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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 20:16

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Une odyssée en images aériennes et sous-marines, d'une beauté à couper le souffle, tournée sur la Terre entière, qui donne à voir la beauté fragile des océans.

 

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 14:36

 

 

 

Source : rue 89

Une association norvégienne a transmis à Rue89 les résultats catastrophiques de son étude sur l’impact environnemental de l’élevage, question ultra-sensible à Oslo.

 

 


Ferme aquacole au nord de la Norvège (Norsk Havbrukssenter/Flickr/CC)

 

Critiquer l’industrie du saumon est de très mauvais goût en Norvège. L’association Green Warriors a vu se déployer une puissante contre-attaque lorsqu’elle a publié l’an dernier son rapport sur l’impact environnemental de l’élevage du saumon.

 

Aujourd’hui, en livrant à Rue89 l’exclusivité de sa version française (la version anglaise vient d’être mise en ligne), ils poursuivent leur combat dans un domaine hautement sensible – la pêche y est le troisième secteur d’exportation après le pétrole et le gaz.

Et la France est le plus gros importateur de saumon norvégien, l’essentiel de ce que nous consommons (dont 30% pendant les fêtes de fin d’année) vient des fjords de ce pays. Un marché multiplié par trois en vingt ans, qui pèse 416 millions d’euros annuels.

 

« Le poisson gras renforce la santé mentale »

 

Pour les autorités norvégiennes, il est préférable que le consommateur français ne sache pas trop dans quelles conditions sont élevés ces poissons, au risque de perdre l’appétit. Le site internet des exportateurs norvégiens de saumon ne lésine pas pour nous faire rêver :

« Les médecins et scientifiques du monde entier s’accordent à dire qu’il faut manger plus de saumon et d’autres poissons gras, car ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certains cancers.

De plus, le poisson gras renforce la santé mentale, les acides gras contenus dans l’huile sont essentiels pour le développement du cerveau et ont un effet bénéfique sur la dépression, la schizophrénie, la maladie d’Alzheimer et certaines formes d’hyperactivité. »

En Norvège, le ministère de la Santé recommande d’ailleurs de manger du poisson gras deux à trois fois par semaine, dont par exemple 200 gr de saumon par semaine.

 

Plus risqué que bénéfique ?

 

Mais derrière les vertus connues des Oméga-3 pour la santé, une autre réalité du saumon norvégien est bien dissimulée.

Selon l’enquête de Green Warriors :

  • 10 à 20% des saumons d’élevage meurent dans les cages, du fait de la surpopulation, de malformations et de maladies ;
  • les études vétérinaires montrent que presque la moitié des saumons souffrent d’inflammation cardiaque, neuf sur dix de dépôts graisseux supplémentaires au cœur ;
  • les vaccins inoculés aux saumons provoquent des effets secondaires, comme des péritonites ;
  • les déchets alimentaires des fermes aquacoles s’élèvent à 7% – il y a donc 70 000 tonnes de restes rejetés en mer et qui sont ensuite mangés par les poissons sauvages à proximité.

Claudette Béthune, pharmacologue qui a travaillé pour l’organisme norvégien de sécurité alimentaire (le Nifes), avant de partir aux Etats-Unis, explique :

« La présence de polluants tels que les dioxines et le PCB dans le saumon génère un risque de cancer, qui, pour les personnes jeunes, dépasse les bénéfices attendus du saumon sur la santé. »

En 2010, un reportage de France 3 alerte

 

Si les effets sur la santé humaine font l’objet d’une controverse scientifique, la catastrophe environnementale de l’industrie du saumon norvégien ne fait plus de doute.

 

Un reportage diffusé sur France 3 l’an dernier a montré que l’aquaculture norvégienne n’avait rien à envier aux élevages de porc intensifs bretons : entassement des animaux, traitements aux antibiotiques, épandages nocifs pour l’environnement...

 

Le ministre français de l’Agriculture Bruno Le Maire, inquiet d’apprendre l’usage du diflubenzuron dans les fermes norvégiennes, avait écrit à son homologue, Lisbeth Berg-Hansen.

 

Il s’étonnait que ce pesticide, ne disposant pas d’autorisation de mise sur le marché en Europe, soit utilisé pour lutter contre le pou de mer dans les élevages norvégiens.

 

 


Poisson sauvage atteint par le pou de mer autour des fermes salmonicoles (John Øistein Berg/Rapport des Green Warriors de Norvège)

 

Sur la notice de produit, il est clairement écrit qu’il est « très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets indésirables à long terme pour le milieu aquatique. Ne doit pas être utilisé à moins de 30 m des fossés de drainage, des ruisseaux, des barrages ou de grands plans d’eau ».

 

Lisbeth Berg-Hansen avait tranquillement répondu à Bruno Le Maire que ce produit était légal dans son pays pour la lutte contre le pou de mer.

 

La ministre norvégienne, juge et partie

 

La Norvège ne cesse de se justifier auprès de ses pays-clients et qui lui demandent des comptes. Ainsi, en réponse aux demandes de l’Agence européenne de sécurité sanitaire, l’Institut norvégien de recherche sur la nutrition, les poissons et crustacés vient encore de répondre qu’après examen, le niveau d’arsenic trouvé dans le poisson était bien plus bas que ce que soupçonnait l’Europe.

Le gros problème est qu’aucune expertise indépendante n’existe. Et pour cause : la ministre norvégienne de la Pêche possède elle-même des participations dans des sociétés de pêche, à hauteur de plusieurs millions d’euros et nomme les directeurs des trois organismes publics censés contrôler l’industrie de la pêche (l’Agence norvégienne pour la sécurité alimentaire, l’Institut national de recherche sur la nutrition, les poissons et crustacés, et l’Institut de la recherche marine). Comme le détaille, sous couvert d’anonymat, un journaliste de la télévision norvégienne :

« L’industrie piscicole et la politique sont très connectées, cela ne dérange pas vraiment les Norvégiens, et peu de journalistes enquêtent sur ces sujets.

Après l’embargo russe, lié aux quantités excessives de cadmium et de plomb retrouvées dans le saumon, la Norvège a déjà des difficultés à exporter en Chine et aux Etats-Unis. Elle ne veut pas se priver du marché français. »

 

Inquiétudes pour le saumon sauvage

 

Kurt Oddekalv, président de Green Warriors, est le justicier vert qui a mené l’enquête avec les moyens du bord. Grâce à son mini sous-marin équipé d’une caméra (un temps confisquée par les autorités), il a pu filmer les fonds marins et constater leur dégradation ou eutrophisation.

 

Une épaisse couche blanche l’a alerté : ce rejet, provenant des nutriments des fermes aquacoles, contamine les fonds marins (notamment avec du sulfure d’hydrogène) et chasse les saumons sauvages, lieux noirs et autres morues des fjords.

 


Lieux noirs éventrés (Green Warriors de Norvège)

 

La contamination de tout ce qui vit dans les fjords autour des élevages est un gros sujet d’inquiétude pour les amateurs de nature en Norvège. Les nutriments donnés aux saumons des fermes s’échappent des immenses filets et terminent dans la bouche de la faune avoisinante. Pour l’un des fondateurs (qui tient à rester anonyme) de Salmon Camera, une association qui commence à compiler les études scientifiques sur le sujet, c’est le principal sujet d’inquiétude :

« Quand on pêche un poisson sauvage, on ne sait pas combien de jours se sont écoulés depuis qu’il a absorbé le diflubenzuron échappé des filets. Ce pesticide menace les crustacés, le plancton, toute la vie sauvage autour des élevages.

Pour le saumon d’élevage, il y a des contrôles, normalement les éleveurs attendent que les traces de ce pesticide disparaissent de leur organisme, mais ce n’est pas le cas pour le poisson sauvage autour. »

Avec les Green Warriors et le parti écologiste norvégien (qui n’est pas représenté au Parlement), ce pêcheur plaide pour un confinement des fermes qui éviterait qu’elles contaminent leur environnement. Tous demandent aussi des contrôles plus stricts sur la nourriture qui est donnée aux poissons.

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 19:04

Vidéo trouvée sur : l'échelle de Jacob

 

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Après les allemands qui récemment ont avoué utiliser les épandages à but militaire c'est au tour des russes de le faire, pour eux c'est essentiellement à des fins météorologique... Faire la pluie et le beau temps, un vieux rêve devenu réalité depuis un moment...

 

Surtout depuis Ben Livingston et la guère du Vietnam... La France, elle, se vantait déjà de ses essais réussits dès 1950..

 

Suivez les liens sous la vidéo pour en savoir plus.

 

Pour ceux qui sont encore dans le déni, essayez au moins de regarder le ciel de temps en temps, moins votre nombril... On aperçoit des épandages même en pleine nuit maintenant.. (Les autres avions ne sont visibles que par leurs points lumineux, pas de trainées de condensation visibles la nuit... sauf pour les épandages.)

 

 

 

 

 

Aller plus loin :

Ben livingston : le père de l'arme météorologique (docu)

L'allemagne admet la présence de chemtrails à but militaire… (vidz) [vostfr]

Pluie artificielle / Artificial Rain - France (1950) (subtitled)


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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:59

Source : Maxiscience

 

http://sphotos-a.xx.fbcdn.net/hphotos-ash3/s480x480/23733_565162583500152_2145085977_n.jpg

 

Depuis 1882, toutes les voies naturelles navigables du Canada étaient protégées d'office : des études environnementales étaient nécessaires avant d'effectuer des travaux. Avec le vote définitif de la loi omnibus C-45 le 5 décembre, seuls 97 lacs et 62 rivières sont encore concernés. Cela représente une diminution de plus de 99% du nombre de cours d'eau classés.


L’affaire n’a pas fait grand bruit en France mais le Canada a voté en dernière lecture le 5 décembre le projet de loi omnibus C-45. Poussé par le gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper, ce texte de plus de 400 pages touche à de nombreux domaines, d’où sa qualification d‘omnibus. Sa partie la plus désolante concerne la protection des lacs et cours d’eau du vaste pays nord-américain.


Concrètement, l’ensemble des innombrables lacs et rivières navigables du Canada était protégé d’office depuis 1882 par la loi sur la protection des eaux navigables. Dès que des travaux étaient entrepris au niveau d’un de ces cours ou plans d’eau, deux études devaient être réalisées pour vérifier que cela ne nuirait ni à leur navigabilité, ni à leur écosystème.


Seuls 97 lacs et 62 rivières sont encore protégés


La loi C-45 a renommé cette loi vieille de 140 ans en loi sur la protection de la navigation. En dehors des océans et d’une liste précise et minuscule de rivières et de lacs, exit le souci du respect de l’environnement : les futures constructions ne nécessiteront plus que la réalisation d’une étude de navigabilité. Mais qu’en est-il de cette liste? Si les estimations du nombre de lacs et de rivières considérés comme navigables, et donc jusque-là protégés, oscillent entre plusieurs dizaines de milliers et 2,5 millions, la loi ne protège à présent plus que 97 lacs et 62 rivières. Il y en a donc plus de 99,9% qui se retrouvent ainsi déclassés.


Le journal Ottawa Citizen a par ailleurs constaté que 97 des 87 lacs qui restent protégés sont situés sur des circonscriptions conservatrices, ce qui a fait vivement réagir l’opposition. Certains de ces plans d’eau sont connus au Canada pour être des lieux de villégiature pour privilégiés, comme le lac Rosseau du district électoral de Parry Sound-Muskoka en Ontario. Son représentant au Parlement est le ministre conservateur Tony Clement. Comme le souligne de son côté le quotidien québécois le Devoir, Parry Sound-Muskoka contient douze lacs protégés alors que la Belle Province, pourtant 115 fois plus grande, n’obtient la protection que de seulement neuf rivières et quatre lacs.

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:52

Source : Nature Alerte

 

http://2.bp.blogspot.com/--qbxhc-oxGU/UM9AADgfQDI/AAAAAAAAK8c/EuqxYdvlfxg/s1600/gasdeschiste.jpg

Fin septembre 2012 se tenait une conférence sur les gaz de schistes "The changing outlook for U.S. energy : will shale gas transform America's future ?". Organisée par le "Howard Baker Forum" et le "Lawrence Livermore National Laboratory", cet évènement a rassemblé les principaux décideurs dans le secteur du gaz de schistes : hommes politiques, économistes, experts académiques et industriels. Les intervenants ont porté un message globalement rassurant sur la fracturation hydraulique, estimant que les pollutions qui avaient pu être liées aux exploitations de gaz de schistes étaient associées à de mauvaises pratiques ou à une insuffisante réglementation.  

Au même moment, l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (United States Geological Survey - USGS) a publié les résultats de l'analyse de sources d'eau potable à Pavillion, au Wyoming[1], une région où opèrent de nombreuses exploitations de gaz de schistes. Les tests montrent la présence d'importantes concentrations de gaz comme l'éthane, le propane ou le diesel, dans une eau supposée être potable, ce qui a relancé le débat sur l'impact environnemental et sanitaire de la fracturation hydraulique.

Ces résultats viennent confirmer ceux obtenus par l'Agence de protection de l'environnement américaine (Environmental Protection Agency - EPA) lors d'une étude préliminaire publiée l'année dernière[2]. Cette étude établissait un lien entre les liquides utilisés pour la fracturation et la pollution des ressources d'eaux souterraines. Ces premiers résultats indiquaient déjà la présence de produits chimiques de synthèse, de benzène et de méthane, en concentration bien supérieures aux niveaux autorisés par la réglementation américaine ("Safe Drinking Water Act"). Ces travaux avaient été validés par une étude indépendante en avril dernier[3], mais la confirmation des résultats par l'USGS est d'autant plus importante que l'administration de l'état du Wyoming et l'industrie du gaz et du pétrole, qui avaient critiqué la méthode utilisée par l'EPA, ont cette fois-ci participé à l'élaboration du protocole.


L'EPA avait obtenu des résultats similaires dès 2010 à la suite d'inquiétudes exprimées par les habitants de la région de Pavillion au sujet de la qualité de leur eau. En liaison avec le Ministère de la santé, et l'Agence des substances toxiques et des maladies (Department of Health, Agency for Toxic Substances and Disease Registry), l'EPA avait alors mis en place des recommandations pour les détenteurs de puits de Pavillion[4], les incitant à alterner leurs sources d'eau à usage domestique et à demander l'installation d'un système de ventilation dans les salles d'eau des particuliers. La société canadienne Encana, qui détient les droits d'exploitation de gaz de schistes à Pavillion, avait alors nié toute responsabilité dans une éventuelle pollution, mais s'était néanmoins engagée à prendre en charge les coûts engendrés par l'achat d'eau minérale.

Les résultats de l'USGS ne précisent pas la cause de la pollution observée au Wyoming mais ils relancent un débat en cours depuis plusieurs années aux Etats-Unis sur l'impact de la fracturation hydraulique sur la qualité de l'eau potable à proximité des zones d'exploitation. L'industrie du gaz de schiste a toujours réfuté tout lien de causalité entre le liquide de fracturation et la pollution observée. Les associations environnementales citent néanmoins plusieurs cas dans lesquels l'eau d'une région s'est trouvée fortement polluée à la suite d'exploitations de gaz de schistes (au Wyoming et en Pennsylvanie notamment . 


L'EPA, qui, en application de la loi fédérale sur l'eau (Safe Drinking Water Act), est responsable de la protection de la qualité de l'eau potable, n'a pas autorité en matière d'injections hydrauliques pour l'exploitation de gaz - sauf si celles-ci comportent du diesel -, en dépit de l'exemption controversée votée par le Congrès en 2005[7]. Cette loi s'appuyait alors sur une étude de l'EPA publiée en 2004 et qui se limitait à l'étude des gisements de gaz méthane d'origine houillière ("coalbed methane"), qui concluait à l'absence d'impact sur les réserves d'eau souterraines . Depuis, l'EPA a estimé qu'il était nécessaire de mener une étude sur les impacts environnementaux de la fracturation hydraulique. Les premiers résultats sont prévus d'ici la fin de l'année et les conclusions définitives pour 2014

Le fluide utilisé lors de la fracturation hydraulique est principalement composé d'eau et d'agent de soutènement (près de 99% en volume), auxquels sont ajoutés des produits chimiques pour améliorer l'efficacité de la fracturation. Si la composition de ce fluide varie selon les exploitations et relève du secret pour les exploitants, il se compose généralement de dizaines de produits chimiques différents (solvants, émulsifiants, acides, ...), dont certains sont reconnus comme cancérigènes ou toxiques. De nombreuses recherches sont actuellement conduites pour améliorer ce fluide et le rendre plus "écologique". A titre de démonstration de l'innocuité de son produit, le PDG d'Halliburton a récemment bu en public un verre de liquide de fracturation utilisé par sa société[10].

Les risques potentiels de pollution des nappes phréatiques liés à la fracturation hydraulique sont de plusieurs ordres. Tout d'abord, le processus de fracturation requiert des quantités très importantes d'eau: de 10 000 à 15 000 mètres cubes d'eau par puits soit l'équivalent de la consommation annuelle d'une centaine de personnes. Une telle demande pourrait donc entrer en conflit avec les besoins en eau potable des habitants d'une région. Dans les régions sans réserves en eau suffisamment importante, le transport de l'eau en camions-citernes -ce qui peut nécessiter jusqu'à 4 000 allers retours de camions par puits- est une source de pollution de l'air et de nuisances pour les populations (dégradations des infrastructures routières non adaptées, nuisances sonores, poussières, ...).

Par ailleurs, la totalité du fluide de fracturation ne peut actuellement être récupérée, et une partie de l'eau contaminée se retrouve donc bloquée sous la surface.
En principe, cette eau est à un niveau plus profond que celui des nappes phréatiques et les couches géologiques étanches les séparant empêchent la propagation des polluants. Quant au traitement des effluents, la question n'est guère plus simple puisqu'il faut dépolluer des quantités d'eau très importantes, pour éliminer des dizaines de produits chimiques. De plus, lors de la fracturation de la roche, des éléments radioactifs, présents dans la roche, peuvent se détacher et contribuer à la pollution de l'eau. Les stations de traitement des eaux traditionnelles ont rarement la capacité de traiter de tels produits et de telles quantités d'eau. Or, un mauvais traitement de ces eaux polluées a des conséquences dramatiques pour la qualité de l'eau en aval et donc à terme pour l'eau potable des régions avoisinantes.

D'autres risques sont également évoqués au cours du procédé de fracturation. En cas de rupture d'étanchéité du tubage réalisé dans le puits, une fuite de méthane peut survenir et remonter vers les nappes phréatiques (ce qui n'est pas répertorié dans la réglementation comme un danger direct pour la santé, mais rend l'eau très inflammable. De même, une fuite du liquide de fracturation pourrait polluer les nappes phréatiques.
Si l'utilisation de ce fluide n'est selon les études actuelles, pas dangereuse, parce que libéré à une grande profondeur, une fuite ou le non-respect des précautions nécessaires au procédé de fracturation pourraient entraîner une telle fuite. Enfin, dans le cas d'un accident en surface, le liquide de fracturation peut polluer les eaux de surface et les terres avoisinantes. L'étude de l'EPA devrait permettre de comprendre plus précisément les risques et d'adopter des réglementations plus appropriées au niveau des états ou au niveau fédéral.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:56

Source : bastamag

 

Alors que le prix du gaz augmente en France, celui de l’électricité va bientôt exploser au Royaume-Uni, suite à une taxe prétendument « verte ». Cette taxe servira notamment à financer les réacteurs EPR qu’ambitionnent de construire EDF et Areva. EDF devrait aussi largement bénéficier de la nouvelle loi sur l’énergie, qui vise à dédommager les opérateurs en cas de manque de rentabilité...

 

 

Le gouvernement conservateur de David Cameron prépare une augmentation drastique de la taxe sur les factures électriques, censée financer les énergies faiblement émettrices de CO2. L’objectif est de collecter 9,4 milliards d’euros (7,6 milliards de livres) d’ici 2020. Des analystes financiers estiment qu’il en résultera une hausse de près d’un tiers des factures d’électricité [Lire ici (en Anglais)], qui sont déjà supérieures de 10 à 15% en moyenne aux factures françaises. Et ce, dans un contexte d’austérité budgétaire particulièrement brutale au Royaume-Uni.

 

À qui bénéficiera cette taxe « verte » ? Avant tout aux constructeurs de centrales nucléaires, qui pourront s’en accaparer la plus grande part. EDF est la première concernée, puisqu’elle prévoit de construire, avec Areva et Bouygues, quatre nouveaux réacteurs EPR au Royaume-Uni. Le programme de « renaissance nucléaire » initié en leur temps par les travaillistes de Tony Blair prévoyait pas moins de douze nouveaux réacteurs. Le projet d’EDF à Hinkley Point dans le Somerset (deux réacteurs) est le seul qui ait dépassé le stade conceptuel [1]. Son coût est actuellement estimé à 17,3 milliards d’euros. Le projet vient d’obtenir sa première licence administrative, mais sa réalisation est encore loin d’être assurée.

 

EDF fait-elle la loi à Londres ?


La nouvelle loi sur l’énergie, dévoilée jeudi 29 novembre – et déjà applaudie par EDF selon le Financial Times – instituera également un seuil de prix de l’électricité en deçà duquel le gouvernement britannique dédommagera les entreprises pour assurer la rentabilité de leurs investissements. Le niveau de ce seuil doit être fixé ultérieurement. Certaines sources évoquent jusqu’à 204,5 euros (165 livres) par MWh, soit plus de trois fois le prix actuel de l’électricité – vendue en gros – au Royaume-Uni. Le genre de rumeur qui permettra à EDF d’afficher sa modération tout en obtenant un prix garanti largement supérieure au prix actuel...

 

L’entreprise publique française est un acteur de poids sur le marché de l’énergie britannique : en plus d’être l’un des six principaux distributeurs du pays – qui vient d’ailleurs d’augmenter ses tarifs de 11% d’un coup, alors même que la filiale britannique réalisait 1,6 milliard de livres de profit –, elle contrôle le parc actuel, et vieillissant, de centrales nucléaires, ainsi que plusieurs centrales au charbon. Elle construit par ailleurs - toujours avec l’aide financière du gouvernement britannique - des parcs éoliens et des centrales au gaz, dont l’une vient d’être occupée pendant une semaine par des militants de la justice climatique.

 

Lobbying et restaurants chics


Depuis des mois, le groupe français fait monter la pression pour obtenir du gouvernement britannique le maximum de concessions. Ce dernier, confronté à l’héritage de la libéralisation totale du marché de l’énergie dans les années 1980, fait face à des décisions difficiles pour assurer l’avenir de l’approvisionnement énergétique du pays. Le gouvernement est tiraillé entre les partisans de l’énergie éolienne, ceux du nucléaire, et ceux du gaz, emmenés par le chancelier George Osborne, lequel vient d’annoncer une série de mesures pour favoriser l’exploitation des gaz de schiste.

 

Malgré les déboires accumulés par les chantiers de l’EPR en Finlande et en France, la perspective de nouveaux réacteurs financés à leur corps défendant par les contribuables et consommateurs britanniques reste bel et bien à l’ordre du jour. Le gouvernement a même lancé un plan d’action pour renforcer la chaîne d’approvisionnement du nucléaire [Source] en Grande-Bretagne. Un document révélé par le quotidien The Guardian donne une petite idée de la nature du travail de « persuasion » effectué par EDF et les intérêts nucléaires. Il révèle que les hauts fonctionnaires de l’Office pour le développement du nucléaire ont été régulièrement invités depuis trois ans dans des restaurants londoniens très selects par divers groupes et lobbies de l’industrie nucléaire, mais également par des entreprises directement intéressées, dont les françaises EDF, Areva et Alstom. Ce n’est pas en France qu’on verrait de telles pratiques...

 

Olivier Petitjean

 

Photo : CC me’nthedogs

Notes

[1] GDF-Suez est également impliquée, via un consortium, dans un autre projet de centrale nucléaire, beaucoup moins avancé, et pour lequel l’entreprise réclame elle aussi davantage d’« incitations financières » (voir ici).

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 15:21

Trouvé sur : les moutons enragés

 

Incroyable et pourtant vrai.... Quand l'homme aura fini de poluer la dernière goutte d'eau de cette planète, sans doute commencera-t-il a comprendre son importance...

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 15:07

Source : BastaMag

 

Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (Etats-Unis). En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis, laissant place à un gouffre géant rempli d’eau, de saumure, de pétrole et de gaz naturel. D’après le site Truth-Out, les premiers signes du désastre sont apparus au printemps 2012 avec l’apparition de bulles dans les bayous, ces étendues d’eau formées par les anciens bras du Mississippi. Puis les résidents du comté d’Assumption Parish ont commencé à ressentir de petits tremblements de terres. Avant que la terre ne finisse soudainement par céder.

 

Crédit photo : OHSEP (prise le 21 août 2012)


La compagnie Texas Brine est dans le viseur des autorités publiques. Cette entreprise de forage et stockage basée à Houston traite depuis des années une caverne de sel souterraine, située sous la zone du gouffre, recourant à des techniques de fracturations. La saumure salée produite par ses puits est un élément vital pour l’industrie pétrochimique, rappelle Truth-Out. Des puits de forage pouvant atteindre 500 mètres ont été creusés pour repousser la saumure vers la surface. Or, selon certains géologues, « la pression dans la caverne aurait provoqué un "frack out" ». Autrement dit, la pression pour extraire la saumure de manière verticale aurait été trop forte, fracturant la roche vers la surface et provoquant l’effondrement de terrain.

 

Quatre mois après les faits, 300 résidents vivant à proximité du gouffre dénommé « Bayou Corne » n’ont toujours pas pu regagner leur domicile. La compagnie Texas Brine est astreinte au versement d’une somme hebdomadaire de 875 $ à chaque ménage évacué. La société a également été condamnée à une amende de 100 000 $ par le commissaire de la Conservation de Louisiane, ce 1er décembre, pour ne pas avoir empêché la contamination des cours d’eau avoisinants. A l’heure actuelle, des quantités incalculables de pétrole et de gaz continuent de s’échapper de Bayou Corne. Même si la technique utilisée est différente, faut-il y voir un avant goût des impacts de l’extraction des huiles et gaz de schiste ?

 

@Sophie_Chapelle sur twitter

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:02

L'histoire humaine des 300 dernières années dont le développement repose sur les énergies fossiles. A la déplétion des ressources pétrolières s'ajoute la destruction de l'environnement, ce qui hypothèque l'avenir. La solution, s'est de construire des modes de vie résilients, qui s'affranchissent de la dépendance (couteuse) aux énergies fossiles. (VERSION DOUBLEE, une version sous-titrée existe également)

 

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 14:06

Trouvé sur : 911.nwo

 

http://imageshack.us/scaled/landing/855/lafrancesauvage01.jpg

 

Avec l’accélération du calendrier néo-mondialiste et les bruits de botte qui se font de plus en plus fort, un peu de détente nous fera sans doute le plus grand bien, avec cet intéressant reportage sur la France Sauvage.

 

Synopsis


Pour les animaux et les plantes, la France est une terre d’exception, un pays unique qui accueille une étonnante variété d’espèces, du bord de mer jusqu’en haute montagne. On y trouve l’un des derniers fleuves sauvages de l’Europe, la Loire, des marais peuplés d’oiseaux au centre de la France, des steppes africaines au coeur du maquis provençal, des
neiges scandinaves au sommet des Alpes ou encore des mers tropicales turquoise autour de la Corse.

 

Durant une année, au rythme de saisons, découverte de l’aventure sauvage des espèces qui peuplent ces espaces.


Portée par la voix de Sophie Marceau, cette invitation à l’émerveillement souligne la beauté et la diversité naturelle de la France.

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:52

Source : Nature Alerte

 

http://medias.lepost.fr/ill/2010/05/24/h-20-2085774-1274734582.jpg

 

Les dispersants utilisés pour nettoyer les marées noires sont beaucoup moins visibles que le pétrole mais ils sont 52 fois plus toxiques. C'est ce que révèle une nouvelle étude publiée en ligne et que vous pouvez consulter et télécharger (en anglais) ici http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0269749112004344

Du coup, la faune et la flore microscopiques qui vivent dans le golfe du Mexique ont de quoi se faire du souci...

En effet plus 7,5 millions de litres de dispersants Corexit 9527A et 9500A ont été déversés dans le golfe pour tenter d' empêcher le pétrole issu de la fuite de la catastrophe Deepwater horizon d'atteindre les rives en l'aidant à se dégrader plus rapidement en mer.

Oui mais voilà, lorsque le pétrole et le Corexit sont combinés, le mélange devient jusqu'à 52 fois plus toxiques que le pétrole seul, selon une étude publiée en ligne cette semaine dans la revue Environmental Pollution.

"Il y a une interaction chimique entre le pétrole brut et le dispersant qui le rend plus toxique", a déclaré Terry Snell, coauteur de l'étude et biologiste à Georgia Tech.

Les effets de l'utilisation des dispersants sur une nappe de pétrole la décompose en fines gouttelettes et la rende moins visible, mais, en revanche, cette nouvelle soupe devient très toxique pour la chaîne planctonique,"  a t il révélé à la presse

Ce mélange de dispersant et de pétrole dans le golfe du Mexique aurait fait des ravages sur les rotifères de la région, qui forment la base de la chaîne alimentaire marine, et sur tous leurs œufs dans les sédiments des fonds marins, a expliqué Terry Snell

Les Rotifères constituent un embranchement du règne animal. Ce sont de petits organismes bilatériens (i.e. triploblastiques) protostomiens syndermés mesurant entre 50 µm et 3 mm qui ont souvent une forme de trompette, cylindrique ou sphérique. Ils possèdent deux couronnes de cils autour de leur bouche ainsi qu'un système organique spécialisé avec notamment un tube digestif.

Dans cette étude, Terry Snell et son équipe ont testé différents ratios de pétrole et de dispersant, en utilisant le pétrole réel qui a fui dans la marée noire de Deepwater Horizon et les mêmes  dispersants. Les mélanges étaient tous extrêmement toxiques dans chaque ratio testé. La resistance des rotiféres du golfe qui ont subit nos tests sont tous morts.

"Les niveaux des mélanges pétrole/dispersant qui ont été utilisé en 2010 pour disperser les nappes de la marée noire Deepwater horizon dans le golfe étaient sérieusement toxiques", a déclaré Snell. 

"le réseau trophique planctonique a été atteint pendant une trop longue période de temps, elle s'est prolongée avec de nouveaux épandages, et personne n'a jusqu'ici vraiment pris les mesures pour en déterminer les impacts sur l'environnement marin." 

C'est l'une des premières études à avoir examiner de prés l'impact du mélange huile-dispersant sur le plancton du golfe du Mexique depuis la catastrophe. Le déclin des populations de plancton dans le golfe pourrait avoir un impact terrible sur toute la chaine alimentaire dans la région. En général, le plancton se reconstitue rapidement, mais dans le cas du golfe la toxicité des sédiments est extrêmement préoccupante pour les larves des rotiféres, car elle va réduire la taille et la santé des prochaines générations. 

Cette boue d'huile et de dispersant sur les fonds océaniques pourraient également avoir une incidence réelle sur toutes les autres espèces marines qui passent une partie de leur cycle de vie dans les algues et les crustacés.

«Il s'agit d'une étude extrêmement importante qui ajoute des données absolument nécessaires pour nous aider à mieux comprendre les effets des déversements d'hydrocarbures et les stratégies d'assainissement des fuites d'hydrocarbures en mer, tels que l'utilisation des dispersants", a déclaré Stephen Klaine, un toxicologue de l'environnement de l'Université de Clemson qui n'a pas participé à ces recherches. 

"Les résultats de cette étude contrastent énormément avec ceux libérés par l officielle  "Environmental Protection Agency" en Août 2010. Selon leurs études, un mélange de pétrole et de Corexit n'est pas plus toxique que le pétrole seul. Cependant, plusieurs autres études ont déjà démontré que le mélange pétrole dispersant est plus toxique que le pétrole seul pour les embryons de plusieurs espèces de poissons." a t elle déclaré

© Nature Alerte / nbc

 

 

 

 

 


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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 13:41

Trouvé sur : bistro bar blog

 

http://assets3.bewegung.taz.de/uploads/e1cbddce-a089-11/de-a914-0019dbf8d19d/uranium_engagelogo_large.png?1252862493

 

Titre original : Uranium - is it a country? (Uranium - Est-ce un pays ? vous comprendrez  le titre en regardant la vidéo)

Actuellement, le combustible le plus utilisé pour la production d'énergie nucléaire est l'uranium, ce qui cause beaucoup de problèmes par les risques multiples qui en découlent au niveau mondial.

En Europe, l'énergie nucléaire est de plus en plus souvent célébrée comme pouvant sauver le climat. Et de toute évidence, les centrales nucléaires ont besoin d'uranium.

L'Australie possède les plus importants gisements mondiaux de cette ressource.


A travers ce documentaire, nous voyagerons entre la France avec la CRIIRAD, l'Allemagne, et cette "Land Down Under" (Terre des Antipodes)[*] pour illustrer d'où vient l'uranium, où il va et ce qu'il en est des impacts et des déchets de cette exploitation minière.


[*] Référence au tube mondial des années 80 "Down Under" par le goupe de rock Australien Men at Work.
Extrait : http//en.wikipedia.org/wiki/File:Down_Under_by_Men_at_Work.ogg

 

 


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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 11:19

Source : Nature Alerte

 

http://3.bp.blogspot.com/-20KLz4HaAKo/ULY_Pob1GDI/AAAAAAAAKxA/ByhjkWEewfs/s1600/pesticide.jpg

 

En Sibérie les décharges de pesticides indésirables des années 1970 se révèlent plus dangereuses que les déchets nucléaires

Des produits chimiques mal stockés, en particulier du DDT, sont devenu un risque majeur de pollution dans la région "l'oblast de Tomsk", en Sibérie.

En effet dans les années 1970, lorsque personne ne vivait encore dans cette région, les autorités locales ont pensé que le Tegul'det était un endroit idéal pour enterrer des pesticides indésirables en l’occurrence du DDT. Le DDT a été produit en grande quantité en ex URSS dans les années 1950 et 60, jusqu'à ce qu'une prise de conscience croissante des risques a conduit à leur interdiction par les autorités du pays.
Dés lors, l'énorme stock qui s'était accumulé dans tout le pays devait être enterré, cette solution semblait être la moins chère et la plus facile à exécuter. La grandeur de la Sibérie était l'endroit idéal. La région de Tomsk Oblast seule (316.000 km ²) est presque aussi grande que l'ensemble de l'Allemagne réunie. La forêt, avec ses tourbières et ses réserves de pétrole, était très peu peuplée.

Depuis, le temps a passé et plusieurs familles sont installés près du monticule dit de Tegul'det où sont enterrés ces énormes stock de DDT dangereux.

C'était un endroit facile d’accès prés d'une rivière et non loin d'un village . Les nouveaux arrivants ont construit de petites maisons en bois avec des toits de tôle ondulée, chacune avec son terrain attenant pour y cultiver des pommes de terre et des choux.

C'est alors que les ennuis ont commencé. Les habitants ont commencé à se plaindre de maux de tête et de maladie mystérieuses. Quelque chose devait être fait de toute urgence. Ainsi, les autorités locales ont recouvert la décharge d'une couche de sable plus épaisse sur les pesticides déjà enterrés. Les jardins potagers ont été déplacés plus loin. Les résidents ont depuis cessé de se plaindre, mais nous devons admettre que la terre et la rivière sont complétement contaminés », affirme Piotr Chernogrivov, chef du Parti vert dans l'oblast de Tomsk.

Tegul'det est loin d'être un cas isolé. Partout dans l'ex-Union soviétique, près de 250.000 tonnes de pesticides et de produits chimiques agricoles ont été stockés dans des entrepôts délabrés. Depuis la chute de l'ex URSS les autorités ont perdu les archives des traitement des déchets, et aujourd'hui personne ne sait exactement où ce trouve tout ces déchets toxiques .

Aujourd'hui Chernogrivov craint même que ces décharges deviennent un plus grand danger que les déchets nucléaires arrivant de France en raison de la confusion qui les entoure. En effet la France envoie régulièrement dans la région de l'uranium appauvri pour traitement à Severesk (anciennement Tomsk-7), un complexe militaire fermée près de Tomsk. Mais ce circuit de recyclage est totalement sous contrôle, ce qui n'est  malheureusement pas vrai concernant les pesticides.


Depuis les autorités de la région ont récemment pris conscience de la gravité de la situation. Des équipes de dépollution ont été formés, sous la supervision de Piotr Chernogrivov, pour évaluer et retrouver ces décharges de pesticides, afin de les sécuriser et  retrouver leurs propriétaires.

En Août 2011 la Russie a ratifié la Convention de Stockholm, qui interdit les produits chimiques les plus dangereux. La Croix-Verte, une ONG environnementale mis en place par l'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et qui est basée à Genève, est rapidement entré dans la mêlée, offrant l'avantage de son savoir-faire et de ses services spécialisés.

«Le stockage des déchets de DDT était une bonne idée pour l'époque, mais l'emballage qui les contient devait être changé tous les ans ce qui n'a pas été fait. Aujourd'hui celà coûterai trop cher d'exporter ces déchets. La solution idéale serait de tout détruire, mais nous avons besoin d'un incinérateur et n'en avons pas les moyens», explique le Dr Stephan Robinson, un expert de la Croix Verte et des questions environnementales en ex-URSS . «La priorité absolue est de faire une liste et un inventaire de ces sites, dont nous ne savons pas grand choses" explique t-il.

© Nature Alerte

 

 


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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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