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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 17:05

 

Dans un récent article très bien fait, SoBiz nous explique la situation à Dubaï, comment le petit royaume musulman qui n’avait pas de pétrole mais ne manquait pas d’idées, a misé sur l’immobilier, le tourisme … et l’endettement pour se développer et quelles peuvent être les conséquences de la grave crise actuelle. Mais si l’on va un peu plus loin et que l’on soulève la burka le voile, on découvre alors une réalité glauque et bien peu en accord avec ce que l’on peut attendre d’un pays se réclamant d’une certaine morale religieuse. Car Dubaï s’est construit en pratiquant l’esclavage, en autorisant la prostitution et en mettant fin à la prohibition de l’alcool, entre autres …  Ce n’est certes pas une découverte mais, à la faveur de cette crise, l’hypocrisie va peut-être enfin cesser et les langues se délier pour dénoncer le scandale et éviter qu’il ne se perpétue, ici et ailleurs.

Ce sont ce qu’on appelle en Anglais les "Third Country Nationals" (TCN) – pudiquement rebaptisés "High Value Expatriates" (HVE) depuis quelques temps maintenant, pour faire politiquement correct – qui ont bâti Dubaï et assurent son fonctionnement. Ces travailleurs émigrés venant des Philippines, d’Inde, du Pakistan ou encore de Palestine ont été, et sont toujours, traités comme des animaux, transportés dans des bétaillères, logés dans des containers, corvéables à merci, payés au lance-pierres et expulsables sans préavis. Le monde idéal selon Eric Besson !!!



Employés dans tous les secteurs de l’économie, de l’industrie aux services, en passant par la banque et même la police, ils permettent aux "locaux"  de ne pas s’abaisser à travailler et de jouir en toute décontraction des immenses centre commerciaux climatisés qui constituent le principal atout de ce gigantesque supermarché climatisé bâti sur le sable, entre le désert et la mer.
Mais Dubaï c’est aussi :

  • la prostitution apparue pratiquement au grand jour depuis la fin des années 80 avec des filles venant de toutes les régions du monde, en particulier de la Russie.
  • la vente d’alcool en plein cœur du monde musulman frappé par la prohibition, mais qui a soif comme les autres
  • les lois d’exception qui  garantissent que les expatriés occidentaux confortablement installés dans ce petit paradis ne se sentent néanmoins pas trop chez eux en se rappelant, en permanence, qu’un accident de la route impliquant un "local", quelles que soient les circonstances, est leur faute à eux, expatriés, même si le "local" en question, dans son gros 4x4, roulait à 140 sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute et que vous ne l’aviez pas vu arriver dans votre rétroviseur.
  • le  système de sponsoring qui oblige tout société étrangère à avoir un partenaire local payé à ne rien faire.

On pourrait presque se réjouir en se disant qu’il y a peut être une justice et que devant tant d’opulence, d’hypocrisie et de bling-bling, l’émirat de Dubaï n’a que ce qu’il mérite. Mais hélas, les premiers qui vont souffrir de la situation sont bien les esclaves et les demoiselles mentionnés ci-dessus.

 

 



 

 




Aller plus loin :

De la servitude moderne - Les Temps Bouleversés par Jean-François Brient (Docu + article + pdf) [VF]

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:06

Tout le monde le Fait : Fait le donc!

Tout le monde doit se faire vacciner, alors les moutons suivent le troupeau… C’est le boxing day! Les consommateurs avertis se précipitent! Le film sur Michael Jackson en primeur, c’est la cohue, ensuite, le film "Avatar" prend l’affiche, alors les mouton vont docilement se mettre en file… C’est la sortie d’un nouveaux jeux vidéo. Les consommateurs avertis se précipitent encore!

À la télé c’est la remise des oscar, ou CSI, la majorité ont leurs yeux rivés sur le petit écran… C’est la St-Valentin, on a préparer les magasins de pacotilles! Ensuite ce sera Pâques, encore des friandises et des babioles! Et, les consommateurs en bons moutons aliénés, participeront à écouler les stocks.

Pensons aux élections de Barack Obama, où la foule était particulièrement fébrile…

Pensons encore au concert monstre de Paul McCartney à Québec le 22 juillet 2008, dans la cadre des festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec. (apparemment 250,000 personnes!


Égrégores et Mouvements de Masse

On appelle égrégore, l’ensemble des énergies cumulées de plusieurs personnes, vers un but ou une croyance défini par eux. Il agit comme un accumulateur d’une énergie aurique possédant ses propres caractéristiques, et motivé par la foi ou la concentration de plusieurs personnes à la fois.

C’est une manifestation parapsychique, un “être” ou une “force” créée par la pensée de gens qui ont un but commun. La vitalité d’un égrégore dépend du nombre de personne y participant mais aussi de l’énergie apporté par chacun ainsi que du temps passé à l’activer.

Plus ce but commun existe depuis longtemps, plus ceux qui le partagent sont nombreux, plus cet égrégore est puissant. À la limite, une seule personne s’investissant assez dans quelque chose pourrait créer un égrégore, une entité défendant son projet et l’aidant à le réaliser. 
¸
DÉFINITION

C’est au médecin Pierre Mabille, compagnon de route du surréalisme et auteur de plusieurs ouvrages sur ce mouvement, que l’on doit une définition du terme « égrégore » dans son ouvrage « Égrégores ou la vie des civilisations », paru en 1938 :

« J’appelle égrégore, mot utilisé jadis par les hérmétistes, le groupe humain doté d’une personnalité différente de celle des individus qui le forment. Bien que les études sur ce sujet aient été toujours, ou confuses, ou tenues secrètes, je crois possible de connaître les circonstances nécessaires à leur formation. J’indique aussitôt que la condition indispensable, quoique insuffisante, réside dans un chos émotif puissant. Pour employer le vocabulaire chimique, je dis que la synthèse nécessite une action énergétique intense. »

Bien que connu sous différentes autres formes par le passé, la notion d’égrégores fut introduits en occultisme par Stanislas de Guaïta pour personnifier des forces physiques ou psychophysiques non surnaturelles en forme d’êtres collectifs.

ASPECTS PSYCHIQUES ET ÉNERGÉTIQUES

L’égrégore possède une composante à la foi psychique et énergétique. L’égrégore est une énergie qui contient toutes les vibrations des gens qui le créent, le font vivre… et qui leur échappe.

La concentration des personnes réunies dans un même but, avec les mêmes pensées intenses créée un égrégore qui se constitue, se développe, s’amplifie et devient actif.

Un savant français, Jean Charon, a publié aux éditions Tchou-Laffont un livre dont le titre est « L’infini Sursis », dans lequel il révèle le résultat de ses travaux sur ” La mémoire des électrons et la projection de l’inconscient “.

Il me paraît important de citer ce qu’il écrit :

“Les électrons qui nous constituent contiennent un espace-temps qui n’obéit pas aux lois de notre univers quotidien. De plus la totalité de notre esprit est contenue dans chacune des particules.”

Les cellules qui constituent l’égrégore sont tirées de l’humanité. Il vit sur le plan physique par l’intermédiaire de l’être humain et sur le plan astral par la projection astrale de ceux qui y adhèrent.

Inutile de le rappeler, tout est une question d’énergies. Et dans une première approximation, on pourra considérer qu’un égrégore aurique est une “boule” d’énergie visualisable dans l’astral qui a été crée la plupart du temps par un groupe d’individus humain. cette énergie aurique, avec laquelle il possible d’interagir, possède un caractère qui lui est propre, caractère attribué par ses créateurs. C’est comme un accumulateur d’une énergie possédant ses propres caractéristiques, et motivé par la foi ou la concentration de plusieurs personnes à la fois. Il est alors aisé de comprendre qu’il existe des égrégores aurique de toutes sortes (Égrégore chrétien, égrégore bouddhiste, égrégore islamiste, égrégore sectaire, égrégore sataniste, etc …) .

Un égrégore peut être perçu comme la résonance vibratoire aurique émise par la psyché d’un groupe de personnes vibrant sur une note déterminée. Les actes, les émotions, les pensées et les idéaux de chaque entité constituant ce groupe, fusionnent pour édifier un tout cohérent, une forme dont les composants sont de nature énergétique. La tradition ésotérique lui donne le nom de « forme pensée aurique».

Bien que d’essence subtile et impalpable, une forme pensée est aussi pénétrante, enveloppante et perceptible qu’une présence matérielle. Ce sont les courants émotionnels, mentaux et spirituels, émanant de l’ensemble des membres d’un groupe qui élaborent une forme pensée, pour ensuite la structurer.

La notion d’égrégore se rapproche de celle d’inconscient collectif, de conscience collective ou de champ morphogénétique ou de champs de conscience opérant entre eux. 

ORIENTATION D’UN ÉGRÉGORE

Un égrégore est un agrégat de forces constituées de courants vitaux, émotionnels, mentaux et spirituels, suivant la qualité vibratoire de la forme pensée aurique. Ces courants vitaux, créés par le groupe d’individus duquel l’égrégore est issu, pénètrent la conscience du groupe sous forme de désirs, de concepts et d’aspirations.

La patrie, la république, la justice, la guerre ne sont rien d’autre que des images égrégoriques.

L’égrégore de nature astrale peut être orienté par le mental et nourrit essentiellement par l’énergie émotionnelle, (la forme pensée provoquée par les désirs, les aspirations, les rêves, les décision, les engagements, les idées, la volonté, d’un ou de plusieurs êtres humains.)

Dans un groupe, on suppose que si les objectifs et les orientations personnelles des participants sont de nature matérielle, les égrégores, leur double subtil, manifestent des intérêts analogues. Si au contraire, les buts et les orientations des personnes constituant un groupe sur le plan physique sont inclusifs, son égrégore sera animé des mêmes intentions.

« Il existe une raison importante pour laquelle les groupes ésotériques (quelle que soit leur origine) restent discrets. Leurs symboles, rituels et réunions, répétés à travers le temps, développent un égrégore, ou « esprit de groupe », qui lie les membres, les harmonise, les motive et les stimule afin de réaliser les objectifs du groupe. Il leur permet également de faire des progrès “spirituels” qu’ils ne feraient pas s’ils travaillaient seuls. Un égrégore peut cependant être perturbé par la pensée négative de personnes qui ne sont pas en accord avec les objectifs. Par conséquent, les groupes ésotériques tentent de se protéger de pensées négatives qui pourraient affecter leur égrégore. » (Gaetan Delaforge in GNOSIS n°6)

En se focalisant sur un objectif et en agissant pour lui donner vie, une personne est en mesure de créer un égrégore susceptible de se développer pendant un temps indéterminé. Suivant l’intensité de l’idée émise et du nombre de personnes qui y adhéreront, ce temps peut durer de quelques jours à plusieurs millénaires.

Pour donner deux exemples:

Une association créée par un groupe d’amis, pendant une durée de deux mois autour du projet d’organiser un concert en vue de recueillir des fonds pour réaliser un objectif particulier, va créer un égrégore à durée de vie limitée.

Un égrégore peut être réactivé et transformé au cours des siècles.

L’égrégore de la Franc-Maçonnerie contemporaine, que l’on nomme: spéculative, avait déjà un long passé avant d’être de nouveau réactivé au début du dix-huitième siècle.

La maçonnerie spéculative est un sous-égrégore aurique de celui qui anime l’Esprit de la Maçonnerie qui et beaucoup plus ancien. La Maçonnerie actuelle, fondée en 1717 à Londres, est une émanation aurique de l’Egrégore Maçonnique dont il est difficile de connaître l’origine qui se perd dans la nuit des temps…

Selon certain enseignements de haute magie, l’égrégore peut parait il être détourné de son but original. Par exemple, l’église catholique est un excellent exemple d’égrégore aurique. La foi de millions de personnes dans les dogmes ancien de l’église, canalisé par les prêtres, donne un des plus puissant égrégore aurique connu, très prisé par les médium ou voyant occidentaux. Selon certains, le medium étant le manipulateur conscient d’énergie aurique, serait capable de se “brancher” sur l’égrégore aurique de l’église catholique.

La tradition Occulte rapporte le principe de l’envoûtement par messe triangulaire n’est plus pratiqué de nos jours. L’opérateur, devant pour ce faire, s’assurer la complicité de trois prêtres qui disaient simultanément trois messes dans trois”églises formant triangle. L’opérateur se plaçait au centre géométrique du triangle… Ce rituel utilisait l’égrégore catholique dévié de son emploi dans un but de nuisance. Il est à rapprocher de la pratique dite Média-Vita, largement utilisée jusqu’au XVe siècle et qui constituait avec les messes de saint Jude et de saint Sicaire des pratiques d’envoûtement autorisées et effectuées avec la complicité de l’église contre les ennemis de cette dernière… bien entendu.

NAISSANCE DE L’ÉGRÉGORE

L’égrégore est activé par une seul personne à la base l’idée créatrice fait que plein de personne adhère …

Selon la recherche ésotérique, un égrégore naîtrait, par exemple, d’une fervente prière collective, d’une thérapie de groupe, d’un soin énergétique, d’un rituel qui pourrait être chamanique par exemple. Mais il est tout autant être la résultante d’extrémismes religieux, politiques ou nationalistes ou même d’un évènement traumatisant susceptible d’engendrer une émotion collective puissante et durable tel que les attentats du 11 Septembre 2001…

Une idée collective est vouée à la vaporisation, si elle n’est pas ancré à la base par une personne ou un sujet…

Le collectif et fait de personne stable ou non stable avec des idées diffluentes si pas un ancrage sur l’idée central qui dégagera le positif, avec la meilleur volonté du monde l’énergie temporaire se volatilisera.

Afin de donner à l’égrégore une forme concrète, on en fait une représentation symbolique, qui sera un support de visualisation. Ce signe représente sa nature, ses buts, ses moyens.

Nous aurons donc le sceau de Salomon, l’étoile de David, le pentagramme, la croix latine, le triangle maçonnique, la croix gammée…

Le symbole porte en lui-même une représentation qui parle immédiatement à l’être humain de façon figurée. Tous ces innombrables signes et sceaux ne sont que des représentations de l’égrégore. Ces signes sont à la fois une protection, un support et un point de contact entre les membres. Ils deviennent alors de véritables pentacles.

ASPECT CONSTRUCTIFS DE L’ÉGRÉGORE

En Amérique et en Europe, on a expérimenté des “groupes de prières” dans les hôpitaux , qui prient pour la guérison physique des malades qui le leur ont demandé. On s’est aperçu, que des malades atteint de maladies graves, et pour qui priaient ces groupes, se remettaient beaucoup pus rapidement et avaient des chances de guérison beaucoup plus élevé, que des malades qui ne bénéficiaient pas de ces groupes ! Pourquoi ? Tout simplement parce que le “groupe de prières”, par sa dévotion, va canaliser une énergie aurique et faire son propre égrégore que l’on pourrait appeler “énergie de guérison”, et qui va se mêler à l’énergie aurique du malade visé, le rendant ainsi beaucoup plus fort, pour se battre contre la maladie !

Pour le travail, c’est la même chose : vous travaillez dans une entreprise qui vous demande de constituer un groupe afin de réaliser un projet. Si, dans votre groupe, chacun est soudés, “sur la même longueur d’onde aurique”, votre projet sera terminé en un rien de temps, et vous bénéficierez des honneurs de vos employeurs. Par contre, si dans le groupe existe une ou plusieurs “brebis galeuse”, l’énergie développée par votre groupe sera quasiment nulle ou très négative, les idées manqueront, votre travail n’avancera pas et le moral de vos “troupes” sera au plus bas ! Vous essuierez ainsi un cuisant échec auprès de vos responsables. Que se sera-t-il passé ? L’énergie développée par ce groupe à la base “malsain”, sera inexistante, voire malsaine. La meilleure solution aurait donc été que vous fassiez le travail seul, ce qui aurez été plus long, mais beaucoup moins difficile, étant donné que vous n’auriez subi aucune entrave à sa réalisation, contrairement à ce qui se sera passé dans votre groupe aurique négatif.

L’efficacité d’un Egrégore aurique repose sur la cohérence du groupe. Cohérence au niveau de l’identité, des objectifs, cohérence dans le temps et par delà le temps.

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NUTRITION DE L’ÉGRÉGORE

La puissance d’un égrégore dépend de sa « masse psychique concentrée ou mobilisée ».

La puissance et la nature de ces courants émis déterminent la qualité de la forme pensée aurique. Plus elle est alimentée et plus son rayonnement s’étend. En contrepartie, moins elle est nourrie et plus sa force s’affaiblit. C’est ainsi que les égrégores se créent, se développent, puis s’anémient et disparaissent. La durée de vie d’un égrégore dépend des paramètres identiques à ceux de toutes institutions humaines. Plus elles sont vitalisées auriquement, plus on leur porte de l’intérêt et plus elles se renforcent. Dans le cas contraire, moins elles sont fertilisées et moins elles sont susceptibles de battre des records de longévité.

Un égrégore, nourrit par des millions de gens et ce, sur un laps de temps considérable (bien que le temps soit modifié voir inexistant dans la plupart des autres plans), peut être devenu indépendant et capable de se régénérer en se nourrissant des énergies de ses “esclaves”, le chi. Peut-être même un égrégore peut-il développer un conscience, et ainsi devenir redoutable.

Les mêmes lois régissent le domaine matériel et le domaine psychique. Ce qui vaut pour l’un, vaut pour l’autre. Il n’y a aucune différence. Il en va bien évidemment de même pour ce qui touche au monde spirituel.

En tant qu’humain “moyen” ou non initié, la seul chose qu’on puisse faire pour lutter contre un égrégore, c’est savoir se contrôler: ses sentiments, émotions, pensées. Le fait de penser à un égrégore, on le nourrit. Détester, haïr, aimer, idolâtrer, prier, etc, on le nourrit.

Les égrégores, on ne les ressent pas, on les subit, en tant qu’humain “moyen”, c’est tout ce qu’il y a à faire. Il parait que seul un mage initié peut lutter “activement” contre un égrégore.

Pour cela, les dirigeants de ces cercles organisent des rassemblements, des meetings, des cultes… Afin d’augmenter le pouvoir de l’égrégore, on a recours à des rituels qui sont des formules, des prières, des invocations, la visualisation d’une image qui se concrétise, l’encens, les chaînes d’union, les courants mentaux…

A travers la croyance que nous avons mise sur le sang, celui-ci libéré sous forme de sacrifice accroîtra sa vitalité et certaines sectes utilisent ce procédé, de même que certaines religions animistes et nos anciennes pratiques religieuses mais aussi lors du sacrifice du mouton pendant la fête de l’Aïd chez les musulmans. Ce sacrifice leur permet ainsi de renforcer la vitalité de l’égrégore. Les masses non- familiarisées avec ce concept n’y voient pourtant là qu’une banale tradition…

La vie matérielle de l’égrégore est assurée par le nombre des membres d’un groupe, par leur discipline, leur union, leur stricte observance des rituels, mais aussi par les courants de sympathie ou d’antipathie du monde..

L’Egrégore tire son énergie de l’énergie aurique psychique de chacun des membres de la communauté qui le nourrit auriquement par l’idée première. Étant autonome, il perdure tant qu’il est alimenté. Et pour nourrir un égrégore aurique, quoi de mieux que le recours à la Tradition qui assure le maintien des formes à travers le temps. Ainsi, se relier à une tradition ancienne, c’est pouvoir encore bénéficier ou subir l’énergie d’un égrégore du passé. Chaîne qui relie les adeptes d’une société par-delà le temps et l’espace.

C’est l’Égrégore qui donne sa coloration, son esprit, son “ambiance” à une assemblée humaine. L’énergie disponible sur un chemin spécifique dépend de la qualité d’intégration de l’individu à l’Égrégore aurique qui préside à ce chemin. Mais toute médaille à son revers : ce qui relie est aussi ce qui enchaîne. Ce qui peut être une aide dans une voie spécifique est également une entrave pour tous ceux qui veulent s’en écarter. On comprend pourquoi les religions se battent pour convertir les masses à leur cause. Pour Bernard de Clairvaux (1090-1153) grand prédicateur de la 2ème croisade (1147-1149) c’était on ne peut plus clair « le baptême ou la mort » ou encore « conversion ou extermination ». Vous pouvez imaginer aisément que le système avait crucialement besoin d’énergie vitale pour porter ses égrégores qui n’ont rien à voir avec le bien ou le mal tout comme des bras pour porter le fusil. Car le nombre réel de bénéficiaires de tels égrégores ne peut pas à lui seul fournir une aussi importante « masse psychique concentrée » pour les alimenter…

QUAND L’ÉGRÉGORE DEVIENT “ENTITÉ”

Selon certains auteurs, l’égrégore serait doté d’une véritable personnalité !

Cette “entité psychique” naîtrait d’un ensemble d’individualités réunis autour d’une même action.

Cette entité psychique collective est composée de toutes les entités individuelles, sans en être la somme, mais bien une entité indépendante de tous ses composants.

L’égrégore aurique formerait donc une entité produite par un puissant courant de pensées collectives. C’est également un artificiel, mais énorme et puissant, étant donné qu’il est produit collectivement, et dont les manifestations peuvent être indifféremment bonnes ou mauvaises.

Cette entité est produite par la dévotion, le fanatisme, l’enthousiasme. Les grandes idéologies politiques, les religions sont des égrégores. Cela nous fait penser aux égrégores produits par les sectes religieuses, les matchs de football et les discours d’Hitler…

Selon Eliphas Levi, « les égrégores sont des dieux…Les agragores sont des esprits moteurs et créateurs de formes. Ils naissent du respire de Dieu ». Ou encore : « les égrégores de la terre sont les génies de la mer et des montagnes ; pour les anciens c’étaient des dieux, pour la kabbale ce sont des esprits mortels ignorants et sauvages, parce que la terre est un monde des plus imparfaits »

Ils sont des esprits moteurs et créateurs de formes ?. Ils naissent de la respiration aurique de dieu…

Ce que l’on peut retirer de cette interprétation un peu métaphorique d’E.Levi ; c’est que l’égrégore a une vie aurique propre capable d’influencer les humains et la marche de l’histoire.

” Les égrégores sont des créatures psychiques artificielles, créées par la pensée unanime d’une réunion d’individualités dynamisées et entretenues en vie par des rites, voire des sacrifices et qui acquièrent une puissance occulte d’action en rapport avec celles des impulsions qui leur sont suggérées par leurs animateurs. “

Dans son livre « Le Grand Livre de la Wicca et de la Sorcellerie Bénéfique » (Ed. Dynapost), Jacques Rubinstein relate l’expérience qu’il eut la possibilité de faire au cours d’une émission sur France inter, présenté par Marie Christine Thomas et Jacques Pradel :

“(…) ce soir là un “dieu” fut créé, féminin du nom de Véronica. Ce Dieu fut crée pour avoir 24 heures de vie. Là ne s’arrêta pas l’expérience car nous décidâmes ensemble, les journalistes et moi-même, de faire agir Véronica; on lui donna mission de supprimer dans la minute même, toute douleurs à ceux qui , à l’écoute, souffraient quelque part en leur corps physique. On indiqua aussi au public qu’il pouvait demander différentes choses à Véronica, dont l’action dans 24 heures ne pouvait se révéler que quelques jours ou semaines plus tard. Enfin, on demanda au public d’écrire. Cette expérience fut suivie par des gens groupés à Marseille, à Bordeaux, etc… Certains savants dont je tairai le nom pour éviter les moqueries déplacées, suivirent aussi l’émission. C’est par centaines et centaines que les lettres sont arrivées et arrivent encore. Le côté le plus marquant de l’expérience fut bien sûr le plus immédiat, celui de la cessation de toute douleur ! Ensuite venaient des résultats absolument inattendues et ce dans tous les domaines…”

MORT ET DÉSACTIVATION DE L’ÉGRÉGORE

Faute d’être entretenu et nourri régulièrement, un égrégore se désagrège et meurt car il n’est pas autonome comme on peut le voir. Il est également très difficile de se détacher d’un égrégore.

L’égrégore aurique devient une entité très puissante qui a sa vie propre et elle se détruit difficilement. Si on désire l’éliminer rapidement, il faut avoir recours à l’incinération de tout ce qui la concerne. Il est prescrit de procéder de façon inverse à celle qui est à l’origine de l’attachement. Ainsi, s’il y a eu une cérémonie d’initiation, lors de la liaison avec l’égrégore, il faudra alors procéder de façon inverse, mais identique pour produire le détachement.

Cependant, les réactions de l’égrégore à l’égard de la cellule expulsée sont parfois très dangereuses pour l’homme concerné. La meilleure façon de se protéger serait d’adhérer à un concept de force équivalente, ne serait-ce que pour un temps…



Un énorme MERCI aux agents sans secrets pour leur travail d'information ! Keep the good job, friends ;)

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 03:51

http://b2.img.v4.skyrock.net/b2a/gotsky12/pics/294418411.jpg

Dans la société de consommation moderne, le neuf et le beau ne suffisent plus :

 

Il faut posséder (parfois en plusieurs exemplaires) les produits dernier cri les plus performants. Les achats ne sont plus destinés à répondre à des besoins fondamentaux, mais à satisfaire nos désirs, à être enviés, à épater.

 

Conséquence :

Le bonheur que procure l'acquisition d'un nouvel objet est toujours plus éphémère ; nous sommes en proie à un sentiment d'insatisfaction permanente. De plus, la durée de vie des produits ne cesse de diminuer, conduisant à l'épuisement des ressources et à l'accumulation des déchets. Derrière l'attitude de ces acheteurs boulimiques se profile un véritable scénario catastrophe.

 

Est-il trop tard pour arrêter la machine que nous avons lancée ?

 

Sociologues, psychologues, philosophes, spécialistes du marketing et de la publicité reviennent sur les limites du consumérisme et notre recherche effrénée du bonheur.

 

 

 

 


 

 

Aller plus loin :


Microbiodiversité : vie et mort des sols expliquée par Lydia et Claude Bourguignon (Vidéo) [VF]

 

L'île aux fleurs (Vidéo + article) [VF]

 

Mr Mondialisation - Du "greenwashing" durable (Vidéo) [VF]

 

Pollution: Le 7e continent continue de s'étendre + Un champignon amazonien qui dévore le plastique (Articles)

 

Océans de plastique (Docu) [VF]

 

Europe, La Commission Européenne contourne les règles d’homologation des pesticides… avec la complicité des états membres ! (Article)

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 02:10

http://s2.e-monsite.com/2010/05/13/12/resize_550_550//Ico-bedes-2.jpg

 

  Chaque année de nombreux types d'armes de guerre sont testés sur les zones militaires en Europe.

 

Près de Bourges dans le Cher, l'armée française a ainsi fait exploser des milliers d'obus à l'uranium appauvri. En Sardaigne, des dizaines de milliers de missiles ont été lancés, à l'air libre, par les armées de l'Otan et les industriels de l'armement.

 

En France, l'armée refuse d'informer les populations. En Italie, un procureur de Sardaigne a ouvert deux enquêtes pour comprendre le taux anormal de cancers chez les bergers. Les malformations chez les animaux, mais aussi chez les habitants de la région, dépassent la normale.

 

L'uranium appauvri, le thorium contenu dans le missile franco-allemand Milan et les microparticules diffusées dans la nature ont des conséquences "mal évaluées".

 

 



Produit en énormes quantités par l’industrie nucléaire tant civile que militaire, l’uranium ‘appauvri’ est le résidu du processus d’enrichissement de l’uranium qui servira de combustible à nos centrales et de champignon à nos bombes atomiques. Il peut être aussi issu d’un retraitement du combustible “usé” des centrales nucléaires et alors contenir Plutonium et autres radionucléides. L’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) a révélé que des traces de plutonium avaient été trouvées en 2000 dans des pénétrateurs à l’UA utilisés par l'OTAN au Kosovo*. On peut dès lors se demander si la mission de “Maintien de la Paix” justifie de condamner à perpétuité (sciemment ?) des territoires entiers.

OTAN en emporte le vent

En 1992, l’OTAN publiait un « Manuel sur les principes de sécurité applicables au stockage des munitions et explosifs militaires*. » Un chapitre de ce document à "distribution restreinte" – destiné aux états major des armées des pays membres, dont la France – est consacré aux munitions à l'uranium appauvri. On peut facilement déduire des préconisations stipulées pour le stockage de ces munitions, les conséquences liées à leur utilisation.

On peut y lire que « la combustion de gouttelettes d’uranium en fusion s’accompagne d’un jaillissement d’étincelles et de projections permettant à une plus grande partie de la masse de métal de se transformer en une fine vapeur ou une fine poussière d’oxyde, qui en cas d’inhalation, risqueront davantage de pénétrer et de se fixer dans les poumons ». Il faut donc prévenir tout risque d’inflammation des munitions – ce qui arrive pourtant inévitablement lorsqu‘elles sont tirées ! « Il pourrait y avoir des effets radiologiques ou toxicologiques sur les tissus humains lorsque les personnes inhalent la fumée chargée d’oxyde d’UA qui se dégage pendant l’incident ».

En condition réelle d’utilisation, il règne au point d’impact de l’obus une température de 3.000 degrés. Tous les matériaux solides en présence se transforment alors instantanément en gaz et se recombinent en alliages de métaux et oxydes d’uranium. Ces minuscules poussières, de l’ordre du millionième de millimètres, pénètrent dans le corps (par inhalation, ingestion ou blessure) par le biais des circulations sanguine et lymphatique. Les premiers organes touchés sont les reins, les poumons, les os, le foie, les ganglions lymphatiques et plus encore le cerveau.

Il est précisé également que les oxydes d’UA peuvent être « remués par des agents naturels ou humains, comme le vent ou la circulation. » Les particules radioactives vont en se disséminant, entraîner cancers et leucémies, naissances monstrueuses chez les populations locales, punies ad vitam aeternam – la durée de vie de ces radioéléments se comptant en millions d’années. Ce qui n’a pas empêché l’OTAN d’utiliser ces armes UA, en 94/95 en Bosnie, puis en 99 au Kosovo, et de voir leur usage de se généraliser et se banaliser : Afghanistan, Irak, Somalie, Sud Liban et dernièrement à Gaza. Sans oublier les lieux, plus ou moins contaminés, où ces armes sont testées et mises au point, ni le fait que les poussières voyagent à travers la planète au gré du vent.

Des munitions hautement radioactives

Un autre scandale vient plomber le dossier, révélé en 2001 par le professeur Asaf Durakovic, spécialiste américain de médecine nucléaire, lorsqu’il a trouvé dans les urines et les tissus de 16 anciens combattants de la guerre du Golfe, et ceci 9 ans après le conflit, des traces d’uranium 236, matériau qui n’existe pas à l’état naturel. L’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) a à son tour reconnu que des traces d’U236 et de plutonium ont été trouvées en 2000 dans des pénétrateurs à l’UA utilisés par l'OTAN au Kosovo. L'amiral Craig Quigley, porte-parole du Pentagone, justifiera le 25 janvier 2001 que « Les traces de plutonium et d'uranium 236 hautement radioactif décelées dans les munitions à l'uranium appauvri tirées au cours des conflits en Bosnie et au Kosovo proviennent de la contamination des usines américaines qui ont fabriqué cet uranium appauvri ».
Cet UA provient de l’usine de Paducah, Kentucky, contaminées « durant les années cinquante jusque dans les années 70 » par de l'uranium de retraitement. Or c’est auprès de la société américaine Nuclear Metals, Inc (aujourd'hui Starmet) que la France s’est fournie, via les sociétés CERCA et SICN, en uranium appauvri pour usiner ses obus flèches. 102 kg ont été ainsi achetés en 1979 (sous la forme de 30 pénétrateurs destinés à être testés), 75 tonnes en 1991 et 1.000 tonnes en 1993. Il en résulte que les obus de 105 mm destinés au char MX30 et ceux de 120 mm prévus pour les chars Leclerc (contenant respectivement 3,6 et 4,8 kg d’UA) sont également contaminés par du plutonium, de l'uranium 236 et d’autres radioéléments. Cette contamination a été confirmée par la Mission Parlementaire d'Information mise en place en 2001 sous le nom « Guerre du Golfe : vérité sur un conflit », qui a obtenu, auprès des laboratoires militaires qui ont analysé ces obus, l’évidence de la présence d’U236.

Face à cette contamination, Bruno Barillot, auteur pour l’Observatoire des armes nucléaires françaises (OBSARM) d’une enquête sur l’uranium appauvri et d’un dossier sur la production des armes UA (téléchargeable en pdf), préconise en 2001 dans un communiqué de presse, que : « les usines de production des flèches à l'uranium appauvri (SICN Annecy et CERCA Romans) ainsi que les sites d'expérimentation des munitions à l'uranium appauvri de Gramat (Lot) et Bourges (Cher) doivent faire l'objet d'une enquête approfondie. De plus, les munitions à l'uranium appauvri produites par la France doivent être démantelées, les flèches à l'uranium étant entreposées définitivement dans un site de déchets radioactifs sous contrôle de l'Agence nationale des déchets radioactifs. Enfin, les personnels civils et militaires ayant participé à la fabrication et aux essais des munitions à l'uranium appauvri doivent faire l'objet d'un suivi médical spécifique ».


À Bourges, la population très inquiète voudrait bien connaître l’origine des cas de cancers dont le nombre serait en augmentation. Plus de 1.500 tirs y ont été réalisés à l’air libre avec ces munitions contaminées. Un missile à l’UA a même été retrouvé début 2010 dans un champ, ce qui laisse croire que les essais continuent encore aujourd’hui. À Gramat, le site de tir à l’uranium appauvri est situé en terrain karstique, au-dessus du gouffre de Bèdes où coule la rivière souterraine des Vitarelles, parcours immergé de l’Ouysse. Cette rivière et ses affluents alimentent en eau potable de nombreuses de communes. Le CEA/Gramat avait avoué un tir raté en 1991. La population est là aussi en droit de se poser des questions… et d’obtenir des réponses.



Quand la Grande muette fait la sourde oreille

Ainsi, depuis au moins août 1992, le ministère français de la Défense est informé des conséquences de l'utilisation de munitions UA sur les hommes et l'environnement. L’Etat français en nie pourtant les conséquences sanitaires en ne reconnaissant pas aux vétérans les vraies causes de leurs maladies, ce qui contribue à justifier l’utilisation des armes à UA sur les terrains de conflits où ces militaires sont engagés.

Le Général Pierre Marie Gallois déclarait à ce propos en 1995 : « Les effets induits par la propagation des particules d'uranium à la suite des explosions sont qu'on le veuille ou non - même indirectement - du domaine de la guerre chimique. Admettre la généralisation de ce type d'armes revient à légaliser la contamination par radioactivité. Ce ne peut être considéré que comme un crime contre l'humanité ! (...) Le peuple d'Irak est affligé par nos soins d'un inguérissable fléau dont les peuples "civilisés" que nous prétendons être détiennent la responsabilité !... ».

Le courage d’un père a touché au cœur d’autres parents présents ce jour-là à Gramat, et les a convaincus que c’est nos enfants et leurs descendants qui souffriront un jour de ce silence entretenu sur l’usage des armes à uranium appauvri s’il n’est pas un jour brisé. Un silence, relayé par nos médias et nos institutions, qui vaut complicité.



Aller plus loin :
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 16:10

http://www.jonesreport.com/images/210207_russo_rfeller_sm.jpg

" Nick Rockefeller Revealed Elite Agenda to Aaron Russo During Friendship "

 

 

A l'occasion d'une interview, Aaron Russo, ancien cinéaste hollywoodien, s'exprimait sur une relation d'amitié qu'il entretenait avec un certain Nick Rockfeller, membre d'une des familles Americaines les plus influantes. (CFR, trilatérale, Bilderberg)

Il dévoilait alors, les incroyables revélations que cet ami lui avait fait concernant les attentats du 11/09 et tout ce qui s'en suiverait par la suite. Ce qui laisse entendre que tout aurait été planifié depuis le départ part ces grands groupes financiers dans le but de former un seul gouvernement mondial à travers le globe.

Depuis, Aaron Russo est décédé des suites d'un cancer. (14 février 1943, New York - 24 août 2007).

 

 

 

 

 


 

 

Trouvé sur :

http://www.blueman.name

 

Aller plus loin :

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL (article+vidéo)

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:56

 

http://1.lavenircdn.net/Assets/Images_Upload/Actu24/2012/05/18/PID_$1323610$_c1457858-9a9b-11e1-9b1a-05c32019aef8_original.jpg.h170.jpg« Cash Investigation » a enquêté dans l’arrière-boutique de la planète textile.

Nos dessus et dessous sont de moins en moins chic. Les fringues « low cost » oppriment et empoisonnent une partie de la planète.

 

Fini le règne de l’unique petite robe noire dans nos armoires, bienvenue à l’ère de la mode « low-cost ». Aujourd’hui, on renouvelle sa garde-robe à chaque saison sans pour autant se ruiner. En 10 ans, les tarifs du seul prêt-à-porter féminin ont chuté de 13 %. Mais à quel prix exactement ?

 

Travail d’enfants et d’adolescents, violations des lois locales et internationales, mise en danger de la vie des ouvriers… Pendant six mois, les journalistes du magazine Cash Investigation ont enquêté au Bangladesh, en Inde et en France, dans l’arrière-boutique de la planète textile pour découvrir ce qui se cache réellement sous l’étiquette bradée de certaines de nos enseignes préférées.

 

Dans cette enquête présentée par Elise Lucet, on découvre comment, malgré les grands discours « éthiques », certaines marques continuent de recourir à des entreprises sous-traitantes qui exploitent leur main-d’œuvre dans des conditions indignes.

 

Le constat n’est pas vraiment inédit même si l’enquête épingle surtout les opérations de communication des grandes marques d’habillement. Mais il a le mérite de revenir titiller nos consciences, de nous rappeler notre responsabilité en tant qu’acheteurs.

 

Les 333 millions de dollars d’Erin Brockovich


Erin Brockovich, ce n’est pas qu’un film, c’est aussi le parcours exceptionnel d’une jeune maman, qui découvre un vaste scandale de pollution au chrome de l’eau potable, au début des années 90 en Californie. Alors qu’elle n’a aucune formation sur le sujet, ni aucun réseau, elle va réussir à faire condamner l’entreprise responsable. Cette dernière va payer 333 millions de dollars de dommages et intérêts aux familles victimes… Aujourd’hui, 20 ans plus tard, Erin est toujours une combattante de la première heure.

 

 


 

 

En dix ans, les tarifs du seul prêt-à-porter féminin ont chuté de 13%. Mais à quel prix exactement ? Travail d’enfants et d’adolescents, violations des lois locales et internationales, mise en danger de la vie des ouvriers : pendant six mois, au Bangladesh, en Inde et en France, des journalistes ont enquêté dans l’arrière-boutique de la planète textile pour découvrir ce qui se cache réellement sous l’étiquette bradée de certaines enseignes. Malgré de grands discours «éthiques», certaines marques ont recours à des entreprises sous-traitantes qui exploitent leur main d’oeuvre dans des conditions indignes.

 

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 01:48

http://www.achblog.com/admin/img/images/11415642267.jpg

 

Pourquoi c'est important

 

Pour faire taire le plus grand mouvement de mobilisation étudiante de l’histoire du Québec, le gouvernement provincial est sur le point d’adopter une loi spéciale qui tente d’étouffer toute forme de contestation contre ses politiques.

Cette loi répressive, qui viole à la fois la liberté d’expression et la liberté d’association, s’attaque directement aux regroupements d’étudiants, de travailleurs et de citoyens. Toute manifestation ou tout rassemblement de 25 personnes ou plus devront être autorisés par les forces policières. Ceci représente une atteinte fondamentale aux libertés civiles et constitue un danger pour toute société libre et démocratique.

Nous devons agir pour forcer le gouvernement du Québec à revenir sur sa décision d’imposer cette loi odieuse et ainsi rétablir les droits reconnus dans les chartes québécoise et canadienne. Nous devons montrer au premier ministre du Québec que nous nous opposons à toutes les formes de répression politique.

Au premier ministre du Québec, Jean Charest :

Nous vous appelons à retirer cette loi antidémocratique, à rétablir la liberté d’expression et à protéger le droit d’association. Nous vous exhortons à vous engager à résoudre pacifiquement la crise en recourant aux moyens démocratiques existants.



Pour signer la pétition c'est par ici :



Aller plus loin :

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:08

http://www.canadiangeographic.ca/kids/games/screensavers/wallpapers/Random/wallpaper_Canada.jpg

 

Entre 1984 et 1993, le gouvernement de Brian Mulroney signe deux accords de libre-échange afin d'enclencher définitivement le processus d'intégration de l'Amérique du Nord, c'est à dire la fusion du Canada, des États-Unis et du Mexique en une Union nord-américaine. Ces actions politiques ont été commandées par une élite mondialiste qui cherche à unifier toutes les nations sous l'autorité d'un gouvernement mondial incarné par les Nations-Unies.


Dans les épisodes précédents, nous avons montré que, dès la fondation du Canada, l'establishment canadien était constitué majoritairement de membres en règle d'une société secrète internationale fondé par Cecil Rhodes. Une société secrète qui avait justement comme objectif d'éliminer graduellement le concept de souveraineté nationale afin de créer ce qu'ils ont appelé eux-mêmes le Nouvel ordre mondial.

 

 

 

 


 

 

Aller plus loin :

Europe et Nouvel Ordre Mondial, Pierre Hillard (Interview)

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL (article+vidéo)

Québec : l’état policier persiste et signe ! (N.O.M / N.W.O se met en place, allez vous les laisser faire ?) (Vidéos)

Québec : Émeute à Victoriaville: d’autres voix demandent une enquête publique (Article)

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 00:34

Depuis ce jeudi soir, des Anonymous attaquent les sites de plusieurs multinationales au titre de leur implication dans le commerce d'un minerai rare en Afrique, particulièrement recherché par les fabricants de téléphones mobiles et l'industrie de la chimie. Sony, Bayer, Samsung et LG sont visés et certains de leurs sites tombent tour à tour. En Afrique centrale, les rivalités pour contrôler l'extraction de ce minerai sont à l'origine de plusieurs conflits armés.

L’avidité occidentale frappe le Congo dans un conflit inhumain, le pire qu’ait connu le pays depuis l’an 800. Aux seigneurs de l’industrie et aux banques : vous détruisez l’environnement, vous condamnez l’espèce humaine en la réduisant à l’escavage. Come on Anons !!!

Le cri de ralliement est lancé. L’assaut, imminent, virtuel et pacifique. Pas de doute : une nouvelle salve d’attaques informatiques revendiquées par des Anonymous est en cours depuis moins de 24 heures.

Baptisée “Opération coltan” (du nom de ce minerai indispensable à l’industrie des téléphones mobiles ou de la chimie), la dernière manifestation du collectif d’hacktivistes s’envole cette fois pour la République démocratique du Congo (RDC). Et s’en prend à des multinationales telles Sony, LG, Samsung ou encore Bayer.

La revendication est nouvelle, cependant. Selon un communiqué publié sur un blog apparenté, Anonymous entend mettre au jour le “trafic de coltan” orchestré par les dites multinationales en RDC. Le coltan, aussi appelé “or gris”, est l’un des quatre “minerais de conflit” désignés comme tels par le Dodd Frank Act, la réforme de Wall Street adoptée par le Congrès américain en 2010. Il appartient au nombre de ces ressources naturelles dont le contrôle est devenu un enjeu économique si grand qu’il nourrit des affrontements entre milices armées. Notamment en RDC, qui concentre à elle seule trois quarts des réserves mondiales de coltan.

Si la ruée vers l’or gris date de la fin des années 1990, le coltan est devenu indispensable ces dernières années, pour l’industrie, et pour les consommateurs de téléphones et ordinateurs portables. C’est en effet à partir du coltan qu’est extrait un métal aux propriétés uniques, le tantale, présent dans la plupart des appareils électroniques. Le tantale est par ailleurs très prisé des industries aérospatiale et chimique pour sa grande malléabilité.

 

Seigneurs du coltan


Fin avril 2012, le ministre des Mines de la province du Nord Kivu alerte sur un regain de violences entre les milices de l’Est de la République démocratique du Congo. La mise en garde est prise au sérieux par les États-Unis, l’Allemagne et la Chine, qui perçoivent la région comme le point névralgique de leurs intérêts stratégiques en Afrique. Lentement mais sûrement, la bataille du coltan est à nouveau médiatisée aux États-Unis. Des hacktivistes s’en emparent.

 

Cliquez sur l'image pour voir le grand format

 

Le 3 mai, “l’Opération Green Rights” connaît un nouveau souffle. Cette méga-opération rassemble des personnes se revendiquant d’Anonymous et faisant des risques environnementaux le dénominateur commun de leurs actions numériques, les fameuses attaques par déni de service consistant à bombarder un site web de requêtes pour le rendre inaccessible. C’est d’ailleurs dans le cadre de “l’Opération Green Rights” que le site Internet d’EDF avait été attaqué au printemps 2011, donnant lieu à l’arrestation de trois Anonymous présumés que nous avions décryptée sur OWNI. Au nom donc des droits verts, le collectif d’hacktivistes annonce son intention de “faire tomber” les sites des “seigneurs du coltan”.

 

Rapidement, un pad – document web public et collaboratif – est élaboré pour préparer l’attaque. En marge des données géographiques et démographiques de la RDC, des Anonymous décrivent sommairement les conditions de vie des mineurs et de leurs familles. Le principe : mobiliser les consciences en allant au plus simple. Mais leurs affirmations – sensationnelles – manquent parfois de preuves :

Conséquences de cette situation [l’exploitation illégale du coltan, NDLR] :
- Les jeunes filles et les jeunes garçons ne vont pas à l’école
- Chaque kilo de coltan extrait coûte la vie à deux enfants
- Les familles dorment et s’alimentent dans les forêts montagneuses alentours
- La population d’éléphants a diminué de 80%
- La population de gorilles a chuté de 90%

Et ça marche. Le 10 mai au soir, la première attaque est lancée contre le site Sony Mobile, le portail du groupe consacré à la téléphonie mobile. Sur un canal IRC – une interface de chat anonyme – dédié, les hacktivistes s’échangent des informations sur des failles découvertes sur le site de Sony. Avant de lancer leur fameux outil d’attaque, LOIC, un logiciel permettant de surcharger de requêtes un serveur hébergeant un site Internet.

Ultime raffinement, les Anonymous impliqués ont ici utilisé une version navigateur de LOIC, c’est-à-dire sans passer par un logiciel mais en créant un mini-site qui possède les mêmes fonctionnalités que LOIC. En trente lignes de code informatique, les hacktivistes créent un système tel que tout utilisateur qui se connecte sur la page Web envoie 16 requêtes à la seconde sur une cible, hier Sony, ce matin LG et Bayer. Succès :

 

Le Sud de l’hémisphère

 

Cette coordination d’attaques, qui devraient se poursuivre jusque tard dans la nuit du 12 mai, illustre en tout cas un nouveau rapport de force parmi les Anonymous sensibles aux causes écologistes. À l’origine, “l’Opération Green Rights” a été créée par des Italiens, et a donc surtout rassemblé des hacktivistes venus d’Europe, France et Allemagne en tête. Le spectaculaire coup de filet des forces de police italiennes intervenu à l’été 2011 pour arrêter une quinzaine de membres d’Anonymous a rebattu les cartes de l’hacktivisme environnemental.

Reprise par les Américains et les Canadiens dans le combat contre les sables bitumineux, la bannière “Opération Green Rights” est depuis largement utilisée par des internautes venus d’Amérique du Sud. Les industries minières sud-américaines ont ainsi été visées par plusieurs vagues d’attaques au cours du mois de février 2012, alors même qu’Anonymous Venezuela et Anonymous Columbia voyaient leurs rangs grossir. “L’Opération Coltan” semble justement avoir été déclenchée par Anonymous Columbia, comme en atteste cette vidéo, publiée pour l’occasion :

 

 

Des diverses entreprises contactées par OWNI, Bayer est la seule à s’être exprimée sur ces attaques pour le moment :

Plusieurs sites Internet du Groupe Bayer (Portugal, Pays-Bas, Afrique du Sud) font actuellement l’objet d’attaques et plusieurs ont été désactivés pour des raisons de sécurité. (…)

Anonymous a revendiqué ces attaques, au nom de l’implication supposée du Groupe Bayer dans le commerce du coltan au Congo. Ces allégations datent de plus de dix ans et sont sans fondement. À la suite d’une enquête, les Nations Unies ont retiré toutes leurs accusations à l’encontre du Groupe Bayer en 2003.

Dans la foulée de cette enquête, d’ailleurs, le Groupe Bayer avait estimé opportun de préciser dans son rapport annuel sur le développement durable 2004 qu’il finançait le Dian Fossey Gorilla Fund, un “projet visant à aider les habitants de l’Est de l’Afrique centrale à pratiquer l’extraction des ressources naturelles en cohérence avec l’environnement”. Et de poursuivre dans le même rapport :

Plusieurs organisations environnementales ont appelé à un moratoire international sur les exportations de la région pour mettre fin aux activités illégales comme l’extraction minière dans les parcs nationaux. D’autres organisations, dont le Dian Fossey Gorilla Fund, considèrent de telles mesures comme inappropriées, particulièrement pour des raisons humanitaires, puisqu’elles élimineraient une importante source de revenus pour les populations locales. En cas de moratoire, les organisations craignent que ces populations soient contraintes de se nourrir dans les parcs nationaux (…), ce qui entraînerait sûrement l’extinction permanente de plusieurs espèces en danger.

 


 

Source :

http://owni.fr

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 03:00

http://owni.fr/files/2012/04/JK_04-17-12_USBEK_16-owni-hadopi-acta-culture-libre-chronique-calimaq-clef.jpg

Les intervenants du Tribunal des générations futures à la Gaîté Lyrique mardi 17 avril 2012 - © Jacob Khrist pour Owni

 

 

Dans le cadre du Tribunal pour les générations futures organisé mardi par le magazine Usbek et Rica, Lionel Maurel a tenté de convaincre le public qu'il est possible d'étendre la culture libre, mais que cela a un petit coût : la mise en place d'un système du type licence globale, où chaque internaute paye une contribution de quelques euros.

 

Mardi soir,  le magazine Usbek et Rica organisait une conférence à la Gaîté Lyrique sur le thème “la culture doit-elle être libre et gratuite ?”. Il s’agissait de la cinquième édition du Tribunal pour les générations futures, dont voici le pitch :

 

Parce que l’avenir n’est pas encore mort, nous avons plus que jamais besoin de l’explorer ! Chaque trimestre, accusé, procureur, avocat, témoins et jury populaire statuent sur un enjeu d’avenir… pour identifier les bouleversements d’aujourd’hui et les défis de demain.

La culture doit-elle être libre et gratuite ? La philosophie hacker dessine une nouvelle société du partage, dans laquelle la culture doit trouver un modèle économique à la fois stable et ouvert. Militants du libre et représentants des industries culturelles seront là pour en débattre, dans ce nouveau Tribunal pour les générations futures.



Le principe de ces soirées est qu’un jury, composé de personnes choisies au hasard dans la salle, est invité à se prononcer sur une question à l’issue du réquisitoire d’un procureur, de la plaidoirie d’un avocat et de la déposition des témoins.
J’ai eu le grand honneur d’être invité à participer comme avocat à cette séance,  tandis qu’Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi, s’est exprimé en qualité de témoin.


Voici ci-dessous la plaidoirie que j’ai prononcée à cette occasion, en faveur de la culture libre.

À vous de juger à présent, sachant qu’à la question posée à la fin par le président du Tribunal -  “Faut-il punir les internautes qui copient, partagent et diffusent librement sur Internet ?” -,  les jurés ont répondu non, par trois voix contre deux.

 

http://owni.fr/files/2012/04/JK_04-17-12_USBEK_05-owni-LIONEL-MAUREL-hadopi-acta-culture-libre-chronique-calimaq.jpgPlaidoirie de l'avocat de la culture libre, Lionel Maurel - © Jacob Khrist pour Owni

 

Le prix de la liberté

 

Mesdames, messieurs les jurés. Vous qui représentez ici les générations futures.
Vous vous souvenez sans doute de la campagne de spots vidéo, lancée l’été dernier par la Hadopi pour promouvoir son label PUR. On y voyait notamment la chanteuse Emma Leprince, cartonnant avec son tube “I prefer your clone” dans les années 2020. Un flashback nous ramenait au temps présent et nous montrait une petite fille. Une voix off énonçait alors que sans Hadopi, Emma Leprince ne pourrait jamais devenir artiste. Suivait ce slogan : “Hadopi : la création de demain se défend aujourd’hui”.


C’est donc vous, générations futures, qui étaient invoquées et utilisées pour promouvoir le système de protection des œuvres promu par la Hadopi. Le raisonnement sous-jacent était le suivant : le téléchargement illégal et les autres formes de piratage représentent un mode d’accès gratuit à la culture qui lèse les artistes en les privant des revenus liés à la vente de leurs œuvres. En les privant des moyens de subsister, cette gratuité met en danger les créateurs et l’avenir de la création. Avec le risque à terme que la création culturelle disparaisse et qu’il n’y ait plus ni livres, ni films, ni musique.


Je ne suis pas d’accord avec cette conception et je vais essayer de vous le montrer, mais je reconnais que cette question de l’avenir de la création mérite d’être posée. C’est même sans doute la question la plus importante à laquelle nous ayons à faire face dans le débat actuel sur le droit d’auteur et le partage des œuvres en ligne.

C’est sur elle que les générations futures nous jugeront.

La culture doit-elle dès lors être libre et gratuite ? La vraie question est plutôt : si la culture était libre et gratuite, aboutirait-on à une mise en danger et à une mort de la création ?


Je vais répondre en juriste, mais avant tout, il est nécessaire de bien clarifier les termes du débat, notamment à cause de l’ambiguïté des mots ” libre” et “gratuit”. En anglais, le terme “free” peut renvoyer à ces deux termes indistinctement, alors qu’en français, ils recouvrent deux réalités profondément différentes.

Beaucoup de choses sont gratuites sur Internet, mais peu sont réellement libres. Je peux lire certains articles gratuitement sur le site du Monde ou de Libé : les contenus sont librement accessibles, mais ils ne sont pas libres. Je peux écouter de la musique en streaming gratuitement sur Deezer ou Spotify, même sans prendre d’abonnement, mais il ne s’agit pas de musique libre.

 

http://owni.fr/files/2012/04/JK_04-17-12_USBEK_07-owni-VINCENT-RICORDEAU-hadopi-acta-culture-libre-chronique-calimaq.jpgL'expert à la barre, Vincent Ricordeau, co-fondateur & PDG de KissKissBankBank - © Jacob Khrist pour Owni

 

 

Ces exemples montrent que la gratuité est un modèle économique à part entière, qu’elle serve à dégager des recettes publicitaires ou s’articule avec des formules de freemium. La plupart des géants du Net ont construit leurs empires sur la gratuité. On peut utiliser gratuitement le moteur de recherche de Google et tous les outils que la firme met à notre disposition : Google Maps, Google Docs, Gmail, etc. Les réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter, sont gratuits. Mais il s’agit là d’une “fausse gratuité”, car les utilisateurs “payent” ces services en leur fournissant des données personnelles ou des contenus, ensuite marchandisées. Ces exemples montrent que la gratuité n’est pas toujours synonyme de liberté, loin de là.

 

Éloge des Creative Commons

 

En revanche, il existe des choses qui sont réellement libres et gratuites sur Internet, comme par exemple Wikipédia. L’encyclopédie collaborative est gratuite, mais elle est surtout libre et cette liberté provient de la licence libre (Creative Commons CC-BY-SA) sous laquelle elle est placée. En vertu de cette licence, il est possible de modifier et de réutiliser gratuitement les contenus de Wikipédia, y compris à des fins commerciales, à condition de citer la source, de créditer les contributeurs et de partager les contenus sous la même licence.

 

Cette forme particulière de liberté est d’abord née dans le monde du logiciel libre, pour  être ensuite élargie aux autres champs de la création et à tous les types d’œuvres pouvant être protégées par le droit d’auteur. Le fonctionnement des licences libres renverse la logique traditionnelle du copyright. Au lieu de poser des interdictions (“Tous droits réservés”), les licences libres permettent aux auteurs de donner a priori des libertés aux utilisateurs pour certains usages, normalement soumis à autorisation : reproduire, représenter, modifier, etc.

 

http://owni.fr/files/2012/04/JK_04-17-12_USBEK_17-owni-LES-JURYS-JEUNES-hadopi-acta-culture-libre-chronique-calimaq.jpg

Le jury du Tribunal pour les générations futures à la Gaîté Lyrique - © Jacob Khrist pour Owni

 

 

Des licences comme les Creative Commons permettent en outre aux auteurs de maintenir certaines interdictions, comme celle de l’usage commercial ou de la modification, afin de conserver un contrôle plus étroit sur leur création.
Mais dans les cas couverts par la licence, l’usage est bien libre et gratuit. C’est le cas pour plus de 200 millions de photographies sur Flickr et plus de 10 millions de fichiers sur Wikimedia Commons.
Ces exemples prouvent que la culture PEUT être libre et gratuite, dès maintenant, si les auteurs font le choix d’utiliser les licences libres. Il existe d’ailleurs tout un pan de la création contemporaine – la culture libre – qui s’est constitué en utilisant ces licences. C’est le domaine du remix, du mashup, de la réutilisation et de la dissémination des œuvres : le propre de la culture Web.

 

Objection rejetée

 

Mais générations futures, je vous entends m’adresser une objection : ces licences conviennent sans doute aux amateurs pour diffuser leurs créations, mais quid des professionnels qui voudraient en tirer revenu. Comment Emma Leprince pourrait-elle devenir une artiste si elle place ses chansons sous licence libre ? Même si on peut comprendre ce type de réticences, l’argument en réalité ne porte pas, car il existe d’ores et déjà des créateurs qui ont réussi à construire des modèles économiques convaincants en utilisant des licences libres, et ce dans tous les domaines.

 

C’est le cas pour les livres avec Cory Doctorow, qui offre depuis longtemps ses ouvrages sous licence libre en ligne, mais vend (et fort bien) les même livres en papier. En matière de musique, il existe une Emma Leprince en Australie, nommée Yunyu, qui a réussi à percer en plaçant certains morceaux de ses albums sous licence libre, afin que leur circulation lui assure un marketing viral. C’est le cas également pour le cinéma avec le succès l’an dernier du film d’animation El Cosmonauta du producteur indépendant espagnol Riot Cinéma. Dans la photographie, Jonathan Worth, exposé à la National Portrait Gallery, diffuse ses clichés en ligne sous licence Creative Commons.

 

http://owni.fr/files/2012/04/JK_04-17-12_USBEK_14-owni-ERIC-WALTER-hadopi-acta-culture-libre-chronique-calimaq-clef.jpgEric Walter, secrétaire générale de la Hadopi, au Tribunal pour les générations futures à la Gaîté Lyrique, le 17 avril 2012 - © Jacob Khrist pour Owni

 

 

La culture peut être libre ; elle peut même être gratuite, mais des modèles économiques viables peuvent être construits, fondés sur la valeur du partage. Car contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, le partage donne de la valeur aux œuvres, au lieu de les dévaloriser.

Un exemple qui le prouve est celui de Yann Arthus Bertrand, qui a choisi de diffuser gratuitement son film Home sur Internet, ce qui ne l’a pas empêché de rencontrer le succès pour la projection en salles et pour la vente de DVD. Au contraire, c’est PARCE QUE son œuvre a été diffusée gratuitement et partagée qu’elle a acquis une valeur qui a pu ensuite être monétisée.
La culture peut donc être libre et gratuite, grâce aux licences libres. Ce n’est pas exclusif de la mise en place de modèles économiques innovants et rémunérateurs et il vous appartiendra, générations futures, de vous emparer de ces outils pour construire la culture libre de demain.

 

Domaine public menacé par le lobbying

 

Mais la question qui nous était posée n’était pas la culture PEUT-elle être libre et gratuite, mais la Culture DOIT-elle être libre et gratuite, ce qui est différent. Elle implique que la gratuité soit appliquée comme un principe général, au-delà du cercle des artistes décidant d’utiliser les licences libres. Cette généralisation peut paraître problématique, mais à cause du discours ambiant qui culpabilise la gratuité et le partage, on a tendance à oublier que la culture EST déjà dans de nombreuses hypothèses libre et gratuite. C’est la loi elle-même qui l’impose, y compris aux titulaires de droits, et c’est absolument essentiel pour préserver nos libertés.

 

Le premier exemple de gratuité et de liberté consacrées par la loi, c’est celui du domaine public. Car le droit d’auteur n’est pas une propriété comme les autres : elle est limitée dans le temps et 70 ans après la mort de l’auteur, l’œuvre entre dans le domaine public. Il est alors possible de la reproduire, de la représenter et de l’exploiter, gratuitement et librement (moyennant le respect du droit moral).

 

Le domaine public est un moteur essentiel pour la création, car bien souvent, on créée en s’appuyant sur ce qui existe déjà : Bach empruntait des airs populaires traditionnels pour composer ses morceaux ; que serait Picasso sans Titien, Vélasquez ou Ingres ? Led Zeppelin a révolutionné le rock en réinterprétant des standards du blues, etc.

La création de demain se protège aujourd’hui, nous dit Hadopi. Mais il est tout aussi important de protéger le domaine public pour défendre la création de demain, afin que les générations futures puissent s’appuyer sur la création d’hier et y puiser leur inspiration.

 

Or pourtant, le domaine public est sans cesse menacé par le lobbying des industries culturelles qui réclament et obtiennent du législateur une extension de la durée des droits. Le Parlement européen vient d’accepter que les droits voisins des interprètes et des producteurs de cinquante à soixante-dix ans.

 

http://owni.fr/files/2012/04/JK_04-17-12_USBEK_04-owni-THIERRY-KELLER-hadopi-acta-culture-libre-chronique-calimaq-clef.jpgLe procureur, Thierry Keller, co-fondateur et rédacteur en chef d'Usbek et Rica - © Jacob Khrist pour Owni

 

 

Nous venons de fêter les 100 ans de la naissance de Robert Doisneau, mais son œuvre va rester protégée jusqu’en… 2065, l’auteur étant mort en 1994. Cela signifie que de mon vivant, je ne verrai jamais entrer dans le domaine public le Baiser de l’Hôtel de Ville, pourtant réalisé en 1950, il y a plus de soixante ans. Et peut-être vous aussi, générations futures, ne le verrez-vous jamais entrer dans le domaine public, si la durée des droits est encore allongée, comme on peut le craindre !

La culture EST-elle libre et gratuite ? Oui, grâce au domaine public, mais aussi grâce aux exceptions au droit d’auteur.

 

Exceptions au  monopole de l’auteur

 

Nous pouvons par exemple heureusement faire gratuitement de courtes citations d’œuvres, mais ce n’est possible qu’en vertu d’une exception au monopole de l’auteur. Nous pouvons écouter les CD et DVD que nous achetons chez nous (encore heureux !), mais là encore, ce n’est possible que parce qu’existe une exception pour les représentations dans le cadre du cercle de famille. Les handicapés visuels peuvent obtenir en France gratuitement des œuvres adaptées, en gros caractères ou en braille, parce qu’une exception le leur permet.

Un monde dans lequel ces exceptions n’existeraient pas serait une dystopie digne d’Orwell ou de Bradbury. Combien nos libertés seraient fragilisées s’il nous fallait payer pour faire de simples citations ou pour chaque écoute de musique en privé ! Et pour supprimer la gratuité de l’exception handicapés, faudrait-il instaurer une taxe sur les cannes blanches et les lunettes noires !

 

Grâce aux exceptions au droit d’auteur, la culture EST donc libre et gratuite, et il est essentiel qu’il en soit ainsi. Un dernier exemple va nous permettre de revenir à l’environnement numérique.
Dans le monde physique, je peux tout à fait librement et gratuitement donner un livre qui m’appartient à la personne de mon choix. Comme cet acte n’implique aucune copie, ni aucune représentation, le droit d’auteur n’a absolument rien à dire à ce sujet et les titulaires de droit ne peuvent en aucune mesure s’y opposer.

 

http://owni.fr/files/2012/04/JK_04-17-12_USBEK_13-owni-hadopi-acta-culture-libre-chronique-calimaq.jpgLe jury des générations futures - © Jacob Khrist pour Owni

 

 

Cette forme de partage gratuit de la Culture joue un rôle essentiel. Combien de livres avez-vous découvert grâce à un ami ou à un conjoint qui vous les ont prêtés ou donnés ?
Dans l’environnement numérique cependant, cette faculté de partage est réduite à néant. Le même ouvrage sous forme numérique ne peut être envoyé par mail à un ami, car cet acte implique nécessairement une copie et une représentation. Il est donc contraire au droit d’auteur et c’est ainsi que le partage est devenu piratage.

 

Mécénat global, contribution créative…

 

Or pour vous, générations futures, il arrivera sans doute un moment où les livres papier disparaitront, ainsi que tous les autres supports physiques, et où toute la culture prendra une forme numérique. Peut-on accepter que ce passage au numérique ait pour conséquence une réduction tragique de la liberté de partager la culture ?

La culture DOIT-elle être libre et gratuite ? La vraie question est de savoir comment nous pouvons préserver pour les générations futures la liberté de partager la culture en toute légalité qui était la nôtre dans l’environnement physique.

Et là, je dis que cette liberté a nécessairement un prix et que le partage sous forme numérique ne pourra rester entièrement gratuit, si l’on veut qu’il soit reconnu comme un droit.
Plusieurs modèles ont été imaginés qui permettraient de consacrer le droit au partage dans l’environnement numérique. Ils peuvent prendre des noms et des formes différentes, qu’il s’agisse de la licence globale, de la contribution créative ou du mécénat global.

 

Tous reposent sur l’idée qu’en échange d’une contribution de quelques euros, prélevée sur l’abonnement Internet, les individus se verraient reconnaître un droit au partage des œuvres, pour des échanges hors marchés, sans finalité commerciale. Le modèle est celui des échanges décentralisés du P2P ou celui de la diffusion en ligne par le biais des blogs ou des sites personnels. Il ne s’agit en aucun cas des systèmes centralisés à la MegaUpload, qui impliquent nécessairement une transaction commerciale, sous une forme ou une autre.

Ce système consacre une liberté d’échanger la culture et permet de récompenser les créateurs, en fonction du nombre de partages de leurs œuvres, en leur reversant une part des sommes collectées à partir du surcoût à l’abonnement Internet. L’échange est alors libre tant qu’il s’effectue dans un cadre non commercial, mais même s’il n’est pas payant à l’acte, il n’est pas gratuit, puisque l’internaute doit s’acquitter de ce prélèvement mensuel.

 

Spirale répressive

 

Vous pourriez préférer, générations futures, de continuer à accéder illégalement aux œuvres, sans avoir rien à payer pour cela. Mais vous devez prendre en considération que cette gratuité a un coût, pour chacun de vous et pour la société toute entière.

 

 

http://owni.fr/files/2012/04/JK_04-17-12_USBEK_09-owni-ERIC-WALTER-hadopi-acta-culture-libre-chronique-calimaq-clef.jpgPour les accusés, Eric Walter, secrétaire général de l'Hadopi - © Jacob Khrist pour Owni

 

 

Car pour lutter contre le partage des œuvres, le législateur s’est engagé dans une spirale répressive, qui augmente sans cesse le niveau de la violence d’État et fait peser une grave menace sur nos libertés et sur l’intégrité d’Internet. Depuis vingt ans, les textes répressifs s’enchaînent à un rythme alarmant : Traité OMPI sur les DRM, DMCA américain, DADVSI en Europe et en France, Hadopi et la riposte graduée, SOPA/PIPA bloqués aux États-Unis mais aussitôt remplacés par CISPA, ACTA liberticide négocié dans le secret, mais arrivé aux portes du Parlement européen… Cette fuite en avant du droit et ces agressions continuelles contre les libertés sont le prix à payer de la gratuité, pour nous et pour les générations futures.

 

Si l’on veut que le partage devienne un droit reconnu et consacré par la loi, alors il faut être prêt à en payer le prix, qui est celui de la contribution créative. Pour les individus, c’est une somme modeste de quelques euros par mois ; pour les créateurs, c’est une nouvelle manne de plusieurs centaines de millions par an. Pour la société toute entière, c’est le prix d’une paix retrouvée.


Pour qu’il redevienne à l’avenir aussi simple de donner un fichier à un ami qu’un livre aujourd’hui.

La question n’est hélas plus de savoir si la culture doit être libre, mais si nous voulons le rester.

 

Nous et les générations futures.

 


Photographies par © Jacob Khrist pour Owni /-) et Usbek & Rica

Toutes les photos de la soirée ici


 

Source :

http://owni.fr

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:36

Petit programme de divertissement culturel par 3ub, Cheb et Blad Siba, merci à eux !

 

 

 


 

Aller plus loin :

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL (article+vidéo)

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:57

Un docteur et un fou affrontent leur point de vue sur le monde. A qui appartiendra finalement la raison ?

 

 





Aller plus loin :

LE NOUVEL ORDRE MONDIAL (article+vidéo)

Europe et Nouvel Ordre Mondial, Pierre Hillard (Interview)

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:13

http://static-media.s-sfr.fr/tv/guidetv/epg/WEB_E15192837.jpg

 

Documentaire de 2009 sur l’or, sa rareté, son extraction, et son utilisation.

Il existe aujourd’hui 160 000 tonnes d’or dans le monde. Un chiffre impressionnant. Mais si tout cet or était fondu pour en faire un cube, celui-ci ne mesurerait pas plus de 20 mètres de côté.

Sur la totalité de l’or extrait par l’humanité à ce jour, environ 70 % ont été transformés en bijoux ou en objets d’art et 10 % appartiennent à des particuliers. Les 20 % restants constituent les réserves d’or des banques centrales, particulièrement précieuses en période de crise financière mondiale...

 

 

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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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