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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 14:52

Source : Alter Info

 

Je désire vous introduire, vous les lecteurs, à quelques réalités sur le système banquier mondial, fondé sur la rhétorique des marchés libres, mais qui fonctionne de fait, comme un cartel global, une “super-entité” dans laquelle toutes les banques majeures du monde se possèdent l’une l’autre et qui possèdent les actions de contrôle des plus grandes multinationales au monde, qui influencent les gouvernements et leur politique en ayant les politiciens dans leur poche, qui s’engagent de manière coutumière dans la fraude et la corruption, blanchissent des centaines de milliards de dollars d’argent sale de la drogue, sans mentionner les ventes d’armes illégales et le financement terroriste. Ces banques sont “les trop grosses pour échouer” ou les “trop grosses pour mettre en prison”, qui sont au centre de notre économie mondiale, de ce que nous appelons le “libre-échange”, impliquant que les banques mondiales et les entreprises ont “carte blanche” pour faire ce qui leur plait, s’engager dans des activités criminelles ouvertes, voler des milliers de milliards de dollars en richesse qui sont cachées offshore dans des paradis fiscaux, tout en ne recevant qu’une tape sur la main pour leur méconduite. Ceci est le véritable “libre-échange”, un cartel banquier globaliste générant de très hauts profits et fonctionnant comme une mafia financière mondiale.

Andrew Gavin Marshall
Samedi 3 Novembre 2012
La recherche scientifique prouve l’existence d’une “super-entité” financière globale
http://www.alterinfo.net/photo/art/default/4882635-7283929.jpg?v=1351901159

En Octobre 2011, la revue “New Scientist” a rapporté qu’une étude scientifique sur le système financier mondial a été entreprise par trois théoriciens des systèmes complexes du Swiss Federal Institute of Technology de Zürich en Suisse. La conclusion de cette étude révèle ce que bien des théoriciens et des observateurs ont noté depuis des années, des décennies et de fait, des siècles, à savoir: “Une analyse des relations entre 43 000 entreprises transnationales a identifié a groupe relativement restreint d’entreprises, principalement des banques, qui ont un pouvoir totalement disproportionné sur l’économie mondiale”. Comme un des chercheurs l’a formulé: “La réalité est tellement complexe, que nous devons sortir du dogme, que ce soit de la théorie du complot ou du marché de libre-échange… Notre analyse est basée sur la réalité.” Utilisant une base de données listant 37 millions d’entreprises et d’investisseurs dans le monde entier, les chercheurs ont étudié toutes les 43 060 entreprises transnationales (ETN), et ce incluant les co-propriétés les liant entre elles.[1]

La cartographie du “pouvoir” fut faite par un modèle construit montrant quelles entreprises contrôlaient quelles autres au travers de l’actionnariat. La toile de propriété révéla un noyau dur de 1318 entreprises qui avaient des liens avec deux ou plus autres entreprises. Ce “noyau” fut prouvé posséder environ 80% des revenus mondiaux pour l’ensemble des 43 000 ETN. Ensuite vint ce que les chercheurs référèrent comme étant la “super-entité” de 147 entreprises très étroitement imbriquées les unes avec les autres, qui se possèdent toutes l’une l’autre et qui possèdent collectivement 40% de la richesse totale du réseau entier. Un des chercheurs nota: “De fait, moins de 1% des entreprises étaient capables de contrôler 40% du réseau entier”. Ce réseau pose une grave menace à l’économie mondiale, car “si une entreprise souffre et est en détresse… cela se propage”. L’étude fut faite avec une base de données antérieure à la crise économique, ainsi alors que la crise a forcé certaines entreprises comme Lehman Brothers à mourir et d’autres à émerger, la “super-entité” serait maintenant encore plus connectée, concentrée et problématique pour l’économie.[2]

Les 50 top entreprises sur la liste de cette super-entité incorporent (en 2007): Barclays Plc (1), Capital Group Companies Inc (2), FMR Corporation (3), AXA (4), State Street Corporation (5), JP Morgan Chase & Co. (6), UBS AG (9), Merrill Lynch & Co Inc (10), Deutsche Bank (12), Credit Suisse Group (14), Bank of New York Mellon Corp (16), Goldman Sachs Group (18), Morgan Stanley (21), Société Générale (24), Bank of America Corporation (25), Lloyds TSB Group (26), Lehman Brothers Holdings (34), Sun Life Financial (35), ING Groep (41), BNP Paribas (46), et plusieurs autres.[3]

Aux Etats-Unis, cinq banques contrôlent la moitié de l’économie: JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo et Goldman Sachs Group; elles possèdent collectivement 8500 milliards de dollars en avoirs à la fin de 2011, ce qui est équivalent à environ 56% de l’économie des Etats-Unis. Ces données sont conformes à celles divulguées par les banquiers centraux de la réserve fédérale. En 2007, les biens et avoirs des plus grandes banques comptaient pour 43% de l’économie états-unienne. Donc la crise a rendu ces banques plus grosses et plus puissantes que jamais. Parce que le gouvernement a invoqué le vocable de “trop grosses pour échouer”, ce qui veut dire que les grosses banques seront sauvées car elles sont trop importantes économiquement, ces grosses banques ont des intérêts à donc continuer de prendre des risques de plus en plus grands parc e qu’elles savent qu’elles seront sauvées à la fin (NdT: avec les deniers publics). Essentiellement, ceci représente une police d’assurance pour une attitude criminelle à prendre des risques. L’ancien président de la banque de la réserve fédérale de Minneapolis a déclaré: “Les participants du marché pensent que rien n’a changé, que les trop-grosses-pour-échouer sont toujours intactes.” Rappelez-vous que le mot “marché” veut dire “cartel banquier” (ou “super-entité” si vous préférez). Ainsi, ils construisent de nouvelles bulles et achètes des bonds du trésor (de la dette souveraine), rendant le système financier mondial encore plus insécure et à risque d’un plus grand effondrement que celui qui eut lieu en 2008.[4]

Quand les politiciens, les économistes et autres réfèrent au “marchés financiers”, ils réfèrent en fait à la “super-entité” des institutions de l’entreprise financière qui dominent, collectivement, l’économie mondiale. Par exemple, le rôle des marchés financiers dans la crise de la dette qui a ravagée l’Europe ces deux dernières années est souvent référé comme étant une “discipline de marché”, qui voit des marchés financiers spéculer contre la capacité des nations à repayer leur dette ou intérêts de leur dette, d’agences de notation financière qui diminuent la valeur du crédit des nations, qui spéculent sur les bons du trésor (plus d’intérêt sur la dette du gouvernement) et qui plongent les pays toujours plus avant dans la crise, forçant la classe politique à imposer des mesures d’austérité et de restructuration afin de restaurer la “confiance des marchés”. Ce processus est appelé la “discipline de marché”, mais de manière plus précise, cela est en fait du “terrorisme financier” ou “une guerre de marché”, avec le terme de “marché” se référant spécifiquement à la “super-entité”. Quelle que soit la terminologie employée, la discipline de marché est de manière ultime une euphémisme pour guerre de classes.[5]

Le supra-gouvernement mondialiste et le “libre-échange”

En Décembre 2011, Roger Altman, l’ancien secrétaire d’état aux finances du gouvernement Clinton écrivit un article dans le Financial Times dans lequel il expliquait que les marchés financiers “agissaient de fait comme un supra-gouvernement mondial”, notant:

“Ils éliminent des régimes politiques retranchés là où le processus politique normal ne pouvait rien faire. Ils forcent l’austérité, les sauvetages des banques et autres changements de politique majeurs. Leur influence est énorme comparé aux institutions multilatérales comme le FMI. En fait, laissant de côté l’arsenal nucléaire inutilisable, ils sont devenus les forces les plus puissantes sur terre.”[6]

Altman continuait son explication en disant que lorsque le pouvoir de ce “supra-gouvernement mondialiste” est en branle “l’impact sur la société est immédiat et peut-être douloureux, par une augmentation fréquente du chômage par exemple et l’échec des gouvernements”. Mais bien sûr en tant qu’ancien officiel du ministère des finances, il endossa ce supra-gouvernement mondial, écrivant: “Les effets à long terme peuvent souvent être transformateurs et positifs”. Puis il conclut : “Que ce pouvoir soit sain ou pas est à côté de la question. Il est permanent…. Il n’y a pas moyen d’arrêter les marchés financiers de gendarmer le monde.”[7] En d’autres termes, le “supra-gouvernement” mondialiste, “super-entité” des marchés financiers pratique l’extorsion financière, renverse des gouvernements et appauvrit les populations, mais ceci est ultimement “positif” et “permanent”, du moins du point de vue d’un ancien haut fonctionnaire du ministère des finances américain. Du point de vue de ceux qui sont de fait appauvris, les populations elles-mêmes, “positif” n’est pas nécessairement le mot qui vient immédiatement à l’esprit.

Dans l’ère de la mondialisation, l’argent ou le capital, passe allègrement au travers des frontières avec les banques, hedge funds et autres institutions financières agissant comme l’avant-garde d’un nouvel ordre international de gouvernance mondiale. Là où va la finance, les entreprises suivent, là où les entreprises s’aventurent, les états puissants protègent leurs intérêts. Notre système mondial est un système de capitalisme d’état où les intérêts de l’état et des entreprises sont interdépendants et mutuellement bénéfiques, du moins pour ceux qui sont au pouvoir. Aujourd’hui, les institutions financières ayant les banques à leur botte, ont atteint un pouvoir sans précédent et une influence gigantesque dans les sociétés à capitalisme d’état. Les banques sont devenues plus grosses que jamais dans l’histoire, préserver par une police d’assurance appelée “trop grosse pour échouer”, ce qui veut dire que malgré leur attitude criminelle et irresponsable, le gouvernement quel qu’il soit leur viendra toujours en aide comme il l’a toujours fait. Les marchés financiers incluent également ces agences de notation, qui déterminent soi-disant la valeur du crédit des banques, des entreprises et de nations entières. Au plus bas la note, au plus risqué l’investissement, et donc au plus haut les intérêts de l’argent emprunté. Les pays qui ne suivent pas les diktats des marchés financiers sont punis avec une baisse de leur note de crédit et donc en découle des intérêts d’emprunt plus importants, des attaques spéculatives et dans le cas de la Grèce et de l’Italie en Novembre 2011, leur gouvernement élu démocratiquement a été enlevé et remplacé par une administration technocratique constituée de banquiers et d’économistes qui poussent ensuite des mesures de réajustement et d’austérité qui appauvrissent et exploitent les populations. Dans l’âge de la “super-entité” d’un “supra-gouvernement”, il n’y a plus de temps pour contester le processus formel de la démocratie libérale, ils parlent business et si vos gouvernement élus ne succombent pas à la “discipline de marché”, ils seront mis à pied et remplacé par ce qui en d’autres circonstances serait appelé un “coup d’état.”

Les banques et les institutions financières donnent la liquidité ou les fonds pour ce que nous appelons le “libre-échange”. Les marchés libres en principe permettraient la concurrence libre entre les entreprises et les pays, chacune produisant son avantage comparatif, produisant ce pour quoi ils sont les meilleurs, et commerçant avec les autres sur le marché international, ainsi toutes les parties progresseraient dans les standards de vie et l’accumulation de richesses ensemble. Le marché libre, le libre-échange, n’est bien sûr que pure mythologie. En pratique, ce que nous appelons le “libre-échange” n’est qu’un système hautement protectionniste, régimenté, régulé et créé pour affaiblir la concurrence et renforcer le monopole. Le “libre-échange”, le “marché libre” sert ce but pour le seul bénéfice de grosses banques et entreprises.

Quand nous utilisons le terme de “libre-échange”, nous nous référons généralement à la “véritable” économie, légitime et légale. Quand on parle de marchés illégitimes, par exemple, le trafic de drogue mondial, nous ne nous référons pas au terme de “libre-échange” ou de “marché libre”, mais plutôt de “marché illégal”, géré par des cartels. Les cartels comme les entreprises, sont des institutions totalitaires organisées et hiérarchisées, où décisions et pouvoir s’exercent du haut vers la bas, avec généralement pas ou peu d’influence de la base vers le haut. Les grandes entreprises multinationales, comme les grands cartels internationaux, cherchent à contrôler leur secteur de marché particulier dans les nations, les régions et au delà. Bien souvent, une coopération entre les entreprises leur permet de fonctionner de manière oligopolistique, où elles contrôlent de manière collective la totalité d’un marché, se le partageant entre elles. Les majors du pétrole, les firmes de l’agro-industrie, des télécommunications, de la pharmacie, les contracteurs militaires et les entreprises de gestion de l’eau sont fort connues pour ces types d’activités.

Des cartels ont été reconnus pour s’engager dans une pratique similaire, bien qu’ils soient plus typiquement compétitifs les uns envers les autres. Quand des intérêts sont menacés, ce qui est définit lorsque qu’une entreprise ou un cartel est en passe de perdre sa domination totale sur un marché dans une région particulière, des conflits se font jour, le plus souvent violemment, avec la possibilité de coups d’état, d’assassinats, de campagnes de terreur et même de guerre. Ceci se passe quand l’état intervient pour protéger le marché pour les intérêts du cartel ou des entreprises. Ainsi fonctionne le commerce international de la drogue, de manière similaire à celle de l’économie “légitime”. Le commerce illicite de la drogue est autant un “libre-échange” que celui de l’automobile ou du pétrole. Et bien sûr, l’argent finit sa course au même endroit: dans le supra-gouvernement mondialiste des “marchés financiers”.

Cartel banquier ou de la drogue… Quelle différence ?

En 2009, le bureau des Nations-Unies pour le crime et le trafic de drogue a rapporté que des milliards de dollars de l’argent de la drogue avaient sauvé des banques importantes durant la crise financière, leur donnant une liquidité dont elles avaient besoin. Antonio Maria Costa, le patron de ce bureau de l’ONU a dit que l’argent de la drogue “était le seul capital d’investissement en liquide”, qui était à la disposition des banques au bord de la banqueroute, avec environ 325 milliards de dollars de l’argent de la drogue absorbés par le système financier. Sans identifier des pays ou des banques spécifiques, Costa déclara que “des prêts inter-banques furent financés par de l’argent émanant du trafic de la drogue et d’autres activités illégales… Il y a des indications que certaines banques ont été sauvées de cette façon.”[8]

En 2010, la banque Wachovia (depuis rachetée par la Wells Fargo) a payé la plus grande transaction jamais enregistrée par le US bank secrecy act, payant une amende de 50 millions de dollars et abandonnant 110 millions de dollars de revenus de la drogue, dont la banque a blanchi quelques 378,4 milliards de dollars depuis le Mexique. Le procureur général de l’affaire déclara: “Le mépris évident de la banque Wachovia pour nos lois bancaires a virtuellement donné aux cartels internationaux du trafic de cocaïne carte blanche pour financer leurs opérations.” L’amende qu’a payée la banque pour avoir lavé des centaines de milliards de dollars du trafic de la drogue représentait moins de 2% du bénéfice total de la dite banque pour l’exercice de 2009. La même semaine qu’eut lieu ce règlement, les actions en bourse de Wells Fargo montèrent. La banque admit dans une déclaration que “Dès 2004, Wachovia avait compris le risque impliqué pour tenir un tel compte, mais malgré les avertissements, Wachovia demeura dans ces affaires.” L’enquêteur en chef sur cette affaire de blanchiment d’argent, Martin Woods, basé à Londres, a découvert que Wachovia avait en fait reçu 6 ou 7000 demandes d’information de la part du gouvernement fédéral concernant ses activités mexicaines, sur lesquelles Woods commenta: “Un chiffre incroyable. On peut se demander à partir de quel chiffre des gens en haut lieu commencent à se poser des questions sur le fait qu’il y a vraisemblablement quelque chose de très, très grave là dessous ?” Woods avait été embauché par la branche Wachovia de Londres comme officier anti-blanchiment d’argent en 2005 et quand en 2007, une enquête officielle fut ouverte sur les opérations mexicaines de Wachovia, Woods fut informé par la banque “qu’il n’avait pas travaillé aux standards requis” et qu’en d’autres termes, il faisait en fait son travail. Au sujet du paiement de Wachovia, Woods fit ce commentaire: “

“Les autorités de régulation ne doivent pas passer plus de temps là dessus et elles ne doivent pas pousser aussi loin qu’un procès pour crime. Elles doivent juste entrer la procédure criminelle et demander pour un arrangement hors cour de justice. Les gens de loi font ce qu’ils sont supposés faire, mais à quoi bon ? tous ces gens gérant tout cet argent provenant du trafic de la drogue et de meurtres et personne ne va pas en prison ?” [9]

Comme l’ancien tsar du bureau contre le crime et le trafic de drogue de l’ONU Antonio Maria Costa l’avait dit: “La connexion entre le crime organisé et les institutions financières commença à la fin des années 1970, début des années 1980… lorsque la mafia s’est mondialisée”, tout comme les autres marchés. Martin Woods ajouta même que “Ceci est le fruit de meurtres et de la misère au Mexique et de drogue vendue à travers le monde”, et pourtant personne n’est envoyé en prison, “Quel est le résultat du règlement hors cour pour la lutte contre le trafic de drogue et ses cartels ? Rien ! cela ne rend pas plus facile le travail des forces de l’ordre et cela encourage les cartels et quiconque veut faire de l’argent en blanchissant ces dollars de sang. Où est le risque ? Il n’y en a pas.” Il ajouta: “Est-il dans l’intérêt du peuple américain d’encourager à la fois les cartels de la drogue et les banques de cette manière ? Est-ce dans l’intérêt du peuple mexicain ? C’est simple: si vous ne voyez pas la relation entre le blanchiment de l’argent par les banques et les 30 000 personnes tuées au Mexique, vous êtes complètement à côté de la plaque.” Woods, qui opère maintenant sa propre entreprise de consultation a dit à l’Observer en 2011 que “ New York et Londres sont devenus les deux plus grosses blanchisseries d’argent sale du crime et de la drogue et paradis fiscaux. Ce ne sont pas les îles Caïmans ou l’île de Man ou Jersey. La grande lessive se passe au beau milieu de la City de Londres et de Wall Street.”[10]

Tout comme le programme du “trop gros pour échouer” est une assurance pour les grosses banques pour qu’elles puissent continuer à s’engager dans des activités criminelles, prenant davantage de risques pris toujours plus grands avec la garantie absolue qu’elles seront protégées, les règlements extra judiciaires et le manque de mises en accusations criminelles pour les banques blanchissant l’argent de la drogue donne l’incentif de continuer à laver plus blanc des milliards de dollars de l’argent de la drogue, parce que tant que l’amende encourue est bien plus petite que les profits accumulés par ces malversations, cela revient toujours à une simple analyse de coût-profit: si le coût d’être pris à laver l’argent sale de la drogue est toujours inférieur au profit, alors il est avantageux de continuer la pratique. La même analyse coût-profit vaut pour toute activité criminelle perpétrée par les banques, les institutions financières et les industries, que ce soient par la corruption, la fraude, l’escroquerie ou en violant les lois sur l’environnement, du travail ou autres régulations. Aussi loin que la pénalité est moindre que le profit, il n’y a pas de raison que cela cesse.

Un article de l’Observer en Juillet 2012 a référé les banques mondiales comme étant “les services financiers des cartels de la drogue”, notant au passage que HSBC, la plus grande banque du Royaume-Uni, a été sommée devant le sénat américain pour témoigner sur le blanchiment d’argent de la drogue des cartels mexicains, après avoir maintenu un compte “suspicieux” pendant plus de 4 ans au profit du plus gros cartel de la drogue au monde, le cartel Sinaloa du Mexique.[11], en fait, une enquête s’étalant sur plusieurs années au sein de la HSBC a révélé que la banque était non seulement un conduit du blanchiment pour l’argent mondial de la drogue, mais blanchissait également de l’argent pour des gens liés avec le terrorisme international. En Juillet 2012, alors que le sénat enquêtait publiquement sur HSBC, Antonio Maria Costa déclara: “Je ne peux pas penser aujourd’hui à une seule banque au monde qui n’ait pas été pénétrée par l’argent de la mafia.” Le commerce illégal mondial de la drogue est estimé générer quelques 380 milliards de dollars par an, avec la vaste majorité de l’argent provenant des marchés nord-américains et européens. Utilisant l’exemple du marché américain de 35 milliards de dollars pour la cocaïne seule, environ 1,5% de ces profits sont rétribués aux producteurs de feuilles de coca (pour la plupart de pauvres paysans) en Amérique du Sud (qui est devenu la cible de nos bombardements et campagnes de guerre chimique dans notre soi-disant “guerre contre la drogue”), tandis que les trafiquants internationaux récoltent environ 13% des bénéfices, tandis que les distributeurs engrangent eux environ 85% des bénéfices aux Etats-Unis. HSBC a été accusée de blanchir les bénéfices de ces distributeurs de drogue.[12]

Le rapport du sénat américain a conclu que HSBC a exposé le système financier américain pour “sa large contribution au blanchiment de l’argent du trafic de la drogue et du terrorisme international.” Ceci inclut des milliards de dollars de “revenus de ventes illégales de drogue aux Etats-Unis.” HSBC a reconnu dans une déclaration officielle que” dans le passé, nous avons parfois manqué aux standards fixés par les régulateurs et les clients.” Parmi ces “standards”, auxquels HSBC a “parfois manqué”, se trouvaient des exercices financiers donnés aux banques saoudiennes et du Bengladesh, qui étaient liées avec des organisations terroristes, alors que le régulateur de la banque ne prit aucune sanction contre HSBC.[13] Parmi les organisations terroristes qui recevaient potentiellement une assistance financière de HSBC au travers des banques saoudiennes, se trouvait Al Qaïda. HSBC réserva 700 millions de dollars de fonds pour couvrir de quelconques amendes qui résulteraient de ces activités, ce qui n’est pas du tout une pratique inhabituelle pour une banque. D’autres banques comme ABN Amro, Barclays, Crédit Suisse, Lloyds et ING ont toutes conclu des règlements hors cour de justice après avoir admis des transactions de facilitation financière et s’être engagées dans du blanchiment d’argent pour leurs clients à Cuba, Iran, Libye, Myanmar et Soudan.[14]

Alors que des exécutifs de HSBC comparaissaient devant le sénat, le chef du service de conformité de la banque depuis 2002, David Bagley, démissionna alors qu’il témoignait devant le comité commentant: “Malgré les meilleurs efforts et intentions de professionnels motivés, HSBC n’a pas pu remplir les attentes de nos régulateurs ainsi que les notres.”[15] Comme Ed Vulliamy l’a rapporté dans l’Observer en Mai 2012, un pauvre afro-américain du nom de Edward Dorsey Sr fut condamné pour le deal de 5,5g de cocaïne à Washington DC et fut condamné à 10 ans de prison. Dans le même temps, de l’autre côté de la rivière où Dorsey commît son crime, des exécutifs de la HSBC ont admis devant le sénat avoir blanchi des milliards de dollars d’argent de la drogue, tout comme Wachovia l’avait admis un an plus tôt, et personne ne fut envoyé en prison.[16] La leçon de tout ceci est claire: si vous êtes pauvre, noir et êtes pris avec quelques grammes de crack-cocaïne, vous pouvez vous attendre à aller en prison pour plusieurs années, en l’occurrence une décennie, mais si vous êtes riches, blancs, possédez une banque et êtes pris à blanchir des milliards de dollars (voire des centaines de milliards de dollars) de l’argent de la drogue, vous aurez une amende (mais pas importante afin que cela n’empêche pas le bénéfice) et vous aurez peut-être à démissionner. Trop gros pour échouer est simplement une autre façon de dire “trop gros pour emprisonner”.

Il n’est bien sûr pas juste de mettre toute la responsabilité du blanchiment de l’argent de la drogue sur les épaules de HSBC ou de Wachovia, comme Bloomberg l’a rapporté, les cartels de la drogue mexicains ont aussi blanchi de l’argent à travers Bank of America et même au travers de branche banquière d’American Express, de Banco Santander et de Citigroup.[17] Même le FBI a accusé la Bank of America de blanchir les fonds du cartel de la drogue mexicain.[18] Mais les banques ne lavent pas plus blanc seulement l’argent de la drogue, bien d’autres fonds illicites sont blanchis au travers des banques majeures, dont beaucoup ont déjà été mises à l’amende ou son en cours d’investigations pour leurs activités criminelles, ceci incluant JP Morgan, Standard Chartered, Crédit Suisse, Lloyds, Barclays, ING, Royal Bank of Scotland parmi d’autres.[19] Une autre banque suisse importante l’UBS a été très constante dans la fraude et dans son engagement dans des complots divers, dont bon nombre furent dirigés contre des Américains, bien que la banque ait reçu une “immunité conditionnelle” de la part du ministère de la justice américain.[20]

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commentaires

lasorciererouge 26/09/2013 22:25

http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=6115#NAVIGATION

Florian 21/12/2012 03:49


 


Appel à la dissidence, union nos forces sur un minimum de solidité doctrinale.


Veuillez trouver - ci-dessous - un entretien avec Philippe Ploncard d'Assac.


Critique du mondialisme apatride :


http://ploncard-dassac.over-blog.fr/article-le-mondialisme-entretien-du-6-ctobre-2012-avec-florian-rouanet-111376674.html

Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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