L'agence de renseignement américaine (CIA) est depuis des années à l'origine, tout aussi bien complice, et un partenaire actif dans l'entreprise criminelle du trafic Internationale de
la drogue. Surtout par le soutien logistique qu'elle apporte pour assurer la circulation des cargaisons et pour les faire entrer aux États-Unis et en Europe.
Pour donner une perspective plus large sur la situation, il faut savoir que le rapport entre « agences de renseignement » et « trafic de drogue » avait toujours existé
jusque-là. Depuis l'interdiction des stupéfiants en 1920, des accords entre les fournisseurs de drogues et les agences de renseignement ont protégé le trafic mondial des
stupéfiants. Il semble exister une connivence naturelle entre les agences de renseignement et les organisations criminelles. Ce sont ce que les anciens de la CIA ont appelé les
« arts clandestins ». Leur permettant de disposer d'une base de fonctionnement (de l'argent, pour avoir des budgets secrets) en dehors des voies normales de la Société
civile (un budget voté par le Congrès et un Financement officiel du gouvernement). Les agences de renseignement et les syndicats du crime sont capables de maintenir des grandes
organisations, capables de mener des opérations dans le plus grand secret.
Le trafic organisé pendant la guerre du Vietnam.
Nous avons peut être là, un des plus grands secrets de la guerre du Vietnam. C'est grâce à cette guerre, que la CIA a pût prendre le contrôle du « Triangle d'Or » au cours de cette
période. Ensuite, avec l'aide de différents éléments du crime organisé, ils ont expédié d'énormes quantités d'héroïne provenant de cette région vers les États-Unis et l'Europe.
Le « Syndicat Lansky »
Cette structure sera le syndicat du crime qui serait le relai de la CIA, pour avoir un pied à terre dans le milieu du crime organisé, pour gérer son trafic et la vente de la drogue.
À cette époque, le « Syndicat Lansky » (du nom de son créateur, Meyer Lansky) était déjà en train d'établir un approvisionnement international de l'héroïne d'Asie du Sud, par le biais
de ses liens avec la mafia corse en Méditerranée, qui était en cours d'exécution. Les opérations conjointes de la CIA dans le commerce international de la drogue étaient une entreprise très
lucrative qui a pût prospéré, avec l'implication plus profonde des opérations militaires des États unis au Vietnam, qui étaient en fait devenu une couverture (ainsi qu'une protection) pour les
activités de trafic de drogue.
Épave d'avion rempli de drogue enregistré au nom de la CIA
Les militaires complices et les contractants de la Défense s'enrichissaient de leur côté grâce à la guerre, tandis que la CIA, par le biais de son « Syndicat Lansky », dirigeait en
sous-main des trafiquants et des criminels. Le bénéfice de la vente de la drogue représentait pour eux une source de fond non négligeable et même indispensable (leur servant à financer en partie
leurs opérations et programmes secrets, qui n'ont pas étaient approuvé ou sont carrément caché au gouvernement Américain).
Dans le gouvernement, les deux principaux organisateurs de la fourniture à partir du « Triangle d'Or » étaient
Ted Schackley et
Thomas
Clines (1). Ils avaient également créé des laboratoires d'héroïne au Laos, puis ils l'a faisait sortir du pays par l'intermédiaire de leur compagnie aérienne privée « Air
America » (qui était en fait une « société-écran » de la CIA, pour le transport de la drogue).
La CIA était impliquée dans un vaste trafic de drogue. De l'appropriation de la production au Vietnam, jusqu'à son expédition aux États-Unis, où le « Syndicat Lansky » assurait la
distribution et la revente dans les rues. Mais la CIA a aussi laissée faire, et a fermée les yeux sur plusieurs autres trafics (échange de « bons procédés », comme on dit), permettant
par exemple à cette époque, à plus de 100 millions de dollars de drogues illicites d'entrer par an aux États-Unis, en provenance d'Amérique du Sud via Cuba. En contre-partie de cette
collaboration, la CIA touchait 10 % de la vente des stupéfiants. Après que la CIA ait touché cet argent, elle l'a blanchi dans des comptes bancaires secrets, contrôlés par des banquiers
internationaux (il n'y a pas que « les riches » qui « planquent leur argent » dans les paradis fiscaux). Malgré ce que les gens pensent, les banques voient en fait avec
beaucoup d'intérêts, ces arrivées régulières de masses énormes de liquidités dans leurs coffres n'oublions pas que les achats de drogue se font en liquide). Et il y eut aussi de nombreux
placements ou des participations (en fait de réelles « prises de contrôle »), par des opérations d'achat d'actions à la bourse de New York (voilà pourquoi la CIA détient tellement de
« Sociétés-écrans »). Agir par l'intermédiaire d'entreprises privées et beaucoup plus discrètes, pour des opérations n'ayant pas l'approbation du président ou du Congrès. Et une fois
investis dans le marché boursier, ces fonds « blanchis » pouvaient aussi servir à alimenter les « budgets noirs ». Avoir des participations dans des sociétés privées, cela
veut bien-dire, versement de dividendes, et distribution des bénéfices réalisés (avec ces entreprises, ils gagnent encore de l'argent).
On voit bien les corrélations entre la CIA, la drogue et les banques internationales. Chacun y trouvant son avantage et tous le faisant bien sûr pour garder leur pouvoir et l'argent. (2)