Le savoir est une arme.
Source : Diktacratie
N’ayons pas peur de le dire : nous sélectionnons lors d’élections une poignée d’oligarques qui nous volent le pouvoir. Sous le masque de la démocratie notre République prospère d’oligarchie en oligarchie (oligoi : petit nombre, arkhê : gouvernement), où « les hommes au pouvoir écrivent les règles de leur propre pouvoir. »
Et peu importe qu’augmentent la précarité, les inégalités et l’exclusion, du moment que perdure l’illusion démocratique par l’élection « citoyenne ». Le peuple est fier de voter et vote comme on lui dit, grâce à un travail permanent de l’opinion. Il se croit indirectement responsable de la liberté qu’est censée lui agencer ses représentants : il ne fait que reconduire un pouvoir qu’il ne contrôle pas et pour lequel il ne délibère pas. Il ne peut même pas déposer une proposition de loi à l’assemblée nationale en recueillant un certain seuil de signatures. En effet, la demande doit totaliser un dixième des citoyens français et… un cinquième des parlementaires. La Suisse bénéfice de ce système mais la France qui distribue des brevets de démocratie, est toujours en retard…
Ainsi, pour mieux nous manipuler les pouvoirs en place appellent « démocratie » un système opposé. En confisquant ou remplaçant les mots capables de désigner l’ennemi – car les oligarques n’auraient absolument aucun pouvoir si nous étions réellement en démocratie – ils se mettent à l’abri des coups, donc des révolutions au sens propre et figuré du terme. Et comme l’écrivait si bien le pamphlétaire anarchiste Zo D’Axa, dans ses feuillets aujourd’hui disparus :
les citoyens se contentent de ronger l’os sans moelle qu’on leur a jeté, l’os du suffrage universel. Et c’est pour des boniments, des discussions électorales qu’ils remuent encore la mâchoire – mâchoire qui ne sait plus mordre ».
C’était en 1900, et depuis rien n’a changé…
Aller plus loin :
Extrait :
« Comment pouvons-nous aspirer au changement en utilisant les outils du Maître ? Comment
derrière nos écrans d’ordinateurs, sur des sites préconçus par ceux là même qui nous dominent, pouvons nous croire un seul instant pouvoir changer les choses ?
L’information et sa diffusion est une nécessité, et en cela internet est un outil
fabuleux, mais une fois cette colère déversée virtuellement, quelle énergie nous poussera à descendre dans les rues ? Quelle force puiserons-nous une fois notre rage étalée et nos
frustrations calmées ? Il ne restera plus qu’à éteindre nos ordinateurs, aller nous coucher et le lendemain de plus belle recommencer…Faut il attendre que notre intégrité
physique soit réellement menacée ou bien nous complaisons nous finalement virtuellement enchaînés et à jamais serviteurs ? »
Extrait :
« Cessons-là ces questions dont tout le monde connaît les réponses mais dont personne ne veut faire le lien avec la mascarade politique dans laquelle nous nous prosternons. Pas la peine d’avoir fait Science-Po ou l’ENA pour comprendre que les plus riches ou leurs serviteurs, toujours minoritaires, sont ceux qui dirigent dans un système qui prétend pourtant au gouvernement de la majorité. L’élection sert alors à les mettre au pouvoir. »