et les lois en vigueur stipulent que les citoyens doivent accepter cette monnaie comme payement pour une dette sous peine qu'en cas de refus les tribunaux annulent la dette en question.

Donc maintenant la question est : Si les gouvernements et les banques peuvent tous deux créer de l'argent, combien d'argent existe-t-il ? Autrefois la quantité totale de monnaie existant était limitée par les quantités physiques effectives des objets servant de monnaie. Ainsi, afin de créer du nouvel or ou du nouvel argent, l'or ou l'argent devait être trouvé et extrait du sol.

Actuellement, l'argent est littéralement créé comme dette. De la monnaie est créée sitôt que quelqu'un contracte un prêt auprès d'une banque de ce fait la quantité totale de monnaie pouvant être créée n'a qu'une limite réelle : le niveau total de la dette. Les gouvernements imposent une limite statutaire supplémentaire sur la création d'argent neuf en établissant des règles appelées exigences de réserve fractionnaire. Pour la plupart arbitraires, les exigences de réserve fractionnaire varient d'un pays à l'autre, et de temps à autre. Dans le passé il était fréquent d'exiger que les banques possèdent au moins un dollar d'or réel dans leur coffre pour 10 dollars de monnaie-dette créés. Aujourd'hui les exigences de réserve ne s'appliquent plus au rapport entre l'argent neuf et l'or en dépôt, mais au rapport entre la monnaie-dette créée et la monnaie-dette existant déjà en dépôt à la banque. Aujourd'hui, la réserve d'une banque consiste en deux choses : le montant d'espèces émises par le gouvernement que la banque a déposées à la banque centrale plus le montant de monnaie-dette existante que la banque a en dépôt.

Pour illustrer cela d'une façon simple, imaginons une banque toute nouvelle sur le marché, qui n'a pas encore de dépositaire. Cependant les investisseurs ont constitué un dépôt de réserve de 1111,12 dollars d'espèces existantes, qu'ils ont mis à la banque centrale. La réserve fractionnaire en vigueur est 9:1.

 

1re étape La banque ouvre et accueille son premier emprunteur, il a besoin de 10000 dollars pour acheter une voiture. Avec le taux de réserve 9:1, la réserve de la nouvelle banque à la banque centrale, également dénommée base monétaire, lui permet de créer légalement neuf fois ce montant, soit 10000 dollars, sur la base de la reconnaissance de dette de l'emprunteur. Ces 10000 dollars ne sont pris de nulle part ailleurs, c'est de l'argent tout neuf, simplement inscrit sur le compte de l'emprunteur comme crédit bancaire. Ensuite l'emprunteur fait un chèque sur ce crédit pour acheter la voiture.

 

2e étape La vendeuse dépose ces 10000 dollars nouvellement créés à sa banque. Contrairement à la base monétaire déposée à la banque centrale, cet argent de crédit récemment créé ne peut pas être multiplié par le taux de réserve, en fait il est réparti selon la fraction de réserve. Au rapport de 9 pour 1, un nouveau prêt de 9000 dollars peut être effectué sur la base de ce dépôt de 10000 dollars.

 

3e étape Lorsque ces 9000 dollars sont déposés par une tierce personne à la banque qui les a initialement créés, ou une autre, ils deviennent la base légale d'un troisième crédit, cette fois pour un montant de 8100 dollars. Telle une de ces poupées russes où chaque couche contient une poupée légèrement plus petite, chaque nouveau dépôt contient le potentiel pour un prêt légèrement plus petit suivant une série décroissante infinie. Maintenant, si l'argent prêté n'est pas déposé à la banque, le processus s'arrête, c'est la part imprévisible du mécanisme de création d'argent. Mais plus vraisemblablement, à chaque étape l'argent sera déposé dans une banque et le procédé de répartition peut se répéter encore et encore, jusqu'à ce que presque 100 000 dollars d'argent neuf soient créés au sein du système bancaire.

 

Tout cet argent a été créé entièrement à partir de dettes et le tout a été légalement autorisé par le dépôt initial d'une réserve de seulement 1111,12 dollars qui sont restés assis, intacts, à la banque centrale. Ce qu'il y a de plus avec cet ingénieux système, c'est que la comptabilité de chaque banque de la chaine doit montrer que la banque a 10% en plus de dépôts que d'argent qu'elle a prêté. Cela donne aux banques un très bon motif pour acquérir des dépositaires, afin d'être capable d'émettre des prêts, supportant l'impression générale mais trompeuse, que l'argent prêté est celui des dépôts.

Maintenant, à moins que tous les prêts successifs aient été déposés dans la même banque, on ne peut pas affirmer qu'une banque multiplie sa base monétaire initiale d'un facteur de presque 90 en émettant des crédits à partir de rien. Cependant le système bancaire fonctionne en boucle fermée, les crédits créés dans une banque deviennent des dépôts dans une autre, et réciproquement. Dans un monde théorique d'échanges parfaitement uniformes, l'effet ultime serait exactement le même que si l'ensemble du processus avait lieu au sein d'une banque unique ; c'est-à-dire que la réserve initiale à la banque centrale d'un peu plus de 1100 dollars permet au système de collecter des intérêts sur jusqu'à 100 000 dollars qu'il n'a jamais eus. Les banques prêtent de l'argent qu'elles n'ont pas !

Si ça a l'air ridicule, essayez ceci : ces dernières décennies, sous la pression incessante des lobbies bancaires, les exigences de constituer un dépôt de réserve à la banque centrale nationale ont simplement disparu dans certains pays, et les taux de réserve actuels peuvent être bien supérieurs à 9:1. Pour certains types de compte, des taux de 20:1 ou 30:1 sont monnaie courante (super jeu de mots). [Pas de réserve du tout dans certains cas] Et encore plus récemment en introduisant des frais de prêts pour augmenter la contribution de l'emprunteur à la réserve, les banques ont désormais un moyen de circonvenir complètement les exigences de réserve. Donc, alors que les règles sont complexes, la réalité est, dans les faits, très simple : les banques peuvent créer autant d'argent que nous pouvons en emprunter.


Chacun sait inconsciemment que les banques ne prêtent pas d'argent. Quand vous prélevez de l'argent de votre compte épargne, la banque ne vous dit jamais que vous ne pouvez pas faire ça parce que l'argent a été prêté à quelqu'un d'autre.
-- Mark Mansfield, économiste et auteur --


Malgré l'exposition médiatique des planches à billets, la monnaie créée par le gouvernement représente typiquement moins de 5% de l'argent en circulation, plus de 95% de toute la monnaie existant aujourd'hui a été créée par quelqu'un signant une reconnaissance de dette à une banque. De plus, cette monnaie de crédit est créée et détruite en immenses quantités chaque jour, au fur et à mesure que les nouveaux prêts sont faits et les anciens remboursés.


J'ai bien peur que le citoyen ordinaire n'aimerait pas qu'on lui dise que les banques peuvent créer de la monnaie, et le font.... Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.
-- Reginald McKenna, ex-président du conseil de la Middle Bank of England --


Les banques ne peuvent employer ce système monétaire qu'avec la coopération active du gouvernement. Tout d'abord les gouvernements font passer des lois instituant l'usage de la monnaie fiduciaire nationale, deuxièmement ils autorisent que les crédits privés bancaires soient convertis en devises gouvernementales, troisièmement les tribunaux font respecter les dettes et finalement les gouvernements font passer des régulations pour protéger le fonctionnement du système monétaire et sa crédibilité auprès du public, sans rien faire pour l'informer de la provenance réelle de l'argent. La simple vérité est que quand nous signons sur les pointillés un "prêt hypothécaire", notre engagement signé de payer, soutenu par les possessions que nous nous engageons à abandonner en cas de nonpaiement, est la seule chose de réelle valeur mise en jeu dans cette transaction.

Pour toute personne croyant que nous honorerons notre promesse, ce contrat de prêt, ou hypothèque, est maintenant un morceau de papier portable, échangeable, et vendable. C'est un IOU. Cela représente de la valeur, et est en conséquence une forme de monnaie. Cette monnaie (scripturale), l'emprunteur peut l'échange contre l'argent réel et palpable (fiduciaire).

Dans la vie réelle, un prêt signifie que le prêteur doit avoir quelque chose à prêter. Si tu as besoin d'un marteau, le fait que je te prête une promesse de fournir un marteau que je n'ai pas ne sera pas d'une grande utilité. Mais dans le monde artificiel de l'argent, la promesse d'une banque de payer de l'argent qu'elle n'a pas est reconnue comme monnaie, et nous l'acceptons telle quelle.


Ainsi notre moyen national d'échange est maintenant à la merci des transactions de prêts des banques, qui prêtent, non pas de l'argent, mais des promesses de fournir de l'argent qu'elles n'ont pas.
-- Irving Fisher, économiste et auteur --


Une fois que l'emprunteur a signé sa reconnaissance de dette, la banque compense la transaction en créant, en quelques frappes au clavier, sur un ordinateur, une dette correspondante de la banque vers l'emprunteur. Du point de vue de l'emprunteur, cela devient de l'argent de crédit sur son compte, et parce que le gouvernement autorise cette dette de la banque envers l'emprunteur à être convertie en devises, tout le monde doit l'accepter comme de la monnaie. Encore une fois la vérité est très simple. Sans le document signé par l'emprunteur la banque n'aurait rien à prêter.

Ne vous êtes-vous pas déjà demandé comment il se fait que tout le monde, gouvernements, entreprises, PME, familles, puissent être tous endettés en même temps, et pour des montants si astronomiques ? Ne vous êtes-vous pas posé la question : comment se fait-il qu'il y ait autant d'argent à prêter ? Maintenant vous savez. Il n'y en a pas. Les banques ne prêtent pas d'argent. Elles le créent simplement à partir de la dette et cette dette étant potentiellement illimitée, il en est de même pour l'argent à prêter. Et comme il apparaît, la situation contraire est également vraie.

 

 

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Pas de dette, pas d'argent

N'est-il pas stupéfiant que malgré l'incroyable richesse des ressources de l'innovation, et de la productivité qui nous entourent, nous soyons presque tous, gouvernements, entreprises, individus, lourdement endettés envers les banquiers ? Si seulement les gens s'arrêtaient et pensaient : Comment cela est-il possible ? Comment se fait-il que les gens qui produisent les vraies richesses du monde soient endettés envers ceux qui ne font que prêter l'argent qui représente la richesse ? Encore plus étonnant, une fois que nous réalisons que l'argent est de la dette, nous réalisons que s'il n'y avait pas de dette, il n'y aurait pas d'argent.


C'est ainsi qu'est notre système monétaire. S'il n'y avait pas de dette dans le système, il n'y aurait aucun argent.
-- Marriner S. Eccles, gouverneur et président du CA de la Fed --


Si tout cela est une découverte, vous n'êtes pas les seuls. La plupart des gens imaginent que si toutes les dettes étaient payées, l'état de l'économie s'améliorerait. C'est certainement vrai à l'échelle individuelle. De même que nous avons plus d'argent à dépenser lorsque nous avons remboursé nos prêts, nous pensons que si tout le monde était dans le vert, il y aurait plus d'argent à dépenser en général.

Mais en vérité, c'est exactement le contraire. Il n'y aurait pas d'argent du tout. C'est ainsi, nous sommes complètement dépendants de crédits bancaires continuellement renouvelés pour qu'il y ait existence de l'argent. Pas de prêts, pas d'argent. C'est ce qui est arrivé pendant la Grande Dépression. La masse monétaire s'est effondrée au fur et à mesure que les prêts s'asséchaient.


C'est une pensée déconcertante. Nous sommes totalement dépendants des banques commerciales. Au départ, il faut toujours quelqu'un qui emprunte chaque dollar que nous avons en circulation, en espèces ou en crédit. Si les banques créent assez d'argent synthétique, nous prospérons ; sinon, nous sombrons dans la misère. Nous sommes, définitivement, sans système monétaire permanent. Quand on a une vision complète de l'ensemble, l'absurdité tragique de notre position désespérée est presque incroyable, mais il en est ainsi.
-- Robert H. Hemphill, gestionnaire de crédits, Fed, Atlanta, Géorgie --

 

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Une dette perpétuelle

Ce n'est pas tout. Les banques ne créent que le montant du principal. Elles ne créent pas l'argent pour payer les intérêts. D'où celui-ci est-il censé provenir ? Le seul endroit où les emprunteurs peuvent aller pour obtenir l'argent pour payer les intérêts est dans la masse monétaire globale de l'économie, mais presque toute -cette masse monétaire a été créée exactement de la même façon, il s'agit de crédit bancaire devant être remboursé avec plus que ce qui a été créé. Donc partout il y a d'autres emprunteurs dans la même situation essayant frénétiquement d'obtenir de l'argent dont ils ont besoin pour payer à la fois le principal et les intérêts à partir d'un réservoir d'argent qui ne contient que les principaux.

Il est clairement impossible que tout le monde rembourse le principal et les intérêts, car l'argent des intérêts n'existe pas. Cela peut même être exprimé par une simple formule mathématique. P/(P+I) honoreront leur contrat. I/(P+I) seront saisis.

Le grand problème est que pour les prêts à long terme, tels les hypothèques et les dettes gouvernementales, le total des intérêts excède de loin le principal, donc à moins que beaucoup d'argent supplémentaire ne soit créé pour payer les intérêts, cela engendre une grande proportion de faillites, et donc une économie non fonctionnelle. Pour maintenir une société fonctionnelle, le taux de faillites doit être bas. Et donc, pour accomplir cela, de plus en plus de nouvel argent-dette doit être créé pour satisfaire la demande actuelle d'argent pour payer les dettes précédentes. Mais bien sûr, ça rend juste la dette totale plus grande et donc encore plus d'intérêts doivent être payés résultant en une grandissante et inexorable spirale d'endettements.

C'est uniquement le délai temporel entre la création de l'argent des nouveaux prêts et les remboursements qui empêchent le manque global d'argent d'émerger et de mettre ainsi le système total en banqueroute. Cependant, comme le monstre insatiable du crédit grandit et grandit, le besoin de créer de plus en plus d'argent pour le nourrir se fait sentir de plus en plus urgemment.

Pourquoi les taux d'intérêt sont-ils si bas ? Pourquoi recevons-nous des cartes de crédit non sollicitées ? Pourquoi le gouvernement US dépense-t-il plus que jamais ? Cela serait-il pour empêcher l'effondrement complet du système ?


Une personne rationnelle se doit de demander : cela peut-il vraiment continuer pour toujours ? L'effondrement n'est-il pas inévitable ? Une chose à comprendre à propos de notre système de réserve fractionnaire est que tel lors d'un jeu de chaises musicales, aussi longtemps que la musique tourne, il n'y a pas de perdants.
-- Andrew Gause, historien de la monnaie --


L'argent facilite la production et l'échange, et avec la croissance de la masse monétaire, l'argent est de plus en plus dévalorisé à moins que le volume de production et d'échange dans le monde réel ne croisse de la même proportion. Ajoutez à cela le fait que quand nous entendons que l'économie croît de 3% chaque année, cela ressemble à une croissance constante, mais ça ne l'est pas. Les 3% de cette année représentent plus que les 3% de l'année dernière parce qu'il s'agit des 3% du nouveau total. Au lieu d'une ligne droite, telle que naturellement visualisée à partir des mots, la courbe de croissance est en fait exponentielle, de plus en plus abrupte.


La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle.
-- Albert A. Bartlett, physicien --


Le problème, bien sûr, est que la croissance perpétuelle de l'économie réelle exige une escalade permanente de l'utilisation des ressources et de l'énergie. De plus en plus d'objets doivent passer des ressources naturelles à la poubelle chaque année, sans arrêt pour éviter l'implosion du système.


Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut continuer à jamais dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.
-- Kenneth Boulding, économiste --


Que pouvons-nous faire face à cette situation effrayante ? (Il peut y avoir épuisement des ressources et des talents, mais pourquoi devrait-il y avoir un jour épuisement d'argent ?) Une chose est sûre, nous avons besoin d'un concept d'argent radicalement différent. Il est temps que plus de personnes posent à elles-mêmes et à leurs gouvernements 4 questions simples. Partout dans le monde les gouvernements empruntent de l'argent à des banques privées, avec des intérêts. La dette des gouvernements est une composante importante de la dette totale, et le règlement de cette dette constitue une bonne part de nos impôts.

Maintenant, nous savons que les banques créent simplement l'argent qu'elles prêtent et que les gouvernements les ont autorisées à faire cela. (Création de monnaie soutenue uniquement par la dette.)

Donc la première question est : Pourquoi les gouvernements choisissent-ils d'emprunter de l'argent avec intérêts alors qu'un gouvernement pourrait créer lui-même, sans intérêts, l'argent dont il a besoin ?

Et la deuxième grande question est : Pourquoi créer l'argent comme dette ? Pourquoi ne pas créer de l'argent circulant en permanence sans qu'il ait besoin d'être perpétuellement ré-emprunté - avec intérêts- pour exister ?

La troisième question : Comment un système monétaire qui ne peut seulement fonctionner qu'avec une croissance en accélération permanente peut-il être employé pour bâtir une économie durable ? N'est-il pas logique qu'une accélération permanente de la croissance et la durabilité ne sont pas compatibles ?

Et finalement : Qu'y a-t-il dans notre système monétaire qui le rende totalement dépendant d'une croissance perpétuelle ? Que devrait-il être modifié pour permettre une économie durable ?

 

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L'usure

Il fut un temps où facturer des intérêts sur un prêt était appelé "usure", et était passible de sanctions sévères, y compris la mort. Chaque grande religion a interdit l'usure. Les arguments contre cette pratique étaient essentiellement moraux. Il était maintenu que la seule finalité légitime de l'argent était de faciliter l'échange de biens et services réels. Toute forme de gain d'argent basée uniquement sur la possession d'argent était jugée comme l'acte d'un parasite ou d'un voleur. Cependant, comme les besoins en crédits du commerce grandissaient, les arguments moraux ont cédé face à l'argument selon lequel le prêt implique pour le prêteur un risque et un coût d'opportunité et conséquemment la tentative de faire un profit sur un prêt est justifié.

Aujourd'hui cette notion semble incongrue, aujourd'hui l'idée de gagner de l'argent avec de l'argent est vue comme un concept que chacun essaye d'employer. Pourquoi travailler quand tu peux faire travailler ton argent pour toi ?

Cependant, si on essaye de concevoir un futur durable, il est très clair que la facturation d'intérêts est à la fois un problème moral et pratique. Imaginez une société et une économie qui peut perdurer des siècles parce que, au lieu de piller ses ressources primaires d'énergie, elle se restreint à ce qui est produit chaque jour : pas plus de bois n'est coupé que ce qui pousse pendant la même période, toute l'énergie est renouvelable : solaire, gravitationnelle, géothermique, magnétique, ou toute autre méthode découverte. Cette société vit à l'intérieur des limites de ses propres ressources nonrenouvelables en réutilisant et recyclant chaque chose. Les populations s'y succèdent ainsi. Une telle société ne pourrait jamais fonctionner avec un système monétaire fondamentalement dépendant d'une croissance accélérant perpétuellement. Une économie stable aurait besoin d'une masse monétaire au moins capable de rester stable sans s'effondrer.

Disons que le volume total de cette masse monétaire stable est représenté par un grand cercle. Imaginons aussi que les prêteurs doivent avoir préalablement l'argent pour le prêter. Si des gens, au sein de cette masse monétaire, se mettent systématiquement à prêter de l'argent avec intérêt, leur part de la masse monétaire va croître. S'ils continuent à prêter avec intérêt tout l'argent remboursé, quel est la conséquence inévitable ? Que ce soit de l'or, de la monnaie fiduciaire, de la monnaiedette, cela importe peu, les prêteurs finiront avec tout l'argent et après que les recouvrements et les banqueroutes soient réglés, ils finiront également avec tous les biens. C'est seulement si les rendements des prêts à intérêts étaient uniformément distribués parmi la population que ce problème central serait résolu. Une lourde taxe des profits bancaires pourrait accomplir cet objectif, mais dès lors pourquoi les banques voudraient-elles exister ?

Si nous étions capables de sortir un jour de la situation actuelle, nous pourrions imaginer un système bancaire fonctionner comme service non-lucratif pour la société, répartissant les intérêts gagnés comme un dividende universel pour les citoyens, ou prêtant sans facturer aucun intérêt.


Je n'ai jamais vu personne ayant pu, avec logique et rationalité, justifier que le gouvernement fédéral emprunte pour utiliser son propre argent... Je pense que le temps viendra où les gens demanderont que cela soit changé. Je pense que le temps viendra dans ce pays où ils viendront nous accuser, vous, moi, et toute personne liée au Congrès, d'être resté assis sans rien faire et d'avoir permis à un système aussi stupide d'être perpétué.
-- Wright Patman, membre démocrate du Congrès 1928-1976 président du comité de la Banque et de la Monnaie 1963-1975 --

 

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Changer le système

Si c'est la nature fondamentale de notre système qui pose problème, bricoler le système ne pourra jamais résoudre ces problèmes ; le système lui-même doit être remplacé. Beaucoup de critiques monétaires appellent à un retour à une monnaie basée sur l'or prétendant que l'or a pour lui un long historique de fiabilité. Ils ignorent les nombreuses arnaques pouvant être pratiquées avec l'or : ajustement des pièces, alliances du métal, prise de contrôle du marché, tout cela a été fait dans la Rome antique, et a contribué à sa chute. Certains défendent que l'argent est plus abondant que l'or et donc plus difficile à monopoliser.

Beaucoup mettent en doute la nécessité d'un retour aux métaux précieux. Personne ne veut recommencer à porter de lourds sacs de pièces pour les courses. Il est certain que de la monnaie papier, numérique, plastique, ou plus probablement biométrique, serait le moyen d'échange ultime, avec le même potentiel pour créer une dette aussi illimitée que nous avons aujourd'hui. En plus de cela, si l'or redevenait la seule base légale d'argent ceux qui n'ont pas d'or n'auraient soudain plus d'argent. D'autres demandeurs de réforme monétaire ont conclu que la cupidité et la malhonnêteté sont les principaux problèmes et qu'il y aurait de meilleurs moyens pour créer un système honnête et équitable que le retour à l'or ou à l'argent.

Des esprits inventifs ont proposé toute une panoplie de systèmes alternatifs pour créer de l'argent. Beaucoup de systèmes de troc privé créent de l'argent comme dette, comme le font les banques, mais c'est fait ouvertement et sans paiement d'intérêts. Un exemple est un système de troc où la dette est exprimée en promesses d'heures de travail, tous les travaux étant également équivalents à un nombre de dollars permettant aux heures d'être converties avec le prix des biens en dollars. Ce type de système monétaire peut être mis en place par toute personne pouvant trouver un moyen de faire la comptabilité ainsi que des participants volontaires et dignes de confiance.

La mise en place d'un système monétaire de troc local, même étant actuellement de peu d'utilité, serait une prudente mesure préventive, pour toute communauté. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, est un vaste sujet, requérant une volonté de changement et une capacité à penser hors du système. La réforme monétaire, comme la réforme électorale, ne viendra pas facilement en raison des intérêts immensément puissants bénéficiant du système actuel qui feront tout leur possible pour maintenir leurs avantages.

A présent que nous avons vu que l'argent n'est qu'une idée, et qu'en réalité l'argent peut être ce que nous décidons, voici une idée très simple de concept alternatif à considérer. Ce modèle est basé sur des systèmes ayant autrefois fonctionné en Angleterre et en Amérique, systèmes ayant été rongés et détruits par les orfèvres-banquiers et leur système de réserve fractionnaire. Pour créer une économie basée sur de l'argent en permanence libre d'intérêts, l'argent pourrait être simplement créé et injecté dans l'économie par le gouvernement, préférablement sur des infrastructures durables facilitant l'économie, comme les routes, les voies ferrées, les ponts, les ports, et les marchés publics.

Cet argent ne serait pas créé comme dette, il serait créé comme valeur, la valeur résidant dans l'objet de la dépense. Si cet argent neuf facilitait une augmentation proportionnelle des échanges, faisant en sorte qu'il soit utilisé, cela ne causerait pas d'inflation. Si les dépenses du gouvernement causaient une inflation il y aurait deux voies d'action à considérer.

L'inflation est essentiellement équivalente à une taxe sur l'argent ; que la valeur de l'argent diminue de 20% ou que le gouvernement prenne 20% de notre argent, l'effet sur notre pouvoir d'achat est le même. De ce point de vue, l'inflation à la place des impôts peut être politiquement acceptable si elle est bien dépensée et contenue. Ou, le gouvernement pourrait choisir de contrer l'inflation en collectant de l'argent des impôts et en le mettant hors d'usage réduisant la masse monétaire et restaurant la valeur de l'argent. Pour contrôler la déflation, qui est le phénomène de la chute des rémunérations et des prix, le gouvernement dépenserait simplement plus d'argent déjà existant. Sans compétition de la création de monnaie-dette privée, les gouvernements auraient plus de contrôle effectif de leur masse monétaire nationale. Le public saurait qui blâmer si les choses tournaient mal, les gouvernements grandiraient et tomberaient sur leur capacité à préserver la valeur de l'argent.

Le gouvernement fonctionnerait essentiellement grâce aux impôts comme aujourd'hui mais l'argent des impôts serait bien plus utile puisque rien ne serait commis pour payer des intérêts aux banques privées. Il n'y aurait pas de dette nationale si le gouvernement créait simplement l'argent dont il a besoin. Notre perpétuelle servitude collective envers les banques à travers le paiement des intérêts de la dette gouvernementale serait impossible.


L'argent est une nouvelle forme d'esclavage, il se distingue de l'ancienne simplement par le fait qu'il est impersonnel, il n'y a pas de relation humaine entre le maître et l'esclave.
-- Léon Tolstoï --

 

La force invisible

Personne n'est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu'il est libre.
-- Goethe --


Ce qui nous a été enseigné de voir comme la démocratie et la liberté est devenu en réalité une forme ingénieuse et invisible de dictature économique. Aussi longtemps que notre société entière restera fondamentalement dépendante du crédit bancaire pour sa masse monétaire, les banquiers seront en position de décider qui aura l'argent dont il a besoin et qui ne l'aura pas.


Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et en un tour de mains ils créeront assez d'argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits.
-- Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941 -- (réputé 2e fortune d'Angleterre à cette époque)


L'incapacité pour les colons d'obtenir le pouvoir d'émettre leur propre argent à l'écart des mains de Georges III et des banquiers internationaux fut la raison PRINCIPALE de la guerre d'indépendance.
-- Benjamin Franklin --


Peu de gens sont conscients aujourd'hui que l'histoire des Etats-Unis depuis la révolution en 1776 a été en large part l'histoire d'une lutte épique pour la libération et l'indépendance vis-à-vis des banques européennes internationales. Cette lutte fut finalement perdue en 1913 quant le président Woodrow Wilson ratifia le Federal Reserve Act plaçant le cartel bancaire international en charge de la création de la monnaie américaine.


Je suis un homme des plus malheureux. J'ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l'opinion et la force d'un petit groupe d'hommes dominants.
-- Woodrow Wilson, président des Etats-Unis 1913-1921 --


La puissance de ce système est profondément enracinée de même que le silence de l'éducation et des médias à ce sujet. Il y a quelques années, le premier ministre canadien a fait mener un sondage chez les non-économistes: à la fois auprès de professionnels hautement qualifiés et de "monsieur tout le monde". L'enquête a conclu qu'aucun d'entre eux n'avait une idée précise de la façon dont l'argent est fabriqué. En fait, il est probablement sûr de dire que la plupart des gens, y compris les employés de banques en première ligne ne se sont jamais donné le temps de considérer la question. Et toi ?


Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d'honneur ou de vertu mais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.
-- John Adams, père fondateur de la Constitution américaine --


Le système moderne d'argent en tant que dette naquit il y a un peu plus de 300 ans quand la première Banque d'Angleterre fut mise en route avec un contrat royal pour le prêt fractionnaire de reçus d'or au taux modeste de 2 pour 1. Ce taux modeste n'était que le proverbial pied dans la porte. Le système est maintenant mondial créant des montants virtuellement illimités d'argent à partir d'air pur et a enchaîné presque chaque personne de cette planète à une dette perpétuellement croissante qui ne pourra jamais être payée.

Tout cela a-t-il pu arriver par accident ? Ou bien est-ce une conspiration ? De toute évidence il y a là quelque chose d'énorme...


Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l'industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d'une manière ou d'une autre, par une très petite élite de puissants, vous n'aurez pas besoin qu'on vous explique comment les périodes d'inflation et de déflation apparaissent.
-- James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné --


Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d'achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d'immenses sommes d'argent en intérêts. Le privilège de créer et d'émettre de la monnaie n'est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c'est aussi sa plus grande opportunité.
-- Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, assassiné --


Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission de devises et de crédit soit restauré au gouvernement et reconnue comme sa responsabilité la plus flagrante et la plus sacrée, tout discours sur la souveraineté du Parlement et la démocratie est vain et futile... Une fois qu'une nation abandonne le contrôle de ses crédits, il n'importe plus qui fait ses lois... L'usure, une fois aux commandes, coule n'importe quelle nation.
-- William Lyon Mackenzie King, ex-premier ministre du Canada -- (qui nationalisa la Banque du Canada)


Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd'hui plus sophistiqué et préparé à l'entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale des siècles passés.
-- David Rockefeller, s'adressant à la Commission Trilatérale, 1991 --


Seuls les petits secrets doivent être protégés. Les grands sont gardés secrets par l'incrédulité du public.
-- Marshall McLuhan, "gourou" des médias --

 

 

SOURCE : link

 

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 17:04

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Le Nouvel Ordre Mondial serait « le nom qui fut donné par certains historiens au tout début des années 1990, dans le cadre d’une vision du monde propre à l’après-guerre froide immédiate, à la période de l’Histoire entamée au tournant de la dernière décennie du XXe siècle, juste après l’effondrement de l’Union Soviétique. » (Source) D’où l’appellation « Nouvel » Ordre Mondial. Par contre, les « théoriciens du complot » ou les « conspirationnistes », n’ayant pas peur de défier le statu quo établi, s’entendent à l’unisson pour affirmer que « l’empire global est un projet de longue date et que tous les événements mondiaux survenus au moins depuis la naissance du communisme ont été orchestrés par un groupe d’individus agissant dans l’ombre de l’Histoire. » (Idem)

Concrètement, nombre de citations antérieures à 1990 existent à ce sujet. Par exemple, celle de Richard Gardner dans la revue Foreign Affairs d’avril 1974, dans un article intitulé The Hard Road to World Order : « Le Nouvel Ordre Mondial devra être construit en partant du bas plutôt qu’à partir d’en haut… mais le contournement de la souveraineté nationale, en l’érodant morceau par morceau, réussira beaucoup plus que le démodé assaut frontal ».

La question se pose donc quant à la « nouveauté » de l’idéologie d’un « gouvernement mondial ».

Le fascisme (union des intérêts corporatifs et de l’État) et la soif de pouvoir, d’argent et de contrôle ont pratiquement toujours existé. L’établissement d’un quelconque ordre exclusif à des fins de contrôle n’a donc rien de « nouveau » en soi. Des régimes féodaux où le roi et son armée règnent sur leurs sujets aux gouvernements dits démocratiques, en passant par les dictatures pures et dures, les structures de contrôle naissent, se transforment en apparence et se transfèrent subtilement d’un point du globe à un autre, mais ne meurent jamais. L’esclavage des humains est une constante à travers les époques.

Donc, lorsque nous parlons du « Nouvel Ordre Mondial », cela inclut plusieurs aspects, mais le plus intéressant est que nous en parlons habituellement en termes « à venir », comme si la situation planétaire n’était pas ainsi depuis un certain temps déjà. L’expression laisse en effet sous-entendre que cet ordre des choses est réservé au futur et qu’il est donc encore temps, si désiré, d’en arrêter la progression. Certes, l’illusion bien entretenue que ce sont les différents gouvernements en place qui contrôlent leur propre partie du globe est puissante, mais il n’en reste pas moins qu’elle n’est qu’illusion. La tyrannique bête invisible qui asservit la race humaine est beaucoup plus ancienne que nous le concevons habituellement. Bien que les mesures de contrôle et de surveillance aient connu un essor sans précédent depuis ce fameux 11 septembre 2001, les numéros d’assurance sociale, les empreintes digitales et lois liberticides ne datent pas d’hier. Lentement, mais sûrement.

La croyance selon laquelle le gouvernement d’un pays dirige réellement sur son peuple est depuis longtemps inadéquate. D’évidence, ceux-ci ont le rôle de bergers locaux, mais ils ne sont plus que les mandataires de ceux qui les mettent en place et, bien entendu, ce n’est pas le peuple qui joue ce rôle. Qui « élit » réellement les « représentants du peuple »? Ce sont les commanditaires de ces derniers – et il en a toujours été ainsi. L’instauration rapide d’une droite politique tout autour du globe reflète bien ce principe : nous acceptons l’idée (l’illusion) que c’est nous, le peuple, qui démocratiquement faisons le choix de ce type de gouvernance. Rien ne pourrait être plus éloigné de la réalité et il serait grand temps de le réaliser.

Observons à quel point, présentement, les médias parlent sans cesse de démocratie, de votes et d’élections, comme une tentative désespérée de conserver l’illusion que tout va bien, que le peuple est libre d’élire son chef et que nous sommes indépendants et souverains en notre pays. La réalité est pourtant toute autre : les figures politiques ne sont plus que des pions sur l’échiquier planétaire ou, plus adéquatement, des acteurs d’une mise en scène dont on a omis d’en mentionner le réalisateur. Et c’est par de fausses disputes entre pays, couplées à la promulgation d’un sentiment de patriotisme, que l’on en maintient l’illusion.

Tenons-nous-le pour dit : la « future » arrivée et mise en place d’un gouvernement mondial unique sont choses du passé dans les faits. Pour qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, cette insatiable danse qui prend place sur la scène politique revêt de plus en plus la forme d’un roman Harlequin dont les acteurs changent régulièrement, mais dont la structure et le dénouement respectent des règles prédéfinies. Le système est déjà en place depuis longtemps et ce n’est que son dévoilement – qui doit passer par l’acceptation populaire – qui se joue présentement. Le réel esclave étant celui qui accepte (voire réclame) son propre esclavage, tout est orchestré autour de la dynamique (pourtant bien connue) du « good cop, bad cop », et au nom du terrorisme (par la peur) on en arrive à nous faire sincèrement désirer l’abandon de nos propres droits et libertés au nom d’une fausse sécurité provenant d’un agresseur illusoire (voire un agresseur qui se révèle être l’assureur lui-même). Ne perdons pas de vue que ceux qui nous terrorisent à l’heure actuelle sont les médias, eux-mêmes détenus par les intérêts corporatifs, eux-mêmes dirigeant et finançant les campagnes électorales.

Pour peu que nous acceptions de nous défaire de cette illusion de bienveillance de la part de ceux qui nous gouvernent, ne verrions que les signes de cette structure ont toujours été sous nos yeux et que les informations la dévoilant ont toujours été accessibles.

Il y a longtemps que la nature humaine a été disséquée, analysée et comprise. La torture, la suggestibilité, le conditionnement, l’influence des drogues, les électrochocs, l’étude du comportement humain, la neurologie, l’utilisation des fréquences alpha, les champs magnétiques, l’enregistrement de l’activité du cerveau par électro-encéphalogrammes, etc. La tromperie de nos sens et la duperie de notre jugement sont devenues, avec l’expérience et le temps, une science très exacte. Pour preuve, les brevets d’appareils permettant de modifier le comportement se comptent désormais par centaines.

Mais même sans cette technologie (relativement récente), la manipulation de l’être humain a toujours été une denrée recherchée. Les abus rituéliques en disent long sur notre malléabilité psychique, et la création d’alter ego via dissociation n’a besoin d’aucune technologie contemporaine pour réaliser son œuvre : nous retrouvons aujourd’hui des « programmés » de douzième génération, c’est-à-dire qui appartiennent à une « lignée » qui n’a pas moins de 300 ans! (Voir l’Exposé Greenbaum.) Il n’y avait pourtant, à cette époque, pas de « technologies » proprement dites pour épauler ces réalisations. Le contrôle de l’humain par (soi-disant) l’humain remonte le fil de l’Histoire comme les saumons la rivière : inlassablement, infatigablement et assurément – quitte à mourir dans l’échec. Ceci doit être pleinement réalisé sans quoi nous continuerons de vivre dans l’illusion de « la liberté d’autrefois » et tenterons, en vain, d’y revenir.

Comme ils disent : « Rien de nouveau sous le soleil »…

Source : Zone-7.Net

 

 

 


 

A  voir sur Open Your Eyes : Sarkozy veut imposer le NOUVEL ORDRE MONDIAL (NWO) [Vidéos VOSTFR/VF]

 

Allez plus loin (VIDEO)  : link

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 15:59
De la Servitude Moderne


Réalisation et texte Jean-François Brient - Montage : Victor León Fuentes

"Toute vérité passe par trois stades :
En premier lieu on la ridiculise;
en deuxième lieu on s'y oppose violemment;
enfin on l'accepte comme si elle allait de soi."

Schopenhauer

De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu'il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d'images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.


Autre lien :


 

L'objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l'esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d'attaquer frontalement l'organisation dominante du monde.

Dans l'immense champ de bataille de la guerre civile mondiale, le langage constitue une arme de choix. Il s'agit d'appeler effectivement les choses par leur nom et de faire découvrir l'essence cachée de ces réalités par la manière dont on les nomme. La démocratie libérale est un mythe en cela que l'organisation dominante du monde n'a rien de démocratique ni même rien de libérale. Il est donc urgent de substituer au mythe de la démocratie libérale sa réalité concrète de système totalitaire marchand et de répandre cette nouvelle expression comme une trainée de poudre prête à incendier les esprits en révélant la nature profonde de la domination présente.

D'aucuns espéreront trouver ici des solutions ou des réponses toutes faites, genre petit manuel de « Comment faire la révolution ? ». Tel n'est pas le propos de ce film. Il s'agit ici de faire la critique exacte de la société qu'il nous faut combattre. Ce film est avant tout un outil militant qui a pour vocation de faire s'interroger le plus grand nombre et de répandre la critique partout où elle n'a pas accès. Les solutions, les éléments de programme, c'est ensemble qu'il faut les construire. Et c'est avant tout dans la pratique qu'elles éclatent au grand jour. Nous n'avons pas besoin d'un gourou qui vienne nous expliquer comment nous devons agir. La liberté d'action doit être notre caractéristique principale. Ceux qui veulent rester des esclaves attendent l'homme providentiel ou l'oeuvre qu'il suffirait de suivre à la lettre pour être plus libre. On en a trop vu de ces oeuvres ou de ces hommes dans toute l'histoire du XXº siècle qui se sont proposés de constituer l'avant-garde révolutionnaire et de conduire le prolétariat vers la libération de sa condition. Les résultats cauchemardesques parlent d'eux-mêmes.

Par ailleurs, nous condamnons toutes les religions en cela qu'elles sont génératrices d'illusions nous permettant d'accepter notre sordide condition de dominés et qu'elles mentent ou déraisonnent sur à peu près tout. Mais nous condamnons également toute stigmatisation d'une religion en particulier. Les adeptes du complot sioniste ou du péril islamiste sont de pauvres têtes mystifiées qui confondent la critique radicale avec la haine et le dédain. Ils ne sont capables de produire que de la boue. Si certains d'entre eux se disent révolutionnaires, c'est davantage en référence aux « révolutions nationales » des années 1930-1940 qu'à la véritable révolution libératrice à laquelle nous aspirons. La recherche d'un bouc émissaire en fonction de son appartenance religieuse ou ethnique est vieille comme la civilisation et elle n'est que le produit des frustrations de ceux qui cherchent des réponses rapides et simples face au véritable mal qui nous accable. Il ne peut y avoir d'ambigüité sur la nature de notre combat. Nous sommes favorables à l'émancipation de l'humanité toute entière, sans aucune forme de discrimination. Tout pour tous est l'essence du programme révolutionnaire auquel nous adhérons.

Les références qui ont inspiré ce travail et plus généralement ma vie sont explicites dans ce film : Diogène de Sinoppe, Étienne de La Boétie, Karl Marx et Guy Debord. Je ne m'en cache pas et ne prétend pas avoir inventé l'électricité. On me reconnaîtra simplement le mérite d'avoir su m'en servir pour m'éclairer. Quand à ceux qui trouveront à redire sur cette oeuvre en tant qu'elle ne serait pas assez révolutionnaire ou bien trop radicale ou encore pessimiste n'ont qu'à proposer leur propre vision du monde dans lequel nous vivons. Plus nous serons nombreux à diffuser ces idées et plus la possibilité d'un changement radical pourra émerger.

La crise économique, sociale et politique a révélé la faillite patente du système totalitaire marchand. Une brèche est ouverte. Il s'agit maintenant de s'y engouffrer sans peur mais de manière stratégique. Il faut cependant agir vite car le pouvoir, parfaitement informé sur l'état des lieux de la radicalisation de la contestation, prépare une attaque préventive sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu'à maintenant. L'urgence des temps nous impose donc l'unité plutôt que la division car ce qui nous rassemble est bien plus profond que ce qui nous sépare. Il est toujours très commode de critiquer ce qui se fait du côté des organisations, des individus ou des différents groupes qui se réclament de la révolution sociale. Mais en réalité, ces critiques participent de la volonté d'immobilisme qui tente de nous convaincre que rien n'est possible. Il ne faut pas se tromper d'ennemis. Les vieilles querelles de chapelle du camp révolutionnaire doivent laisser la place à l'unité d'action de toutes nos forces. Il faut douter de tout, même du doute.

Le texte et le film sont libres de droits, ils peuvent être copiés, diffusés, projetés sans la moindre forme de contrainte. Ils sont par ailleurs totalement gratuits et ne peuvent en aucun cas être vendus ou commercialisés sous quelque forme que ce soit. Il serait en effet pour le moins incohérent de proposer une marchandise qui aurait pour vocation de critiquer l'omniprésence de la marchandise. La lutte contre la propriété privée, intellectuelle ou autre, est notre force de frappe contre la domination présente.

Ce film qui est diffusé en dehors de tout circuit légal ou commercial ne peut exister que grâce à l'appui de personnes qui en organisent la diffusion ou la projection. Il ne nous appartient pas, il appartient à ceux qui voudront bien s'en saisir pour le jeter dans le feu des combats.


 

Chapitre I : Épigraphe

« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer. Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

http://www.levillagedemusher.com/images_blog/26_17227873.jpg


Chapitre II : La servitude moderne


« Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles. »
William Shakespeare

 

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La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maitres qu’ils devront servir. Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation.

 

Voila bien l’étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur.

Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n'aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l'aliénation.

L'oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave.
Montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présentée par le pouvoir constitue la subversion la plus authentique.

Seule la vérité est révolutionnaire.


 

Chapitre III :

 

L'aménagement du territoire et l'habitat

« L'urbanisme est cette prise de possession de l'environnement naturel et humain par le capitalisme qui, se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace comme son propre décor. »
La Société du Spectacle, Guy Debord.

 

http://www.risc.tv/sites/default/files/images/videos/de-la-servitude-moderne.jpg

 

À mesure qu'ils construisent leur monde par la force de leur travail aliéné, le décor de ce monde devient la prison dans laquelle il leur faudra vivre. Un monde sordide, sans saveur ni odeur, qui porte en lui la misère du mode de production dominant.

Ce décor est en perpétuel construction. Rien n'y est stable. La réfection permanente de l'espace qui nous entoure trouve sa justification dans l'amnésie généralisée et l'insécurité dans lesquelles doivent vivre ses habitants. Il s'agit de tout refaire à l'image du système : le monde devient tous les jours un peu plus sale et bruyant, comme une usine.

Chaque parcelle de ce monde est la propriété d'un État ou d'un particulier. Ce vol social qu'est l'appropriation exclusive du sol se trouve matérialisé dans l'omniprésence des murs, des barreaux, des clôtures, des barrières et des frontières… ils sont la trace visible de cette séparation qui envahit tout.

Mais parallèlement, l'unification de l'espace selon les intérêts de la culture marchande est le grand objectif de notre triste époque. Le monde doit devenir une immense autoroute, rationnalisée à l'extrême, pour faciliter le transport des marchandises. Tout obstacle, naturel ou humain doit être détruit.

L'habitat dans lequel s'entasse cette masse servile est à l'image de leur vie : il ressemble à des cages, à des prisons, à des cavernes. Mais contrairement aux esclaves ou aux prisonniers, l'exploité des temps modernes doit payer sa cage.

« Car ce n'est pas l'homme mais le monde qui est devenu un anormal. »
Antonin Artaud



Chapitre IV : La marchandise

« Une marchandise paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c'est une chose très complexe, pleine de subtilité métaphysique et d'arguties théologiques. »

  Le Capital, Karl Marx

 

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Et c'est dans ce logis étroit et lugubre qu'il entasse les nouvelles marchandises qui devraient, selon les messages publicitaires omniprésents, lui apporter le bonheur et la plénitude. Mais plus il accumule des marchandises et plus la possibilité d'accéder un jour au bonheur s'éloigne de lui.

« A quoi sert à un homme de tout posséder s'il perd son âme. »
Marc 8 ; 36

La marchandise, idéologique par essence, dépossède de son travail celui qui la produit et dépossède de sa vie celui qui la consomme. Dans le système économique dominant, ce n'est plus la demande qui conditionne l'offre mais l'offre qui détermine la demande. C'est ainsi que de manière périodique, de nouveaux besoins sont créés qui sont vite considérés comme des besoins vitaux par l'immense majorité de la population : ce fut d’abord la radio, puis la voiture, la télévision, l'ordinateur et maintenant le téléphone portable.

Toutes ces marchandises, distribuées massivement en un lapse de temps très limité, modifient en profondeur les relations humaines : elles servent d’une part à isoler les hommes un peu plus de leur semblable et d'autre part à diffuser les messages dominants du système.

Les choses qu’on possède finissent par nous posséder.



Chapitre V : L'alimentation

« Ce qui est une nourriture pour l'un est un poison pour l'autre. »
Paracelse

 

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Mais c'est encore lorsqu'il s’alimente que l'esclave moderne illustre le mieux l’état de décrépitude dans lequel il se trouve. Disposant d’un temps toujours plus limité pour préparer la nourriture qu'il ingurgite, il en est réduit à consommer à la va-vite ce que l’industrie agro-chimique produit. Il erre dans les supermarchés à la recherche des ersatz que la société de la fausse abondance consent à lui donner.

 

Là encore, il n'a plus que l'illusion du choix. L'abondance des produits alimentaires ne dissimule que leur dégradation et leur falsification. Il ne s'agit bien notoirement que d'organismes génétiquement modifiés, d'un mélange de colorants et de conservateurs, de pesticides, d’hormones et autres inventions de la modernité. Le plaisir immédiat est la règle du mode d’alimentation dominant, de même qu’il est la règle de toutes les formes de consommation. Et les conséquences sont là qui illustrent cette manière de s’alimenter.

Mais c'est face au dénuement du plus grand nombre que l'homme occidental se réjouit de sa position et de sa consommation frénétique. Pourtant, la misère est partout où règne la société totalitaire marchande. Le manque est le revers de la médaille de la fausse abondance. Et dans un système qui érige l'inégalité comme critère de progrès, même si la production agro-chimique est suffisante pour nourrir la totalité de la population mondiale, la faim ne devra jamais disparaitre.

« Ils se sont persuadés que l'homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n'auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. »
Isaac Bashevis Singer

L'autre conséquence de la fausse abondance alimentaire est la généralisation des usines concentrationnaires et l'extermination massive et barbare des espèces qui servent à nourrir les esclaves. Là se trouve l’essence même du mode de production dominant. La vie et l’humanité ne résistent pas face au désir de profit de quelques uns.



Chapitre VI : La destruction de l'environnement

« C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas. »
Victor Hugo

 

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Le pillage des ressources de la planète, l'abondante production d'énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent. Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s'arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.

Et ce sont les mêmes pollueurs qui se présentent aujourd'hui comme les sauveurs potentiels de la planète. Ces imbéciles du show business subventionnés par les firmes multinationales essayent de nous convaincre qu’un simple changement de nos habitudes de vie suffirait à sauver la planète du désastre. Et pendant qu'ils nous culpabilisent, ils continuent à polluer sans cesse notre environnement et notre esprit. Ces pauvres thèses pseudo-écologiques sont reprises en cœur par tous les politiciens véreux à cours de slogan publicitaire. Mais ils se gardent bien de proposer un changement radical dans le système de production. Il s'agit comme toujours de changer quelques détails pour que tout puisse rester comme avant.



Chapitre VII : Le travail

Travail, du latin Tri Palium trois pieux, instrument de torture.

 

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Mais pour entrer dans la ronde de la consommation frénétique, il faut de l'argent et pour avoir de l'argent, il faut travailler, c'est-à-dire se vendre. Le système dominant a fait du travail sa principale valeur. Et les esclaves doivent travailler toujours plus pour payer à crédit leur vie misérable. Ils s'épuisent dans le travail, perdent la plus grande part de leur force vitale et subissent les pires humiliations. Ils passent toute leur vie à une activité fatigante et ennuyeuse pour le profit de quelques uns.

L'invention du chômage moderne est là pour les effrayer et les faire remercier sans cesse le pouvoir de se montrer généreux avec eux. Que pourraient-ils bien faire sans cette torture qu’est le travail ? Et ce sont ces activités aliénantes que l'on présente comme une libération. Quelle déchéance et quelle misère !

Toujours pressés par le chronomètre ou par le fouet, chaque geste des esclaves est calculé afin d'augmenter la productivité. L'organisation scientifique du travail constitue l'essence même de la dépossession des travailleurs, à la fois du fruit de leur travail mais aussi du temps qu'ils passent à la production automatique des marchandises ou des services. Le rôle du travailleur se confond avec celui d'une machine dans les usines, avec celui d'un ordinateur dans les bureaux. Le temps payé ne revient plus.

Ainsi, chaque travailleur est assigné à une tache répétitive, qu’elle soit intellectuelle ou physique. Il est spécialiste dans son domaine de production. Cette spécialisation se retrouve à l'échelle de la planète dans le cadre de la division internationale du travail. On conçoit en occident, on produit en Asie et l'on meurt en Afrique.



Chapitre VIII :

 

La colonisation de tous les secteurs de la vie

« C'est l'homme tout entier qui est conditionné au comportement productif par l'organisation du travail, et hors de l'usine il garde la même peau et la même tête. »
Christophe Dejours

 

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L'esclave moderne aurait pu se contenter de sa servitude au travail, mais à mesure que le système de production colonise tous les secteurs de la vie, le dominé perd son temps dans les loisirs, les divertissements et les vacances organisées. Aucun moment de son quotidien n'échappe à l’emprise du système. Chaque instant de sa vie a été envahi. C'est un esclave à temps plein.



Chapitre IX : La médecine marchande

« La médecine fait mourir plus longtemps. »
Plutarque

 

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La dégradation généralisée de son environnement, de l'air qu'il respire et de la nourriture qu'il consomme ; le stress de ses conditions de travail et de l'ensemble de sa vie sociale, sont à l'origine des nouvelles maladies de l'esclave moderne. Il est malade de sa condition servile et aucune médecine ne pourra jamais remédier à ce mal. Seule la libération la plus complète de la condition dans laquelle il se trouve enfermé peut permettre à l'esclave moderne de se libérer de ses souffrances.

La médecine occidentale ne connaît qu'un remède face aux maux dont souffrent les esclaves modernes : la mutilation. C’est à base de chirurgie, d'antibiotique ou de chimiothérapie que l'on traite les patients de la médecine marchande. On s'attaque aux conséquences du mal sans jamais en chercher la cause. Cela se comprend autant que cela s'explique : cette recherche nous conduirait inévitablement vers une condamnation sans appel de l'organisation sociale dans son ensemble.

De même qu'il a transformé tous les détails de notre monde en simple marchandise, le système présent a fait de notre corps une marchandise, un objet d'étude et d'expérience livré aux apprentis sorciers de la médecine marchande et de la biologie moléculaire. Et les maîtres du monde sont déjà prêts à breveter le vivant. Le séquençage complet de l'ADN du génome humain est le point de départ d’une nouvelle stratégie mise en place par le pouvoir. Le décodage génétique n’a d’autres buts que d'amplifier considérablement les formes de domination et de contrôle.

Notre corps lui-aussi, après tant d'autres choses, nous a échappé.



Chapitre X : L'obéissance comme seconde nature

« À force d'obéir, on obtient des réflexes de soumission. »
Anonyme

 

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Le meilleur de sa vie lui échappe mais il continue car il a l'habitude d'obéir depuis toujours. L'obéissance est devenue sa seconde nature. Il obéit sans savoir pourquoi, simplement parce qu'il sait qu'il doit obéir. Obéir, produire et consommer, voilà le triptyque qui domine sa vie. Il obéit à ses parents, à ses professeurs, à ses patrons, à ses propriétaires, à ses marchands. Il obéit à la loi et aux forces de l'ordre. Il obéit à tous les pouvoirs car il ne sait rien faire d’autre. La désobéissance l'effraie plus que tout car la désobéissance, c'est le risque, l'aventure, le changement. Mais de même que l'enfant panique lorsqu'il perd de vue ses parents, l'esclave moderne est perdu sans le pouvoir qui l'a créé. Alors ils continuent d’obéir.

C'est la peur qui a fait de nous des esclaves et qui nous maintient dans cette condition. Nous nous courbons devant les maîtres du monde, nous acceptons cette vie d'humiliation et de misère par crainte.

Nous disposons pourtant de la force du nombre face à cette minorité qui gouverne. Leur force à eux, ils ne la retirent pas de leur police mais bien de notre consentement. Nous justifions notre lâcheté devant l'affrontement légitime contre les forces qui nous oppriment par un discours plein d'humanisme moralisateur. Le refus de la violence révolutionnaire est ancré dans les esprits de ceux qui s’opposent au système au nom des valeurs que ce système nous a lui-même enseignés.

Mais le pouvoir, lui, n’hésite jamais à utiliser la violence quand il s’agit de conserver son hégémonie.



Chapitre XI : La répression et la surveillance

« Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l'homme juste est aussi en prison. »
La désobéissance civile, Henry David Thoreau

 

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Pourtant, il y a encore des individus qui échappent au contrôle des consciences. Mais ils sont sous surveillance. Toute forme de rébellion ou de résistance est de fait assimilée à une activité déviante ou terroriste. La liberté n'existe que pour ceux qui défendent les impératifs marchands.

 

L'opposition réelle au système dominant est désormais totalement clandestine. Pour ces opposants, la répression est la règle en usage. Et le silence de la majorité des esclaves face à cette répression trouve sa justification dans l'aspiration médiatique et politique à nier le conflit qui existe dans la société réelle.



Chapitre XII : L'argent

« Et ce que l'on faisait autrefois pour l'amour de Dieu, on le fait maintenant pour l'amour de l'argent, c’est-à-dire pour l'amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience.»
Aurore, Nietzsche

 

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Comme tous les êtres opprimés de l'Histoire, l'esclave moderne a besoin de sa mystique et de son dieu pour anesthésier le mal qui le tourmente et la souffrance qui l'accable. Mais ce nouveau dieu, auquel il a livré son âme, n'est rien d'autre que le néant.

 

Un bout de papier, un numéro qui n'a de sens que parce que tout le monde a décidé de lui en donner. C'est pour ce nouveau dieu qu'il étudie, qu'il travaille, qu'il se bat et qu'il se vend. C'est pour ce nouveau dieu qu'il a abandonné toute valeur et qu'il est prêt à faire n'importe quoi. Il croit qu’en possédant beaucoup d'argent, il se libérera des contraintes dans lesquels il se trouve enfermé. Comme si la possession allait de paire avec la liberté. La libération est une ascèse qui provient de la maitrise de soi. Elle est un désir et une volonté en actes. Elle est dans l'être et non dans l'avoir. Mais encore faut-il être résolu à ne plus servir, à ne plus obéir. Encore faut-il être capable de rompre avec une habitude que personne, semble-t-il, n’ose remettre en cause.



Chapitre XIII :

 

Pas d'alternative à l'organisation sociale dominante

Acta est fabula.
La pièce est jouée

 

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Or l'esclave moderne est persuadé qu'il n’existe pas d'alternative à l'organisation du monde présent. Il s'est résigné à cette vie car il pense qu'il ne peut y en avoir d'autres. Et c'est bien là que se trouve la force de la domination présente : entretenir l'illusion que ce système qui a colonisé toute la surface de la Terre est la fin de l'Histoire.

 

Il a fait croire à la classe dominée que s’adapter à son idéologie revient à s'adapter au monde tel qu'il est et tel qu'il a toujours été. Rêver d'un autre monde est devenu un crime condamné unanimement par tous les médias et tous les pouvoirs. Le criminel est en réalité celui qui contribue, consciemment ou non, à la démence de l’organisation sociale dominante. Il n'est pas de folie plus grande que celle du système présent.



Chapitre XIV : L'image

« Sinon, qu'il te soit fait connaitre, o roi, que tes dieux ne sont pas ceux que nous servons, et l'image d'or que tu as dressé, nous ne l'adorerons pas. »
Ancien Testament, Daniel 3:18

 

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Devant la désolation du monde réel, il s'agit pour le système de coloniser l'ensemble de la conscience des esclaves. C'est ainsi que dans le système dominant, les forces de répression sont précédées par la dissuasion qui, dès la plus petite enfance, accomplit son œuvre de formation des esclaves. Ils doivent oublier leur condition servile, leur prison et leur vie misérable. Il suffit de voir cette foule hypnotique connectée devant tous les écrans qui accompagnent leur vie quotidienne. Ils trompent leur insatisfaction permanente dans le reflet manipulé d'une vie rêvée, faite d’argent, de gloire et d'aventure. Mais leurs rêves sont tout aussi affligeants que leur vie misérable.

Il existe des images pour tous et partout, elles portent en elle le message idéologique de la société moderne et servent d’instrument d’unification et de propagande. Elles croissent à mesure que l'homme est dépossédé de son monde et de sa vie. C'est l'enfant qui est la cible première de ces images car il s'agit d'étouffer la liberté dans son berceau. Il faut les rendre stupides et leur ôter toute forme de réflexion et de critique. Tout cela se fait bien entendu avec la complicité déconcertante de leurs parents qui ne cherchent même plus à résister face à la force de frappe cumulée de tous les moyens modernes de communication. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises nécessaires à l'asservissement de leur progéniture. Ils se dépossèdent de l'éducation de leurs enfants et la livrent en bloc au système de l'abrutissement et de la médiocrité.

Il y a des images pour tous les âges et pour toutes les classes sociales. Et les esclaves modernes confondent ces images avec la culture et parfois même avec l'art. On fait appel aux instincts les plus sordides pour écouler les stocks de marchandises. Et c'est encore la femme, doublement esclave dans la société présente, qui en paye le prix fort. Elle en est réduite à être un simple objet de consommation. La révolte elle-même est devenue une image que l'on vend pour mieux en détruire le potentiel subversif. L'image est toujours aujourd'hui la forme de communication la plus simple et la plus efficace. On construit des modèles, on abrutit les masses, on leur ment, on crée des frustrations. On diffuse l’idéologie marchande par l'image car il s'agit encore et toujours du même objectif : vendre, des modes de vie ou des produits, des comportements ou des marchandises, peu importe mais il faut vendre.



Chapitre XV : Les divertissements

« La télévision ne rend idiots que ceux qui la regardent, pas ceux qui la font. »
Patrick Poivre d’Arvor

 

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Ces pauvres hommes se divertissent, mais ce divertissement n'est là que pour faire diversion face au véritable mal qui les accable. Ils ont laissé faire de leur vie n'importe quoi et ils feignent d'en être fiers. Ils essayent de montrer leur satisfaction mais personne n'est dupe. Ils n'arrivent même plus à se tromper eux-mêmes lorsqu'ils se retrouvent face au reflet glacé du miroir. Ainsi ils perdent leur temps devant des imbéciles sensés les faire rire ou les faire chanter, les faire rêver ou les faire pleurer.

On mime à travers le sport médiatique les succès et les échecs, les forces et les victoires que les esclaves modernes ont cessé de vivre dans leur propre quotidien. Leur insatisfaction les incite à vivre par procuration devant leur poste de télévision. Tandis que les empereurs de la Rome antique achetaient la soumission du peuple avec du pain et les jeux du cirque, aujourd'hui c’est avec les divertissements et la consommation du vide que l'on achète le silence des esclaves.


Chapitre XVI : Le langage

« On croit que l'on maîtrise les mots, mais ce sont les mots qui nous maîtrisent. »
Alain Rey

 

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La domination sur les consciences passe essentiellement par l'utilisation viciée du langage par la classe économiquement et socialement dominante. Étant détenteur de l'ensemble des moyens de communication, le pouvoir diffuse l'idéologie marchande par la définition figée, partielle et partiale qu'il donne des mots.

Les mots sont présentés comme neutres et leur définition comme allant de soi. Mais sous le contrôle du pouvoir, le langage désigne toujours autre chose que la vie réelle.

C'est avant tout un langage de la résignation et de l'impuissance, le langage de l'acceptation passive des choses telles qu'elles sont et telles qu'elles doivent demeurer. Les mots travaillent pour le compte de l'organisation dominante de la vie et le fait même d'utiliser le langage du pouvoir nous condamne à l'impuissance.

Le problème du langage est au centre du combat pour l'émancipation humaine. Il n'est pas une forme de domination qui se surajoute aux autres, il est le cœur même du projet d'asservissement du système totalitaire marchand.

C'est par la réappropriation du langage et donc de la communication réelle entre les personnes que la possibilité d'un changement radical émerge de nouveau. C'est en cela que le projet révolutionnaire rejoint le projet poétique. Dans l’effervescence populaire, la parole est prise et réinventée par des groupes étendus. La spontanéité créatrice s'empare de chacun et nous rassemble tous.



Chapitre XVII :


L'illusion du vote et de la démocratie parlementaire

« Voter, c’est abdiquer. »
Élisée Reclus

 

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Pourtant, les esclaves modernes se pensent toujours citoyens. Ils croient voter et décider librement qui doit conduire leurs affaires. Comme s'ils avaient encore le choix. Ils n'en ont conservé que l'illusion. Croyez-vous encore qu'il existe une différence fondamentale quant au choix de société dans laquelle nous voulons vivre entre le PS et l'UMP en France, entre les démocrates et les républicains aux États-Unis, entre les travaillistes et les conservateurs au Royaume-Uni ?

 

Il n'existe pas d'opposition car les partis politiques dominants sont d'accord sur l'essentiel qui est la conservation de la présente société marchande. Il n'existe pas de partis politiques susceptibles d'accéder au pouvoir qui remette en cause le dogme du marché. Et ce sont ces partis qui avec la complicité médiatique monopolise l'apparence. Ils se chamaillent sur des points de détails pourvu que tout reste en place. Ils se disputent pour savoir qui occupera les places que leur offre le parlementarisme marchand. Ces pauvres chamailleries sont relayées par tous les médias dans le but d'occulter un véritable débat sur le choix de société dans laquelle nous souhaitons vivre. L'apparence et la futilité dominent sur la profondeur de l'affrontement des idées. Tout cela ne ressemble en rien, de près ou de loin à une démocratie.

La démocratie réelle se définit d'abord et avant tout par la participation massive des citoyens à la gestion des affaires de la cité. Elle est directe et participative. Elle trouve son expression la plus authentique dans l'assemblée populaire et le dialogue permanent sur l'organisation de la vie en commun. La forme représentative et parlementaire qui usurpe le nom de démocratie limite le pouvoir des citoyens au simple droit de vote, c'est-à-dire au néant, tant il est vrai que le choix entre gris clair et gris foncé n'est pas un choix véritable. Les sièges parlementaires sont occupés dans leur immense majorité par la classe économiquement dominante, qu'elle soit de droite ou de la prétendue gauche social-démocrate.

Le pouvoir n'est pas à conquérir, il est à détruire. Il est tyrannique par nature, qu'il soit exercé par un roi, un dictateur ou un président élu. La seule différence dans le cas de la « démocratie » parlementaire, c’est que les esclaves ont l'illusion de choisir eux-mêmes le maitre qu'ils devront servir. Le vote a fait d'eux les complices de la tyrannie qui les opprime. Ils ne sont pas esclaves parce qu'il existe des maitres mais il existe des maitres parce qu’ils ont choisi de demeurer esclaves.



Chapitre XVIII : Le système totalitaire marchand

« La nature n'a créé ni maîtres ni esclaves. Je ne veux ni donner ni recevoir de lois. »
Denis Diderot

 

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Le système dominant se définit donc par l'omniprésence de son idéologie marchande. Elle occupe à la fois tout l'espace et tous les secteurs de la vie. Elle ne dit rien de plus que : « Produisez, vendez, consommez, accumulez ! » Elle a réduit l'ensemble des rapports humains à des rapports marchands et considère notre planète comme une simple marchandise. Le devoir qu'elle nous impose est le travail servile. Le seul droit qu'elle reconnait est le droit à la propriété privée. Le seul dieu qu’elle arbore est l'argent.

Le monopole de l'apparence est total. Seuls paraissent les hommes et les discours favorables à l'idéologie dominante. La critique de ce monde est noyée dans le flot médiatique qui détermine ce qui est bien et ce qui est mal, ce que l'on peut voir et ce que l'on ne peut pas voir.

Omniprésence de l'idéologie, culte de l'argent, monopole de l'apparence, parti unique sous couvert du pluralisme parlementaire, absence d'une opposition visible, répression sous toutes ses formes, volonté de transformer l'homme et le monde. Voila le visage réel du totalitarisme moderne que l'on appelle « démocratie libérale » mais qu'il faut maintenant appeler par son nom véritable : le système totalitaire marchand.

L'homme, la société et l'ensemble de notre planète sont au service de cette idéologie. Le système totalitaire marchand a donc réalisé ce qu'aucun totalitarisme n'avait pu faire avant lui : unifier le monde à son image. Aujourd’hui, il n'y a plus d’exil possible.



Chapitre XIX : Perspectives

 

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A mesure que l'oppression s'étend à tous les secteurs de la vie, la révolte prend l'allure d'une guerre sociale. Les émeutes renaissent et annoncent la révolution à venir.

La destruction de la société totalitaire marchande n'est pas une affaire d'opinion. Elle est une nécessité absolue dans un monde que l'on sait condamné. Puisque le pouvoir est partout, c'est partout et tout le temps qu'il faut le combattre.

La réinvention du langage, le bouleversement permanent de la vie quotidienne, la désobéissance et la résistance sont les maîtres mots de la révolte contre l'ordre établi. Mais pour que de cette révolte naisse une révolution, il faut rassembler les subjectivités dans un front commun.

C’est à l'unité de toutes les forces révolutionnaires qu'il faut œuvrer. Cela ne peut se faire qu'à partir de la conscience de nos échecs passés : ni le réformisme stérile, ni la bureaucratie totalitaire ne peuvent être une solution à notre insatisfaction. Il s'agit d’inventer de nouvelles formes d’organisation et de lutte.

L'autogestion dans les entreprises et la démocratie directe à l’échelle des communes constituent les bases de cette nouvelle organisation qui doit être antihiérarchique dans la forme comme dans le contenu.

Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.



Chapitre XX : Épilogue

« O Gentilshommes, la vie est courte… Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. »
William Shakespeare

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 03:43

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Vidéo musique sur l'aliénation des peuples conséquente à la mondialisation du modèle économique néo-libéral. Incitation à la prise de conscience que NOS modes de vie ont un impact direct sur celui d'autres peuples.

 

 

 

 

 

Se présentant comme un "libre penseur" au discours peu populiste car il dénonce le Nouvel Ordre Mondial et tout ce qui gravite autour, Mr Mondialisation est un pseudo de la Culture Underground à découvrir.

 

Mais qui est "Mr Mondialisation" ?

Un nouveau moralisateur ? Une personnalité importante de la sphère des médias, du business ou encore un rescapé d'une branche sectaire puissante à l'échelle internationale et qui a su s'échapper des mailles de la manipulation en nous revenant avec un savoir conséquent ? Ou est-ce tout simplement un cas psychiatrique de paranoïa de plus ?

Quoiqu'il en soit, tandis que la personnalité et son discours est tour à tour supprimé de grands compte tel que youtube par exemple, penchons nous sur ce qui semble le plus déranger chez cette personnalité underground.

J'ai ainsi observé que la violation du droit d'auteur est l'argument numéro un pour censurer le "message", d'un genre très particulier, que souhaite nous transmettre Mr Mondialisation, un nouveau "Vendetta" des temps modernes bien qu'il s'en défend.
Car si vous faites comme je l'ai fait moi même, c'est à dire vous interresser à son message, vous comprendrez au moins, il me semble, qu'on ne peut bannir un individu en raison d'avoir diffuser quelques secondes de vidéos diverses et variées, protégées par le droit d'auteur, ce que fait la Masse Média tout les jours sans le moindre problème. Alors où se cache la véritable raison de la censure ?

Le message de Mr Mondialisation est pourtant clair et on ne peut plus limpide : "Attention, dixit le révolutionnaire, libre à chacun de penser ce qu'il veut. Je ne veux pas imposer de croyance mais provoquer l'éveille des idées. Si vous n'êtes pas content, libre à vous de vous diriger vers d'autres".

Mr Mondialisation est conscient que son disours dérange. En plus de porter un masque il va jusqu'à transformer sa voix.

Je m'interroge alors : "Pourquoi censurer un individu complétement malade et à coté de la plaque ?"
Pour ma part, j'ai trouvé les réponses : chacun est LIBRE DE PENSER.
A Mr Mondialisation d'ajouter : "Méfiez vous des sectes qui vous prétendent détenir la vérité et qui, insidieusement, malgré vous, sont placés dans les plus hautes sphères des gouvernances nationales et qui conditionnent chaque jours un peu plus votre vie, malgré vous..."

Alors Mr Mondialisation, qui que vous soyez, débile ou grand penseur, sur Pseudopedia, vous êtes chez vous. Non pas comme vous le savez qu'en raison des nombreuses contingences qu'un webmaster doit avoir de nos jours pour survivre dans l'ère numérique que nous soyons en accord avec vous mais que chez Pseudopedia la liberté d'expression est une valeur qui PARLE et non ne censure, tant que possible.

En tant que webmaster de ce site, j'estime que l'information et l'éducation importe plus que la censure.
Aussi, nous invitons tout les détracteurs des idées à partager et à argumenter leurs oppositions.

Car en témoin des vidéos dont vous avez réalisé ici et là sur le web, je vous paraphraserais : "Je mets en défi quiconque de venir prouver que toutes les "hypothèses" que vous avez annoncé sont de pures coïncidences et le fruit du hasard".

Puisque par ailleurs c'est notre "Patrie" qui clame elle-même la valeur : "Vive la France, et vive la Liberté !"

 

 

 

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 02:31

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Water makes money est un documentaire sur la privatisation croissante de l’eau, mais aussi sur les collectivités résistantes qui œuvrent pour se réapproprier ce bien commun.

Tout comme l’air que nous respirons, l’eau est un élément indispensable à la vie.
Ainsi, le 27 juillet 2010, l’accès à l’eau potable a été intégré à la Déclaration des Droits de l’Homme par l’Assemblée Générale des Nations Unies.
Malgré tout, l’eau reste en proie aux intérêts économiques des entreprises multinationales obsédées par leurs profits.
Cette mainmise sur l’or bleu touche aussi bien les pays en voie de développement que les riches pays industrialisés…

Dès qu’une commune cherche à remanier sa gestion de l’eau, les deux plus importants groupes mondiaux de l’eau pointent leur museau.
Ensemble, ils constituent un oligopole qui pèse sur toute la surface du globe.
En France, par exemple, ils approvisionnent près de 80% de la population.
Conséquences : hausse vertigineuse des prix à la consommation, baisse de la qualité de l’eau, manque de transparence souvent lié à un climat de corruption…
Même s’il ne s’agit plus de privatisation à proprement parler, mais de partenariat public-privé, le résultat est le même : les profits sont privatisés et les pertes collectivisées.

Le documentaire Water Makes Money explique comment les entreprises multinationales s’accaparent la distribution de cet élément vital et créent ainsi une alchimie déroutante : elles transforment l’eau en argent !
L’analyse de ce phénomène par des experts est agrémentée par plusieurs exemples de communes, allemandes et françaises, en proie à la domination de ces entreprises peu soucieuses d’offrir un service de qualité.
Mais, à l’instar de Paris, des collectivités se soulèvent pour passer en régie publique.
Le contrôle citoyen de l’eau est nécessaire et possible…

 

 

 

France : Quand la gestion de l’eau fait des vagues

La gestion de l’eau à la française se distingue par la délégation massive de ce service public à des entreprises privées. Mais à la lumière de rapports critiques, ce modèle de partenariat est renégocié et pourrait laisser place à un courant de remunicipalisation. Sans pour autant chavirer.

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Avec sept habitants sur dix desservis par un opérateur privé, la France est à l’origine d’un modèle bien installé de gestion de l’eau, minoritaire mais influent au niveau mondial. 
La gestion de l'eau, décentralisée depuis 1964, incombe aux collectivités territoriales. Mais « l’école française » en la matière laisse la municipalité ou le syndicat intercommunal choisir  de gérer directement l’eau et l’assainissement (gestion en régie), ou de déléguer la prestation de ce service à une entreprise privée spécialisée. 
Il ne s’agit donc pas de « privatiser » en tant que tel : l’autorité publique garde la responsabilité de la qualité de l’eau et la propriété des infrastructures, tandis que le financement de base reste public, puisque c’est l’usager qui paie. Les entreprises sont « seulement » invitées à optimiser ce financement.

L’eau, une affaire privée ?
 
En 2005, 60 % des communes, représentant 80 % de la population, ont coché l’option délégation et gestion privée d’un budget équivalent à 416 milliards d’euros. Pour l’assainissement, 50 % de la population profitent de la gestion déléguée. 
Trois groupes principaux se partagent ces contrats : Veolia (Générale des eaux, ex-Vivendi) en tête, avec 39% des parts de marché, suivie de Suez-Ondeo, ex-Lyonnaise des eaux avec 19%, puis la (petite) SAUR (11%). Certains les surnomment les « trois sœurs », mais ce sont des entreprises bien de chez nous et peu enclines aux atermoiements d’un Tchekhov, avec dans leurs gourdes plus de 40% du marché mondial de l’eau. 
Cette emprise du privé a pris son envol en France dans les années 60 et 70, sur la vague de l’après-guerre et de la décentralisation. Les besoins augmentent, l’approvisionnement devient plus lourd à supporter par des communes isolées, et l’émission de consignes plus strictes sur la qualité de l’eau rend son traitement plus couteux. 
En 1954, le privé ne dessert que 31,6% des usagers de l’eau. Mais les entreprises comme la Générale des eaux (future Veolia), nées au XIXème pour la construction des réseaux d’adduction d’eau potable et d’assainissement dans les villes, sont déjà fortes d’une longue expertise, et prêtes à proposer leurs services.

Jusqu’en 1995, et l’interdiction de cette pratique, la signature des contrats s’accompagne d’un « droit d’entrée », à savoir le versement d’une somme de l’entreprise à la collectivité, parfois de plusieurs millions de francs (à l’époque) qui facilite la délégation. En cas d’appels d’offre, la concurrence est minime : des candidatures uniques dans 31 % des cas, et dans 95 % des cas, le même délégataire est reconduit. Dans ces conditions, les partenariats public-privé fleurissent : à la fin des années 90, il ne reste que quelques grandes villes (Strasbourg, Nantes, Reims, Tours) et un cortège plus important de petites communes pour ne pas y avoir gouté.

Le retour du public ?
 
La fin des années 90 représente un tournant, alimenté par plusieurs enquêtes de consommateurs et des pouvoirs publics.
 
En 1999, Grenoble ouvre le bal. Les mouvements citoyens et écologistes locaux obtiennent l’annulation du contrat de délégation à Suez après la découverte de pratiques frauduleuses, et provoquent la remunicipalisation, officielle en 2001. 
La sur-tarification fait débat. En 2006, une étude (1) démontre que les utilisateurs des services gérés par les opérateurs privés paient en moyenne 16% de plus pour l’eau que s’ils avaient affaire à des opérateurs publics.  L’UFC/Que-Choisir parle de 30% d’écart. 
En novembre 2009, le Journal du Dimanche pose la question de l’entretien du réseau en révélant qu’en moyenne, un litre sur quatre d’eau potable serait perdu dans une fuite ou une rupture de canalisation, avec un pic de 45% d’eau gaspillée à Nîmes. Et selon le bon principe français de « l’eau paie l’eau », le coût général de ces pertes, évalué à deux milliards d’euros, serait supporté par les contribuables sans impact sur les opérateurs privés (ou publics). 
Au fil de l’eau et des enquêtes, même trop rares, la pression sur les élus augmente. A Bordeaux, en 2006, la communauté urbaine obtient, après audit, la restitution de 233 millions d’euros par la Lyonnaise des eaux. A Lyon, la communauté urbaine négocie en 2007 une baisse de 16 % de sa facture chez Veolia. Même chose à Toulouse (25% de baisse), Saint-Etienne, ou Orléans. 
Un arrêt rendu par le Conseil d’État en avril 2009 soutient ce vent rebelle en introduisant une durée limitée à 20 ans pour les contrats de délégation conclus avant 1995. 
Le 1er janvier 2010, Paris parachève le mouvement en rétablissant la gestion en régie publique. 
La remunicipalisation progresse lentement. Selon le rapport du Commissariat général au développement durable : 300 communes représentant 120 000 habitants sont passées d’une gestion en délégation ou mixte en 2004 à une gestion en régie publique en 2008. Cette gestion publique ne touche encore que 30% de la population mais les mêmes avancées se retrouvent du côté de l’assainissement, que 65,7 % des communes gèrent en régie contre 63,5% en 2004. Des évolutions modestes, mais qui ne tiennent pas compte des changements les plus récents.

Négocier les prix.
 
Passée la colère, la situation pourrait cependant tendre vers un certain équilibre entre privé et public. Car l’eau coûte cher. Les dépenses annuelles dans le secteur s'élevaient à 18 milliards d'euros au total en 2006, avec des coûts liés à l’assainissement en augmentation de 80% sur dix ans. Les collectivités ne sont pas toujours ravies à l’idée de s’offrir la gestion de ce service aussi lourd que technique. 
D’autant que le prix de vente aux particuliers est plutôt bas. La facture moyenne en 2008 était de 188 euros, avec un mètre cube d’eau à 3,01 euros TTC, dont 1,51 euro lié à la production et à la distribution, et 1,50 euro consacré à l’assainissement des eaux usées. Si ce tarif peut varier du simple au double selon les régions, il reste en dessous de la barre européenne. Une étude de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) place la France en cinquième position des pays où cette ressource est la moins chère, derrière la Finlande, la Suède, l’Espagne et l’Italie.
Et les Français ne s’en plaignent pas. Selon le baromètre 2010 TNS-SOFRES /C.I.EAU réalisé pour la quinzième année consécutive, 79% des Français se déclarent satisfaits de la qualité de l’eau distribuée à leur domicile (un taux en augmentation), et 51% la jugent « plutôt chère » (pourcentage en baisse), tandis que 38% l’estiment «plutôt bon marché ».
 
La renégociation des contrats, sans forcément passer pas la remunicipalisation, est appréciée sur la facture. Alors même que la consommation d’eau baisse dans toutes les régions et devrait impliquer une hausse des prix pour compenser, la Fédération professionnelle de l’eau serait sur le point de conclure à une baisse moyenne des tarifs sur le territoire de 5% à 9% en 2010, grâce à la multiplication des « gestes commerciaux » de la part des opérateurs privés.
 
En juin 2010, après des mois de suspens, les élus du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) ont d’ailleurs reconduit sans plus d’états d’âme le « méga-contrat » (comprendre : le plus important contrat de délégation de service public en Europe) de Veolia, en lui attribuant jusqu’en 2022 la distribution d'eau potable aux 140 communes de la région.  Là encore, une baisse de tarifs de 14% a permis de conclure l’affaire.
La loi de 1992 consacre l’eau en France comme « patrimoine commun de la Nation », mais la gestion de ses bénéfices reste trouble, et ouverte au plus offrant. Le contexte économique se montre enclin à jouer en faveur d’un statu quo « amélioré » entre privé et public, à coups de comptes plus transparents et de tarifs apaisants pour l’électeur-consommateur. Grâce à la vigilance accrue des associations et collectivités, le robinet français n’est plus une affaire privée, mais il reste difficile à manier pour un public qui n’en a plus l’habitude.
 
Marika Mathieu

(1) Etude comparant 1113 entreprises d’eau françaises, Eshien Chong et al., "Public-Private Partnerships and Prices: Evidence from Water Distribution in France", Review of Industrial Organization 29, no. 1 (2006).


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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 01:33

DE LA DIOXINE AUX OGM, UNE MULTINATIONAL QUI VOUS VEUT DU BIEN.

Un film de Marie-Monique Robin

Leader mondial des OGM, Monsanto est aussi l'une des entreprises les plus controversées de l'histoire industrielle. Cet empire centenaire a créé certains produits parmi les plus toxiques à avoir été commercialisés, à l'exemple des PCB et de l'herbicide agent orange. Fruit d'une enquête minutieuse, Le monde selon Monsanto retrace son évolution en s'appuyant sur des documents inédits et de nombreux témoignages.

Aujourd'hui, Monsanto se présente comme une entreprise des « sciences de la vie ». Chef de file des semences transgéniques, conçues notamment pour résister à son herbicide Roundup, Monsanto affirme vouloir résoudre le problème de la faim tout en préservant l'environnement.

À la lumière du passé troublant de la compagnie, peut-on vraiment croire en ses nobles intentions? Rapports mensongers, collusion, pressions indues et tentatives de corruption, l'histoire de Monsanto regorge d'épisodes inquiétants. Derrière l'image exemplaire déployée en façade, Monsanto consolide plutôt son emprise sur le marché mondial des semences, poursuivant un projet hégémonique au mépris de la sécurité alimentaire et de l'écologie planétaire.

 

 

 

 

Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaires

 

La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)... nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.

Un géant de la chimie... explosif

 

 

 

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industrie chimique.

Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

Monsanto, qui a dirigé l'usine de Nitro entre 1934 et 2000, a par ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 par 77 habitants de Virginie atteints de cancer, qui accusent la compagnie d'avoir diffusé "illégalement" de la dioxine dans les environs de l'usine.

PCB : le procès de la honte

 

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L'usine de Monsanto à Anniston (Alabama).

 

En 2001, 3 600 habitants de la ville d'Anniston, en Alabama, attaquent Monsanto pour une contamination aux PCB. Selon un rapport déclassifié de l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA), Monsanto a déversé pendant près de quarante ans des milliers de tonnes de déchets contaminés dans un ruisseau et une décharge à ciel ouvert, au cœur du quartier noir de la ville.

La façon dont The Washington Post rapporte l'histoire est édifiante : "Des milliers de pages de documents de Monsanto - dont beaucoup sont estampillés 'CONFIDENTIEL : lire et détruire' - montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu'elle faisait et surtout ce qu'elle savait. En 1966, des responsables de l'entreprise avaient découvert que des poissons immergés dans ce ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été bouillis vivants. Ils ne l'ont dit à personne", raconte le quotidien américain.

En 1975, une étude menée par Monsanto révèle que le PCB provoque des tumeurs chez le rat. La multinationale décide d'en changer les conclusions, de "légèrement tumorigènes" à "n'apparaît pas cancérigène". "Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar" : ainsi se conclut l'un des mémos consultés par The Washington Post.

Monsanto a finalement été jugée coupable en 2002 d'avoir pollué "le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB". La firme sera condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts et à assurer le nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de l'entreprise.

En février 2007, The Guardian révèle que le géant agrochimique a appliqué les mêmes méthodes sur plusieurs sites en Grande-Bretagne entre 1965 et 1972. Le quotidien a eu accès à un rapport gouvernemental montrant que 67 produits, dont l'agent orange, la dioxine et des PCB, ont été identifiés dans une carrière au pays de Galles. En France, la fabrication et l'utilisation des PCB sont interdites depuis 1987.

Agent orange : condamné pour "empoisonnement"

 

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Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange. | AFP/HOANG DINH NAM

 

 

Durant ces mêmes années, entre 1961 et 1971, Monsanto produit l'agent orange, constitué à partir de l'herbicide 2,4,5-T, dont la dangerosité est largement connue depuis l'explosion de l'usine de Nitro. Ce défoliant sera massivement déversé par l'aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d'anciens combattants américains.

Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l'agent orange. Monsanto se retrouve, au côté de six autres entreprises, accusé principal d'un procès en réparation pour empoisonnement. En 1987, les sept producteurs de l'agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains.

Durant le procès, Monsanto présentera des études scientifiques démontrant l'absence de lien entre l'exposition à la dioxine et les nombreux cancers dont souffraient les vétérans, pour les débouter de leur action. Il sera démontré au début des années 1990 que ces études se fondant sur les conséquences de l'explosion de l'usine de Nitro en 1949 étaient biaisées.

Cette fraude scientifique sera confirmée par le National Research Council, qui constate que les études de Monsanto "souffraient d'erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu'elles avaient été biaisées dans le but d'obtenir l'effet recherché". L'affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace et le chercheur Joe Thornton dans un rapport intitulé Science for Sale.

L'herbicide Roundup est-il toxique ?

Souvenez-vous de cette publicité et de ce bon chien Rex : "Roundup ne pollue ni la terre ni l'os de Rex". Elle a valu à Monsanto d'être condamnée deux fois, aux Etats-Unis et en France, pour des mentions mensongères placées sur l'emballage de cet herbicide total (qui élimine toutes les plantes).

En 1975, l'entreprise lance sur le marché Roundup, un herbicide très puissant présenté comme "biodégradable" et "bon pour l'environnement". En 1996, le procureur de New York condamne Monsanto à une amende de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères. En janvier 2007, la firme est condamnée en France (extrait du jugement) pour les même motifs à... 15 000 euros d'amendes. Roundup est aujourd'hui l'herbicide le plus vendu au monde.

Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto - et son principe actif, le glyphosate - est potentiellement tératogène, c'est-à-dire responsable de malformations fœtales. L'une d'entre elles, publiée fin 2010 dans Chemical Research in Toxicology, montre que l'exposition directe d'embryons de batraciens à de très faibles doses d'herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations.

Monsanto réfute ces conclusions : "Le glyphosate n'a pas d'effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate, même à très fortes doses", affirme la firme sur son site.

Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a asséné un nouveau coup dur au produit phare de Monsanto : il enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois et de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide.

Herbicide Lasso : interdit à la vente

 

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Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février. | JEAN MICHEL NOSSANT /© JEAN MICHEL NOSSANT

 

La condamnation qui a frappé, lundi 13 février, le deuxième herbicide de Monsanto est plus significative. Les juges français ont en effet considéré que le fabricant de produits phytosanitaires devra indemniser "entièrement" le plaignant, Paul François. Ce céréalier ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l'inhalation du Lasso.

Monsanto a fait appel. "Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. [La société] a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué.

Jugé dangereux, cet herbicide est pourtant interdit au Canada depuis 1985, en Belgique et au Royaume-Uni depuis 1992 et en France depuis 2007 (il avait été autorisé le 31 décembre 1968).

Hormones de croissance : scandale chez Fox News

Au début des années 1990, Monsanto commercialise son premier produit issu des biotechnologies : Posilac, l'hormone de croissance bovine recombinante (rBGH), une hormone transgénique destinée à augmenter la lactation des vaches de près de 20 %. L'hormone entraîne des mammites, des inflammations de la mamelle, qui contraignent les éleveurs à traiter leurs vaches avec des antibiotiques, dont on retrouve ensuite la trace dans le lait. Ce produit miracle est aujourd'hui interdit partout, sauf aux Etats-Unis.

Un documentaire canadien, The Corporation, raconte comment Monsanto a fait pression sur Fox News (groupe Murdoch) pour l'empêcher de diffuser une enquête dévoilant les dangers du Posilac en 1997. Cet extrait illustre le lobbying particulièrement agressif de la firme : non seulement l'enquête n'a jamais été diffusée, mais ses auteurs ont été licenciés par la chaîne.

 

 

 

OGM : des procès en pagaille

 

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Un champ de colza génétiquement modifié. | THOMAS Fred

 

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l'herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation. Détentrice d'un brevet aujourd'hui périmé sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l'entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. Elle produit actuellement 90 % des OGM de la planète.

Un quasi-monopole que la firme défend chèrement. Au cours des années 2000, Monsanto assignera ainsi devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d'avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c'est-à-dire de les avoir replantées.

Monsanto revendique des droits à la propriété intellectuelle sur certaines semences. Ce qui ne l'empêche pas d'être elle-même poursuivie pour acte de "biopiraterie". En août 2011, l'Autorité nationale de biodiversité indienne a ainsi annoncé qu'elle portait plainte contre la compagnie, accusée d'avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée (BT-Brinjal) à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.

Autre condamnation, aux Etats-Unis cette fois. Monsanto a accepté en 2010 de payer 2,5 millions de dollars d'amende pour avoir vendu du coton OGM non autorisé. L'Agence de protection de l'environnement (EPA) reproche à l'entreprise d'avoir violé la législation lui interdisant de vendre des cotons génétiquement modifiés dans certaines régions du Texas, où ces variétés étaient prohibées par crainte d'une résistance aux pesticides.

Aspartame : vers nouveau scandale sanitaire ?

Monsanto le précise clairement sur son site Internet : après en avoir été l'un des principaux producteurs dans les années 1980 et 1990, l'entreprise ne produit plus d'aspartame depuis 2000. La firme tient pourtant à insister sur le fait que cet édulcorant, le plus utilisé au monde, "ne provoque aucune maladie".

Des études récentes ont cependant mis en évidence un risque accru de naissances prématurées chez les femmes qui consomment ce produit. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a même été invitée en mai par la Commission européenne à anticiper la réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame en 2012.

 

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Dans les colonnes du Monde (abonnés), Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de la filiale française de l'entreprise, déplore que Monsanto soit devenu "un nom attractif pour qui veut faire de l'audience". Une réputation malmenée que la firme tente de gommer en déclinant sur son site les principes de sa charte éthique : "Intégrité", "Dialogue", "Transparence", "Partage", "Utilité" et "Respect". Contacté par Le Monde.fr, Monsanto n'avait pas répondu à l'heure où cet article était publié.

 

SOURCE : link

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 01:15

Dans l'optique de  créer leur nouvel ordre d'esclavage et de servitude pour la population, Sarkozy réaffirme son intention de mener le peuple français vers un nouvel ordre mondial...

 

 

 

Il y a quelques temps j'ai traduit ces vidéos sur le sujet du Nouvel Ordre Mondial médiatisé depuis Bush père et des confréries secrètes, plus particulièrement du Bohemian Groove.

 

 

 

 

 

 

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 17:04

Interview de Pierre Jovanovic par Media-Investigation, le 29 mars 2012, sur sa vision à court-moyen terme de la crise bancaire et financière ainsi que sur son livre BLYTHE MASTERS.


L’entretien avec Pierre Jovanovic :
Présentation, parcours et revue de presse internationale de Pierre Jovanovic

Dans une première partie :
Le livre BLYTHE MASTERS, la banquière de la JP Morgane à l’origine de la crise mondiale
Ce qu’elle a fait, ce qu’elle va faire...

 

Dans une seconde partie :
Un Monde ruiné, bourré d’artifices bancaires
« Le plus grand hold-up de tous les temps »
Nous sommes dans une période pré-révolutionnaire
La planche à billet
Le cas de l’Argentine et autres exemples
Wall street
"Il n’y a pas assez d’argent sur la planète pour payer les dettes : on va vers la Révolution"
"On vit dans le déni"
A quelques jours de la présidentielle, comment cela va-t-il évoluer ?
Quels conseils pratiques peut-on donner à ceux qui vous suivent ?

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 04:05
SOCIETE

Dette : qui va payer ? (extraits du Monde d'Après - France 2 du 12/11/2012)

 

Conversation entre Jovanovic et l'équipe de JaiUnDoute.Com (ITW)[VF]
 

CATASTROIKA (Docu) [VOSTFR]
 

Noire finance. La grande pompe à phynances & Le bal des vautours (Docu)[VF]

 

“Debtocracy”, le documentaire qui secoue la Grèce (Article + Docu)

 

Les Maitres de la monnaie - The Money Masters (Docu) [VOSTFR]

 

Quand Internet fait des bulles (Docu) [VF]
 

La crise grecque vécue de l’intérieur (Docu)

 

Europe : La fabrique de pauvres (Docu) [VF]

 

Les Nouveaux Chiens de Garde (Docu) [VF]

 

«L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique» par Myret Zaki et Etienne Chouard (Conférence) [VF]
 

"Comprendre l'Empire" : Du contrôle de l'énergie à l'argent-dette (Docu) [VF]

Alors que tous les yeux sont rivés sur l’euro et le dollar, la Chine prépare... LE PLUS GRAND HOLD-UP DE TOUS LES TEMPS (Doc +- Pub..) [VF]


Pactes avec le diable (Banking With Hitler) (Docu) [VF]


Entretien avec Olivier Delamarche : vers la faillite des Etats (ITW)


"The untouchables" : Les banquiers sont plus égaux que les autres... (Docu) [VO]


L'esclavage moderne entretenu par le système bancaire (+ Docu Zeitgeist: Addendum) [VF]


Overdose : La prochaine crise financière [VOSTFR]
 

L'argent dette 1 et 2 : promesses chimériques (docus+article)
 

L'Argent Dette III de Paul Grignon : Evolution au-delà de l'Argent (Docu) [VF]


Les Intouchables - The Untouchables (Docu) [VOSTFR]


Le rêve américain - L'histoire de la plus grande arnaque de tous les temps (Dessin animé) [VOSTFR]


Dans le silence des campagnes (Docu) [VF]


Les banques, une mafia qui a pris le pouvoir ! (ITW de Nicolas Dupont-Aignan) [VF]


"Quand l'Europe sauve ses Banques, qui paye ?" (Docu) [VF]

 

Perkins John - Les confessions d'un assassin financier (PDF + Docu)


Pauvres de nous (Docu) [VF]

 

« L’ARGENT DE LA DROGUE A SAUVÉ LES BANQUES EUROPÉENNE » (ITW) [VOSTFR]

 

Faisons de l'argent / Let's make money (Doc) [VOstFR]

 

Olivier Berruyer et Olivier Delamarche : Qui va payer la dette ? (Conférence) [VF]

 

L'occasion manquée de 1989 (Doc) [VostFR]

 

Etienne Chouard : Chercher la cause des causes (Extrait de conférence) [VF]

 

Dans le secret du crime financier (Doc) [VF]

 

Pierre Jovanovic : Dette, Austérité, Chaos social, Manif Pour Tous, Syrie, JP Morgan, Or (9 septembre 2013)

 

Consommateurs pris au piège (Doc) [VF]

SOCIETE

Le Bien Commun : L'Assaut Final (Doc) [VF]

 

Amérique : Le lobby pro-israëlien (Doc) [VF]

 

L'AFFAIRE COCA COLA (Docu) [VF]

 

Nestlé et le business de l'eau en bouteille (Docu) [VF]


Les nouveaux maîtres du monde - Goldman Sachs (Docu) [VF]

 

Le hold-up de l'eau (Docu) [VF]

 

Qui a tué la voiture électrique ? (Docu) [VF]

 

Les Armées Privées : Black Water (Docu) [VF]

 

Le secret des Sept Soeurs (Docus) [VF]

 

We feed the world - Le marche de la faim (Docu) [VOSTFR]

 

Le monde selon google (Docu) [VF]

 

L'eau fait de l'argent / Water makes money (Docu+article) [VF]


Le monde selon MONSANTO / Monsantoland (Docu+article) [VF]

 

La Réserve Fédérale américaine - Le Contrôle de l'argent (Rothschild/Rockefeller)

 

Sylvie Simon, le lobbying et la peur… (ITW) [VF]

 

The Brussels Business qui contrôle vraiment l'Union Européenne ? (Docu) [VF]

 

Wal-Mart : le géant de la distribution (Docu) [VF]

 

Foxconn la face cachée d’Apple (Docu) [VF]


Coca-Cola : le côté obscur de l’Empire (Docus) [VF]

 

« Le Savoir est une Arme » (Conférence Asselineau : "Qui gouverne réellement la France ?)

 

Les infiltrés - Pôle-emploi : “mission impossible” (Docu) [VF]


Florange, l’acier trompé (Docu) [VF]


Les sanofi face à leur Direction, Version intégrale non censurée (Docu) [VF]


Laboratoires Pharmaceutiques, Un Lobby En Pleine Santé (Docu) [VF]


Surplus : La consommation par la terreur (Docu) [VostFR]


Khodorkovski (Docu) [VF]


Emeutes de la faim : Qui sont les responsables ? (VidZ + Docu)


Planète à vendre (Docu) [VF]


À qui profite la faim ? (Docu) [VF]

 

A l'intérieur de l'empire Samsung (Docu) [VF]

 

Les armes fabriquées par les imprimantes 3D (Doc) [VOSTFR]

 

E-cigarette : coup de tabac sur la clope (Doc) [VF]

 

Tout comptes faits (Doc) [VF]

 

Du sang dans nos portables (Doc) [VF]

 

Les oubliés du XXIe siècle ou la fin du travail (Doc) [VF]

 

La face cachée du chocolat : enfants esclaves (Doc) [VF]

 

Contre Nestlé jusqu’à la mort (Doc) [Vf]

 

Super Ca$h Me (Doc) [VF]

 

Le business de la sécurité routière (VidZ) [VF]

 

Google Baby - BB en kit (Doc entier) [VF]

 

Nom de code : Linux (Doc) [VF]

SOCIETE

TOUS MANIPULÉS ?! (Docu) [VF]


Operation Hollywood - La propagande du pentagone (Docu) [VF]

 

LES EFFETS PERVERS DE LA TÉLÉVISION SUR LE CERVEAU (Docu) [VF]

 

Loose Change - Un coup d'état américain (Docu) [VF]

 

TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision (Docu + Conférence)

 

Le Jeu de la mort (Documentaire) [VF]

 

La stratégie du choc (Docu) [VF]

 

Le Temps de Cerveau Disponible (FR)

 

L'ex-Agent de la CIA, Susan Lindauer peut désormais témoigner sur le 11 Septembre 2001 (ITW) [VOSTFR]


Psywar : Guerre Psychologique (Docu) [VOSTFR]

 

Les enfants perdus de Tranquility Bay (Docu) [VF]

 

Diffamation / Defamation (Docu) [VostFR]

 

Terrorstorm / Vague de terreur (Alex Jones sur les crimes d'Etat) [VOSTFR]

 

SIBEL EDMONDS : une femme a abattre (Doc) [VF]

 

Hacking Democracy / La démocratie piratée (Doc) [Vostfr]

 

Gene Sharp : L'alphabet d'une révolution (Doc) [VF]

 

SEPTEMBER CLUES / Les preuves de septembre (Doc) [VF]

 

LES INITIÉS DU 11-SEPTEMBRE (Doc) [VF]

 

11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor (Doc 1/3)[VF]

 

11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor (Doc 2/3)[VF]

 

11-Septembre : Le Nouveau Pearl Harbor (Doc 3/3) [VF]

 

La théorie du genre expulsée de Norvège : le paradoxe de l'égalité des genres. (Doc) [VF]

 

Une histoire digne d'Orwell ou de Huxley [VF]

 

State Of Mind : the Psychology of Control (Doc) [VO]

 

The power of nightmares / Le pouvoir de la peur (Docs) [VostFR]

 

Pierre Dortiguier : L'Enseignement de l'Ignorance (ITW) [VF]

SOCIETE
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Pierre Hillard et Michel Blanzat, le "nouvel ordre mondial" (Radio Courtoisie)

 

Fabrice Bonvin et son livre "Le Secret des Secrets" (ITW) [VF]

 

L'Ordre de Malte (Docu) [VF]

 

L'ordre de la Rose-Croix (Docu) [VF]


LE BOHEMIAN CLUB (Article + Docus) [VOSTFR]


Le "Club" Bilderberg (Article+Docus) [VF]


Le siècle - "Club de Réflexion" - (Article+Video) [VF]

 

Aaron russo révèle le terrible agenda du NOM (ITW Alex Jones Complet)[VOSTFR]

 

Van Helsing Jan - Les Sociétés secrètes et leur pouvoir au 20ème siècle (PDF+Vidéo+Conférence)

 

Les réseaux de l'horreur - Stan Maillaud (Docu) [VF]

 

Entretien avec Emmanuel Verdin [VF]

 

CIA, Satanisme, et Réseaux pédophiles - Ted Gunderson (Conférence) [VOSTFR]

 

Invisible empire / L'empire Invisible [Vostfr]

 

Quelque Chose de Sombre Arrive - N.W.O. / N.O.M. (Docu) [VF]

 

Les faits Karl Zéro "Zandvoort - le fichier de la honte" (Docu) [VF]

 

Collapse - L'Effondrement - En route vers les 10 commandements des Georgia Guidestones (Docu) [VOSTFR]

 

Via la crise, le piège du Nouvel Ordre Mondial se referme sur nous.. (Docu) [VOSTFR]

 

Forces Occultes - Au coeur de la Franc-Maçonnerie (Docu)

 

Les Beatles et la franc-maçonnerie (Doc)


« Le travail c’est la liberté » : Bilderberg, ce club élitiste digne du Big Brother d’Orwell (Docu + VidZ)


"La Route vers le nouveau désordre mondial" - interview de Peter Dale Scott


Nouvel Ordre Mondial : Réponse à Attali, Minc, BHL, Sarkozy,... etc. (Docu) [VF]


Jacques Testart : de plus en plus fortement engagé dans le combat anti-NWO (Radio 30 min - France Culture)


Pierre Hillard, spécialiste du mondialisme… origines, découvertes et terrifiantes perspectives (ITW) [VF]


Conspiracy of silence / La conspiration du silence (Docu) [VOSTFR]


Pédophilie d’État - Se taire, c’est être complice (Docu) [VF]


Snuff-Movies et Messes Noires en FRANCE (Docu) [VF]

 

Entretien avec Sarane Alexandrian : la Magie Sexuelle [VF]


Manifestation contre la brutalité policière par le COBP (Docu) [VF]


Sous La Cagoule, Un Voyage Au Bout De La Torture (Docu) [VF]


Aaron Russo - Entretien inédit [VOSTFR]


End Game / Fin de partie - Alex Jones [VOSTFR]


America : freedom to facism / L'Amérique : de la liberté vers le fascisme- Aaron Russo (Docu) [Vostfr]


Interview EXPLOSIVE de Jacques Thomet pour son livre Retour à Outreau


Les liens secrets entre les jésuites ,les Rothchilds et le Vatican (Article + VidZ)


La face cachée de Reporters Sans Frontières : De la CIA aux faucons du Pentagone (ITW) [VF]

 

Connaissance élémentaire de la Franc-Maçonnerie (Conférence) [VF]

 

L'industrie de la musique exposée / The music industry exposed (Doc) [VOSTFR]

 

A.Kinsey: Pédophilie et Révolution Sexuelle (Doc) [VF]

 

Peter Joseph : La culture en déclin / Culture in decline (Docs) [VostFR]

 

Opus dei, une croisade silencieuse (Doc) [VF]

 

Témoins de Jéhovah et pédophilie (Doc) [VF]

 

Les Ancêtres de la sexualisation précoce (Doc) [VF]

 

The 4th world war / la 4ème guerre mondiale (Doc) [VoStFr]

 

L'oligarchie et le sionisme -1ère Partie- : La supercherie tribale (Doc) [VF]

 

Dévoiler les Illuminatis de l'intérieur. Tous leurs Secrets Dévoilés par un ex Franc Maçon (Doc) [VostFR]

 

La lumière derrière la franc maçonnerie : Tous leurs secrets dévoilés par un ex franc maçon (Doc) [VostFR]

 

Claude Timmerman : Le « Rapport de la Montagne de fer » + The Report from Iron Mountain A Blueprint for Tyranny (Doc) [VO]

 

Stanley Kubrick, les sociétés secrètes et la pedocriminalité (Doc) [VF]

 

Le Réseau Pédophile d'Angers - 1999 à 2001 (Doc) [VF]

 

Pédocriminalité - Affaire Rolodex : L'injustice Hollandaise (Doc) [VF]

 

Que cache la pédocriminalité ? (Doc + PDF) [VF]

 

"Vivre l'enfer" - Abus rituels en Allemagne (Doc) [VostFR]

 

Assassinat du juge Borrel, enquetant sur des détournements de fonds publics et des réseaux pédophiles- Octobre 1995 (Doc) [VF]

 

"La vilaine Lulu" de Yves Saint-Laurent - BD d'initiation au satanisme (VidZ)

 

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Pierre Hillard : Crise politico-économique, arme pour le nouvel ordre mondial (ITW) [VF]

 

Pierre Hillard : Comprendre le Mondialisme et y survivre (Conférence) [VF]

 

Le vrai pouvoir du Vatican (Doc) [VF]

 

777 : la chute du Vatican et de WallStreet - Jovanovic (ITW + PDF + AudioBook)

SOCIETE

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES de Yannis Youlountas (Doc) [StFr]

 

Gotlib - Trait pour trait (Doc) [VF]

 

La communauté des Bishnoï (Doc) [VF]

 

Le Nomadisme : Une génération sur la route (Doc) [VF]

 

Kymatica (Docu) [VOSTFR]


Esoteric Agenda (Docu)[Vostfr]

 

Le Rêve Indien (Docu) [VF]

 

Ceux qui possèdent si peu (Docu)

 

Survivre au progrès (Docu)

 

Les sentiers de l'Utopie (Docu)

 

"The Signs" - dans son intégralité - HD (Docu) [VOSTFR]

 

"Vivez, prospérez, consommez" (Docu) [VF]

 

The living matrix (Docu)[VOSTFR]

 

THRIVE – Que faut-il sur Terre pour prospérer ? (Docu) [VF]

 

Un autre monde est possible (Docu) [VF]

 

Paradis ou perdition ? - Paradise or oblivion ? [VOSTFR]

 

Transhumanisme, NBIC : un monde sans humains ? (Docu) [VF]

 

Coalition Of The Willing (Docu) [VOSTFR]

 

Le revenu de base (Docu) [VF]

 

La parole Maya : l’espoir que l’humanité se réveille en 2012 (Docu + VidZ) [VOSTFR]

 

Je travaille... mais je suis pauvre (Docu) [VF]

Bernard Stiegler - Les écrans et la jeunesse (Conférence) [VF]


Inde : L’université des Va-nu-pieds (Conférence) [VOSTFR]


Préambule du "Projet Hisse l'Âme"


Au fait, qui a inventé internet ? (émission France Culture en vidéo)


Comment fonctionne internet ? - Conférence de Benjamin Bayart [VF]


Indignez-vous - Stéphane Hessel (Docu +PDF) [VF]


L'Internet rend hommage à Chavez (Docus, Discours et articles) [VOSTFR et FR]


Histoire de la drogue à travers les âges (Docu) [VF]


Stéphane Hessel - Biographie (Docu) [VF]

 

Le pétro-dollar est un CANCER mondial (Réflexion) [FR]


Marinaleda, un village en utopie (Docu) [VF]


Jiddu Krishnamurti : "Libérer notre cerveau du conditionnement" [VF]

 

KANEHSATAKE: 270 ANS DE RÉSISTANCE (Docu) [VF]

 

The Pirate Bay (Doc) [VF]

 

Dédale, un fil vers la démocratie. (Doc) [VF]

 

Les secrets des tribus : Rites d'initiation (Doc) [VF]

 

Punishment park [VostFR]

 

Le piège : qu'est-il arrivé à notre rêve de liberté ? / The Trap: What Happened to our Dream of Freedom (Docs) [VostFR]

 

Entretien avec BOB : "Le problème c'est qu'aujourd'hui les gens n'ont plus de couilles !" [VF]

SOCIETE

Le Vrai Visage de la Guerre en Centrafrique - Bob toute la vérité [VF]

 

Thinkerview - Interview de Peter Dale Scott [FR]

 

Les naufragés du rêve américain (Doc) [VF]

 

ITW de Marc Filterman sur son livre « Les Armes de l'Ombre » [VF]

 

Gaz et pétrole : Guerres secrètes (Docu) [VF]

 

Sans retour (Docu)[VF]

 

Voyage au Tibet Interdit (Docu)

 

Dubaï : l’esclavage et la prostitution au cœur du monde musulman (Article + Docu)[VF]

 

Uranium et Thorium : Un scandale militaire en puissance (Docu)[Vostfr]

 

Les fringues « low cost » oppriment et empoisonnent une partie de la planète. (Docu) [VF]

 

Un monde en or (Docu) [VF]


Dans les entrailles de New York. (Docu) [VF]

 

Traqués: Enquête sur les marchands d’armes numériques - ou comment la France à permis à Khadafhi de surveiller les opposants au pouvoir et bien plus.. (Vidéo)[VF]

 

De la servitude moderne - Les Temps Bouleversés par Jean-François Brient (Docu + article + pdf) [VF]

 

Mr Mondialisation - Mondialénation - Intro & Objectifs - N.O.M ? (Docu+article) [VF]

 

L'Argent Dette 1 et 2 : promesses chimériques (Docus+Article)

 

Conférence de Jacob Cohen « Dieu ne repassera pas à Bethléem » + Rencontre avec jacob Cohen (Conférence + ITW)

 

Temps présent : Retour au Far West, la faillite de l'état américain (Docu) [VF]

 

Dr Rath - Europe : perspectives politiques (Conférence)[VOSTFR]

 

Toronto G20 exposed [VO]

 

Occupation 101 [VOSTFR]

 

LE DOCUMENTAIRE QUI N'A PAS PLU À ISRAËL... (Docu) [VF]

Décadence de la Civilisation (Docu) [VF]


Entretien avec Nigel Farage : Pour une Europe des nations [Vostfr]

Carnets de Syrie (documentaire russe sur la guerre civile en Syrie)[VOSTFR]

 

Dépénalisation de l'inceste en Suisse ! (Vidz)


Vers un crash alimentaire (Docu) [VF]


Un oeil sur la planète - A quoi joue le Qatar ? (Docu) [VF]


Dérives (Docu sur les brutalités policières au canada)[VF]


Entretien avec David Cronin - Europe Israël : Une alliance contre-nature [VOSTFR]


Le Grand Bond en Arrière (Docu) [VF]

 

D'Opium Brut - (documentaire sur l'implication des USA dans l'explosion du trafic d'héroïne ) [VF]

 

Esclaves Sexuelles (Doc) [VF]

 

Discussion entre Gilad Atzmon et Jacob Cohen, juifs antisionistes [VOSTFR]

 

Google Baby / Bébés en kit (Doc) [VF]

 

Dédale, un fil vers la démocratie. (Doc) [VF]

 

Quand le Mossad frappe en France - 1975 (Doc) [VF]

 

Comment osent-ils ? La crise, l'euro et le grand hold-up (WebDoc) [FR]

 

Torture made in USA (Doc) [VF]

 

Les sayanim, une cinquième colonne au service d’Israël (Conférence) [VF]

 

Pierre Hillard - Conférence de Lyon - 17/05/2013

 

The Obama Deception : "The Mask Comes Off" / Le masque tombe (Doc) [VostFR]

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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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