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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 10:28

Source : Amessi

 

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Antidote Europe est un comité scientifique qui s’est donné pour mission de contribuer à l’avènement d’une recherche biomédicale efficace et sûre. Malgré le dynamisme de la recherche au niveau mondial, le nombre d’individus atteints de maladies graves ne cesse d’augmenter.

 

Il est temps de dénoncer les défauts des techniques les plus courantes, largement basées sur l’expérimentation animale, et d’informer le public, les medias et les autorités sur l’existence de méthodes fiables, celles qui sont actuellement à la pointe de la recherche en biomédecine, par exemple, la toxicogénomique, dont nous proposons une approche originale.

 

Risques des produits chimiques pour la santé

 Programme de toxicologie scientifique (PTS)

Début 2003, la Commission européenne semble donner un nouvel élan à un projet qui est dans l’air depuis quelques années : faire évaluer la toxicité de dizaines de milliers de substances chimiques qui sont couramment utilisées et, donc, auxquelles nous sommes potentiellement exposés. Elle donne à son projet le nom de REACH ("Regulation, Evaluation and Authorization of Chemicals").


La Commission européenne a raison de vouloir évaluer les quelque 100 000 produits chimiques fabriqués par l’homme. Cependant, le fait que le projet REACH prévoit que ces évaluations seraient effectuées aux frais du fabricant, qu’elles impliqueraient le sacrifice de centaines de millions d’animaux et qu’elles ne seraient pas terminées avant plusieurs décennies au moins, inquiète les parties intéressées.

 

Les industriels craignent pour leur compétitivité et leurs marges, les défenseurs des animaux s’élèvent contre ce qu’ils considèrent comme le plus vaste projet d’empoisonnement jamais organisé, les écologistes veulent obtenir le retrait des produits toxiques au plus vite, chaque jour perdu entraînant la disparition définitive d’espèces végétales ou animales et des pollutions irrémédiables ou très persistantes des ressources naturelles. Mais ce sont surtout les associations dont le but est de préserver la santé humaine qui s’indignent des carences de ce projet, à cause de l’inadéquation de la méthode envisagée pour l’évaluation de la toxicité des 100 000 substances.

 

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En effet, l’observation d’effets toxiques chez une espèce animale n’est valable que pour cette espèce, et l’extrapolation de cette observation à une autre espèce (l’espèce humaine, par exemple), est loin d’être fiable. L’évolution des statistiques sanitaires (mortalité par cancer et autres maladies graves) depuis l’introduction des produits chimiques dans notre environnement (en gros, depuis la fin de la seconde guerre mondiale), semble confirmer l’impact négatif de ces produits sur la santé humaine.

 

Le projet REACH fait l’objet de nombreuses critiques. Pourtant, l’objectif d’évaluer sérieusement les risques des substances chimiques qui nous environnent ou que nous absorbons, est une priorité absolue.

Au cœur de la controverse se trouve le procédé retenu pour l’évaluation des risques. REACH envisage le recours à l’expérimentation animale. Or, les progrès scientifiques récents permettent d’envisager des méthodes capables de répondre aux attentes des diverses parties intéressées : moins cher, plus vite, sans animaux et surtout valable pour l’homme.

 Morbidité et de mortalité dans l’Union européenne : des tendances alarmantes

 Plusieurs millions de citoyens européens souffrent de maladies neurodégénératives graves (maladies d’Alzheimer et de Parkinson, sclérose en plaques, autisme, etc.).

Bien que pour la plupart de ces maladies, l’augmentation du nombre de cas soit corrélée grossièrement avec l’allongement de l’espérance de vie, cette augmentation rapide (sclérose en plaques en particulier) est observée aussi parmi les personnes âgés de 20 à 40 ans et même chez les enfants (autisme).

 La montée la plus forte de morbidité et de mortalité a, cependant, été observée pour les cancers.

En France, par exemple, depuis 1990, le cancer est devenu la première cause de mortalité chez les personnes âgées de 35 à 65 ans. Pour la classe d’âge des 45-49 ans, la proportion de morts dues à tous les cancers excepté celui du poumon a été multipliée par six entre 1950 et 1980 (par dix pour le cancer du poumon). 300 000 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués chaque année, avec une augmentation importante des cas vraisemblablement liés aux hormones : une femme sur treize était affectée du cancer du sein en 1970, une sur sept aujourd’hui.

 Il est généralement admis que 5 à 10 % des cancers sont liés à des défauts génétiques. Ainsi, les facteurs exogènes, en particulier le style de vie (tabagisme, alcool, excès alimentaires, stress, etc.) et les produits carcinogènes présents dans notre alimentation et dans notre environnement sont responsables de neuf cancers sur dix.

  • Comme les comportements à risque tendent à diminuer et que, par contre, le nombre et la quantité de produits chimiques nouveaux ne cesse d’augmenter, il est certain que ces derniers sont les principaux coupables des 1,7 millions de nouveaux cancers diagnostiqués dans les pays de l’Union européenne chaque année. Ceci prouve que ces produits n’ont pas été testés pour leur potentiel carcinogène, ou bien, qu’ils ont été testés par des méthodes qui n’ont pu détecter ce danger.

 En ce qui concerne les médicaments, bien que leur développement suppose des années de recherche et des batteries de tests, leurs effets secondaires sont la quatrième cause de mortalité dans l’Union européenne, provoquant 20 000 décès annuellement en France et quelque 120 000 dans l’ensemble des pays de l’Union.

Comme requis par la loi, les tests de toxicité en général et pour les médicaments en particulier, doivent être effectués sur des animaux, c’est-à-dire des "modèles" dont on pense qu’ils présentent des réactions biologiques similaires à celles des humains.

 Le recours au supposé modèle animal pour les problèmes de santé humaine est-il basé sur des principes raisonnables ?

Il y a une preuve simple et claire du fait qu’aucune espèce animale ne peut être prise comme modèle biologique fiable d’une autre. Une espèce est définie par son isolement reproductif, ce qui signifie que les membres d’espèces différentes ne peuvent pas se croiser.

Cela est la conséquence du fait qu’une espèce donnée a un patrimoine génétique unique, qu’il s’agisse du nombre, de l’organisation et de la structure des chromosomes, ou de la régulation et du contrôle de l’expression génique. La biologie moderne a mis en évidence que le patrimoine génétique d’un individu détermine les activités biologiques précises de ses cellules, tissus et organes.

 

Ainsi, les individus d’espèces différentes ont des patrimoines génétiques différents et présentent donc des activités biologiques différentes, pouvant, selon, paraître similaires, différentes ou opposées à celles d’une autre espèce. Du fait de ce comportement biologique aléatoire, l’affirmation que les membres d’une espèce donnée peuvent se substituer comme modèles biologiques fiables pour une autre espèce est fausse.

 

En particulier, l’hypothèse que les résultats obtenus chez certains mammifères seraient applicables aux humains est non fondée et compromet sérieusement la santé humaine.

 

Considérons, par exemple, le chimpanzé, notre parent le plus proche en termes évolutifs. Exposé au virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le chimpanzé ne développe pas de maladie - chez les humains, ce virus provoque le SIDA. Si on lui injecte le virus de l’hépatite B, un chimpanzé sur dix peut développer une forme atténuée d’hépatite et il récupérera rapidement - chez les humains, ce virus provoque une hépatite chronique et parfois le cancer du foie. Et, quand on lui injecte le virus Ebola, le chimpanzé meurt de fièvre hémorragique, comme les humains. En d’autres termes, le meilleur modèle animal se comporte d’une manière opposée, différente ou identique aux humains, face à un facteur donné. Personne ne pourrait avoir prévu ces résultats, qui ne peuvent être obtenus qu’après observation chez les deux espèces.

 Tester sur les modèles animaux est donc inutile au mieux, dangereux au pire, parfois fatal pour les humains : le scandale français du sang contaminé a eu lieu parce que les "experts", notant que le chimpanzé ne présentait pas de réaction, ont approuvé la mise sur le marché de ce sang.

Une estimation conservatrice du nombre de morts en France, résultant de cette méthodologie imparfaite d’évaluation de la toxicité des médicaments et produits carcinogènes seuls, est de 100 000 à 120 000 décès par an. En supposant que des taux similaires per capita soient valides dans les autres nations de l’Union européenne, quelque 600 000 à 750 000 citoyens européens mourront prématurément année après année, à cause des effets secondaires des médicaments et des produits carcinogènes présents dans notre environnement.

 Comment évaluer correctement le risque toxique pour les humains ?

Recourir aux animaux pour évaluer les risques toxiques pour les humains nous ramène à des temps médiévaux, quand c’était la seule manière d’avoir une vague indication du risque. A présent, la révolution scientifique nous propose des moyens beaucoup plus fiables.

C’est dans la cellule que la vie commence. Il n’est donc pas surprenant (et c’est entièrement soutenu par la biologie moderne) que les réponses à pratiquement tous les problèmes biologiques doivent d’abord être recherchées au niveau de la cellule. Les maladies humaines ont presque toutes une origine cellulaire, que la cause soit endogène (dans l’organisme) ou exogène (hors de l’organisme).

  • Ceci est vrai pour le cancer, les neuropathologies et les maladies cardiovasculaires, pour citer les maladies les plus fréquentes et graves dans les pays développés. Les dommages causés à une cellule par une substance toxique est la première étape des maladies.

L’étude des cellules humaines cultivées en présence de produits toxiques sera donc la première étape pour une évaluation fiable de la toxicité de ces produits pour les humains. La biologie moderne a aussi fait des progrès spectaculaires dans l’étude des systèmes intégrés au niveau du tissu, de l’organe et systémique. Des méthodes non invasives (diverses tomographies, tests fonctionnels des activités biochimiques dans les organes, etc.) permettent l’évaluation complète du risque de substances auxquelles les consommateurs sont fortement exposés (médicaments, additifs alimentaires, pesticides, etc.).

 La toxicologie scientifique

La toxicité peut provoquer des réponses aiguës et systémiques ; ces réponses peuvent être retardées du fait d’une accumulation de dommages mineurs qui arrivent finalement à surmonter la défense cellulaire et les mécanismes de réparation, ou bien, parce que le développement de la maladie est long. Un exemple typique de ce retard est le cancer, car il faut en moyenne cinq à dix ans entre le déclenchement de la prolifération d’une cellule et le diagnostic de la tumeur. Les états neurodégénératifs sont aussi très longs à apparaître. D’où la nécessité d’évaluer les réponses toxiques à la fois à court et à long terme.

 

Les études cellulaires sont adaptées à cette fin. Elles sont réalisées idéalement sur des cultures primaires, mais les lignées cellulaires établies permettent des examens préliminaires faciles. Un complément intéressant aux méthodes décrites ci-dessous est l’évaluation in silico des effets toxiques d’une molécule, dérivés de sa structure chimique (relation structure - activité), qui est de plus en plus fiable dans la prévision des activités biologiques néfastes de la molécule avant même qu’elle n’ait été synthétisée.

 

 

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Published by openyoureyes - dans ACTUALITES
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commentaires

lasorciererouge 17/12/2014 21:10

http://www.chaos-controle.com/archives/2014/12/17/31160101.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=chaoscontrole

openyoureyes 18/12/2014 04:34

Diantre on ressent un vieux relent de VIH ou de h1n1 là dessous :D
Et les gens courent encore...
Prends soin de toi mon amie :)

Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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