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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 14:25

Source : SOTT

 

http://fr.sott.net/image/image/s6/122797/full/81590593_p.jpg

 

Que s'est-il passé dans les orphelinats du Pays de Galles, et ailleurs en Angleterre ? Depuis que le scandale Jimmy Savile a explosé, on dirait que la parole se libère. Des hommes politiques anciens et encore en vue sont cités, on parle de protections, et on revient sur certaines affaires un peu trop vite enterrées.

Comme celle des orphelinats du pays de Galles, qui a défrayé les chroniques dans les années 90. Les choses sont graves, et en Angleterre comme en France, on commence à parler de « pédophilie institutionnelle » [1].

Reprenons.

Il a fallu trois ans d'investigations et 13 millions de livres de dépensées pour finir par conclure que tout compte fait, il ne s'est rien passé ou presque dans les orphelinats.

Les recherches portaient sur de nombreuses allégations d'abus sexuels et de violences commis dans deux comtés du nord du Pays de Galles, presque toujours sur des garçons. L'orphelinat de Bryn Estyn à Wrexham, figurait parmi les hauts lieux de sévices entre 1974 et sa fermeture en 1984. D'ailleurs, Jimmy Savile y avait ses petites habitudes, selon plusieurs victimes.

Pendant toutes ces années, les dénonciations n'ont jamais cessé, presque toujours [2] enterrées par les personnes impliquée et leurs amis
Au milieu des années 80, une certaine Alison Taylor, éducatrice dans un de ces orphelinats, commence à entendre un certains nombre de témoignages, tous similaires, évoquant des abus sexuels dans différents foyers. Elle se rend compte que plusieurs rapports ont été rédigés par des travailleurs sociaux, mais qu'aucune procédure disciplinaire n'a jamais suivi.

Taylor saisit donc sa hiérarchie au sujet de six enfants dont les cas sont bien documentés, mais ô surprise ! C'est elle qui a des ennuis. Et rien ne se passe, faut-il encore le préciser ?

En 1986, Alison Taylor raconte donc tout aux flics. Mais rien ne se passe, et Taylor est suspendue en 1987 au motif que la « communication est rompue » entre elle et ses collègues. En réalité, dès qu'elle signalait des maltraitances, cela se retournait contre elle [3].

Cependant, l'administration tente de lui faire signer plusieurs accords afin d'acheter son silence. Elle refuse et se fait aider par son syndicat pour obtenir des dédommagements, et un accord est finalement signé en 1989, s'accompagnant d'une clause de confidentialité.

En 1990, une enquête est ouverte par un inspecteur du coin, mais il a beaucoup de mal à avancer en raison d'une mauvaise volonté flagrante du personnel des foyers et orphelinats mis en cause. Finalement, ce flic ne trouve pas assez d'éléments pour gagner un procès et on ne va pas plus loin.

Pendant ce temps-là, Taylor continue sa campagne médiatique, frappant à la porte de tous les médias locaux et nationaux qui voulaient bien la laisser parler. Petit à petit, d'anciennes victimes entrent en contact avec elle, si bien qu'en 1991 elle publie un rapport reprenant une centaine de cas d'abus sexuels. Parmi ces 100 cas, 75 avaient déjà été soumis à la « police ». Quelques travailleurs sociaux du coin ont aussi été condamnés pour des abus sexuels, mais on n'a pas du tout approfondi les recherches.

Fin 1991, Dennis Parry, le chef du Conseil de Clwyd, contacte l'Independant on Sunday et déclare que l'ancien chef de Bryn Estyn, Peter Howarth, était un pédophile. Il parle aussi d'un flic récemment retraité comme complice du réseau qui opérait à partir de Bryn Estyn, et comme l'un de ceux qui ont permis de couvrir l'affaire.

Menée par Sir Waterhouse, un juge à la retraite, une enquête liée à ces accusations a été lancée en janvier 1997 et publiée en 2000, et tous les pervers savaient qu'ils pouvaient dormir tranquilles. Toutefois, 140 victimes ont reçu une compensation de l'Etat...

Cela va sans dire, le Franc Maçon Waterhouse n'a cessé de dénigrer Alison Taylor, l'épine dans le pied des puissants pédophiles locaux et même nationaux. Selon Waterhouse, sans Taylor il n'y aurait jamais eu d'enquête, et les choses auraient été bien mieux.

Dès le départ, les médias ont été menacés de poursuites s'ils sous entendaient que les abus sexuels dans les orphelinats étaient plus importants que ne le disait la commission.

Plus de 650 personnes ont été entendues, dont 250 victimes. Le rapport était prêt en mai 1998, mais il a fallu un an pour l'arranger. Au final, 700 accusations d'abus sexuels impliquant 170 personnes, dont plus de 80 étaient des employés des foyers ou des enseignants. Bizarrement, seules 25 personnes ont été arrêtées dans cette affaire. Et la majorité a été libérée sans aucune charge puisque les seul condamnés ont été Howarth. Et John Allen, l'ancien propriétaire de Bryn Estyn.

Publiée en 2000, l'enquête Waterhouse conclut qu'il n'y aucune preuve étayant des protections ou un système d'abus à grande échelle. Pour Waterhouse, tous ces cas d'abus sont isolés. Et bien sur, aucune personnalité n'est impliquée. Mais, on fait toute une série de « recommandations » qui ne seront que très peu suivies d'effet. Et Waterhouse a toujours dit que son travail avait été bien fait, ce qui aujourd'hui fait grincer beaucoup de dents. En fait, alors qu'on demandait à ce tribunal de dire ce qui n'avait pas fonctionné dans les homes du Pays de Galles, celui-ci s'est attaché à démonter les accusations des victimes.

Quant aux témoins, certains n'ont même pas été entendus, comme un ex patron de Bryn Estyn, Des Forest, qui a pourtant été parmi ceux qui ont dénoncé les faits en premier.

Entre 1990 et 1996, une dizaine d'enquêtes publiques sont menées sur ces foyers. Plusieurs rapports sont publiés, révélant des abus à grande échelle sur les petits pensionnaires des homes du Pays de Galles. L'une de ces enquêtes, publiée en 1993, reprend 2.600 témoignages, et 300 cas d'abus sont envoyés à la Justice. Et devinez combien de personnes ont été poursuivies et condamnées ? Sept. Dont trois éducateurs de Bryn Estyn. Et Peter Howarth, ex dirigeant de ce bordel pour pédos d'élite a ramassé 10 ans de prison en 1994. Il a eu de la chance, il est mort trois ans plus tard. Steven Norris, autre dirigeant de Bryn Estyn, a été condamné aussi pour les mêmes faits.

Si la commission Waterhouse a été aussi inepte, c'est parce que les Francs maçons ont aidé leurs congénères, d'après certaines affirmations. Certains parlent même de « massonic connection ». Dès la première audience de ce pseudo tribunal, le conseil de certaines victimes, Nick Booth, a demandé que le tribunal fasse une liste des francs-maçons qui le composent, mais aussi des francs-maçons présents parmi les avocats et les témoins. De fait, la franc maçonnerie est très pratique pour étouffer les affaires judiciaires, les accointances et intérêts particuliers primant systématiquement sur l'intérêt général. Booth expliquait « le devoir de loyauté d'un frère maçon et son devoir d'impartialité s'il est impliqué dans l'administration judiciaire, doivent être mis sur la place publique ».

Evidemment, Waterhouse a refusé de mettre en place cette transparence pourtant élémentaire dans un pays qui se veut un Etat de droit.

L'avocat Gerard Elias, mandaté par le parquet pour être conseiller du tribunal, est franc maçon [4] et membre d'une des loges les plus puissantes du Pays de Galles, Dinas Llandaf, composée de nombreux professionnels du droit et de membres du parti conservateur. De même que Waterhouse lui-même.

Jillings Report

Dans les années 90, certaines accusations portaient sur des flics qui avaient couvert le réseau pédophile opérant dans les orphelinats. On ordonne donc un nouveau rapport, et on mandate Jillings, ex directeur des services sociaux pour la mener. Mais, les membres de cette commission doivent faire face aux mêmes freins que lors des enquêtes précédentes :

- Les nouveaux flics du Pays de Galles refusent de les rencontrer. Si bien que des députés doivent réunir eux-mêmes les témoignages.

- 130 cartons de matériel ont été soustraites aux investigations

- Le conseil du Comté de Clywd n'a pas autorisé les enquêteurs à placer des encarts dans la presse afin de rechercher des informations.

Ce rapport, qui étudiant les abus dans les orphelinats de Clwyd, finit quand-même par conclure que des personnalités sont impliquées dans le scandale des abus sexuels, qui sont monnaie courante dans les orphelinats. Le rapport note aussi que les enfants qui se plaignent ne sont jamais crus, et sont même punis pour avoir fait de fausses allégations.

On ne sait pas non plus combien d'enfants ont été violés, mais on estime qu'ils sont plus de 200 au début des années 90.

Au moins une douzaine d'anciens résidents sont morts de causes non naturelles.

Comme les frères John, par exemple : en 1992, Adrian John, témoin clé dans l'affaire des abus sexuels commis à Bryn Estyn, meurt dans l'incendie très suspect de sa maison. Et comme par hasard, on s'est aperçu que son frère Lee a eu accès à des donnés montrant l'existence de transactions financières entre les dealers de la côte Sud et les personnes qui gèrent un réseau de pédopornographie et de pédocriminalité. Evidemment, Lee est mort lui aussi, en 1995.

Enfin, histoire de bien tourner la page, les employés impliqués ont été virés ou on les a laissés parti avant la publication du rapport.

Le rapport n'a pas été publié parce que, dit-on, l'assureur des comtés, Municipal Mutual Insurance, a dit que ça inciterait les victimes à demander des dommages et intérêts. Toutes les copies du rapport ont été détruites, et les exemplaires restants ont été envoyés au Children's Commissionner for Wales, Keith Towler.

Au final, on doit constater l'écart flagrant entre le nombre de plaintes et le nombre de condamnations.

Abus à grande échelle

Une quarantaine de homes et orphelinats sont concernés par des cas d'abus sexuels, rien qu'au Pays de Galles.

Dans la communauté de Bryn Alys, c'est le propriétaire lui-même qui a été le pervers le plus assidu : John Ernest Allen, qui s'est trouvé sous le coup de 28 plaintes d'anciens pensionnaires, a été condamné à... six ans de prison, pour des viols sur six anciens pensionnaires. Avec les remises de peine, autant dire qu'il a vite pu recommencer ses horreurs.

Le député en chef des écoles de la communauté a été condamné quant à lui à six mois de prison pour des viols sur une adolescente de moins de 16 ans.

Richard Ernest Leake autre chef d'établissement (qui a fait fortune avec les orphelinats [5]), était aussi parti pour un ersatz de procès, suite à des viols commis entre 1972 et 1978. Pas moins de 16 anciens résidents l'ont accusé.

Quant aux victimes, elles parlent d'abus généralisés. Comme Keith Gregory, qui mentionne l'ancien dirigeant de Bryn Estyn, Peter Howarth, comme l'un des trois membres de ce home qui l'ont violé dans cet orphelinat. Entre temps, Howarth a été envoyé pour 10 ans en prison 1994, pour avoir violé des enfants, et il y est mort. Gregory a témoigné devant la commission Waterhouse, mais il dit qu'on ne l'a pas cru malgré les éléments donnés, tels que les noms des abuseurs qu'il avait reconnus.

Gregory dit que les enfants craignaient chaque nuit d'être embarqués dans un appartement de l'orphelinat pour y être violé par les membres du personnel et/ou par des visiteurs. Gregory a d'ailleurs croisé Jimmy Savile, à Bryn Estyn, ainsi que son frère Johnny. Certains enfants, comme Steven Messham (qui préside l'association de victimes des orphelinats[6]) étaient emmenés dans des hôtels où ils étaient prostitués et violés par des groupes de personnes. Messham, lui, dot avoir subi des viols dans quatre orphelinats différents du Pays de Galles.

 

[...]

 

Notes :

[1] La manière dont l'ensemble des institutions, BBC comprise, ont couvert les perversions de Savile pendant 40 ans est révélatrice. Quand on ne l'a pas carrément aidé, comme certains flics, hôpitaux, ou partons de la BBC.

[2] On ne peut pas dire que toutes les affaires ont été enterrées. En 1990, avant que le scandale n'éclate, un responsable des foyers à Clwyd, Stephen Norris, a été condamné pour des abus sexuels commis sur des garçons des orphelinats dont il avait la responsabilité. Entre parenthèse, on imagine que sous le règne de Norris, les plaintes des petites victimes devaient systématiquement passer à la trappe. Norris a été embâté pour des faits commis à Cartrefele, mais il était passé avant par Bryn Estyn jusqu'à la fermeture en 1984.

[3] Alison Taylor a ensuite récompensée d'un prix national pour son « courage ».

[4] C'est d'ailleurs en raison de cette appartenance qu'il s'est vu refuser un poste en 2004.

[5] Eh oui, il y a du fric à se faire dans le domaine de la « protection de l'enfance ». C'est pour cela qu'on a tant d'associations privées qui sont sur ce créneau. Leake, lui, avait monté une boîte qui était payée par les services sociaux pour prendre en charge les enfants les plus difficiles.

 

 

 

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Citation

« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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