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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 16:00

Source du descriptif : Mystère TV

 

http://03.img.v4.skyrock.net/2051/34562051/pics/1305954800.jpg

 

Serge Latouche, un des critiques de la société de croissance, les plus connus, a beaucoup écrit sur les mécanismes de surconsomation. Il y a selon lui trois instruments fondamentaux. Tout d’abord la publicité avec une obsolescence programmée et le crédit.

Depuis une génération, notre but dans la vie semble être de consommer à crédit. Emprunter de l’argent pour acheter des biens dont nous n’avons pas besoin. Cela n’a aucun sens non ?

Les critiques de la société de croissance mettent en valeur qu’elle n’est pas viable à long terme car elle se base sur une contradiction flagrante. Celui qui croit qu’une croissance infinie est compatible avec une planète finie est selon eux soit un fou soit un économiste. Le drame de cette métaphore c’est qu’il apparait bien qu’au fond nous sommes tous des économistes maintenant.

Est-il vraiment nécessaire de créer un nouveau produit toutes les trois minutes quelque part dans le monde ? Beaucoup de gens aujourd’hui ce sont rendus compte qu’il fallait changer les choses, surtout quand les politiciens eux-mêmes leurs ont dit d’acheter et de consommer pour relancer l’économie. On peut dire qu’avec la société de croissance, nous sommes embarqué dans une voiture qui désormais manifestement n’a plus de pilote, va à tout allure et dont on peut prévoir le destin qui est soit de se fracasser contre un mur soit de sombrer dans un précipice.

Dans les années 1950, il y a eu un débat parmi les ingénieurs pour savoir si oui ou non il fallait programmer la mort d’un produit. On demandait de plus en plus aux ingénieurs de prévoir des procédés techniques pour réduire la durée de vie des produits. Beaucoup d’entre eux pensaient que c’était un sale coup de payer pour des produits qui tomberaient délibérément en panne. Pour les ingénieurs, c’était une période très difficile. Cette confrontation avec l’obsolescence programmée les a conduits à revoir fondamentalement leur éthique.

En 1940, Dupont, le chimiste de l’industrie, lance une fibre révolutionnaire : le nylon. Les filles font de longues queues pour acheter ce nouveau bas très résistant. C’était un énorme progrès de fabriquer des bas résistants, mais cela ne durera pas très longtemps. Les chimistes avaient pourtant toutes les raisons d’être fiers de leur trouvaille, même les hommes vantaient les mérites des bas en nylon. Le problème, c’est que les bas cela marchait trop bien, parce qu’ils étaient trop résistants. Les femmes étaient très contentes parce qu’ils ne filaient pas. Mais les fabricants qui les produisaient en vendaient forcément moins. Dupont donna alors de nouvelles instructions à ses employés : se remettre à l’ouvrage et essayer de faire des fibres plus fragiles. Le but était que les bas s’effilent plus souvent et ne durent pas si longtemps. C’était en réalité assez facile de réduire la longévité d’une paire de bas, car le nylon n’est pas l’unique composant, il y aussi des additifs qui protège le nylon des rayons ultraviolets. En mettant plus ou moins d’additifs, la destruction des bas peut ainsi être programmée.

Ainsi, les mêmes chimistes qui s’étaient appliqué à rendre les bas plus résistants ont dû se résigner à suivre l’air du temps. Le fil éternel à du disparaitre des usines.

A la fin des années 1950, les consommateurs commencent à se poser des questions sur l’obsolescence programmée et sur les astuces des fabricants. Mais les producteurs protègent leur secret de fabrication et leur plan d’autodestruction plus que leur brevet.

Tout ceci laisse à penser que la consommation à outrance, poussée par la nécessité de remplacer ce qui ne fonctionne plus et par l’idée de posséder toujours plus et même ce dont on a besoin, à modifié notre mentalité de façon préoccupante depuis déjà de nombreuses années. Or le cercle de la consommation vertueuse ne semble pas pouvoir se briser, car si jamais la roue tournait dans le sens inverse c’est le fonctionnement même sur lequel toutes nos économies sont basé qui viendrait à s’effondrer. Que faire ? Qu’en penser ? Doit ont réellement détruire pour consommer toujours plus ? C’est à nous d’y répondre.

 

MAJ le 23/03/2015

 

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Published by openyoureyes - dans NATURE-ECOLOGIE
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commentaires

lasorciererouge 23/03/2015 18:42

HS

https://www.youtube.com/watch?v=zFT3ct0aZxE

Hymne à la paix

lasorciererouge 16/02/2014 05:05

https://www.youtube.com/watch?v=rLnUbGpfYj4

Doc: Le dernier pirate Paul Watson

...et dire qu'il est traité comme un criminel !

Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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