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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:27
La Terre est une curieuse planète et la nature pleine de merveilles.

Cette fois-ci nous aimerions porter l'attention de nos lecteurs sur un autre phénomène géologique curieux, à savoir les dénommées pierres qui ''poussent''.

Il est difficile d'imaginer que des pierres puissent réellement pousser, mais ces pierres semblent être vivantes !
La réserve naturelle du musée des Trovants en Roumanie se situe dans le comté de Valcea, à 8 km d'Horezu.


Il y a dans un petit village nommé Costesti des pierres fascinantes et mystérieuses, qu'on appelle des trovants, et on croit qu'elles ont de la vie en elles. Le mot ''trovant'' est un terme géologique souvent utilisé en Roumanie. Il signifie ''sable cimenté''.

Les trovants sont des phénomènes géologiques qui consistent en formes sphériques de sable cimenté, apparues en raison d'une puissante activité sismique.


Les tremblements de terre qui ont conduit à la création des premiers trovants sont supposés s'être produits il y a 6 millions d'années.
Ce qui rend ces trovants uniques et mystérieux est qu'ils se reproduisent après une mise en contact avec de l'eau.
Après de fortes pluies les pierres commencent à pousser, au départ de 6-8 millimètres et à la fin de 6-10 mètres. C'est vraiment remarquable !

L'un des plus étranges aspects de ces pierres est que malgré une variation de taille, de quelques millimètres à même 10 mètres, elles se ressemblent, faisant intervenir une loi naturelle disant qu'iln'existe pas de pierres identiques.

De plus, exactement comme les fameux rochers de la Vallée de la Mort en Californie, les trovants se déplacent souvent d'un endroit à l'autre.
Les scientifiques pensent que les pierres augmentent de taille en raison de leur contenu important en sels minéraux, qui sont sous leur coque. Quand la surface devient humide, ces éléments chimiques commencent à s'étendre et exercent une pression sur le sable, faisant ''pousser'' les pierres.

Pourtant, malgré leurs efforts, les scientifiques n'ont pas réussi à donner une explication logique au fait que les pierres ont des extensions qui rappellent des racines. Si on les coupe, leur section montrent des anneaux de couleur, exactement comme les arbres.


Ces pierres se comportent presque comme une forme de vie inorganique inconnue.

Les habitants du coin sont au courant des propriétés inhabituelles des pierres depuis plus d'un siècle, mais ils n'ont jamais vraiment prêté attention aux trovants. On les utilise souvent comme matériaux de construction et pierres tombales.

Aujourd'hui le musée des trovants roumain est protégé par l'UNESCO.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 14:54

Cette terrible photo nous montre une tortue de Kemp, espèce en danger

Deux ans après l’explosion de la plate-forme Deepwater du géant pétrolier BP, au large des côtes de Louisiane la région ne s’est pas remise du désastre. Environnement dégradé, économie locale au ralenti : les conséquences sont toujours présentes. Et les doutes, les non-dits, voire même les dissimulations, de la part de BP et des autorités américaines sont toujours aussi gênants.

 

Presque deux ans après que Greenpeace ait présenté une demande d’accès aux images et aux informations relatives à la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique, les premiers fichiers viennent d’arriver. Enfin. Les images reçues sont troublantes, inquiétantes et surtout posent la question de l’information du public par les pétroliers et les autorités américaines …

 

Ces images de tortues marines mortes, complètement couvertes d’hydrocarbures, présentent une image très différente de ce qui a été présenté au public par les autorités américaines…

 

La Maison-Blanche s’est attachée à mettre en exergue les jolies histoires d’animaux secourus et relâchés dans la nature, ils ont soigneusement masqué ces images de sacs poubelle remplis de tortues de Kemp Ridley.

 

Nous sommes extrêmement préoccupés par ce que peut receler la somme d’informations qui demeure non dévoilée. Qu’ont vu, qu’ont découvert les scientifiques, les représentants du gouvernement américain, ceux de BP ?

 

Ces photos sont un sinistre rappel des dommages réels que les compagnies pétrolières peuvent causer, et causent au quotidien. Ces photos sont aussi, pour nous, un nouveau rappel de la nécessité, de l’urgence d’imposer la transparence !

 

Greenpeace a présenté plus de 50 demandes FOIA (Freedom of Information Act, en français,”Loi pour la liberté d’information“) différentes à divers organismes de l’État fédéral depuis le mois de mai 2010.

Nous continuons à recevoir des documents suite à ces demandes … Nous les publions donc, régulièrement, en continu, sur le site PolluterWatch.

 

Voir les 300 nouvelles photographies aériennes du gouvernement reçues via FOIA il y a deux semaines.

 

En attendant que le reste des demandes de Greenpeace aboutissent, nous demandons à la Maison Blanche de mettre immédiatement à disposition du public l’ensemble des images, l’ensemble des fichiers concernant la catastrophe Deepwater Horizon… Et ce AVANT que le Gouvernement ne trouve un terrain d’entente avec BP !

 


Auteur : GREENPEACE

Source : energie-climat.greenpeace.fr via TerreSacrée

Trouvé sur : http://lesmoutonsenrages.fr

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:49

http://www.cameleonsite.com/Kamel/images/Ile%20aux%20fleurs%20DVD.jpg

 

 

Les courts métrages accusant une longévité aussi insolente que celle de L’Île aux Fleurs se comptent sur les doigts de quelques mains. Sinon moins. D’autant plus rares sont en outre ceux qui, au-delà de leur succincte efficacité, auront autant alimenté les plumes que le pamphlet filmique de Jorge Furtado. Culte, donc. Mais que reste-t-il à en dire?

 

 



LES TOMATES, LES PORCS ET LES ETRES HUMAINS

 

En quinze ans, les douze minutes de L’Île aux Fleurs, dévastateur court métrage avant-gardiste de Jorge Furtado, n’ont pas pris une ride. Tous ceux qui l’ont vu (et bien souvent revu ad nauseam) le savent: en dévoiler les rouages serait le trahir et mettre à mal l’effet de surprise qui régit le film. Et puis, comment résumer ces douze minutes? On pourrait, par exemple, choisir comme fil rouge, la tomate, et dire que ce film montre l'itinéraire de ce "végétal, plante de la famille des solanacées", de sa cueillette jusqu'à sa consommation en passant par sa vente et sa préparation culinaire. Les mauvaises tomates sont jetées aux ordures, et finissent dans la décharge de l'Île aux Fleurs. Dès lors, que faire? Résumer les choses par le pitch malin suivant, archi-usité sur Internet: "Une tomate est plantée, récoltée, vendue avant de finir à la décharge de l'Île aux Fleurs parmi les porcs, les femmes et les enfants. Quelle différence y a-t-il entre les tomates, les porcs et les êtres humains?". Ici, on en dit à la fois trop et pas assez. Les enjeux apparaissent trop facilement, et parfois de façon pas complètement pertinente (la différence entre les tomates, les porcs et les êtres humains devient-elle vraiment claire dans ce film?) et l’humour paradoxal inhérent au film est déjà dynamité. Une autre formulation circule: "M. Suzuki est Japonais. C'est donc un être humain. Il plante des tomates non pas pour les manger mais pour les échanger contre de l'argent à un supermarché. A partir de là, nous suivons le trajet de l'une de ces tomates, qui va échapper à la sauce d'un plat de porc familial pour finir à l'authentique décharge de l'Île aux Fleurs, au Brésil". En reprenant rapidement la structure du film, on conserve l’ambition de la démarche. Mais, une fois encore, en révélant le fin mot de l’histoire, on enlève énormément de pouvoir au film. Un pouvoir idéologique et émotionnel nécessitant pour sa première vision une absolue virginité. Après tout, que faut-il savoir a priori d’un court métrage? Le temps joue pour lui.


Douze minutes, donc. Douze minutes d’une formidable évidence. Douze minutes qui suffisent pour mettre en branle les rouages indéfectibles du commerce mondial. Douze minutes d'images agrémentées de commentaires d'un humour implacable. Jusqu'à la fin où tout le monde arrête de rire. Furtado joue avec des idées simples ("l'être humain se distingue des autres animaux par son télé-encéphale hautement développé et son pouce préhenseur"); des images décalées (le champignon atomique pour illustrer les capacités intellectuelles et techniques de l'être humain); des slogans bien pesés ("se souvenir c'est vivre"); des élucubrations moins innocentes qu'elles n'y paraissent (l'invention de la monnaie), pour simplement dévoiler les aberrations d'un système commercial mondialisant qui se prétend parfait et porteur de richesses. Outil de réflexion sur les dérapages qui apparaissent dans une société lorsque l'être humain n'est plus prioritaire, L’Île aux Fleurs, depuis 1989, n’a jamais su, sans surprise, être détaché de sa condition d’objet démonstratif pour devenir le véritable support d’analyse cinématographique qu’il est également – avant tout? Soyons concrets et faisons comme tout un chacun soucieux de s’informer: "googlons" L’Île aux Fleurs. La moisson du célèbre moteur de recherche de la bibliothèque mondiale la plus dynamique du monde est révélatrice: le film de Furtado se glisse allègrement au sein d’une multitude de programmes de courts métrages dans lesquels il est référencé, au milieu d’autres courts engagés, souvent dans le cadre d’un meeting d’Attac ou d’alters de tout poil. Mieux, L’Île aux Fleurs s’est à ce point institutionnalisé que la photo d’accompagnement la plus courante, d’un cochon mort et ficelé, certes dérivée du film, n’est pas tirée de l’un de ses photogrammes! De fait, pour beaucoup, Furtado, quand on pense à citer son nom, est le réalisateur de cet unique film, couronné de pas moins de 17 prix, dont les plus prestigieux sont l’Ours d’Argent au Festival de Berlin en 1990 ainsi que les prix de la presse et du public au Festival de courts métrages de Clermont-Ferrand en 1991. Rendons donc à César ce qui appartient à Jorge. Furtado est né en 1959. Après des études de médecine, de journalisme et de sculpture, il a travaillé à la télévision (TVE, Rio Grande do Sul) comme reporter, animateur, programmateur et chargé de production. Directeur au Musée de la Communication de l’Etat de Rio Grande do Sul de 84 à 86, il collabore à la Tele Globo et est aujourd’hui l’un des membres actifs de la Casa de Cinema de Porto Alegre.


LE FACTEUR CHEVAL

Mais une politique des auteurs de courts métrages n’étant pas pour demain, un constat s’impose: le parcours d’une tomate brésilienne produite dans les plantations d’un certain M. Suzuki à Porto Alegre, vendue en supermarché, où une certaine Mme Anete l’achète, puis la jette aux ordures, avant d’atterrir finalement sur l’Île aux Fleurs, serait donc suffisamment clair pour se suffire à lui-même. Systématique et grinçant, démontrant la vanité de l'économie de marché et la sous-humanité qu'elle entraîne, le film de Furtado est pourtant complexe et ne cesse de prendre le spectateur à rebrousse-poil. "Ceci n’est pas un film didactique, pourrait-on dire, à la Magritte", écrit Jacques Kermabon dans le numéro 9 du magazine Bref. Et il est vrai qu’à l’image de la fameuse pipe du peintre, L’Île aux Fleurs est en quelque sorte un film Canada Dry: ça ressemble à un film didactique, mais c’est une diatribe politique. Ça ressemble à de la pataphysique, mais c’est de la logique capitaliste. Ça ressemble à un morceau d’absurdité digne des Monty Python, mais c’est au contraire la chose la plus sérieuse du monde. Le timbre monocorde (quel hérétique envisagerait de remplacer cette mythique VF par son introuvable VO?) qui accompagne la démonstration semble échappée d’un reportage sur-dramatisé made in M6, débitant des généralités et des lapalissades, et pourtant le faux cynisme qu’il travestit charrie davantage que les ravages de l’obésité/la chirurgie esthétique/la jet-set Zone-Interditéens. De retournements en glissements, le film de Furtado met en route la douche écossaise, ce rire caustique qui s’étrangle dans notre gorge aussitôt après avoir été suscité. Pourtant, le parcours semble balisé, enchaînant séries de définitions encyclopédiques sur séries d'animations à la Gilliam, suscitant instantanément un comique de l'absurde; or, l'absurde n'est pas celui du discours de l'auteur, mais du monde dans sa rationalité même.


Ne serait-ce que son titre, L’Île aux Fleurs, joue la carte de l’antiphrase. Nom poétique évoquant les parfums et les couleurs du paradis (pour l’anecdote, c’est également le surnom que les Indiens Arawaks avaient donné à la Martinique), mais où viennent échouer tous les détritus de la ville voisine – qui, au passage, n’est autre que Porto Allegre, coïncidence transformant ce film de 1989 en constat terriblement actuel. D’ailleurs, les seules fleurs qui nous seront données à voir sont soit factices, sur des tapisseries kitsch, soit écrasées pour extraire des parfums, que Madame Anete échangera contre de l’argent, avec lequel elle pourra acheter des tomates et ainsi de suite. Le cycle infernal de la société de consommation et d’exclusion est ainsi montré, faisant naître l’indignation, le dégoût et la révolte. Et pour être hautement démonstratif sur ce point, Furtado exploite les "ficelles" du genre qu’il parodie, à savoir le film didactique, et s’échine à reproduire par la forme ce que le fond tend à nous faire comprendre. On semble suivre un fil, puis la description échoue, et l’on passe au plat suivant. Tout est fait pour brouiller les pistes et ménager au maximum le suspens avant la surprise finale. "On ne sait pas très bien où l’on va, écrit Kermabon. On revient sans cesse sur les mêmes choses, en particulier sur cette supériorité de l’homme: son ‘encéphale hautement développé et son pouce préhenseur’. Les images sont hétérogènes, mêlant des scènes de documentaires, des portraits (individuels et de groupe), des séquences d’archives, des schémas, des collages où l’image tressaute comme un flipper électrique. L’Île aux Fleurs, c’est le chaos du monde filmé et classé par une sorte de facteur Cheval du documentaire qui […] brasserait un bric-à-brac de données platement objectives sur fond d’ironie et de lucidité pessimiste". La comparaison tombe juste: tout comme le facteur Cheval, ce postier un peu fou qui, tous les matins, pendant sa tournée, ramassait des cailloux sur son chemin afin d’ériger un gigantesque château, Furtado ne fait pas ses collages à l’aveugle. Tout cela est pensé, réfléchi, dans un but précis: la décharge de l’Île aux Fleurs, où les plus pauvres sont nourris après les porcs. Dernier mot pour Kermabon: "La charge est d’autant plus forte qu’elle s’inscrit dans le normal, la vérité, la logique du monde, décrit avec cet humour qui est, comme chacun sait, la politesse du désespoir. Et la dénonciation est d’autant plus efficace que l’horreur n’est pas dite mais nous saute à la gorge".


BRAZIIIIL, LALA-LALA-LALA-LALAAA…

Film-pamphlet, fable, pastiche, renfermant une profusion d'images, de construction protéiforme à l'humour la fois simple et ravageur, à la logique étrange et imparable, L’île aux Fleurs est fait pour secouer. Aussi sa concision le sert-il parfaitement. Le film progresse sur une courbe fluide et inexorable, d’un premier carton, classique: "Ceci n'est pas une fiction", à un dernier, beaucoup moins conventionnel: "Dieu n'existe pas". Personne ne contestera la première affirmation et, douze minutes plus tard, difficile de nier que la deuxième est plus que probable. Et c’est parce que le film se permet d’aller jusqu’au bout de sa logique qu’il est à ce point à même de donner de l’ampleur, du poids, à son propos. Si L’Île aux Fleurs est à ce point increvable, c’est sans doute moins par son fond que par l'inéluctabilité de sa construction. Certes, L’Île aux Fleurs n’est pas une fiction, et tant pis si le spectateur habitué aux poncifs du dispositif cinéma s’attend, à la vision des premières images à ce qu’il en soit une. Certes, en tant que parodie du documentaire classique, ce court métrage reste très facilement accessible et n’exige pas forcément une grande activité de la part du spectateur, qui subit plus qu’il n’agit. Mais au-delà de ce premier degré, de l’étude que l’on peut en faire comme d’un document sur les structures économiques, un second degré d’analyse en tant que démarche cinématographique originale est à prendre en compte. Pour ce faire, revenir sur la genèse du film paraît nécessaire. Car, aussi étonnant que cela puisse paraître, ce petit chef-d’œuvre dont l’inventivité coupe le souffle est un film de commande. En 1989, Jorge Furtado est chargé par l’université de Rio Grande do Sul de réaliser une vidéo sur le traitement des déchets. Choqué par ce qu’il découvre tout près de chez lui (il vit à Porto Alegre), il met huit mois pour écrire un scénario auquel il donnera cette forme étonnante, inattendue, sardonique, comme si, pour lui, la dérision était le seul moyen d’avancer face à une réalité à ce point tragique et honteuse.


"J’ai voulu montrer à un visiteur inter-planétaire comment est la Terre. Caetano Veloso dit de la baie de Guanabara que nous ‘sommes aveugles de tant la voir’. J’ai fait la même chose avec la misère brésilienne. Nous sommes devenus insensibles à force de la voir sans cesse", déclare-t-il. Douzième puissance économique mondiale, le Brésil jouit pourtant d’une relative réussite macroéconomique. Un revers, toutefois, à ce tableau faussement idyllique: le développement social n'a pas suivi le développement économique et le Brésil est passé du 50e au 70e rang dans la classification par indicateur du développement humain, qui intègre le taux d'alphabétisation, la mortalité infantile et le niveau des revenus. Le problème le plus grave est sûrement celui de la faim; il touche 22% de la population. Dans ces conditions, le cinéma, et les arts en général, sont évidemment des activités plus que secondaires. Or, dans le cas qui nous intéresse, la démarche de production même est déjà exceptionnelle. Ainsi un groupe de douze cinéastes, réunis sous la bannière de la Casa de Cinema de Grande do Sul, s’est constitué afin de permettre au cinéma gaucho de renaître, dans des conditions quasi-artisanales, ainsi résumées pour le collectif: "Depuis la fin des années 1970, il existe à Porto Alegre, capitale de l'Etat du Rio Grande do Sul, un groupe de personnes qui produit des films avec peu d'argent, mais dans un esprit de collectivité et de coopération qui est notre principale richesse". Cette fondation est aujourd’hui responsable du plus grand concours de projets de films de long métrage à l'heure actuelle au Brésil et produit de nombreux courts métrages pour le cinéma et la télévision. Il faut savoir qu’à l’époque de la création de la Casa, le président du Brésil, Collor de Melo, démantela la structure chargée de soutenir la production cinématographique, hypothéquant du même coup l'Histoire du cinéma brésilien. Luciana Tomasi, l’un des participants de cette aventure, écrit: "Plutôt que de jeter l'éponge, nous avons mis en place le projet: 'On les emmerde'. Notre idée était qu'il fallait faire un film, malgré notre compte courant à sec, malgré le gouvernement, malgré l'envie de laisser tomber la Maison du Cinéma et de rentrer chacun chez soi. Nous avons donc organisé un concours interne de scénarios et pris la décision de faire un film sur l'histoire d'une tomate que les porcs refusent de manger et qui finit par servir d'aliment à des êtres humains. Ce film, intitulé L’Île aux Fleurs, tourné sans argent ou presque, a reçu des prix dans les festivals les plus importants de la planète et est encore l'un des plus vendus par la Maison du Cinéma à l'heure actuelle". De fait, la Casa de Cinema fait figure d’îlot de résistance au milieu de la production brésilienne, même si, comme Furtado le dit lui-même: "En fait, le cinéma brésilien est entièrement indépendant. Cette idée de production indépendante est un peu bizarre pour nous parce qu’ici toute production est indépendante. […] Alors sommes-nous un groupe de résistance? Oui et non, parce que nous continuons à faire des choses que nous aimons, auxquelles nous croyons. Nous essayons de réaliser des films par tous les moyens et de tous les genres. Et surtout parce que nous voulons faire du cinéma là où cela est presque absurde. Faire du cinéma dans le Tiers-Monde est une folle entreprise".


LA THEORIE DU POULET

Ainsi, si à l’analyse L’Île aux Fleurs pourrait échapper à l’appellation de film expérimental, une fois remis en contexte, le film de Furtado sonne comme un petit miracle. Les esprits chagrins ne manqueront pas de déceler quelques facilités dans la construction du court métrage. Si, à première vue, le spectateur est pris à revers par la fin, il y est toutefois préparé. Si l’on s’en tient aux toutes premières images du film, effectivement, difficile de deviner la chute. Pourtant, les signes de cette noirceur à venir ne tardent pas à se montrer. La bombe atomique, notamment, arrive très tôt dans le métrage. Et déjà naît l’idée que l’on a mis les pieds dans quelque machinerie plus torturée qu’en apparence. Vient ensuite l’image des Juifs, qui sont "aussi des êtres humains", nous précise la voix-off. Le principe de la spirale infernale fait déjà montre de ses effets ravageurs lors de ces deux occurrences, que l’on pourrait voir comme des climax. Les plus ardents défenseurs d’un cinéma expérimental "pur" n’hésiteront justement pas à pointer du doigt cette voix off envahissante qui, si elle ne rend pas le film divertissant ou distractif, permet quelque part de faire diversion, ou encore cette musique sans finesse qui vient soutenir l’image lors du dénouement. Mais ce serait mal appréhender les ambitions du réalisateur. Furtado sait ce qu’il fait. Ainsi précise-t-il dans le numéro 52 du magazine Bref: "Je fais toujours attention à ce qu’elle ne soit pas une béquille de l’image, qu’elle ne soit pas la même chose que l’image. Je veux qu’elle colle l’image, ou qu’elle soit véritablement exagérée, comme dans L’Île aux Fleurs, où l’on voit un poulet puis un carton avec le mot ‘poulet’; c’est tellement explicite que l’on a un nouveau degré de lecture". Ainsi, par ces syllogismes à la fois audio et visuels, le réalisateur détourne autant le sens des images que celui des mots. Furtado exploite le prisme le plus large possible de la création visuelle (animation, prise directe, documentaire, collages) pour servir son propos. Une construction fourre-tout finalement pas si éloignée de sa thématique, à savoir le traitement des déchets.


Pour ce qui est du texte, et du génie de sa conclusion, Furtado raconte combien sa gestation fut difficile: "Pendant huit mois, j’ai essayé d’écrire le texte, un texte qui traduisait mon malaise. Et en approfondissant les causes de ce malaise, je suis arrivé à la conclusion que cela me dérangeait parce que c’était une chose qui était à la fois logique et immorale. Cette chose-là fait tout à fait sens; le propriétaire du terrain était plus clément que les autres parce que, lui, au moins, ouvrait son terrain aux pauvres. Il fallait juste, d’une certaine manière, organiser tout cela car ce serait rapidement devenu anarchique. […] Ce texte, je l’ai finalement écrit en trois jours. J’ai regroupé les données que j’ai obtenues dans un certain ordre, qui est le mien. Je voulais un texte comme un message envoyé à Pluton, comme si j’allais expliquer la situation à une personne qui ne connaissait pas la différence entre une poule et un être humain. Cette logique sous-tend ce texte. Mais le problème résidait dans le fait qu’il pouvait s’achever n’importe où. En liant une chose à une autre, cet exercice de langage pouvait durer indéfiniment. La fin de mon texte reprenait en fait mon malaise initial: existe-t-il quelque chose de plus grand que la logique, quelque chose de plus puissant que le raisonnement? J’ai alors emprunté une phrase de Cecilia Meirelles pour finir. C’est une formule circulaire, un casse-tête, une métaphore en forme de spirale: ‘Liberté est un mot que le rêve humain alimente. Il n’existe personne qui l’explique et personne qui ne le comprenne’. Ainsi, si on ne sait pas pourquoi les choses ne vont pas, on n’a aucun moyen de les expliquer c’est une caractéristique de l’être humain". L’auteur s’est donc imposé une démarche claire, où le trop-plein de didactique sert le détournement. C’est sans doute ce qui fait de L’Île aux Fleurs un film qui ne se range pas: on le garde sous la main, partagé entre un sentiment d’aigreur, voire de crainte à l’idée de le revisionner, et une envie d’en faire partager la force d’adéquation formelle et thématique au plus grand nombre. Avant-gardiste, disions-nous.

 


 

 

Source :

http://archive.filmdeculte.com/

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:30

Lydia et Claude Bourguignon, microbiologistes des sols nous révèlent la faune cachée qui vit dans la terre, son utilité dans le processus de fertilisation des sols, sa destruction par l'agriculture conventionnelle chimique qui entraine petit à petit la stérilisation des terre. Ils nous expliquent qu'une autre agriculture, libérée des intrants et respectueuse de l'environnement est possible. Une véritable agriculture durable.

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:20


capture_05052012_165205.jpg

78°14′23″N 15°29′43″E

 

La Réserve mondiale de semences du Svalbard (en anglais Svalbard Global Seed Vault et littéralement Chambre forte mondiale de graines du Svalbard), est une chambre forte souterraine sur l'île norvégienne du Spitzberg destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver la diversité génétique.

 

Ce site a été choisi parce que le climat et la géologie du Spitzberg se prêtent parfaitement à un tel projet de conservation et que les pays scandinaves sont fortement impliqués dans ce dernier. Creusée près de la petite ville de Longyearbyen (1 900 habitants)1 dans l'archipel arctique du Svalbard à environ 1 120 km du pôle Nord, cette chambre forte est gérée par un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, l'organisation internationale Global Crop Diversity Trust et la banque génétique nordique (une coopération des États scandinaves sous l'autorité du Conseil des ministres nordiques).

 

La première pierre a été posée le 19 juin 2006 en présence des premiers ministres de Norvège, de Suède, de Finlande, du Danemark et d'Islande. L'inauguration officielle a eu lieu le 26 février 2008.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/Svalbard_vault_mountain_cutaway.jpg

 

Financement


Le gouvernement norvégien a financé la totalité des presque 8 millions de dollars du coût de la construction. Le Global Crop Diversity Trust a joué un rôle clé dans le projet de création de cette chambre forte et dans la coordination des acheminements d'échantillons des graines du monde entier vers cette chambre forte avec la coopération de la banque génétique nordique. Le Trust fournira l'essentiel du financement du fonctionnement tandis que le gouvernement norvégien financera l'entretien de la structure.

 

Parts dans le financement du Global Crop Diversity Trust
Donateurs Parts
États 72.0%
Fondations 23%
Sociétés 5%
Autres <1%

 

La fondation Gates a fourni 20 093 482 dollars pour aider les pays en voie de développement et les centres internationaux de recherche agricole pour le conditionnement et l'acheminement vers le Spitzberg des graines. Un conseil international a été créé pour superviser et conseiller le projet avec des représentants de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale et d'autres institutions.

 

http://lewebpedagogique.com/hgermainetillion/files/2011/04/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2011-04-08-%C3%A0-16.14.23.pngIci une carte du réseau de fibre optique dans les océans, on remarque la connexion du bunker au réseau..

 

Construction

 

La « Banque de graines » a été creusée dans le flanc d'une montagne de grès, à 120 mètres de profondeur4. Un couloir de 100 mètres aboutit sur trois salles de 27 m de long sur 9,5 m de large avec une surface de 256,1 totalisant près de 1 500 de volume de stockage. Cette chambre forte disposera de plusieurs systèmes de sécurité. Les graines seront conditionnées dans des paquets spéciaux à quatre plis et scellés à chaud afin d'éviter les moisissures. Les installations seront gérées par la Banque génétique nordique, mais il n'y aura pas de personnel permanent sur le site. Le Spitzberg est considéré comme un lieu idéal par son absence d'activité tectonique et son permafrost, qui aidera à la conservation. Sa situation, 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, garantit que la chambre forte restera au sec même en cas de fonte des glaces et d'élévation du niveau des océans. Du charbon exploité localement fournira l'énergie pour les unités de réfrigération qui maintiendront les graines entre −20 et −30 degrés Celsius suivant les normes internationales de conservations. Même en cas de panne des équipements, il faudrait plusieurs semaines avant que la température ne remonte à −3 °C, température naturelle de la roche de la montagne environnante1. Avant la construction, une étude de faisabilité a démontré que la chambre forte pourrait préserver les graines de la plupart des cultures alimentaires pendant des centaines d'années. Certaines graines, dont celles de cultures importantes, pourraient même survivre plus longtemps, sans doute des milliers d'années.

 

http://www.strangerdimensions.com/wp-content/uploads/2011/11/doomsdaybunker.jpegEntrée du Svalbard Seed Vault

 

Le Svalbard Global Seed Vault est ouvert officiellement depuis le 26 février 2008. Il est financé par diverses fondations dont la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill-et-Melinda-Gates (Bill & Melinda Gates Foundation) et la Fondation Syngenta mais aussi le gouvernement de Norvège, l'Australie, le Brésil, le Canada, la Colombie, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Allemagne, l'Inde, l'Irlande, l'Italie, la Nouvelle Zélande, l'Espagne, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis, ainsi que divers organismes privés. On estime que environ 1,5 million de variétés différentes de graines de culture agricole existent encore de par le monde. La diversité et le nombre de graines stockées au Spitzberg dépendront du nombre de pays qui participeront au projet. Mais les infrastructures ont une capacité de conserver 4,5 millions de graines. Les premières graines sont parties du port de Lagos (Nigeria). 7 000 variétés de semences de niébé, maïs, soja et pois de terre, soit 330 kilos répartis dans 21 caisses, qui sont les premières stockées dans la chambre forte au jour de l'inauguration, le 26 février 2008

 

Mission


La mission du Svalbard Global Seed Vault est de fournir une protection contre les pertes accidentelles de variétés dans les banques génétiques traditionnelles. Alors que les médias ont mis l'accent sur son utilité en cas d'accident ou de catastrophe régionale ou mondiale, elle sera certainement plus mise à contribution en cas de perte sur une banque génétique locale, due à une mauvaise gestion, un accident, une défaillance des équipements, une perte de financement ou une catastrophe naturelle. De tels évènement se produisent assez régulièrement. Dans les années récentes, certaines banques génétiques ont aussi été détruites par des guerres ou des troubles civils. Il existe environ 1 400 collections de variétés de culture à travers le monde, mais beaucoup sont situées dans des zones instables politiquement ou dans un environnement menacé. Le rôle de préservation d'espèces du lieu lui vaut parfois le surnom d'« Arche de Noé  ».

 

http://www.toutelaverite.org/imgcds/Images/Svalbard%20-%20Map.jpg

 

Histoire


La banque génétique nordique a stocké un germoplasme de plantes de Scandinavie au Svalbard depuis 1984 dans une mine de charbon abandonnée. La banque génétique nordique a ainsi entreposé plus de 10 000 échantillons de plus de 2 000 cultivars de 300 espèces différentes sur plusieurs années. En plus, une double sauvegarde avec un échange croisé d'échantillons de graines d'Afrique du Sud et avec celles de la collection scandinave a eu lieu pendant quelques années. Les deux collections, scandinave et africaine, seront transférées au Svalbard Global Seed Vault.

 

 

 

 


 

Source :

http://fr.wikipedia.org

 

Aller plus loin :

Le monde selon MONSANTO / Monsantoland (Docu+article) [VF]

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:03
Près de trois ans après le lancement de la première centrale électrique osmotique, en Norvège, deux chercheurs font le point sur cette technologie en analysant son efficacité et le potentiel de la filière. Les résultats sont encourageants. Près d’un demi-milliard de personnes pourraient à terme consommer cette électricité produite à partir d’eau douce et d’eau de mer sans qu’aucun gramme de CO2 ne soit émis.

http://4.bp.blogspot.com/_w_DGcfHhjPk/SSuj-ZsFVhI/AAAAAAAAD6E/TyhZFv7AHGs/s1600/Saltkraft_PROTOTYPliten_tcm4-8616.jpg

La ville de Tofte, en Norvège, abrite une centrale électrique d'un nouveau genre depuis 2009. Elle ne consomme pas de carburant et surtout ne libère pas de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Comment est-ce possible ? Parce que cette infrastructure exploite le gradient de salinité existant entre de l’eau douce et de l’eau de mer grâce à un procédé nommé Pressure retarded osmosis ou PRO. Elle produit une énergie dite osmotique.
Les eaux douces et salées sont séparées par une membrane semi-perméable à l’eau. Pour rééquilibrer les concentrations en solutés de part et d’autre de cette structure poreuse, un flux d’eau, spontané, la traverse, de l’eau de rivière (pauvre en sel) vers l’eau de mer, causant ainsi une augmentation de pression au sein du compartiment d’accueil. Il s’agit d’une simple application du principe de l’osmose. Le trop plein d’eau est alors évacué, non sans avoir d’abord actionné au passage une turbine reliée à un générateur de courant. La pression du compartiment salé peut atteindre l’équivalent d’une colonne d’eau (i.e. d’une chute d’eau) de 120 mètres de haut !
Ce type d’installation ne peut pas se construire n’importe où puisqu’il faut au minimum avoir accès à deux sources d’eau ayant des concentrations en solutés différentes. Les embouchures représentent donc des sites de choix... et notre planète en abrite des milliers. Trois ans après le lancement de ce projet par la firme Statkraft, l’heure est au premier bilan. Ngai Yin Yip et Menachem Elimelech de l’université de Yale (États-Unis) ont notamment réévalué le potentiel et l’efficacité de ce procédé dans une nouvelle étude. Leurs résultats sont publiés dans la revue Environmental Science & Technology.
Schéma de fonctionnement d'une centrale électrique osmotique. L'eau saumâtre, donc salée (en bleu), passe dans un compartiment séparé par une membrane semi-poreuse d'un compartiment alimenté en eau douce (en vert). Par osmose, l'eau passe à travers la membrane vers la masse d'eau la plus salée, pour la diluer. Le niveau baisse d'autant dans le compartiment d'eau douce et provoque une augmentation de pression dans l'autre. Celle-ci est alors exploitée pour faire tourner une turbine productrice d'électricité.
Schéma de fonctionnement d'une centrale électrique osmotique. L'eau saumâtre, donc salée (en bleu), passe dans un compartiment séparé par une membrane semi-poreuse d'un compartiment alimenté en eau douce (en vert). Par osmose, l'eau passe à travers la membrane vers la masse d'eau la plus salée, pour la diluer. Le niveau baisse d'autant dans le compartiment d'eau douce et provoque une augmentation de pression dans l'autre. Celle-ci est alors exploitée pour faire tourner une turbine productrice d'électricité. © Statkraft
L’énergie osmotique : efficace et rentable à grande échelle

Cette centrale exploite l’énergie libre (dites de Gibb) perdue lorsque l’eau douce se dilue en mer. Sa valeur théorique peut être calculée et donc servir de référence pour décrire l’efficacité du procédé. Selon ce modèle, la Pressure retarded osmosis permettrait d’extraire jusqu’à 0,75 kWh d’énergie par m3 d’eau (à pression constante). Cette valeur représente 91,1 % de la quantité d’énergie théoriquement disponible, à savoir 0,81 kWh par m3. Ce résultat est plus qu’acceptable.
D’autres chiffres cités dans cette étude sont importants. Selon les deux chercheurs, l’exploitation de seulement un dixième des eaux se jetant dans les océans à l'échelle de la Planète permettrait de répondre durablement aux besoins en électricité de 520 millions de personnes, le tout sans libérer une seule tonne de CO2. Pour une production similaire, les centrales thermiques à charbon rejettent plus d’un milliard de tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère. L’énergie osmotique semble donc vouée à un bel avenir.
Cette centrale osmotique construite à Tofte, en Norvège, en 2009 est un prototype. La puissance de cette installation était de 2 à 4 kW lors de son lancement, juste de quoi faire fonctionner une bouilloire électrique. Statkraft prévoit de mettre des installations commerciales sur le marché dès 2015. © Statkraft
Cette centrale osmotique construite à Tofte, en Norvège, en 2009 est un prototype. La puissance de cette installation était de 2 à 4 kW lors de son lancement, juste de quoi faire fonctionner une bouilloire électrique. Statkraft prévoit de mettre des installations commerciales sur le marché dès 2015. © Statkraft

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 15:00

 

Exxon Mobil a indiqué avoir fermé un important oléoduc du Nord de la Louisiane, transportant 160 000 barils par jour (bpj), après avoir constaté la rupture  d'une canalisation de 60 cm de diamètre ayant déversé plus de 1.900 barils de pétrole brut dans une zone rurale au cours du week-end dernier.

Cette portion d’oléoduc qui transporte le pétrole depuis la ville de St James, dessert les navires pétroliers du port géant du Louisiana Offshore.
 

Le régulateur des pipelines aux États-Unis a déclaré à la presse qu'il avait envoyé un inspecteur pour tenter de déterminer les raisons de cette fuite, mais n'a pas indiqué de date de reprise de la ligne.

La compagnie Exxon Mobil a quant à elle déclaré qu'elle maitrisait désormais la fuite. Elle a fermé l'oléoduc samedi soir après avoir détecté une chute de pression dans les conduits.

Rachael Moore, le porte-parole de Exxon Mobil, a confirmé qu' un nettoyage du site à proximité de Torbert, en Louisiane, etait en cours depuis dimanche dernier.

«le pétrole en fuite a été contenu dans une zone immédiate de l'oleoduc, en revanche avant la reprise de son fonctionnement, une  section du pipeline devra être réparé et testé en conformité avec les exigences de sécurité du PHMSA"

l'arrêt du pipeline n'a eu aucun incident sur la production de la raffinerie de Baton Rouge. La raffinerie est également fourni par des camions-citernes depuis le fleuve Mississippi.

Une série de fuites et d'incidents récents ont avivé les inquiétudes locales et suscité de nombreux appels d'élus locaux à rééxaminer les procédures de sécurité des organismes de réglementation, afin de les rendre plus sévère.

Dèjà en Juillet 2011, le pipeline Silvertip d'Exxon avait déversé environ 1000 barils de pétrole dans la rivière Yellowstone dans le Montana, un accident qui a couté à la compagnie environ 135 M $.

 



Source

Baltimore Sun

 

Trouvé sur :

http://naturealerte.blogspot.fr

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 09:08

Il serait dû au pollen, selon les météorologues russes...

Les Moscovites n'ont pas abusé de la vodka: c'est bien un nuage vert qui a survolé la capitale russe ce jeudi. Selon le centre météorologique russe, il s'agirait d'un phénomène naturel lié aux pollens printaniers, rapporte l'AFP. «Le réchauffement rapide de la température dans la région de Moscou a déclenché la floraison de plusieurs espèces d'arbres», a expliqué le ministère des Situations d'urgence dans un communiqué. «C'est pourquoi, on peut observer cette invasion de pollen», affirme-t-il.

Allergies et rumeurs d'accident industriel

Le nuage s'est en partie dispersé dans les rues de la capitale, recouvrant les voitures d'une fine couche verte et provoquant l'inquiétude des habitants de Moscou. «Aujourd'hui, les Moscovites se sentaient comme les héros d'un film catastrophe sur une invasion extraterrestre», s'amuse le centre météorologique russe. Les personnes victimes d'irritations des yeux, du nez ou de la gorge risquent de ne pas apprécier la blague. «Le danger venant de ce pollen concerne les personnes allergiques et les asthmatiques. Pour les autres ce n'est rien de plus qu'un désagrément saisonnier», a précisé le ministère des Situations d'urgence.

Certains Moscovites ont néanmoins du mal à croire à l'explication officielle et des rumeurs d'accident industriel circulent. Guennadi Onichtchenko, le chef des services sanitaires russes, a démenti officiellement: «Aucune usine chimique n'a connu d'accident dans la région de Moscou ou ailleurs à proximité», a-t-il déclaré à l'agence Interfax.

 

 

 


 

Source : http://fr.sott.net/articles

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 02:46

 

http://espritlibreblog.files.wordpress.com/2011/02/mrmondialisation.jpg

 

Critique et limites du Développement Durable.

Attention, il ne s'agit pas d'une critique de l'écologie ni des initiatives pour l'environnement. Il s'agit d'une critique du Développement Durable en tant que concept économique basé sur la croissance.

Je vous laisse deviner pourquoi il y a deux fois la même citation...

Twitter : www.twitter.com/Mondi_Alisation

Web : www.mrmondialisation.net

 

 

 

 


"

Un grand moment de vérité à méditer, je vous incite vivement à voir les autres vidéos produites par son équipe via le lien un peu plus bas.

"


 

Vidéos Mr Mondialisation :


Mr Mondialisation - Mondialénation - Intro & Objectifs - N.O.M ? (Docu+article) [VF]

 

 

 

 

Aller plus loin :


Pollution: Le 7e continent continue de s'étendre (Article)

M6 Capital terre - Consommer sans piller la planète ! (docu) [VF]

Prêt à jeter, l'histoire méconnue de l'obsolescence programée (Docu+article) [VF]

Le testament de Tébaran (Docu+Article) [VF]

Océans de plastique (Docu) [VF]

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:19

http://cf.gcaptain.com/wp-content/uploads/2011/10/ocean-plastic.jpg

 

Le 7e continent est un gigantesque amas de déchets qui flotte entre la Californie et Hawaï, dans le nord-est de l’océan Pacifique. Issus des activités humaines et véhiculés par les courants maritimes, ces déchets, essentiellement plastiques, couvrent une surface de près de 3,5 million de km2.

Les observations réalisées depuis plus de dix ans par l’Algalita Marine Research Foundation révèlent que l’ensemble des déchets humains provenant des littoraux et des navires se rejoignent et s’accumulent dans deux zones baptisées "Plaque de déchets du Pacifique est" (Eastern Pacific Garbage Patches) et "Plaque de déchets du Pacifique ouest" (Western Pacific Garbage Patches).

Ces régions, réunies en une zone géographique appellée le 7ème continent, totalisent un poids de 3,5 millions de tonnes et contiennent jusqu'à 750.000 débris par km², le tout sur une surface de 3,43 millions de km², rapporte notre-planete.info. Selon Chris Parry, chef de programme d'éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de 50 ans, les déchets tourbillonneraient sous l'effet du grand vortex nord-pacifique (North Pacific Gyre) et s'accumuleraient dans cette zone peu connue.

En effet, peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches traversent cette région. Le vortex attire vers lui tous les résidus issus de notre société de surconsommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas "aspirés" mais accumulés et parfaitement visibles. Pour Greenpeace, sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finissent dans les océans. Sur ces mêmes 10 %, 70 % coulent et le reste est emporté au gré des courants.

46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d'océan

 

http://blog.ctnews.com/dennis/files/2012/03/trash4.jpg


Autrefois (avant 1990), les débris étaient détruits par les micro-organismes. Si ce n’est plus le cas aujourd’hui, c’est parce que les plastiques représentent 90 % des déchets flottant sur les océans. Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement on trouverait d’ailleurs 46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d'océan sur une profondeur d'environ 30 mètres ! Selon l’Algalita Foundation, la quantité de plastique dans l'eau de mer est jusqu'à dix fois supérieure à celle du plancton dans certains endroits.

Or, ces plastiques, qui mettent jusqu’à 1.000 ans à se dégrader, représentent un danger mortel pour les animaux. On a souvent entendu parler des tortues qui s’étouffent en confondant un sac plastique avec une méduse mais on sait moins que d’autres animaux sont touchés par cette pollution. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets selon le rapport de Greenpeace.

Comme l’explique Rebecca Asch, chercheuse à l'Institut Océanographique Scripps : 

 

" Dans cette zone la plupart des morceaux de plastique sont très petits. Les déchets ont été dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques. Donc ça n'a rien à voir avec une bouteille ou un sac en plastique. Ce sont des tout petits morceaux de plastique de la taille d’un confettis. En fait ils ont la même taille que le plancton dont se nourrissent les poissons. C'est pour ça qu'ils mangent le plastique, c’est parce qu’ils le confondent avec du plancton. "

100.000 mammifères marins morts par an, par ingestion de plastique

 

http://i65.servimg.com/u/f65/12/95/27/51/plasti10.jpg


Sur les îles Midway, dans le Pacifique, des dizaines de milliers d’albatros meurent dès leur naissance. Ceux-ci ont été nourris par leurs parents par des déchets plastiques provenant de la Grande plaque de déchets du Pacifique. Ils meurent l’estomac rempli de plastique. Greenpeace estime ainsi à environ un million le nombre d'oiseaux et à 100.000 le nombre de mammifères marins mourant chaque année de l'ingestion de plastiques.

Selon des scientifiques américains de l'Institut Scripps, un poisson sur dix ingère du plastique dans le Pacifique Nord, soit 24.000 tonnes de plastiques avalées par les poissons chaque année dans cette zone. De plus, les débris de plastique ont la fâcheuse tendance à fixer les polluants organiques persistants (POP). Connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe les DDT (dichlorodiphenyltrichloroethane) et PCB (polychlorobiphényles) se retrouvent dans des morceaux de plastique à des concentrations jusqu'à 1 million de fois supérieures aux normales.
Il est pourtant actuellement impossible de nettoyer cette zone à la taille colossale. Selon Marcus Eriksen, directeur de recherche et d'éducation à la Algalita Marine Research Foundation, "il n'y a rien que nous puissions faire maintenant, à l'exception de ne pas faire plus de mal."

 

http://1.bp.blogspot.com/_V2EmhfRfoQ4/R6-ntA_fKzI/AAAAAAAAA64/ObPUsMqJt04/s1600/Plastics%2BStory%2BGraphic%2B02-10-08.bmpInfographie de 2008 montrant les 2 parties qui forment maintenant ce qui s'appel le 7ème continent.... indiquant déjà à l'époque une épaisseur de plus de 10 mètres..

 

 

 

 


 

Source :

http://www.maxisciences.com

 

Aller plus loin :

Océans de plastique (Docu) [VF]

Midway : Trailer - a film by Chris Jordan (VIDEO) [VO]

 

 


 

"

Sans doute un espoir avec cette splendide trouvaille d'étudiants en biochimie de l'université de Yale...

"

 


Un champignon amazonien qui dévore le plastique !

 

http://www.fellowgeek.com/index.php?i=shroom_bottomup.jpg&w=400

Pestalotiopsis microspora

 

 

Des étudiants en biochimie de l'université de Yale ont découvert en Amazonie un champignon qui présente la particularité de dégrader et manger des résidus de plastique. L'étude vient d'être publiée dans la revue américaine Applied and Environmental Microbiology. Une découverte passionnante, à notre époque où l'Homme use et abuse du plastique sans arriver à le recycler.

 

C'était pendant l'été 2011, un groupe d'étudiants a passé deux semaines dans la forêt amazonienne, en Equateur. Le but de l'expédition était initialement de récupérer des organismes endophytes (des bactéries et champignons qui vivent à l'intérieur de plantes). De retour aux Etats-Unis, ils se sont intéressés à la résistance de plusieurs champignons à des résidus de plastique. C'est avec surprise qu'ils ont découvert que le champignon Pestalotiopsis microspora semblait littéralement dévorer le polyuréthane !

 

http://cache.gizmodo.com/assets/images/4/2012/01/xlarge_53910ac1d8d879991c2e0567278fd19a.jpg

Il s'avère que ce champignon possède un enzyme (une hydrolase à sérine) capable de casser les chaînes de polyuréthane, un polymère d'uréthane très largement utilisé dans la fabrication de colles, peintures, mousses isolantes, lycra, caoutchouc, adhésifs et certains métaux... Les polyuréthanes sont généralement thermodurcissables (donc non recyclables), et représentent une masse de déchets considérable.


Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, l'équipe a fait une deuxième découverte insolite: en approfondissant les recherches sur deux souches du champignon, l'enzyme s'est révélée être capable de fonctionner également en l'absence d'oxygène. Ceci pourrait être précieux pour envisager une utilisation du champignon dans une station d'épuration, où les plastiques sont généralement recouverts d'épaisses couches de terre et autres déchets, diminuant de fait l'oxygénation et compliquant d'autant plus leur décomposition.



Les plastiques, pour ceux qui y arrivent, peuvent mettre entre 50 ans et 200 ans pour se dégrader. La présente étude n'en est qu'à la phase de découverte, de nombreuses expérimentations doivent encore être poursuivies avant d'envisager l'utilisation d'un tel champignon pour aider à la décomposition des plastiques dans des décharges sanitaires. Toutefois, la découverte de cet organisme ouvre l'espoir qu'un jour nous réussissions à réduire les temps de décomposition, et les dommages subis par l'environnement.

 


 

Source :

http://gizmodo.com

 

Trouvé sur :

http://www.tree2share.org

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 02:03

 

http://www.agirpourlaplanete.com/images/articles/culture-green/le-testament-de-tebaran.jpg

 

Cela fait plus de vingt-cinq ans que la déforestation est en marche à Bornéo. Un phénomène qui prive notamment la tribu nomade des Penan de nourriture et d’habitat : l’eau des rivières est devenue boueuse, les poissons ont disparu, le produit de la chasse est de plus en plus maigre... Les Penan sont forcés de se sédentariser et perdent leurs aptitudes à survivre dans leur propre environnement. L’industrie du bois, les abattages illégaux, les plantations de palmiers à huile (plus de 10 millions d’hectares) sont les causes de cette catastrophe écologique. Tébaran, en refusant d’abandonner ses traditions ancestrales et sa vie de nomade, est le dernier à lutter contre ce désastre.

 

 

 

 


 

"Actuellement, les scientifiques estiment qu'entre un tiers et la moitié des surfaces terrestres du globe ont été transformées par les activités humaines."


http://www.agirpourlaplanete.com/images/articles/galeries/foret/foret2.jpg

 

 

Qu'est-ce que la déforestation ?

La déforestation est la régression voir même la disparition des espaces forestiers. Même si nous ne le voyons pas forcément, même si nous n'en ressentons pas directement les conséquences, le phénomène de déforestation est puissant à l'échelle planétaire.


Quelles en sont les causes ?

Urbanisation et déforestation font la paire. L'homme construit et consomme toujours plus. L'extension des terres agricoles et des terrains exploitables se fait au détriment des espaces naturels et donc de la forêt. On entend par terrains exploitables non seulement les parcelles réservées à l'agriculture et les plantations (soja, canne à sucre, cacao, banane, tabac, coca, poivre...) mais aussi celles qui sont utilisées dans le cadre de l'exploitation minière (métaux et minéraux comme l'or, les diamants, le fer, l'uranium...) La principale cause de déboisement dans le monde reste l'exploitation forestière. Le problème est que les arbres sont détruits à une vitesse nettement supérieure à la durée nécessaire de régénération de la forêt. On ne laisse pas de répit à la nature, on ne lui laisse pas de temps et c'est à cause de cette précipitation, de cette gestion non durable des ressources naturelles qu'aujourd'hui nous devons tirer la sonnette d'alarme. Sommes-nous devenus trop efficaces? L'Homme abat même les arbres dont il n'a pas besoin...Une politique facile pour l'Homme, mais néfaste pour la planète.

 

http://www.agirpourlaplanete.com/images/articles/galeries/foret/foret3.jpg

 

La déforestation en chiffres

 

Selon la FAO, environ 13 millions d’hectares de forêts disparaissent annuellement sur Terre. C’est l’équivalent de la surface de l’Angleterre, soit 1 terrain de football toutes les quinze secondes. C’est l’équivalent en surface de 86% de la forêt française qui disparaît ainsi chaque année. Sur la base des chiffres officiels envoyés par chaque état, le rapport FRA 2005 de la FAO conclut que suite à la déforestation ou à des coupes sélectives, les plantations artificielles d’arbres ont encore augmenté, couvrant en 2005 près de 5% des superficies boisées du monde. Les forêts primaires ou faiblement anthropiennes ne constituent plus en 2005 que 36% de la superficie forestière mondiale, continuant à disparaître ou être modifié à raison de 7,3 millions d’hectares par an.

 

La déforestation

 

Quel impact sur l'environnement aujourd'hui et demain?

Sur l'homme

La destruction des forêts facilite la transmission des maladies infectieuses  pour l’homme. En effet, beaucoup de maladies apparaissent ou réapparaissent suite aux modifications des terres.  La malaria (ou paludisme) qui se transmet par certains moustiques  s’est étendue car sans forêt, on trouve beaucoup plus de petites étendues d’eau stagnante où les moustiques se reproduisent. La situation est préoccupante en Amazonie, notamment au Pérou, car les moustiques vecteurs du parasite apprécient les zones déforestées qui s’étendent de plus en plus. Les zones tempérées ne sont pas à l’abri car presque n'importe quelle maladie peut être incubée assez longtemps pour permettre son entrée dans les pays développés. D'après le Centre de Contrôle des Maladies (CCM)  les maladies infectieuses sont la première cause de morts à travers le monde et la troisième cause de décès aux Etats-Unis. De plus, les forêts constituent un véritable refuge dans lesquelles de nombreuses ethnies trouvent leur nourriture, leur combustible ou encore leurs médicaments,  la déforestation participe à leur disparition.

Sur la biodiversité

La déforestation a un impact direct sur la biodiversité. En effet, chaque année 27 000 espèces animales et végétales s’éteignent des suites de la déforestation (source notre-planete.info).  L’Amazonie abrite plus de 70% de la biodiversité mondiale, ces milliers d’espèces ne pourraient pas survivre ailleurs (climat, nourriture, habitat…). Certaines espèces sont interdépendantes, elles ne pourraient donc pas perdurer sans l’existence d’une autre espèce vivant dans le même milieu. La nature est fragile, le moindre bouleversement entraine bien souvent une réaction en chaîne.

Sur le climat et l'eau

40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts. Lorsque la forêt est détruite, le CO2 est relâché dans l’atmosphère. Celui-ci accentue l’effet de serre et donc le réchauffement climatique. On constate qu’il y a moins de précipitations quand la forêt n’est plus là, les arbres maintiennent le taux d’humidité dans l’atmosphère et donc la fréquence des pluies, ils servent de régulateur. Le déboisement dans le bassin de l'Amazone en Amérique Centrale modifie la précipitation du Mexique jusqu'au Texas et dans le Golfe du Mexique. De même, la coupe du bois en Afrique a une influence sur la pluviométrie dans le centre-ouest des Etats-Unis, et on retrouve le même phénomène dans la région Asiatique. Lorsqu'il y a moins de pluie, la zone s'assèche et c'est tout le cycle de l'eau qui s'en voit perturbé.

Sur les sols

Les sols qui ont subi l’effet de la déforestation s’érodent, c'est-à-dire qu’ils se dégradent, leurs reliefs s’usent. Tant qu’il y a des arbres, le sol de la forêt tropicale est comme protégé des intempéries. Sans cette couverture arborée, les sols sont exposés au vent, au soleil, à la pluie et deviennent souvent des terres particulièrement pauvres et improductives. A cause de cette érosion, les récoltes déclinent et les gens doivent payer pour importer des engrais ou déboiser davantage de forêt. L'érosion est extrêmement coûteuse pour les pays en voie de développement.

 

deforestation

 

Reboisement ou Reforestation?

Le reboisement : action de planter à nouveau des arbres sur un terrain qui avait été déboisé.
La reforestation : opération qui consiste à restaurer ou créer des forêts qui ont été supprimées par coupe rase.
La différence entre ces deux termes est que la reforestation sous-entend un investissement et des attentes plus grandes. En termes de surface et d'ambition écologique, la reforestation est beaucoup plus crédible. Les objectifs du reboisement ou de la reforestation artificielle sont les suivants :

  • Restaurer les stocks de bois
  • Stabiliser les sols érodés
  • Stabiliser la pollution
  • Créer des forêts de protection visant à minimiser les risques pour certaines zones sensibles aux tremblements de terre, coulées de boue, avalanches...

 

http://www.agirpourlaplanete.com/images/articles/galeries/Chris_Moody/sf15.jpg

Que pouvons-nous faire à notre échelle?
  • Refuser le bois illégal et vérifier la provenance de ses meubles et autres achats en bois.
  • Consommer moins de papier et dire stop aux publicités qui encombrent nos boites aux lettres.
  • Boycotter l'huile de palme qui participe à la disparition des singes.
  • Penser à consommer durable!
  • Se rendre sur le site reforestaction.com "je plante un arbre en ligne" qui permet pour 1,5 euros de planter l'espèce de son choix parmi une liste d'espèces en voie de disparition.
  • Partir en chantier international, directement sur le terrain avec "A pas de loups" et "Project Abroad".

  http://www.agirpourlaplanete.com/images/articles/galeries/Chris_Moody/sf12.jpg

 


Source :

http://www.agirpourlaplanete.com

 

 

Aller plus loin :

Océans de plastique (Docu) [VF]

Prêt à jeter, l'histoire méconnue de l'obsolescence programée (Docu+article) [VF]

Les précolombiens cultivaient la savane amazonienne sans la brûler (Article)

Lettre de Philippe Torreton à Jean Ferrat (Lettre ouverte)

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 22:11

L’éolienne à rotor vertical a été inventée par un Lorrain Celle-ci devrait d’ici quelques temps fleurir sur les toits et dans les jardins des particuliers. Mais faute d’intérêt et d’engagement des pouvoirs publics locaux, elle sera industrialisée hors de notre territoire. Toutes les portes poussées par l’ingénieur en électronique sont restées closes. Lamentable. Retour sur ce scandale.

http://www.econhomme.com/medias/images/eolienneWinside.jpgOutre les immenses éoliennes qui poussent sur nos côtes et nos plateaux venteux , il existe aussi des modèles plus petits, adaptés à nos toits et jardins. L’éolienne à voilure tournante du Lorrain appartient à cette catégorie. Ce dernier remporte avec brio une médaille au Salon des inventeurs de Genève en 2006. La machine fonctionne comme un voilier. Ses rendements sont prometteurs.

 

Le Lorrain cherche alors logiquement des fonds pour réaliser un prototype et des essais en soufflerie. Mais l’inventeur de Bayon (54) est RMIste et ne dispose pas de réseau. Les banques l’ignorent, continuant ainsi à ne pas assumer leur rôle au moment où l’économie et la société en ont le plus besoin. Il contacte par conséquent Oséo Lorraine, organisme de financement de l’innovation et de la croissance des PME. Il envoie un CD d’animation. Aucune réponse non plus. Après un énième appel pour décocher un rendez-vous, son correspondant Oséo lui rétorque « d’arrêter de se prendre pour Léonard de Vinci ». Le père de l’éolienne domestique multiplie les recherches de fonds privés et essuie autant de réponses négatives en Lorraine.  En France, certains investisseurs peu scrupuleux essayent de le duper. Dans un dernier espoir, le Lorrain tente d’entrer en contact avec Jean-Yves Le Déaut, député et conseiller régional socialiste. En vain.

 

L’inventeur met par conséquent son projet de côté pour se consacrer à d’autres recherches. Il est finalement contacté en 2009 par un industriel installé à des centaines de kilomètres de la Lorraine. Celui-ci, qui a appris l’existence de l’éolienne domestique sur internet, souhaite se diversifier dans les énergies renouvelables. Pour être complètement convaincu, il décide de fabriquer un prototype avec l’aide d’Oséo de sa région. Les résultats des tests effectués ensuite en soufflerie sont bons. Le projet est viable économiquement et les premiers clients arrivent. Après six ans de bataille, le projet est désormais en bonne voie d’industrialisation. Les premiers de série pourraient sortir des ateliers en 2013. L’homme d’affaires vise le marché mondial. Il prévoit à termes une centaine d’embauches, mais hors de la Lorraine.

 

En conclusion, ce n’est pas tant la volonté de financer ou non le projet qui est scandaleux et source d’inquiétude, mais le respect et l’oreille attentive que l’on porte en Lorraine sur les inventeurs. Alors que sur tous les sites internet institutionnels, on se vante de soutenir l’innovation et la croissance des PME-PMI, ce nouveau scandale renvoie à une toute autre réalité. Le projet d’éolienne domestique n’a jamais eu sa chance. Résultat, il sera industrialisé hors d’une Lorraine qui, bien que déjà sinistrée, rate une nouvelle fois l’occasion de diversifier son économie et de créer des emplois dans l’énergie verte. Et cela est intolérable.

 

Source: Agoravox

 

Vidéo connexe :

 


Trouvé sur : http://lesmoutonsenrages.fr
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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 02:53

capture_04162012_030313.jpg

 

Le projet Midway consiste en un voyage fort en émotion au milieu de la dévastation causée par l'homme, plus particulièrement sur l'atôle de Midway, île perdue au milieu du Pacifique, qui voit sa population d'albatros mourir à cause du plastique qui parcours nos océans.

 

Le documentaire est actuellement en production et sort courant 2012.

 

 

 


Trouvé sur : Wikistrike

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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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