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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:40

Source : les chroniques de Rorschach

 


L'étonnant témoignage d'un paysan poitevin après six années passées à bord d'un vaisseau de l'espace.

 

Voici un étrange document qui relate le témoignage en forme de testament d·un paysan poitevin ayant vécu au siècle dernier. Totalement illettré dans sa jeunesse, il avait acquis mystérieusement de grandes connaissances et finit par révéler à son fils juste avant sa mort qu·il avait séjourné à deux reprises à l·intérieur d·un vaisseau extraterrestre, durant une période totale de six années. À l·époque du début des faits, bien avant la seconde guerre mondiale, le mot « extraterrestre » n·existait même pas encore, et a fortiori des néologismes tels qu·« Aliens », « Zétas » ou encore « petits Gris ».

Il semble bien cependant, au vu de son témoignage, que le vaisseau dans lequel séjourna ce paysan pendant cette longue période était habité par des êtres qui n·avaient rien d·humain, mais rien non plus de terrifiant, comme pourraient se l·imaginer ceux qui ont encore une vision dualiste et manichéenne des civilisations de l·espace. Non, il n·y a pas d·un côté Ashtar Sheran à la tête des bons extraterrestres, ceux qui ont une forme humaine comme nous et qui seraient nos alliés virtuels, et de l·autre les Gris, les Reptiliens et toute la faune des mécréants de l·espace. En réalité, les choses sont bien loin d·être aussi simples ! Ce qui se passe actuellement, c·est que notre humanité est progressivement en train d·émerger dans une communauté plus étendue de vie intelligente. Plusieurs races extraterrestres et plusieurs organisations formées de diverses races nous « visitent ». Leur va-et-vient est devenu constant depuis une cinquantaine d·années.


Ces visites de notre planète ont d·ailleurs eu lieu depuis la nuit des temps, mais la fabrication d·armes nucléaires par les humains et la destruction progressive de notre environnement naturel ont attiré vers notre planète certains êtres, dont la survie même pourrait s·avérer menacée en cas de cataclysme planétaire. Même si ceux dont il va être question sont d·apparence un peu grotesque, selon nos critères, et qu·ils n·ont ni sentiments ni émotions, cela semble largement compensé par leur extraordinaire intelligence. Un assez bon exemple en est qu·ils se méfient beaucoup du concept de « démocratie » dont continuent de se gargariser la plupart des habitants de notre planète. Selon eux, pour chaque problème il ne peut y avoir qu·une réponse possible : celle qui est la plus rationnelle et la plus logique. « Si un problème se présente, il n·ont pas besoin de communiquer et encore moins de polémiquer entre eux ; tous sans exception trouvent en même temps la réponse la mieux adaptée ! » Au moment où notre humanité s·apprête à pénétrer dans un champ plus étendu de l·expression de la vie, où évoluent des êtres que nous n·avons pas encore appris à connaître, il ne fait aucun doute qu·un témoignage tel que celui de ce fils de contacté soit d·un immense intérêt pour chacun d·entre nous«

Introduction
Cher ami lecteur, je vais vous raconter une étrange histoire. Auparavant il faut en tracer le contexte. Pour ce qui me concerne, je suis fils unique. Mon père et ma mère étaient des ouvriers, mes grands-parents paternels, des paysans. Entré en 1951, à seize ans, dans une école militaire, j'ai effectué une carrière militaire outre-mer pendant vingt-sept ans. C'était l'époque des guerres dites coloniales. Je ne venais donc que rarement chez mes parents. Par la suite, je me suis engagé comme humanitaire dans une grande O.N.G. internationale. De ce fait, j'ai vécu longtemps en Afrique et au Moyen-Orient, chargé entre autres de camps de réfugiés. Cela ne fait pas de moi un spécialiste des OVNI ou autres extraterrestres. Pendant la seconde guerre mondiale, j'étais encore très jeune, mais en ai conservé un souvenir vivace. Par exemple, je me souviens très bien de la disparition de mon père en 1942 et de son retour en 1945. J'entends encore les discussions de mes parents au sujet d'une valise d'argent. Placé chez ma grand-mère de 1942 à 1944 pour permettre à ma mère de travailler après la disparition de mon père, j'ai connu par elle la première disparition de mon père, de 1928 à 1931.

Pendant toutes ces années où je vivais en Afrique ou en Asie, je n'avais des nouvelles de mes parents que par courrier. C'était toujours ma mère qui répondait. Une lettre très courte, car elle n'était pas très instruite elle non plus. Mon père, je le savais, m'aimait bien, mais n'écrivait jamais. Pour moi c'était un homme bon, mais fruste. À la mort de mon père à l'hôpital de Poitiers, j'ai découvert avec beaucoup de surprise dans la poche de son blouson une lettre qui m'était adressée. Ce n'était que quelques feuillets manuscrits. Il semble qu'il n'a pu terminer son récit avant de mourir. Ce qu'il racontait était stupéfiant. Il me disait connaître fort bien des extraterrestres avec qui il avait vécu plusieurs années et me donnait quelques détails sur sa vie avec eux. Ces feuillets manuscrits, je les connais par coeur, car je les ai lus et relus de nombreuses fois. Je n'ai jamais su quoi en faire et quoi en penser. Les publier ? Je n'ai pas osé en parler à qui que ce soit, par peur des moqueries. 
Un temps, c'est vrai, j'ai pensé écrire un article dans un journal. Auparavant je voulais prendre l'avis d'un spécialiste, un homme de science, mais d'Afrique où je résidais, ce n'était guère possible. Quoi qu'il en soit, personne ne m'a répondu. J'ai donc renoncé. Laisser moi aussi une lettre à mon propre fils pour lui retransmettre celle de mon père l'aurait plongé dans le même problème que moi. Mais maintenant, vieux à mon tour, je suis moins sensible à l'opinion des autres, j'ai donc décidé finalement de publier ces feuillets. A vous de juger si j'ai bien fait. Je n'ai absolument rien changé au récit de mon père. J'ai simplement tapé son manuscrit tel quel, l'expurgeant des considérations familiales. Comme cette lettre était écrite sans plan, considérations familiales et renseignements sur les extraterrestres mélangés, j'ai pensé un moment remettre son récit en forme. Finalement, sans le vouloir, j'aurais pu le déformer. Il est probable que, malade, il écrivait quand il le pouvait et en cachette de ma mère et qu'il tenait à me raconter son histoire avant de mourir. J'ai simplement ajouté quelques annotations pour la compréhension, car la plupart des lecteurs ne connaissent pas l'environnement social de l'époque. 
Le récit de mon père remonte à l'année 1928. La vie à la campagne était bien différente de maintenant. Les conditions de vie n'ont commencé à changer qu'après la seconde guerre mondiale, vers les années cinquante. Les choses relatées par mon père se sont passées bien avant l'ère des ordinateurs et de la télévision. Des mots comme extraterrestres, ovni, ou soucoupe volante, personne ne les avait entendus. Les enfants n'allaient à l'école que jusque vers douze ou treize ans, et encore, pas régulièrement. En effet, les paysans n'utilisaient que la force des bras et celle des chevaux pour tous les travaux. Les enfants remplaçaient souvent la mère pour garder les vaches au pré lorsqu'elle était elle-même occupée à d'autres travaux urgents. Eux encore qui trayaient les bêtes le soir, à la main bien entendu. La vie était dure pour tous, et plus encore pour les paysans non propriétaires de la terre. C'était le cas de mon grand-père. Il est bien évident que les enfants de la campagne étaient très peu éduqués. Ils parlaient un français mêlé de patois. La plupart des paysans n'ont pu investir dans la mécanisation. Beaucoup n'étaient pas propriétaires de leur terre. 
Leurs enfants sont devenus ouvriers à la ville. N'ayant aucune qualification, ils étaient condamnés à rester tout en bas de l'échelle sociale. Mon père était membre de ce prolétariat. Mon père comme ma mère étaient des ouvriers complètement incultes. Mon père en particulier savait à peine écrire. Il ne lisait que le journal local et quelques bandes dessinées du genre Tarzan. Il n'écrivait que quelques cartes postales à la famille. Il ne savait pas conduire une voiture et ne fréquentait personne, semblait-il, à part quelques voisins ou quelques collègues ou anciens collègues de travail. J'ai encore l'image d'un homme humble, toujours vêtu d'un bleu de travail. Quelqu'un toujours prêt à enlever sa casquette devant un patron ou un petit chef. Alors, comment l'imaginer m'écrire une lettre "bien léchée" pour me dire que de 1928 à 1931 et de 1942 à 1945 il était chez les extraterrestres ? C'est impensable. 
Et pourtant c'était bien son écriture. Sa première disparition, en 1928, j'en avais eu connaissance par ma grand-mère. Un jour que j'étais plus insupportable que d'habitude, elle m'a dit quelque chose comme "reste donc tranquille un peu, tu vas m'en faire voir comme ton père quand il était jeune". Comme j'insistais pour savoir ce que mon père avait fait autrefois, elle a fini par me dire qu'un jour de 1928, il avait laissé les vaches qu'il était sensé garder au pré et était parti pour ne revenir tout aussi subitement que trois ans après. En ce temps-là, il arrivait que des jeunes gens partent quelque temps voir du pays. Ils gagnaient leur vie, allant de ferme en ferme, se proposant comme travailleurs occasionnels. On disait "valets de ferme" à cette époque. Mais jamais ils ne partaient sans informer les parents, et au moins, ils donnaient de leurs nouvelles. Une simple carte postale en général, mais ainsi la famille ne s'inquiétait pas trop. 
Mais pour mon père, non. Il était revenu comme il était parti, subitement, et n'avait donné aucune nouvelle entre ces deux dates. Il ne parlait jamais, paraît-il, de ce qu'il avait fait pendant tout ce temps. Il semble que ma grand-mère lui en avait gardé une petite rancune. Sa seconde disparition, c'était en 1942, et je m'en souviens très bien. Les Allemands occupaient la France et nous habitions Poitiers en zone occupée. Un soir, mon père n'était pas rentré. Le lendemain non plus. Ma mère, comme les voisins, ont supposé qu'il avait été arrêté par les Allemands dans une rafle. Ma mère n'a jamais osé se renseigner à la police et encore moins à la Kommandantur. Sans aucune ressource, elle s'est organisée autrement. Me confiant à ma grand-mère à la campagne, elle a trouvé un emploi dans une usine de munitions tout en faisant quelques ménages de temps à autre chez des particuliers. En 1945, en pleine nuit, quelqu'un tambourinait à la porte et une voix appelait ma mère "Germaine, Germaine". C'était mon père. Vêtu de son éternel bleu de travail, plus une veste de soldat américain, il avait deux musettes bourrées d'argent français et une petite valise avec ses affaires personnelles. Il venait de la gare où arrivaient tous les jours des prisonniers ou déportés récemment libérés. Il a confirmé qu'en effet, pris dans une rafle en 1942, il avait été envoyé le soir même en Allemagne pour travailler dans une usine de munitions. Pour l'argent, il avait une explication plausible. Mon père a mis l'argent dans la valise, celle-ci sur l'armoire, et dit à ma mère qu'elle pouvait se servir de cet argent. Puis plus personne n'en a parlé.
Peu de temps après, en 1946 peut-être, le gouvernement a décidé de remplacer les anciens billets par des nouveaux. Cet échange devait se faire dans les banques. Les petites gens n'avaient jamais mis les pieds dans une banque. Dans la rue, il se disait aussi que cette opération visait à détecter les profiteurs de guerre. Ma mère, qui avait toujours peur de la police en particulier, et de l'administration en général, voulait brûler cet argent, disant qu'elle avait toujours su que cela n'apporterait que des ennuis, qu'elle ne pourrait pas prouver que ce n'était pas de l'argent provenant de trafics, et ainsi de suite. Ce fut une belle scène de ménage. 
Papa s'est opposé à ce qu'on brûle cet argent et disait qu'il allait s'occuper de le changer. Ma mère, qui savait bien que papa était complètement ignorant de ces choses-là, pas du tout convaincue et même très inquiète, l'a laissé faire, car après tout c'était son argent. Le dimanche suivant, emportant ses musettes, il partit en mobylette pour ne revenir que le soir, ses sacoches pleines de nouveaux billets. Mon père lui a dit qu'il s'était entendu avec son patron et que ce dernier lui avait fait le change. Un peu bizarre qu'un patron change une quantité pareille de billets avec un de ses manoeuvres. Bon. Ma mère s'est contentée de mettre la valise sous l'armoire et non plus dessus et n'a rien dit, mais son visage en disait long. Mon père ne savait pas conduire une voiture, mais il aimait bien rouler avec sa mobylette. Très souvent, le dimanche, il allait visiter un village nouveau de la région. Il faisait de longs trajets. Par exemple, de Poitiers, il allait visiter le village d'Oradour-sur-Glane. 
Au cours de ses rares congés, il lui arrivait d'aller à la mer. Pour le travail il roulait beaucoup aussi. Il était employé sur des chantiers de construction. A la pioche, il creusait des tranchées. Souvent son patron l'envoyait sur des chantiers éloignés, à vingt ou trente kilomètres. Il partait très tôt le lundi matin et ne revenait que le samedi. C'est du moins ce qu'il disait, car bizarrement il n'arrivait pas à avoir de fiches de paye. Ma mère ne disait rien mais supposait qu'il lui arrivait de travailler au noir.

Je savais que mon père, le samedi, aimait bien aller au marché, seul, pour acheter du fromage de chèvre et du saucisson de campagne. Je savais aussi que lorsque j'étais en permission, il aimait bien me voir en uniforme. Apparemment il était fier de moi. Un jour donc, c'était en 1955, revenant d'Indochine, j'étais en permission. Habillé de mon plus bel uniforme, j'ai décidé de le rejoindre au marché pour lui faire une surprise. Arrivant dans son dos, je le vis discuter avec des gens qui, d'après leur costume, ressemblaient plus à des cadres de haut niveau qu'à des ouvriers. Avant qu'il s'aperçoive de ma présence, j'ai entendu mon père parler sinus et cosinus avec ces gens. Il semblait très à l'aise. Je ne savais même pas qu'il connaissait ces mots. M'apercevant, il fut très gêné, m'a-t-il semblé, et, me présentant rapidement à ces gens, nous sommes partis, prétextant les achats à faire. Je n'ai pu m'empêcher de lui dire que je ne le savais pas si savant. Mais, en riant, il m'a dit "tu vois, on en apprend des choses sur Tarzan". 
J'ai trouvé ça bizarre, mais enfin pourquoi pas ! En 1985, j'étais en Afrique lorsque l'on m'a informé par fax que mon père était gravement malade et hospitalisé. Je suis arrivé deux jours avant son décès. Comme mon épouse était restée seule dans un camp de réfugiés mal sécurisé, je ne pouvais m'attarder en France. Je ne suis donc resté que quelques jours, le temps de régler les funérailles et prendre quelques dispositions pour ma mère. À l'église comme au cimetière, j'ai été surpris du nombre et de la qualité des personnes présentes. Je savais mon père très apprécié de son entourage, mais je ne comprenais pas comment il pouvait connaître tous ces directeurs de ceci ou ces directeurs de cela. Un m'a même dit en présentant ses condoléances que la mort de mon père était une grande perte pour lui car il l'avait beaucoup aidé dans ses recherches en mathématiques. Les voisins de mon père, tous des petites gens, ne connaissaient pas ces personnes. C'est peu après que j'ai trouvé dans son blouson une grande enveloppe grise, avec quelques feuillets manuscrits. Sur l'enveloppe il était bien écrit qu'elle était pour moi, son fils. Mon père n'écrivait pas beaucoup, mais c'était bien son écriture. 
De plus, les considérations sur la famille ne pouvaient venir que de lui. Quelle stupéfaction! Cette lettre "bien léchée" dénotait un esprit cultivé. Très étrange, il m'expliquait tout de go qu'il avait été enlevé par des extraterrestres en 1928, vécu avec eux jusqu'en 1931. Il racontait quelques détails sur ce séjour et comment et pourquoi il était revenu sur Terre. Il était reparti en 1942 et revenu avec la "navette" en 1945. Il racontait comment "on" lui donnait de l'argent pour lui et ma mère. Il était navré d'avoir raté son départ définitif en 1979, ce qui le condamnait à rester sur Terre, alors qu'avec les extraterrestres il pouvait vivre très longtemps. Apparemment la mort l'a surpris avant d'avoir pu tout raconter. Depuis, cette lettre me trouble beaucoup car elle ne "colle" pas avec la personnalité de mon père, et son absence d'éducation. Voici donc le récit de mon père.

Six ans chez les extraterrestres

" Mon cher R., Cette lettre va beaucoup t'étonner, mais c'est bien moi, ton papa, le rédacteur. Même si les médecins ne me le disent pas nettement, je vais mourir bientôt. J'espère seulement avoir le temps de te raconter mon histoire et si possible te donner quelques détails pour satisfaire ta curiosité. Il n'est pas impossible que dans les années à venir, des gens voient des choses bizarres dans le ciel, aussi je vais te dire de quoi il s'agit, car moi je sais. J'ai vécu chez les extraterrestres plusieurs années en deux fois. En 1979, je devais partir à nouveau et cette fois définitivement, mais je n'ai pas pu. Je le regrette, car j'aurais eu une longue vie. Je t'expliquerai dans les pages suivantes. Un après-midi de 1928, je gardais nos vaches dans un pré. Appuyé sur un bâton, je rêvassais. Tout à coup, une sorte de couvercle de lessiveuse est tombé à trois ou quatre mètres de moi. Aucun bruit, j'ai seulement vu l'objet. Aussitôt, il y a eu un grand éclair rouge et vert et ce couvercle de lessiveuse est devenu un énorme engin, gros comme un camion, de couleur grise mais scintillant. 
Ensuite deux petits bonhommes nus comme un ver, traversant la paroi, m'ont attrapé et m'ont tiré à l'intérieur de l'engin. Aussitôt couché, j'ai été recouvert, je ne sais comment, d'une sorte de gélatine et j'ai perdu contact avec l'environnement. Le tout a duré quelques secondes. A l'époque, personne ne parlait d'extraterrestres. Et pourtant, je venais d'être enlevé par eux. Combien de temps a duré le voyage, je ne sais pas. J'ai le souvenir de ne pas m'être vraiment évanoui, de ne pas être angoissé, simplement de sommeiller, ne voyant et n'entendant rien. Frotte-toi les yeux, mais c'est vrai. À un moment, d'un seul coup, la gélatine a fondu et j'ai entendu une voix me dire en français "N'ayez pas peur, il ne vous arrivera aucun mal. Traversez la paroi. Passez la main et vous verrez que vous le pouvez. Allez-y". Et c'est ainsi que je me suis trouvé dans une grande salle ronde, à côté de l'OVNI. On dit comme ça maintenant.

Devant moi, une foule de Terriens nus me regardaient en souriant. Plus loin à travers le mur un peu brillant, je pouvais voir des petits bonhommes grisâtres, nus eux aussi. C'étaient les extraterrestres. Comment te les décrire ? Environ un mètre de haut, couleur gris clair, pas de cheveux, des yeux ronds et fixes, visage figé, bouche en forme de O, pas de nez mais deux petits trous recouverts d'une peau translucide. Pas d'oreilles, mais à la place deux petites bosses translucides aussi. Pieds et mains comme toi et moi. Pas de sexe, mais une petite bosse à la place. Voilà à quoi ils ressemblent.

Pendant que nous nous regardions les uns les autres, dans un éclair l'OVNI a non pas disparu, mais s'est rétréci d'un seul coup pour ne devenir que gros comme, disons, une pomme. J'abrège beaucoup, car je ne suis pas certain de pouvoir tout te raconter. Et puis les Terriens, du moins ceux parlant français, m'ont accompagné dans les locaux réservés aux Terriens. Curieusement je n'étais ni fatigué et n'avais ni faim ni soif. La présence d'autres Terriens était rassurante. C'est ainsi que la curiosité l'a emporté et que ma nouvelle vie a commencé.

Les murs d'énergie

Je me suis retrouvé dans un local blanc tout rond, sauf le plancher qui était plat. Apparemment je respirais normalement, n'avais ni chaud ni froid, me déplaçais aussi facilement que sur Terre. J'avais une foule de questions à poser. Très vite, les Terriens parlant français m'ont expliqué les principales choses que j'avais besoin de savoir tout de suite. D'abord, dans mon local, n'importe quel endroit de la cloison courbe et molle pouvait servir de "mur d'énergie". En mettant la main comme ceci ou comme cela, on pouvait soit la traverser pour aller de l'autre côté, soit y enfoncer les doigts pour la tirer vers soi. On pouvait encore, si on le désirait, voir à travers. 
Dans ce cas, elle devenait transparente comme un miroir scintillant. C'était aussi le moyen d'accès au cerveau central pour demander quelque chose ou étudier. A ce sujet, on m'a dit que plusieurs instructeurs parlant français viendraient me voir quand je le voudrais. Ils ne pourraient entrer dans mon local car ils n'utilisent pas d'oxygène dans leurs locaux. En effet, les extraterrestres ne respirent pas, ne s'alimentent pas, ne dorment jamais, ne se reproduisent pas, travaillent toujours. Ils sont cependant toujours disponibles pour nous si nous les appelons au mur d'énergie. Nous les Terriens pouvons manger normalement, car les extraterrestres reproduisent tout à partir d'un modèle que ramènent de la Terre les navettes, aussi bien les aliments que des journaux, par exemple... Pour me laver, pas besoin d'eau. Il suffisait d'aller à la salle commune, se mettre en un endroit déterminé du mur d'énergie, et instantanément une sorte d'aspirateur me débarrassait de tout, y compris barbe et poils.

Le monde des Extraterrestres - mon instruction

Au fur et à mesure que j'avance dans mon récit, je me rends bien compte des difficultés. En premier, je ne suis pas certain de pouvoir tout te dire avant ma fin de vie. Par ailleurs, si je dois te décrire les connaissances en sciences des extraterrestres et leur technicité, il me sera difficile de trouver les mots. En effet, certains concepts sont complètement inconnus sur Terre. C'est un peu comme si je devais, devant le tableau d'un peintre, décrire la couleur rouge à un aveugle de naissance. Rassuré par les autres Terriens du vaisseau, j'étais moins inquiet sur mon sort. 
De plus ma curiosité était forte. J'avais de plus en plus besoin d'en savoir plus sur ces extraterrestres. Mais c'est vrai aussi qu'il m'arrivait de penser à mes parents qui devaient se faire du souci. Un certain temps après mon arrivée, d'un seul coup, un extraterrestre apparut dans un cercle de lumière sur le mur d'énergie. Aucune différence avec ceux déjà vus à mon arrivée, si ce n'est qu'il portait une sorte de boîte lumineuse sous la tête. Je dis sous la tête, car son cou était à peine visible. Il restait debout, presque sans bouger, sans doute pour me laisser le temps de m'habituer. C'est ainsi que je me suis aperçu que je pouvais traverser son image et me retrouver derrière lui, de l'autre côté du mur. Une fois face à face lui et moi, il commença à parler en français, ce qui me permettait de voir que sa bouche ne bougeait presque pas. - Je suis venu vous parler, car vous avez beaucoup de questions à poser. 
Nous viendrons vous voir très souvent. Nous allons vous instruire de tout ce que vous avez besoin de savoir et de tout ce que vous voudrez connaître. Nous répondrons à toutes vos questions mais surtout, vous pourrez interroger le cerveau central par l'intermédiaire du mur d'énergie sur tout ce que vous voudrez savoir et autant de fois que vous le voudrez. Toutes nos connaissances y sont stockées et pour vous en français. Comme vous avez besoin d'air, vous ne pourrez pas venir chez nous. Même moi, pour vous parler, je dois porter cette petite boîte qui me délivre l'air nécessaire pour cela. Quand vous aurez épuisé les questions personnelles, votre instruction proprement dite commencera à votre rythme. Mais vous verrez, ce sera très rapide. Votre motivation sera la curiosité. J'ai aussitôt posé une foule de questions en vrac, et autant que je me souvienne, d'une manière pas très claire. Il m'a laissé parler sans jamais m'interrompre ni jamais marquer une émotion quelconque. Comme je le verrai par la suite, le visage des extraterrestres est toujours figé et les yeux fixes.

En dépit de ma curiosité, beaucoup de séances ont été nécessaires pour que je comprenne les réponses. Au départ mon niveau d'instruction ne me permettait pas de tout appréhender. Autant que je m'en souvienne mes questions étaient souvent émaillées de patois. Jamais cependant mon interlocuteur ne m'en a fait la remarque. Ce n'est donc que petit à petit et en même temps que mon instruction proprement dite que, aidé du cerveau central, j'ai pu comprendre ce que sont les extraterrestres, ce qu'ils veulent, à quoi ils me destinent et quel doit être mon avenir. Dès le début j'ai parlé de l'inquiétude probable des mes parents. J'ai reçu une réponse très concise dans le genre "Ne vous inquiétez pas trop sur ce qui se passe sur Terre et de votre famille, la vie sur cette planète y est très courte. Votre avenir ici sera bien meilleur". Je vais te résumer ci-après le principal.
Cher lecteur, les mots employés ci-après par mon père ne sont sans doute pas très scientifiques, mais cette lettre qui a sans doute été écrite en 1984-1985 relate des souvenirs s'étalant de 1928 à 1931!

DIEU

Pour les extraterrestres, parler de Dieu, c'est parler du Cosmos. Voici ce qu'ils en disent. Pour nous, ce que vous appelez Dieu est information. Nous l'avons démontré par les mathématiques. Cette information est préexistante à la création actuelle. Par l'observation du vivant, nous savons aussi que cette information est orientée, même si son agencement dans le temps de chaque planète est aléatoire. C'est cette information qui fait exister le Cosmos, à la fois éternellement et d'une manière cyclique. Il y a en effet un avant la création éternelle actuelle. Le Cosmos fonctionne comme suit : Le départ de la création actuelle est une explosion d'énergie-matière finie. L'énergie et la matière c'est la même chose. Cette énergie-matière est en expansion, créant en conséquence les galaxies, des soleils, des planètes et le vivant. Vous comme nous sommes des morceaux de cette énergie-matière. Cette expansion s'accélère continuellement. Un moment viendra où d'aucune planète on ne pourra voir un autre soleil ni même une autre planète. Les soleils, de toute façon, s'éteindront au fur et à mesure qu'ils auront brûlé toute leur énergie. La quantité d'énergie-matière étant finie et éternelle, elle continue d'exister, mais se transforme. Lorsque tous les soleils seront éteints, l'énergie-matière du cosmos se concentrera en un point immatériel qui est information. C'est un cycle éternel création-expansioncompression-création. Bien entendu, chaque soleil qui s'éteint est une fin du monde partielle pour ses planètes. 
Rassurez-vous, le Soleil de la Terre durera encore longtemps et la Terre aussi sauf accident. Ce sont ces possibilités d'accidents que nous sommes en mesure de prévoir dans notre environnement. Par exemple, nous avons pu prévoir la fin de notre planète et partir à temps. Reste des questions que nous n'avons pas résolues. Certains êtres vivants sur diverses planètes pensent que Dieu est extérieur au Cosmos. Dans ce cas, même s'il n'est pas possible de changer l'information initiale, on peut améliorer l'agencement des codes d'information à l'intérieur d'un cycle par la prière, par des rites et par la connaissance et le travail. En effet, par l'observation on peut remarquer qu'un des codes de l'information semble être la conception d'un Dieu, ce qui ne prouve pas son existence. Nous, nous pensons que Dieu est à la fois Information et Cosmos et qu'en conséquence nous pouvons améliorer la vie dans le Cosmos d'une manière rationnelle et logique par la connaissance et le travail. Nous pensons pouvoir, avant la fin de ce cycle, intervenir dans l'information. Nous y travaillons.

Les vaisseaux - à quoi servent-ils ?

Faute de point de repère dans l'espace, je ne sais pas où se trouve "mon" vaisseau, mais ce que je peux déduire, c'est qu'il est soit proche, soit à l'intérieur du système solaire. Il n'est pas matériel dans le sens où nous l'entendons. En effet, son enveloppe extérieure est pure énergie-matière comme ils disent. On ne peut le voir de l'extérieur. Il est donc invisible de notre planète. De l'intérieur il est immense, mais comme les extraterrestres peuvent dilater ou compresser l'énergie, je doute qu'il soit possible de déduire sa présence dans le cosmos par ses effets sur son environnement. Il faut beaucoup d'énergie pour les besoins des extraterrestres, mais elle ne manque pas car il y a beaucoup de soleils dans le cosmos. Les extraterrestres ont quitté leur planète il y a des milliers d'années (équivalent terrestre) pour se réfugier dans des vaisseaux, car une collision avec un corps céleste était prévue depuis longtemps. Il existe plusieurs vaisseaux, comme une escadrille qui n'a pas toujours été positionnée au même endroit. 
Ces vaisseaux se partagent la surveillance de l'environnement de "l'escadrille" par la surveillance des planètes proches. Il s'agit d'interception d'émissions de toutes sortes, mais aussi d'envoi et de récupération "d'espions" sur la planète considérée. Pour la Terre et pour des raisons de commodité et d'efficacité, il s'agit en général d'anciens Terriens. Certains vivent avec les extraterrestres depuis des milliers d'années. Plusieurs sont en cours de mutation de leur vivant et ressemblent de plus en plus au véritables extraterrestres. Leur morphologie change. Beaucoup n'ont quasiment plus d'organes génitaux par exemple. Mon vaisseau est en charge de la surveillance de notre système solaire et donc de notre Terre. Les mots que j'entendais le plus souvent en consultant le cerveau central sont rationnel ou logique et pour les extraterrestres il n'est pas rationnel d'intervenir d'aucune manière dans la vie d'une planète ou de ses habitants, ni même de se faire connaître. Si cela arrive par accident, le témoin est enlevé et transporté au vaisseau. Il pourra y vivre et, s'il le veut, participer aux recherches.

Cependant, il existe d'autres extraterrestres venants du grand ailleurs. Avec certains, le vaisseau peut communiquer, avec d'autres non. Mais cela ne semble pas inquiéter mes extraterrestres. Ces inconnus ne semblent être que de passage, si j'ose dire. Ils ne paraissent s'intéresser à la Terre qu'à titre de collecte de renseignements. Il est possible qu'ils soient à l'origine des observations relatées par les médias de la Terre. Ce n'est pas le problème de mes extraterrestres. Les miens savent tout ce qui se passe sur Terre. Ce qu'ils ne savent pas, les "espions" peuvent compléter les manques. Ils peuvent ramener au vaisseau livres et journaux. Ils ramènent également des objets, ou pour les Terriens à bord, des échantillons alimentaires à reproduire et aussi toutes sortes de choses et de renseignements pour enrichir le cerveau central qui est commun à tous les vaisseaux et accessible à tous, y compris aux Terriens et dans la langue de leur choix. Si un Terrien n'a pas une bonne instruction à son arrivée, les extraterrestres l'éduquent en commençant par la maîtrise de sa propre langue avant de l'initier à la manipulation du cerveau central. Ce fut mon cas. C'est ainsi que l'on peut connaître le passé comme le présent de la Terre dans tous les domaines, mais aussi tout ce qui est répertorié de n'importe quelle autre planète. Concernant l'étude du vivant, il y a cependant des choses qu'ils ne comprennent pas très bien pour le moment. Par exemple, concernant la Terre, ils constatent, mais ne comprennent pas, l'utilité de la diversité du vivant conscient. Ils en connaissent le processus, mais se posent la question du pourquoi cette information spéciale pour la Terre. Ils étudient nos émotions aussi et eux ne semblent pas en avoir. Ils sont rationnels, point. 
Le concept de nations différentes leur est étranger et ses conséquences, comme celle de langues différentes. Il semble que sur toutes les planètes visitées, il n'y ait qu'une unique vie consciente, lorsqu'elle existe bien entendu. Il n'y a donc qu'un seul peuple sur une planète. Pas de nations différentes et une seule "langue". Le concept de démocratie n'est pas très bien appréhendé non plus. Pour eux, pour chaque problème il ne peut y avoir qu'une seule réponse possible, et c'est celle qui est la plus rationnelle et logique. Si un problème se pose, les extraterrestres n'ont pas besoin de communiquer entre eux, tous sans exception trouvent en même temps la seule réponse possible. Voilà pourquoi aussi la Terre les intéresse.

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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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