Fini le règne de l’unique petite robe noire dans nos armoires, bienvenue à l’ère de la mode « low-cost ». Aujourd’hui, on renouvelle sa garde-robe à chaque saison sans pour autant se ruiner. En 10 ans, les tarifs du seul prêt-à-porter féminin ont chuté de 13 %. Mais à quel prix exactement ?

 

Travail d’enfants et d’adolescents, violations des lois locales et internationales, mise en danger de la vie des ouvriers… Pendant six mois, les journalistes du magazine Cash Investigation ont enquêté au Bangladesh, en Inde et en France, dans l’arrière-boutique de la planète textile pour découvrir ce qui se cache réellement sous l’étiquette bradée de certaines de nos enseignes préférées.

 

Dans cette enquête présentée par Elise Lucet, on découvre comment, malgré les grands discours « éthiques », certaines marques continuent de recourir à des entreprises sous-traitantes qui exploitent leur main-d’œuvre dans des conditions indignes.

 

Le constat n’est pas vraiment inédit même si l’enquête épingle surtout les opérations de communication des grandes marques d’habillement. Mais il a le mérite de revenir titiller nos consciences, de nous rappeler notre responsabilité en tant qu’acheteurs.

 

Les 333 millions de dollars d’Erin Brockovich


Erin Brockovich, ce n’est pas qu’un film, c’est aussi le parcours exceptionnel d’une jeune maman, qui découvre un vaste scandale de pollution au chrome de l’eau potable, au début des années 90 en Californie. Alors qu’elle n’a aucune formation sur le sujet, ni aucun réseau, elle va réussir à faire condamner l’entreprise responsable. Cette dernière va payer 333 millions de dollars de dommages et intérêts aux familles victimes… Aujourd’hui, 20 ans plus tard, Erin est toujours une combattante de la première heure.

 

 


 

 

En dix ans, les tarifs du seul prêt-à-porter féminin ont chuté de 13%. Mais à quel prix exactement ? Travail d’enfants et d’adolescents, violations des lois locales et internationales, mise en danger de la vie des ouvriers : pendant six mois, au Bangladesh, en Inde et en France, des journalistes ont enquêté dans l’arrière-boutique de la planète textile pour découvrir ce qui se cache réellement sous l’étiquette bradée de certaines enseignes. Malgré de grands discours «éthiques», certaines marques ont recours à des entreprises sous-traitantes qui exploitent leur main d’oeuvre dans des conditions indignes.