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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 14:12

Source : Blogapares

 

http://www.alterinfo.net/photo/art/default/2894569-4097088.jpg?v=1302856374

 

Le docteur Malthus, un pasteur et économiste anglais, un misérable individu par la même occasion, a écrit un jour: « Un homme qui naît dans un monde déjà occupé, si sa famille n’a pas le moyen de le nourrir, ou si la société n’a pas besoin de son travail, cet homme, dis-je, n’a pas le moindre droit à réclamer une portion quelconque de nourriture : il est réellement de trop sur la terre. Au grand banquet de la nature il n’y a point de couvert mis pour lui. La nature lui commande de s’en aller, et ne tardera pas à mettre elle-même cet ordre à exécution. »

 

Au , le président Alberto Fujimori (1990-2000) a été accusé de génocide et de crimes contre l’humanité en raison du programme de stérilisation mis en place. Le gouvernement des USA finance directement ou indirectement les campagnes de dans les pays africains et d’Amérique du sud, à travers les fonds destinés à différentes ONG. L’ancien chef de l’agence nord-américaine chargé du programme de contraception, R. T. Ravenhold, affirmait dans une interview en 1997 que son pays  » voulait proportionner les moyens pour pouvoir stériliser un quart des femmes de la planète « . Aidé par l’ONU et de nombreuses associations  » humanitaires « , le gouvernement péruvien a mené et continue de mener une grande campagne de stérilisations forcées.


Fondateur de Microsoft et l’un des hommes les plus cousus d’or du monde, a, lors d’une récente conférence en Californie, révélé un dessein philanthropique: la dépopulation, connue aussi sous le nom d’.


Que dire? On reste sans voix devant tant d’horreur et  de cynisme.

 

Voici l’intégralité de l’article paru dans Le Cri du sur les stérilisations forcées en Amérique du Sud et en particulier au Pérou. Sur la démarche de notre bon vieux Bill Gates et consorts en Afrique, nous vous renvoyons à cet excellent article de Alter-Info, repris dans le site d’Anne Wolf.

 

« Plus de 300.000 personnes, à plus de 90% des femmes, ont été ainsi stérilisées de manière violente ou à leur insu entre 1995 et 1998 (il y a un peu plus de 12 millions de femmes au Pérou).

 

L’objectif : détruire les zones appuyant la guerre populaire menée par le Parti Communiste du Pérou.

 

Pour réussir leurs campagnes, l’Etat organise des  » festivals « , prétendant organiser gratuitement des consultations chez le médecin, le dentiste, des séances de coiffure.

 

Des fonctionnaires vont rendre visite aux gens le jour dit pour faire en sorte qu’un maximum de femmes viennent, avec tout un lot de pressions psychologiques et physiques.

 

Dans d’autres cas, les femmes furent stérilisées à leur insu, après une visite chez le gynécologue ou lors d’un accouchement, voire dès qu’elle restait à l’hôpital.

 

Dans certaines zones, les vivres ne parviennent que si les campagnes de stérilisation sont acceptées ; dans de nombreux cas c’est la police qui arrête des femmes au hasard, après les marchés, les amenant au commissariat où elles se font stériliser. Des pressions sont également effectuées les conjoints.

 

 Les stérilisations forcées : une campagne systématique


Il va de soi que ces campagnes se déroulent quel que soit l’âge des femmes, leur situation sociale ou leur état physique. Les stérilisations se déroulent en 10 minutes (il faut normalement au moins une demi-heure) dans des conditions hygiéniques désastreuses, et sans aucun accompagnement psychologique (des troubles psychosomatiques s’ensuivant).

 

Le ministre péruvien de la Santé Motta devait même dire au micro de  » Radio Programa del Peru  » : 1.000 cas de décès sur 100.000 personnes, la campagne est un succès « .

 

L’Etat péruvien a déjà mené quelques campagnes avant 1995. Un premier  » programme de planification familiale  » se développe sous le Président Alan Garcia (1985-1990), en réponse à l’initiation de la guerre populaire en 1980.

 

L’année 1991 est  » celle de la planification familiale  » selon le nouveau président Fujimori, et la continuation des campagnes précédentes.

 

A partir de 1996, la politique de stérilisation est devenue systématique. Avant 1996, le personnel hospitalier était payé entre 3 et 10 dollars par stérilisation ; à partir de 1996 un quota officiel fixe le nombre de stérilisations à effectuer sous peine de licenciement.

 

Ces quotas furent au départ niés par le gouvernement, mais par la suite il fut obligé de les reconnaître, affirmant même qu’il s’agissait d’augmenter les quotas de 50% par année.

 

L’avocate Giulia Tamayo s’était occupée d’archiver les dossiers des stérilisations : elle sera attaquée devant chez elle le 14 mars 1998 ; le 30 juin 1998 son appartement est saccagé alors qu’elle présente au siège de l’ONU à New York la vidéo  » Silence et complicité, violence contre les femmes dans les services publics de santé au Pérou  » ; le 21 octobre 1998 son domicile est saccagé et tout le matériel emporté (vidéos, caméras, archives, agenda, ordinateurs..).

Selon le gouvernement péruvien, le  » programme de planification familiale  » s’étend de 1996 à 2000.

 

Parmi les différents programmes, notons celui du REPROSALUD (Programme de santé reproductive dans la communauté), qui est appliqué dans 70% du pays, et consiste en des campagnes de stérilisation.

 

Notons également le  » programme d’appui à la planification familiale « , qui vise à stériliser la population pauvre des villes, et est organisé par l’Etat péruvien et différentes ONG (comme Prisma, Pathfinder International).

 

 L’impérialisme yankee organise les campagnes de stérilisation


Les campagnes de stérilisation ne sont pas menées par hasard; elles sont longuement planifiées, initialement par des  » organisations non gouvernementales « .

 

Ainsi, depuis 1988, Stephan Mumford et Elton Kessel, deux chercheurs des USA, financés par des groupes réactionnaires, exportent des pilules stérilisantes dans le 1/3 monde : en 10 ans plus de 100.000 femmes ont ainsi été stérilisées (50.000 au Vietnam, 26.000 en Inde, 15.000 au Pakistan, 5.000 au Chili, 4.700 au Bangladesh, 900 en Indonésie, 700 au Costa Rica).

 

L’objectif est justifié par Mumford de cette manière :  » cette explosion [démographique] de la population qui, après l’année 2050, viendra entièrement des immigrés et de leurs enfants, va dominer nos vies, ce sera le chaos et l’anarchie « .

 

Au Pérou, les campagnes de stérilisation sont permises par un organisme nord-américain : l’US-AID (Agence Internationale de Développement).

 

L’US-AID a aidé le gouvernement à planifier les campagnes, et a fourni une aide technique, avec le gouvernement anglais et l’UNFPA (organisme de l’ONU consacré à la population mondiale).

 

Fujimori, le dictateur péruvien, a même été le seul chef d’Etat masculin à aller à la conférence mondiale des femmes à Pékin.

 

Utilisant l’idéologie apriste -nationaliste petite-bourgeoise à l’apparence progressiste, c’est-à-dire fasciste- il a rallié les groupes féministes bourgeois.

 

L’US-AID a ainsi financé des organisations féministes bourgeoises, les intégrant dans des campagnes de  » planification familiale « , paravent des campagnes de stérilisation.

 

 » Ainsi, ce gouvernement déroule son plan de stérilisation massive, qui implique un plus grand génocide, promu par l’impérialisme yankee à travers l’agence internationale pour le développement (AID) « .

 

 Le sens de la politique de stérilisations forcées : attaquer le PCP


Pour contrer la guerre populaire, l’impérialisme yankee utilise de nombreux moyens.

 

La ‘guerre de basse intensité’ appliquée au Pérou à travers la dictature fasciste de Fujimori et dirigée par l’impérialisme yankee, a une série de composantes ‘non militaires’ : renseignement, opérations de psychologiques, affaires civiles et contrôle de la population et des ressources ».

 

Ce dernier aspect- contrôle de la population et des ressources- est évidemment très important. Fujimori avait déjà parlé de transformer en Vietnam les zones d’appui du PCP. De fait,  » l’impérialisme yankee dans sa guerre de basse intensité conçoit comme facteur de cette guerre le contrôle de la population et des ressources, avec comme objectif le démontage de l’infrastructure d’appui du mouvement révolutionnaire, d’éviter de nouvelles adhésions à sa cause « .

Il s’agit d’attaquer la guerre populaire, et de renforcer le régime en pleine perdition.

 

 » L’objectif de la guerre de basse intensité est politique, mais elle [la dictature] est centrée sur le militaire ; les réformes proposées ne sont que les trois tâches de :

 

· réimpulser (le capitalisme bureaucratique),

· restructurer (le vieil Etat péruvien),

· et anéantir (la guerre populaire).

 

L’instrument d’action civique dans les mains de l’armée et de la marine est minime et formel, il se fonde sur  » l’aide  » impérialiste, principalement yankee, à travers l’Agence Internationale de Développement (AID), puisque la est profonde, elle coupera ses moyens, et les  » œuvres  » qu’ils prétendent faire seront destinés à des fins militaires de guerre anti-subversive.. « .

 

 Les campagnes de stérilisation utilisent des produits extrêmement dangereux pour la santé


 » La méthode de stérilisation non chirurgicale à base de quinacrine employée par la Fondation Mumford fut créée au Chili par Jaime Zipper, dans les années 1970.

 

Les pilules sont insérées dans l’utérus des femmes, avec un effet très douloureux pour elles : évanouissement, hémorragie menstruelle, fièvre, douleur dorsale et abdominale, mal de tête.

 

Les conséquences à long terme sont encore plus dangereuses.

 

Des études faites dans des laboratoires indépendants ont démontré que la quinacrine est une substance qui provoque la mutation des cellules.

 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), entre 60 et 80% des mutagènes sont aussi carcinogènes (cela veut dire que les probabilités de cancer sont énormes) ; cet organisme est opposé à son utilisation.

 

L’entreprise pharmaceutique fabriquant la quinacrine apparaît dans un article publié dans la Tribune de Genève (20 juin 1998).  »

 

Les 300.000 pilules auraient été produites à Sisseln (Suisse), une localité argovienne située sur les bords du Rhin, par Sipharm AG.

 

Sans département de recherche, cette entreprise pharmaceutique compte 83 salariés, travaille  » à la commande  » et ne commercialise aucun de ses produits sous son nom.  » Depuis 1990 nous avons fait trois livraisons à la fondation du Dr Mumford, déclare Fritz Schneiter, directeur du Sipharm. Il ne nous appartient pas d’être la conscience du monde. Nous fabriquons ce que l’on nous demande « .

 

Cette entreprise a reçu l’appui d’une ONG qui travaille activement dans les programmes de  » planification familiale  » à travers le monde : IMANEH-Suisse (Mutter+Kind) qui siège à Bâle.

 

Le 24 juin dernier, le journal social-démocrate chrétien Le Courrier (Genève) publiait un article intitulé :  » Sierre poursuit sa politique d’aide au Tiers-Monde  » dans lequel le journal vantait les  » mérites  » d’un  » projet de développement au Vietnam  » financé par les communes de Sierre (Suisse romande) et Köniz (Suisse allemande), projet initié par l’Association suisse pour le planning familial et l’éducation sexuelle (ASPFES).

 

Hermann-Michel Hagmann, l’un des responsables du projet, déclarait à ce propos :  » La Confédération assume la responsabilité première de l’aide au développement « .

 

Pour mener à bien son projet, l’ASPFES doit pouvoir collaborer avec une association déjà installée dans le pays : la Vietnam Family Planning Association (VINAPFA), l’organe de l’International Planned Parenthood Federation, qui offre au projet suisse toutes les structures nécessaires.

 

Selon  » Le Courrier « ,  » dans certaines régions de plaine, le gouvernement vietnamien est parvenu à mettre sur pied une planification familiale permettant une baisse notable de la natalité « . Ce projet financé par la Confédération à travers la fameuse  » aide au développement  » est directement lié aux campagnes de stérilisations forcées yankees faites par le biais de la Fondation Mumford.

 

 La campagne de stérilisation forcée au Mexique avec la complicité de l’ONU


Récemment différentes organisations au Mexique ont dénoncé les campagnes de stérilisations forcées du gouvernement américain à l’encontre du peuple mexicain, principalement la paysannerie pauvre.

 

En effet, les campagnes de stérilisation forcées sont destinées à anéantir la pauvreté en supprimant les pauvres. D’autre part, le Fond de la Population des Nations-Unies (FPNU) a signalé au gouvernement mexicain la possibilité de négocier une partie de la dette extérieure mexicaine en échange de la mise en application d’un programme de  » planification Familiale « .

 

Le représentant du FPNU au Mexique, Rainer Rosenbaum, affirmait que 15,5 millions de dollars destinés à la « Planification familiale  » sont insuffisants, et que  » les pays comme le Mexique requièrent des recours complémentaires multilatéraux, ainsi que l’appui décidé des Organisations Non Gouvernementales (ONG) locales, nationales et internationales, ainsi que la participation active du secteur privé (..).

 

Il existe la possibilité d’une négociation entre les pays créanciers et les pays endettés pour qu’une partie des intérêts non payés soient destinés aux programmes contraceptifs.

 

 

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« Il fut débattu puis décidé que la peur devrait être propagée et entretenue au niveau mondial afin que l’attention reste cristallisée sur le négatif tout en empêchant l’expression positive de l’authenticité.

 

Tandis que les gens deviendraient de plus en plus craintifs et manipulables, leur capacité à penser librement et à exprimer leur authenticité décroîtrait.

 

Le contrôle de l’esprit interdisant clairement toute expression de l’authenticité, l’évolution de l’esprit humain diminuerait ainsi en même temps que la liberté de penser, lors que celle-ci fait l’objet d’un continuel bombardement alliant terreur et négativité. »

 

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